• Rating climatique des caisses de pension et des institutions fédérales, par ordre décroissant de volume d'investissement

     

    Page de détail du rating avec les fiches des différentes caisses de pension

     

    Situation août 2020

     

    Préversion de la nouvelle édition étendue du rating 2017-2019

    Des vérifications de détail auprès des caisses de pension évaluées sont en cours.

    Certains éléments peuvent résulter différemment dans la version finale
    pour refléter des progrès ou des classements améliorés.
    Les ratings VERT et ORANGE sont définitifs (pas de déclassement).

    Fiches de rating des caisses de pension

    (décroissant par volume d'investissement)

     

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    1. Swiss Life
    2. AXA
    3. Suva
    4. Compenswiss-AVS
    5. Publica de la Confédération 
    6. BVK des Kantons Zürich
    7. CP UBS
    8. CPM/MPK Migros
    9. Bâloise
    10. CFF/SBB Caisse de pension
    11. PKZH Stadt Zürich
    12. ASGA
    13. CP Credit Suisse 
    14. Poste
    15. Institution supplétive LPP
    16. Vita
    17. CPB/BPK Canton de Berne
    18. Novartis
    19. CPEG Canton de Genève 
    20. PKBS Basel Stadt
    21. CPEV Canton de Vaud
    22. Helvetia
    23. APK Aargau
    24. ComPlan Swisscom 
    25. Allianz
    26. Roche
    27. PKE
    28. BLPK Baselland
    29. Coop Pensionskasse
    30. Swisscanto
    31. sgpk Kanton St. Gallen
    32. STENFO Fonds de désaffectation et de gestion des déchets nucléaires
    33. LUPK Kanton Luzern
    34. Profond
    35. CACEB/BLVK Caisse d'assurance du corps enseignant bernois)
    36. GastroSocial
    37. Nestlé
    38. CIEPP Caisse Inter-Entreprises de Prévoyance Professionelle
    39. proparis
    40. PAT-BVG Médecins
    41. PKG Gewerbe
    42. Previs (Communes Canton de Berne et environs)
    43. PKSO Solothurn
    44. Gemini
    45. ICPT Ticino
    46. CPPEF/PKSPF Canton de Fribourg
    47. CAP prévoyance Genève
    48. prévoyance.ne du canton de Neuchâtel et communes
    49. CPVAL/PKWAL Canton du Valais
    50. Zürcher Kantonalbank Pensionskasse
    51. Zuger Pensionskasse
    52. Sulzer Vorsorgeeinrichtung (SVE)
    53. Swiss Re
    54. PKTG Thurgau 
    55. Swatch
    56. FCT Trianon
    57. CP Siemens
    58. Raiffeisen Caisse de pension
    59. Pax
    60. CIP Communes vaudoises
    61. CPS-PKS (SSR-SRG)
    62. PKGR Graubünden
    63. pkPRO Tellco
    64. CPAT/PTV Associations techniques/Technische Verbände
    65. Symova
    66. FIP Fondation interprofessionelle de prévoyance
    67. PKSH Schaffhausen
    68. CPCL Lausanne
    69. PVK Stadt Bern
    70. ASMAC/VSAO Médecins
    71. NEST
    72. PKS Kanton Schwyz
    73. Pro Medico
    74. Swisscanto Flex Fondation collective des Banques Cantonales 
    75. SSO Prévoyance
    76. TX Group (ex Tamedia)
    77. CP Police Genève
    78. SHP Institutions Santé
    79. ProPublic Gemeinden Ostschweiz
    80. PRESV Santé Valais
    81. Pensionskasse Winterthur
    82. Pensionskasse Stadt Luzern
    83. Abendrot
    84. Complea Retraites Populaires 
    85. Pensionskasse Stadt St.Gallen
    86. CPJU Canton du Jura
    87. Transparenta
    88. Ringier
    89. CPPIC Industrie et Construction Genève
    90. GLPK Kanton Glarus
    91. CCAP Neuchâtel
    92. Spida
    93. Veska Spitäler
    94. Previva
    95. Profelia Retraites Populaires
    96. Caisse de pension Biel/Bienne
    97. PKAR Appenzell Ausserrhoden
    98. CoOpera PUK
    99. Pensionskasse Stadt Zug
    100. Prosperita
    101. KVKAI Kantonale Versicherungskasse Appenzell Innerrhoden
    102. Aetas
    103. Pensionskasse Köniz
    104. Caisse de pension Ville de Fribourg
    105. Pensionskasse Dübendorf
    106. Pensionskasse Olten
    107. Pensionskasse Frauenfeld
    108. CP ECA Retraites Populaires
    109. GEPABU
    110. Metron
    111. Helvetas
    112. Jura Pastoral

    Fiches de rating des caisses de pension (par ordre alphabétique)

     

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    Abendrot

    Aetas

    Allianz

    APK Aargau

    ASGA

    ASMAC/VSAO Médecins 

    AXA

    Bâloise

    BLPK Baselland

    CPB/BPK Canton de Berne

    BVK des Kantons Zürich

    Caisse de pension Biel/Bienne

    Caisse de pension CFF/SBB

    Caisse de pension Credit Suisse

    Caisse de pension ECA Retraites Populaires

    Caisse de pension Poste

    Caisse de pension UBS

    Caisse de pension Ville de Fribourg

    CACEB/BLVK Caisse d'assurance du corps enseignant bernois)

    CAP prévoyance Genève Ville et communes

    CCAP Neuchâtel

    CFF/SBB Caisse de pension

    CIEPP Caisse Inter-Entreprises de Prévoyance Professionelle

    CIP Communes vaudoises

    Compenswiss-AVS

    ComPlan Swisscom

    Complea Retraites Populaires

    Coop Caisse de pension

    CoOpera PUK

    CP ECA Retraites Populaires

    CP Police Genève

    CP Siemens

    CPAT/PTV Technische Verbände/Associations techniques

    CPCL Lausanne

    CPEG Canton de Genève

    CPEV Canton de Vaud

    CPJU Canton du Jura

    CPPEF/PKSPF Canton de Fribourg

    CPPIC Industrie et Construction Genève

    CPS-PKS (SSR/SRG)

    CPVAL/PKWAL Canton du Valais

    Credit Suisse Caisse de pension

    FIP Fondation interprofessionelle de prévoyance

    FCT Trianon

    GastroSocial

    Gemini

    GEPABU

    GLPK Kanton Glarus

    Helvetas

    Helvetia

    ICPT Ticino

    Institution supplétive LPP

    Jura Pastoral

    KVKAI Kantonale Versicherungskasse Appenzell Innerrhoden

    LUPK Kanton Luzern

    Metron

    Migros CPM

    Novartis

    NEST

    Nestlé

    PAT-BVG Médecins

    PaxPensionskasse Dübendorf

    Pensionskasse Frauenfeld

    Pensionskasse Köniz

    Pensionskasse Olten

    Pensionskasse Stadt Luzern

    Pensionskasse Stadt St.Gallen

    Pensionskasse Stadt Zug

    Pensionskasse Winterthur

    PKAR Appenzell Ausserrhoden

    PKBS Basel Stadt

    PKE Energie

    PKG Gewerbe

    PKGR Graubünden

    pkPRO Tellco

    PKS Kanton Schwyz

    PKSH Schaffhausen

    PKSO Solothurn

    PKSPF/CPPEF Canton de Fribourg

    PKTG Thurgau

    PKWAL/CPVAL Kanton Wallis

    PKZH Stadt Zürich

    Poste

    PRESV Santé Valais

    Previs (Communes Canton de Berne et environs)

    Previva

    prévoyance.ne du canton de Neuchâtel et communes

    Profelia Retraites Populaires

    Profond

    Pro Medico

    proparis

    ProPublic Gemeinden Ostschweiz

    Prosperita

    Publica de la Confédération

    PVK Stadt Bern

    Raiffeisen Caisse de pension

    Ringier

    Roche

    SGPK Kanton St. Gallen

    SHP Institutions Santé

    Siemens

    Spida

    SSO Prévoyance

    SSR/SRG (PKS-CPS)

    STENFO Fonds désaffectation et gestion des déchets nucléaires

    Sulzer Vorsorgeeinrichtung (SVE)

    Suva

    Swatch

    Swisscanto Flex Fondation collective des Banques Cantonales

    Swisscanto

    Swiss Re

    Symova

    Transparenta

    TX Group (ex Tamedia)

    UBS Caisse de pension

    Veska Spitäler

    Vita

    Zuger Pensionskasse 

    Zürcher Kantonalbank Pensionskasse

    Notes explicatives

     

    L'Alliance Climatique documente le processus de transformation en répertoriant les 60 plus grandes institutions. Une sélection de plus de 30 caisses de pension moyennes et petites est également incluse. La fenêtre d'observation inclut naturellement aussi les pionniers de la durabilité et du climat, quelle que soit leur taille.

     

    En termes de volume d'investissement, la Caisse de compensation AVS Compenswiss et l'assurance accidents obligatoire Suva sont les les troisième et quatrième plus grandes institutions de prévoyance et d'assurance du secteur public. C'est pourquoi l'Alliance climatique les inclut dans le rating des caisses de pension.

     

    Malheureusement, il n'existe pas de statistiques fiables sur les volumes d'investissement des caisses de pension, de sorte que dans de nombreux cas, seules des estimations grossières sont possibles. Le classement correspondant est basé sur l'évaluation d'un certain nombre de listes accessibles au public ainsi que sur l'analyse des rapports annuels.

     

    Les activités de chaque institution sont identifiées selon la structure des Recommandations de l'Alliance climatique : Sept étapes vers la durabilité et la compatibilité climatique. Nous déterminons le degré de mise en œuvre pour chacune des sept étapes recommandées. Les résultats sont saisis dans l'encadré explicatif "Climat-compatibilité de la politique d'investissement".

     

    Dans l'exposé des motifs les éléments de la politique de placement d'une caisse de pension qui conduisent à sa qualification principale "décarbonisation" plus favorable, comme ORANGE ou VERT, sont dénotés en texte orange ou vert. Si une classification plus élevée est prévisible, nous marquons également les affirmations sous-jacentes en orange ou en vert - marque orange pour les institutions classées en ROUGE et vert pour ORANGE.

    • Les évaluations et/ou recommandations spécifiques sont présentées en italique.
    Dans la section des sept recommandations, il est indiqué pour chaque étape si elle est déterminante pour le rating climatique principal et/ou pour le rating supplémentaire "tendance 2018-2020", et pour ce dernier, de quel poids.

     

    Le cas échéant, vous trouverez sous les fiches ci-dessous notre documentation sur le processus de changement avec les démarches politiques et le dialogue entre les assurés et la caisse de pension (voir ci-dessus sous "Contexte").

     

    Où:

    • ROUGE signifie que des premières activités ou d'initiatives de renforcement provenant de la part des assurés, du monde politique et de la société civile sont souhaitables.
    • ORANGE signifie que les assurés, le monde de la politique et la société civile ont commencé à exiger le désinvestissement des entreprises fossiles, actions qui n'ont pourtant pas abouti jusqu'à présent.
    • VERT signifie que des revendications de la politique, de la société civile et des assurés sont systématiquement formulées, commencent à se faire sentir, ou ont un potentiel d'impact.

    Vous trouverez ci-dessous les fiches de détail pour les institutions de la Romandie.

    Contexte

     

    La campagne de l'Alliance climatique suisse "Caisses de pensions: Stop aux investissements fossiles!" -retraites-sans-risques.ch, lancée fin 2016, a été une réussite. Elle a tracé le point de départ d'une évolution vers la compatibilité climatique des portefeuilles basée sur leur décarbonisation.

     

    L' Alliance climatique suisse a transmis aux institutions de prévoyance les messages de leurs destinataires et demandé une réponse. Ces réponses sont, avec peu d'exceptions, défensives et manquent d'engagement. La plupart de nos institutions de prévoyance ne ne se voient pas encore obligés de s'engager dans un débat sur les investissements durables et respectueux du climat.

     

    En outre, la grande majorité des caisses de pensions n'a pas publié les résultats du Test climatique 2017 de l'OFEV. Il n'est donc pas surprenant de constater que selon les résultats du test, les caisses de pension dans leur ensemble se situent, avec leurs investissements, sur une trajectoire climatique de 4 à 6°C au lieu des 1.5°C requis par l'Accord climatique de Paris.

     

    L'Alliance climatique demande aux assuré-e-s et à la sociéte civile d'augmenter la pression sur les caisses de pensions. Elle a encouragé la formation de groupes d'assurés : PUBLICA DIVEST de la Caisse de la Confédération - la plus grande de notre pays , le Groupe d'assurés de la CPEG pour le désinvestissement (Caisse de prévoyance de l'État de Genève) , CPEV DIVEST de la Caisse de pensions de l'État de Vaud, CIP DIVEST de la Caisse intercommunale de pensions du canton de Vaud, CAP Prévoyance DIVEST de la Caisse de la ville de Genève et des communes et CPCL DIVEST de la Caisse de Lausanne. En Suisse alémanique, 11 groupes de ce type sont actuellement actifs, y compris chez la caisse BVK du canton der Zurich - le numéro 2 - et PUBLICA.

     

    En avril 2019, le mouvement DIVEST VAUD de la société civile vaudoise s'est également formé. Avec la participation de personnalités, dont le prix Nobel de chimie Jacques Dubochet, elle exhorte la CPEV cantonale à décarboniser son portefeuille.

     

     

     

  • Pionniers

    CPM, Bâloise, LUPK, NEST, Abendrot, CoOpera, Gepabu, Metron, Helvetas

     

    Faites défiler vers le bas pour l'institution que vous recherchez

    Caisse de pension Migros (CPM)

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    Avec un volume d'investissement d'à peu près 25 milliards de francs, la CPM est environ la sixième institution de prévoyance professionelle de Suisse.

     

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    Depuis la fin de 2017, la CPM suit une politique générale de développement durable qui est ancrée dans le règlement de placement. Sur cette base, la CPM prend en compte les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (critères ESG) en plus des aspects financiers dans tous ses investissements. Elle est persuadée que des placements durables peuvent contribuer à améliorer le rapport entre risque et rendement dans l’intérêt des assurés, sans avoir à subir des pertes de rendement. Avec sa stratégie climatique publiée en novembre 2019, la CPM est désormais devenue une pionnière en matière de politique d'investissement respectueuse du climat (voir ci-dessous).

     

    La CPM gère ses placements en actions à l'étranger conformément à sa politique de durabilité à partir du 1er janvier 2018 en utilisant l'indice MSCI ACWI ex CH ESG Universal pour les actions étrangères. Cela signifie que les sociétés qui obtiennent de bons résultats dans une notation ESG sont surpondérées et les autres sous-pondérées. Selon le compte rendu de l'exercice 2018, la conversion du portefeuille d'actions étrangères à l'indice MSCI ACWI ex CH ESG Universal Index a été réalisée, impliquant 800 transactions pour un volume de 1,8 milliard de CHF. Le profil de risque ESG du portefeuille s'est donc nettement amélioré. Une nouvelle référence a également été établie pour la catégorie des obligations de sociétés, avec une pondération des titres en fonction de la notation ESG de MSCI. Le compte rendu de l'exercice 2019 montre que la mise en œuvre a été achevée.

     

    Grâce à son approche avancée de sous-/surpondération basée sur les critères ESG (réduction des parts dans les entreprises non ou peu durables, et augmentation des investissements dans les entreprises vertes et durables), elle a à la fois réduit l'intensité en CO2 dans les investissements concernés et augmenté sa performance ESG.

     

    Elle est membre de l'Association suisse pour des investissements responsables (ASIR) qui s'avoue aux critères de durabilité (Environmental, Social, Governance ESG). Par conséquent, par l'application des critères de l'ASIR, la CPM exclut les producteurs d'armes nucléaires, de mines antipersonnel et d'armes à sous-munitions.

     

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    Conformément à sa stratégie climatique publiée en novembre 2019, la CPM soutient les objectifs de l'Accord de Paris sur le climat et s'engage à orienter son portefeuille d'investissement en fonction de cet accord et de ses objectifs. Elle tient compte des risques climatiques dans la détermination de la stratégie de placement et dans la gestion des risques des actifs, et tient compte des risques et des opportunités découlant du changement climatique dans la construction des portefeuilles.

     

    La CPM s'est fixé pour objectif que ses investissements (actions et obligations) dans les entreprises aient une empreinte carbone sensiblement réduite par rapport aux indices standards conventionnels pondérés en fonction du capital à partir de 2020. Cet objectif a été atteint (voir ci-dessous).

     

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    Selon le Compte rendu de l'exercice 2018, la CPM n'a plus appliqué l'indice de marché conventionnel pour les actions étrangères et les obligations étrangères. Pour le premier, elle est passée à l'indice MSCI ACWI ESG Universal et pour le second, selon le compte rendu de l'exercice 2019, aux indices analogues Bloomberg Barclays MSCI Corporate ESG Weighted Indices (EUR/USD).

     

    Selon une communication de la CPM à l'Alliance climatique (mai 2020), les portefeuilles de ces classes d'actifs sont gérés par ses propres Asset Managers. Les indices leur servent de référence pour l'univers d'investissement autorisé et de ligne directrice pour leurs décisions individuelles, qu'ils prennent en plus de l'analyse financière également sur la base des données ESG et CO2 des entreprises. L'objectif de la CPM et de ses gestionnaires d'actifs internes est que leur performance dépasse largement les indices susmentionnés en termes de qualité ESG et d'intensité en CO2. En parallèle, la CPM, avec d'autres investisseurs, travaille avec le fournisseur MSCI pour améliorer l'efficacité climatique des indices actuels.

     

    Selon le communiqué d'avril 2020, l'intensité en CO2 de ses actions et obligations d'entreprises est de 30 % inférieure à la moyenne mondiale pour ces classes d'actifs. Cette analyse a été réalisée par la société externe CSSP (voir ci-dessous). Le résultat a confirmé l'efficacité de l'approche choisie de la gestion active de ces portefeuilles, qui est axée sur les indices ESG mais vise à les surpasser.

     

    Adhésion à des associations de développement durable

     

    L'ASIR, dont la caisse de pension Migros est membre, est pour sa part membre de Climate Action 100+ et de Swiss Sustainable Finance.

     

    Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    Engagement via l'ASIR

     

    En tant que membre de l'ASIR, la CPM participe au dialogue commun avec les entreprises dans lesquelles elle investit.
     

    En ce qui concerne les risques financiers liés au climat, l'avis de l'ASIR sur l'Accord de Paris sur le climat se concentre principalement sur le dialogue avec les entreprises investies. L'ASIR veut le faire conjointement pour ses membres. Tout d'abord, des informations transparentes sur les opportunités et les risques du modèle commercial et sur les risques financiers liés au climat, basées sur les recommandations du Task Force on Climate-related Financial Disclosures des G20 (TCFD) seront demandées aux entreprises. Selon l'ASIR, cela devrait entraîner des changements de comportement et fournir aux investisseurs une meilleure base pour leurs décisions de placement.

    • La demande de publication de données climatiques par les entreprises doit être soutenue, vu qu'il s'agit de la condition de base pour les décisions d'investissement. Cependant, cette démarche est encore loin d'initier une décarbonisation des investissements compatible avec l'Accord de Paris. 

    Le rapport d'engagement de l'ASIR 2019 montre que la mise en œuvre et l'efficacité de l'engagement ESG et climatique délégué au prestataire de services Sustainalytics auprès des entreprises mondiales concernées se sont améliorées par rapport à l'année précédente. Les institutions affiliées à l'ASIR pour l'exercice conjoint de l'engagement avaient présenté des objectifs spécifiques pour l'engagement dans 12 entreprises mondiales au cours de 2018 et 2019. Ces objectifs dans les domaines de la corruption, des dommages environnementaux, des droits de l'homme, des droits du travail et de la sécurité au travail ont été atteints et finalisés selon l'ASIR.

     

    Des processus d'engagement continuent à être actifs dans un grand nombre d'entreprises sur tous les continents. L'ASIR précise les informations pertinentes dans le rapport d'engagement de 2019 à l'Alliance climatique (avril 2020) comme suit. En 2019, 76 engagements étaient en cours, principalement dans les domaines de l'environnement (34 cas), des droits du travail (20 cas) et des droits de l'homme (16 cas).

     

    Dans le secteur du climat, l'ASIR, en collaboration avec Sustainalytics, a entamé un dialogue avec 20 grands producteurs mondiaux d'acier et de ciment à partir de 2018 pour aborder la transition climatique. Ce faisant, l'ASIR incite principalement ces entreprises à mesurer et à publier les risques climatiques conformément aux recommandations du Task Force on Climate-related Financial Disclosures des G20 (TCFD). Parmi les autres exigences figurent des objectifs de CO2 fondés sur des données scientifiques, des mesures concrètes et le suivi des progrès, ainsi qu'une politique climatique et une attitude cohérente envers leurs associations en ce qui concerne leurs activités de lobbying. Ce dialogue des actionnaires sera poursuivi.

    • En choisissant le secteur des producteurs d'acier et de ciment, l'ASIR s'est concentré sur une industrie où l'engagement a du sens : leur intensité en CO2 n'est que partiellement due à l'utilisation de combustibles fossiles, mais elle est néanmoins considérable. En fait, les émissions causées par la libération de CO2 du coke ou de la matière première minérale ne peuvent être réduites qu'à moyen terme, car la technologie doit encore être développée et industrialisée ; la pression des groupements d'investisseurs peut donc obliger les entreprises à suivre une voie de décarbonisation.
    • Dans ce domaine plus restreint, l'ASIR a, en l'état actuel des choses, apporté la preuve de son engagement.
    • Toutefois, dans le domaine des secteurs dépendant des combustibles fossiles, en particulier de l'énergie fossile (producteurs de combustibles fossiles, producteurs d'électricité et de chaleur qui en dépendent, et secteurs à forte intensité énergétique), il reste difficile de fournir des preuves de performance pour l'option d'engagement.
    • Cette option de dialogue des actionnaires a du sens si les modèles économiques des entreprises offrent des perspectives de décarbonisation en accord avec l'objectif de 1,5° de l'Accord de Paris sur le climat.
    • Des exigences précises, un champ d'application, des critères de mesure et des délais de désinvestissement en cas de non-respect doivent être définis pour un engagement ayant un impact sur le climat.
    • La note suivante concerne l'ASIR, mais pas la CPM : sans une stratégie claire de décarbonisation avec une intégration ESG et climatique profonde dans le processus d'investissement des portefeuilles de titres des caisses de pension membres, et sans preuve de la performance de la politique d'engagement dans le domaine des risques climatiques particulièrement élevés des secteurs à forte intensité de CO2, l'approche de l'ASIR ne semble pas encore suffisamment au point.
    Situation avril 2020 :
    À la demande de l'Alliance climatique, l'ASIR informe qu'elle avait opté pour le secteur du ciment et de l'acier, étant donné que de nombreux investisseurs ciblent déjà le secteur de l'énergie et des Utilities (fournisseurs d'électricité). L'ASIR souhaite démontrer les progrès réalisés dans son engagement actuel avant de se consacrer à d'autres secteurs. Toutefois, ceci serait certainement une prochaine étape possible.
     
    Engagement de la CPM
     
    Conformément à sa nouvelle stratégie climatique , la CPM elle-même veut participer activement au dialogue avec les entreprises à fortes émissions de CO2 par le biais de l'ASIR, dans le but de susciter un changement de comportement et de réduire l'empreinte de CO2.
     
    Droits de vote
     
    La CPM exerce ses droits de vote auprès d'environ 300 entreprises étrangères par l'intermédiaire d'un prestataire de services non spécifié et publie son comportement de vote. Selon les lignes directrices sous-jacentes, l'accent est mis sur la gouvernance (le G de l'ESG), mais pas sur les exigences ESG comprises de manière holistique.
    • Chez la compagnie charbonnière américaine Duke Energy, la CPM s'est montrée positive pour le climat en soutenant des résolutions visant la publication des paiements aux politiciens et des dépenses de lobbying, ainsi qu'un rapport sur l'atténuation de l'impact sur la santé et le climat.
    • Dans le cas de BP, la CPM a seulement soutenu la résolution de Climate Action 100+ visant un rapport sur la compatibilité du modèle d'entreprise avec les objectifs de l'Accord de Paris sur le climat, mais a rejeté la demande que BP fixe des objectifs concrets pour sa compatibilité avec cet accord.
    • Chez Exxon, la CPM n'a soutenu que les résolutions relatives à la déclaration des paiements aux politiciens et des dépenses de lobbying, mais pas la création d'un "Environmental/Social Issue Board Committee".

    En conclusion:

    • La politique de droit de vote de la Caisse de pensions Migros devrait par conséquent être étendue aux domaines E (environnement) et S (social).
    Situation mai 2020:
    Selon la communication susmentionnée à l'Alliance climatique, la CPM analysera son comportement de vote sur les questions ESG des entreprises étrangères avec son conseiller ISS et évaluera des ajustements aux lignes directrices actuelles pour l'exercice des droits de vote.
     

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    L'analyse de base susmentionnée a été réalisée par la société externe CSSP. CSSP base ses analyses sur la méthodologie de yourSRI, qui mesure l'empreinte CO2 des entreprises individuelles en équivalents CO2 (y compris les gaz à effet de serre autres que le CO2) par rapport à leur chiffre d'affaires. Cela donne l'intensité de CO2. La preuve de l'intensité en CO2 de 30% plus respectueuse du climat des actions et des obligations d'entreprises par rapport à la référence du marché a été basée sur la mesure des émissions de gaz à effet de serre "internes" du Scope 1 et 2. Conformément au communiqué d'avril 2020 précité, CSSP a également déterminé le total des émissions cumulées en CO2eq des entreprises dans les portefeuilles (c'est-à-dire les émissions en t CO2eq financées par la CPM). Ce calcul de CSSP couvrait non seulement les émissions de gaz à effet de serre "internes" du Scope 1 et 2, mais également celles du Scope 3, c'est-à-dire de la chaîne logistique amont et les consommateurs aval. Cela peut être considéré comme équivalent à la détermination par Inrate pour l'autre leader durable et respectueux du climat, NEST (voir ci-dessous). Parallèlement à l'intensité en CO2, en termes d'émissions financées en t CO2eq (total des Scope 1, 2 et 3), les actions et les obligations d'entreprises de la MPK sont 31 % inférieures à la moyenne du marché mondial.

     

    Conformément à sa stratégie climatique, la CPM veut continuer de mesurer périodiquement l'intensité en CO2 de ses portefeuilles d'actions et d'obligations d'entreprises, et elle veut informer ses assurés sur l'état d'avancement de la mise en œuvre de la stratégie climatique.

     

    Dans la communication susmentionnée, la CPM informe qu'elle participera au test de compatibilié climatique de l'OFEV 2020 fondé sur le modèle PACTA.

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    La CPM confirme qu'elle a franchi des étapes importantes dans la mise en œuvre de sa stratégie climatique en réduisant les émissions de CO2 de ses portefeuilles de titres. En conséquence, elle entend poursuivre son action.

     

    La Caisse prévoit également d'intensifier les investissements dans des installations de production d'énergie respectueuses du climat et les investissements dans des entreprises qui profitent des opportunités découlant du changement climatique.

     

    Avec cet ensemble de mesures déjà mises en œuvre, elle est l'une des troix caisses de pension suisses parmi les plus importantes qui se sont déjà engagées sur la voie de la décarbonisation. Les autres caisses sont la LUPK du canton de Lucerne (voir juste ci-dessous), mais aussi la PKZH (voir ci-dessous), qui s'est fixée un objectif contraignant, mais n'a pas encore atteint le même niveau de mise en œuvre que la LUPK et la CPM. Contrairement à la PKZH, la LUPK et la CPM incluent également les obligations dans la trajectoire de décarbonisation.

    ____________________

     

    Conclusion:

    Avec la décarbonisation des actions et des obligations déjà réalisée jusqu'à 30 % de moins que la moyenne du marché, la CPM est la première caisse de pension durable de droit privé.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: nettement mieux

    • En très peu de temps, la CPM a atteint une durabilité et une compatibilité climatique "Best Practice" pour tous ses investissements. Elle veut progresser encore dans cette direction.
    • Avec ses actions et ses obligations, elle est sur une trajectoire qui peut actuellement être considérée comme conforme aux objectifs de l'Accord de Paris sur le climat - max. 1,5°C d'ici 2050.
    • Parmi les plus importantes caisses de pension en termes de volume d'investissement, la CPM fait actuellement partie, avec la LUPK et la PKZH, des trois premières caisses de pension de Suisse en termes d'engagement dans une stratégie climatique avec un plan de décarbonisation.
    • Pourtant il manque encore un exercice des droits de vote à l'étranger qui soit clairement efficace sur le plan climatique.

    Bâloise

    Fondations collectives pour la prévoyance professionelle

     

    Vous trouverez les détails sur la Bâloise, la première institution d'assurance durable dans le domaine de la prévoyance professionnelle, ici sous la rubrique "Pionniers" dans la section Suisse alémanique ici.

    Luzerner Pensionskasse LUPK

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    Avec un volume d'investissement d'environ CHF 8 milliards, la Caisse de pension du canton de Lucerne se place environ au 25e rang des caisses de pension suisses.

     

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    Depuis avril 2019, la LUPK s'est engagé dans une politique de développement durable systématique, conformément à ses règles de placement et à l'application cohérente des 10 principes du UN Global Compact. Des principes éthiques ainsi que des considérations de risques financiers ont conduit à la décision d'intégrer les critères ESG (environnementaux, sociaux, de gouvernance) et climatiques dans le processus d'investissement. D'une part, des critères négatifs sont observés, c'est-à-dire que les entreprises qui violent systématiquement les droits de l'homme, causent de graves dommages à l'environnement ou réalisent une part importante de leurs ventes dans les industries de la défense, du tabac ou nucléaire sont exclues.

     

    Grâce à son approche avancée basée sur les meilleures pratiques ESG (sélection des meilleures entreprises par secteur industriel), elle a à la fois réduit l'intensité en CO2 dans les usines correspondantes et augmenté sa note ESG.


    En effet, la motivation est également financière : la gestion ESG de la LUPK "n'est pas seulement basée sur des principes nobles, elle doit avant tout assurer les pensions des générations futures" et "pour les seules considérations de risque, il est donc logique d'intégrer des critères de durabilité dans le processus d'investissement".

     

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    Avec la nouvelle politique de développement durable, la LUPK s'engage également en faveur d'une véritable stratégie climatique et d'une prise en compte des risques climatiques dans son devoir fiduciaire.

     

    Afin d'exprimer l'importance des risques climatiques, elle a intégré la stratégie climatique dans le règlement de placement 2020.

     

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    La Caisse gère déjà plus de la moitié de ses actions étrangères en utilisant les meilleures approches de durabilité de sa catégorie. Les classes d'actifs "World Equities" et "North American Equities" suivent la méthodologie de l'indice MSCI ESG Leaders. Cela réduit l'intensité en CO2 des investissements correspondants et augmente leur rating ESG moyen. Dans la classe d'actifs "Emerging Markets Equities" également, la moitié des expositions est déjà gérée selon une approche durable qui exclut les 20 pour cent d'entreprises les plus mauvaises selon les critères ESG et réduit l'intensité en CO2 d'au moins 30 pour cent. D'ici la fin de 2019, toutes les actions des marchés émergents seront gérées selon une approche ESG.

     

    Dans la classe d'actifs "Emerging market bonds" (stratégie d'investissement passive), elle a obtenu de son gestionnaire d'actifs qu'il exclue de l'univers d'investissement les six entreprises ayant l'intensité CO2 (= émissions CO2 en tonnes par million de chiffre d'affaires) la plus importante.

     

    Le nouveau règlement de placement 2020 stipule que les investissements directs dans les producteurs de charbone sont exclus, que la vente d'actions et d'obligations individuelles des entreprises charbonnières (investissements individuels détenus directement ou via des mandats actifs) doit être effectuée et que des efforts doivent être faits pour s'assurer que les fournisseurs d'indices excluent autant que possible les entreprises charbonnières.

     

    Dans le cadre des infrastructures qui font partie des placements alternatifs, elle investit également dans la production d'énergies renouvelables (parcs éoliens, centrales solaires, chaufferies au bois, centrales de cogénération et centrales hydroélectriques) via des placements collectifs.

     

    Dans le cas d'investissements immobiliers directs, la LUPK aspire également à une méthode de construction écologique pour les nouveaux bâtiments et les rénovations. En ce qui concerne l'isolation thermique, la norme Minergie doit être respectée et une partie de l'énergie thermique doit provenir de sources d'énergie renouvelables.

     

    Adhésion à des associations de développement durable

     

    La Caisse est membre de Swiss Sustainable Finance, de l'ETHOS Engagement Pool Suisse et du nouvel ETHOS Engagement Pool International.

     

    Engagement efficace pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    En tant que nouveau membre de l'ETHOS Engagement Pool International, elle participe en particulier au programme d'engagement pluriannuel en cours depuis juin 2018, qui demande à 8 compagnies d'électricité européennes de se préparer à un avenir pauvre en carbone.

     

    Dans ce contexte, la LUPK est aussi devenue signataire de la Climate Action 100+ des grands investisseurs mondiaux, qui cible les 100 plus grands émetteurs de gaz à effet de serre. Son plan est de " travailler avec les entreprises dans lesquelles nous investissons pour s'assurer qu'elles minimisent et publient les risques, et qu'elles maximisent les opportunités offertes par le changement climatique et la politique climatique ".

     

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    En janvier 2019, l'intensité en CO2 des placements en actions et en obligations de la LUPK était déjà inférieure de 30 % à celle des indices de référence mondiaux pour chaque classe d'actifs (c'est-à-dire la moyenne mondiale de la classe d'actifs respective, à savoir l'indice MSCI ACWI World ex Switzerland et ex Emerging Markets pour les actions de pays développés et l'indice MSCI Emerging Markets pour les actions de marchés émergents). Cette analyse a été réalisée et certifiée par la société externe CSSP. CSSP base ses analyses sur la méthodologie de yourSRI, qui mesure l'empreinte CO2 des entreprises individuelles en équivalents CO2 (y compris les gaz à effet de serre autres que le CO2) par rapport à leur chiffre d'affaires. Cela donne l'intensité de CO2.

     

    Il n'est pas indiqué sur quelle base de données le résultat de la mesure à la LUPK a été fondé. Toutefois, on peut noter que le prestataire CSSP sélectionné par le LUPK est en mesure de fournir de quantifier non seulement les émissions de gaz à effet de serre "internes" du Scope 1 et 2, mais également celles du Scope 3, c'est-à-dire de la chaîne logistique amont et les consommateurs aval. Cela peut être considéré comme équivalent à la détermination par Inrate pour l'autre leader durable et respectueux du climat, NEST (voir ci-dessous).

     

    En vertu du nouveau règlement de placement 2020, la LUPK s'engage à mesurer périodiquement le portefeuille en fonction des critères ESG et/ou de l'intensité en CO2.

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    La LUPK veut réduire davantage l'intensité en CO2 de son portefeuille. Elle gérera toutes les actions des marchés émergents selon l'approche ESG Best-in-class jusqu'à fin 2019, augmentant ainsi son rating ESG en plus de l'impact climatique.

     

    Avec cet ensemble de mesures déjà mises en œuvre, elle est l'une des troix caisses de pension suisses parmi les plus importantes qui se sont déjà engagées sur la voie de la décarbonisation. Les autres caisses sont la CPM Migros (voir ci-dessus), mais aussi la PKZH (voir ci-dessous), qui s'est fixée un objectif contraignant, mais n'a pas encore atteint le même niveau de mise en œuvre que la LUPK. Contrairement à la PKZH, la LUPK et la CPM incluent également les obligations dans la trajectoire de décarbonisation.

     

    ____________________

     

    Conclusion:

    Avec la décarbonisation des actions et des obligations à 30% de moins que la moyenne du marché, la LUPK est la caisse de pension de droit public pionnière dans la durabilité.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: nettement mieux

    • En très peu de temps, la LUPK a atteint une durabilité et une compatibilité climatique "Best Practice" pour sur ses tous ses investissements . Elle veut progresser encore dans cette direction.
    • Avec ses actions et ses obligations, elle est sur une trajectoire qui peut actuellement être considérée comme conforme aux objectifs de l'Accord de Paris sur le climat - max. 1,5°C d'ici 2050.
    • Parmi les plus importantes caisses de pension en termes de volume d'investissement, la LUPK fait actuellement partie, avec la CPM et la PKZH, des trois premières caisses de pension de Suisse en termes d'engagement dans une stratégie climatique avec un plan de décarbonisation.

    NEST Fondation collective

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    Avec un volume d'investissement d'environ 2 milliards de francs, la fondation collective NEST peut être estimée comme faisant partie des Top 80 à 90 des caisses de pension en Suisse.

     

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    Depuis sa création, NEST a été une pionnière en matière de développement durable. Elle poursuit son approche de durabilité par une intégration poussée des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans le processus d'investissement depuis 2001 : elle a fondé l'agence de notation durable Inrate conjointement avec la société de recherche et de conseil Infras. Celle-ci évalue les entreprises, les pays et les organisations en fonction de leur durabilité et détermine s'ils peuvent faire l'objet d'investissements. L'un des moyens d'y parvenir est la notation écologique introduite par NEST, qui permet d'examiner la durabilité même des entreprises complexes.

     

    Le processus d'investissement durable (en allemand) repose sur des exclusions (par exemple, les armes), des conduites (par exemple, la corruption) et sur une évaluation de la durabilité ("screening positif"). Inrate convertit ce profil de durabilité NEST en une liste de titres investissables. L'approche du "Best-in-Service" est appliquée : Évaluation en fonction des critères ESG des entreprises au niveau des opérations et des produits qui offrent des services comparables dans tous les secteurs, par exemple les producteurs d'énergie. La construction du portefeuille est alors effectuée sur la base de cet univers de durabilité restreint.

     

    A noter en particulier : la gestion de portefeuille, avec son haut degré de sélectivité dû à cette notation stricte, produit de meilleurs rendements que la moyenne du marché.

     

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    Sur la base de son approche de durabilité avec la sélection des entreprises sur la base de critères ESG, la caisse de pension écologico-éthique NEST est également une pionnière en termes d'exposition au CO2 du portefeuille. Son approche exclut largement les investissements dans les entreprises à forte intensité de CO2 des secteurs du pétrole, du charbon et du gaz naturel.

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    Fin 2018, son portefeuille d'actions (avec les catégories d'investissement : Suisse, Developed Markets hors Suisse, Emerging Markets) affiche une intensité de gaz à effet de serre inférieure de 34% à celle du portefeuille global de l’indice de comparaison du marché.

     

    Etant donné que NEST applique également les mêmes principes d'intégration ESG aux obligations et aux investissements alternatifs (Private Equity, Infrastructure, Insurance Linked Securities, Private Debts), une valeur de réduction analogue ou même supérieure de l'intensité carbone des actions peut être postulée pour l'ensemble du portefeuille. En ce qui concerne le test climatique de l'OFEV, NEST confirme (en allemand) également ce qui suit : "Les actions et le mandat obligataire examinés dans l'étude sont nettement moins intensifs en CO2 que les stratégies de placement classiques".

     

    Adhésion à des associations de développement durable

     

    NEST est membre de Swiss Sustainable Finance.

     

    Elle est également membre de l'initiative des UN-Principles of Responsible Investing et s'engage ainsi à prendre en compte les critères ESG (environnementaux, sociaux, gouvernance) dans sa politique d'investissement et à en assurer le reporting.

     

    NEST est membre de l'ETHOS Engagement Pool Suisse et du ETHOS Engagement Pool International.

     

    Son adhésion au Montreal Carbon Pledge présente un impact particulièrement favorable sur le climat : elle s'engage à mesurer et à publier régulièrement son empreinte carbone.

     

    Engagement efficace pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    En tant que membre de l'ETHOS Engagement Pool International, NEST participe en particulier depuis juin 2018 au programme d'engagement pluriannuel en cours, qui demande à 8 compagnies d'électricité européennes de se préparer à un avenir pauvre en carbone.

     

    NEST est signataire de la Climate Action 100+ des grands investisseurs mondiaux, qui cible les 100 plus grands émetteurs de gaz à effet de serre. Son plan est de " travailler avec les entreprises dans lesquelles nous investissons pour s'assurer qu'elles minimisent et publient les risques, et qu'elles maximisent les opportunités offertes par le changement climatique et la politique climatique ".

     

    La fondation collective a envoyé un signal fort aux gouvernements et aux politiciens de tous les pays en signant le Global Investor Statement to Governments on Climate Change. Plus de 630 investisseurs mondiaux, y compris des investisseurs institutionnels de premier plan, demandent que des mesures efficaces soient prises en temps utile pour mettre en œuvre l'Accord de Paris sur le climat. Cette initiative est poursuivie aujourd'hui dans le cadre de la The Investor Agenda, une alliance mondiale qui vise à prendre le leadership dans les domaines de l'Investment, du Corporate Engagement, de l'Investor Disclosure et de la Policy Advocacy.

     

    Enfin, NEST est devenue signataire de l'Investor Decarbonization Initiative de ShareAction. Cette initiative d'engagement climatique vise à garantir que les entreprises utilisent 100 % d'énergie renouvelable, augmentent leur efficacité énergétique et passent à la mobilité électrique.

     

    Aucun droit de vote n'est exercé dans les entreprises (fossiles) à l'étranger.

     

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    En tant que membre du Montreal Carbon Pledge, NEST s'engage à mesurer et à publier régulièrement son empreinte carbone.

     

    Il convient de noter en particulier que ces mesures par Inrate ne comprennent pas seulement, comme à coutume, les émissions dites de scope 1 (émissions intra-entreprise de CO2 et autres gaz à effet de serre) et de scope 2 dues aux achats d'électricité produits avec des combustibles fossiles, mais également les émissions plusieurs fois supérieures du Scope 3. Ces derniers sont composés des gaz à effet de serre émis par les fournisseurs en amont et - ce qui est particulièrement important - des émissions des consommateurs en aval (c'est-à-dire en particulier la combustion du pétrole et du gaz naturel dans l'industrie, les transports et les bâtiments).

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    Le processus d'investissement durable, avec sa sous-pondération des secteurs à forte intensité de gaz à effet de serre (par exemple l'énergie), ainsi que la surpondération des secteurs à faible intensité (par exemple le secteur de la santé), se traduit par une intensité des gaz à effet de serre potentiellement encore plus réduite par rapport à la référence.

     

    Conclusion:

    Avec sa pratique de longue date permettant la décarbonisation des actions et des obligations à un niveau aujourd'hui inférieur de 34 % à la moyenne du marché, NEST est la deuxième plus grande caisse de pension durable et respectueuse du climat.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: durable depuis longtemps

    Abendrot Fondation

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    Avec un volume d'investissement d'environ 1 milliard de CHF (2014) , la fondation Abendrot peut être estimée comme faisant partie des Top 90 à 110 des caisses de pension en Suisse.

     

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    Depuis sa création, Abendrot est une pionnière en matière de développement durable. Conformément à sa politique de durabilité, elle investit uniquement dans des entreprises qui, selon une analyse environnementale et sociale indépendante, sont parmi les meilleures de leur secteur (intégration des facteurs ESG dans le processus d'investissement avec une approche "best-in-class"). Sont exclus les secteurs critiques tels que l'industrie de l'armement ou du nucléaire ainsi que les entreprises qui violent les principes d'humanité, la protection de la nature, des animaux et de l'environnement, ou qui soutiennent les organisations des pays dictatoriaux.

     

    Des indices de référence clairement définis doivent être appliqués par les gestionnaires des différentes catégories de placement du portefeuille. L’évaluation des titres d’actions et d’obligations dans lesquels Abendrot investit est effectuée sur la base d’un rating d’entreprise (durabilité de l’entreprise au sein de la branche) et d’un rating de branche (durabilité des produits et des services).

     

    Abendrot est probablement la seule caisse de pension suisse à publier une liste complète de ses investissements (dans le cas des titres, toutes les sociétés où elle a placé des actions, des obligations et des placements alternatifs).

     

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    La politique de durabilité de Abendrot implique également l'inclusion de la protection du climat via la notation ESG des entreprises, comme le montrent les listes d'investissements publiées (actions, obligations, investissements alternatifs, voir ci-dessus). Elle n'investit pas dans des entreprises qui sont responsables d'un niveau élevé d'intensité de gaz à effet de serre en raison de leurs propres activités ainsi que des émissions subséquentes des consommateurs.

     

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    Abendrot s'est aussi explicitement engagée à exclure les entreprises du secteur des énergies fossiles. Sur la base de sa politique de durabilité et de ses listes d'investissements publiées, on peut constater qu'en excluant ou en sous-pondérant les secteurs à forte intensité de gaz à effet de serre et en surpondérant les secteurs à faible intensité, ainsi que par Impact Investment dans les énergies renouvelables, elle a atteint une intensité de gaz à effet de serre nettement inférieure à la moyenne du marché.

     

     

    Adhésion à des associations de développement durable

     

    Abendrot est membre de Swiss Sustainable Finance.

     

    La Caisse est membre de l'ETHOS Engagement Pool Suisse et du ETHOS Engagement Pool International.

     

    Engagement efficace pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    En tant que membre de l'ETHOS Engagement Pool International, Abendrot participe depuis juin 2018 au programme d'engagement pluriannuel en cours, qui demande à 8 compagnies d'électricité européennes de se préparer à un avenir pauvre en carbone.

     

    Abendrot est signataire de la Climate Action 100+ des grands investisseurs mondiaux, qui cible les 100 plus grands émetteurs de gaz à effet de serre. Son plan est de " travailler avec les entreprises dans lesquelles nous investissons pour s'assurer qu'elles minimisent et publient les risques, et qu'elles maximisent les opportunités offertes par le changement climatique et la politique climatique ".

     

    La Caisse a envoyé un signal fort aux gouvernements et aux politiciens de tous les pays en signant le Global Investor Statement to Governments on Climate Change. Plus de 630 investisseurs mondiaux, y compris des investisseurs institutionnels de premier plan, demandent que des mesures efficaces soient prises en temps utile pour mettre en œuvre l'Accord de Paris sur le climat. Cette initiative est poursuivie aujourd'hui dans le cadre de la The Investor Agenda, une alliance mondiale qui vise à prendre le leadership dans les domaines de l'Investment, du Corporate Engagement, de l'Investor Disclosure et de la Policy Advocacy.

     

    Enfin, Abendrot est devenue signataire de l'Investor Decarbonization Initiative de ShareAction. Cette initiative d'engagement climatique vise à garantir que les entreprises utilisent 100 % d'énergie renouvelable, augmentent leur efficacité énergétique et passent à la mobilité électrique.

     

    Abendrot ne détient pas de titres d'entreprises fossiles. Toutefois, elle exerce ses droits de vote d'actionnaire dans 25 sociétés étrangères, dont certaines ont un fort impact sur le climat. Elle le met en œuvre par l'intermédiaire des services d'Ethos et rend compte de manière transparente de ses objectifs et de ses résultats. Par exemple, pour Abendrot, Ethos s'est opposée à la direction d'Amazon en acceptant une motion des actionnaires selon laquelle l'entreprise devrait produire un rapport sur la relation entre ses activités commerciales et le changement climatique.

     

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    La politique de durabilité de Abendrot, avec l'exclusion ou la sous-pondération des secteurs à forte intensité de gaz à effet de serre et la surpondération des secteurs à faible intensité, conduit à une intensité de gaz à effet de serre potentiellement encore plus réduite par rapport au benchmark.

     

    Conclusion:

    Avec sa pratique de longue date consistant à sélectionner les entreprises et les titres (actions, obligations, placements alternatifs) selon les critères ESG et en excluant les entreprises de combustibles fossiles, Abendrot est la troisième plus grande caisse de retraite durable et respectueuse du climat.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: durable depuis longtemps

    Transparenta Fondation collective

     

    Vous trouverez les détails sur Transparenta, nouvelle pionnière en matière de climat parmi les petites institutions de prévoyance jusqu'ici non durables, sous la rubrique "Pionniers" dans la section Suisse alémanique ici.

    CoOpera Fondation Collective PUK

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Avec un volume d'investissement d'environ CHF 0.7 milliards CHF, CoOpera est une caisse de pension plus petite. Depuis sa création, elle a été une pionnière en matière de développement durable.

     

    CoOpera n’investit pas dans l’industrie fossile. Elle n’investit pas – comme peu de caisses de pension en Suisse – dans les actions cotées en Bourse, puisqu’elle souhaite que son argent retourne dans l’économie réelle. CoOpera investit directement là où la valeur est créée afin de promouvoir une économie durable.

     

    GEPABU

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Avec un volume d'investissement d'environ CHF 0.1 milliards CHF, GEPABU est une caisse de pension petite. Depuis sa création, elle a été une pionnière en matière de développement durable.

     

    Les lignes directrices suivantes s'appliquent au placement de l'actif :

    • Les actifs sont investis exclusivement dans des secteurs économiques qui sont écologiquement durables ainsi que socialement et éthiquement justifiables ou qui, à tout le moins, ne causent pas de dommages excessifs à cet égard.
    • De préférence, les actifs sont investis dans la production d'énergies renouvelables, l'agriculture et la sylviculture écologiques, la construction écologique, la construction et l'entretien des infrastructures nécessaires à un mode de vie écologiquement durable et la production de biens et services à usage quotidien dans le cadre de ce qui est écologiquement justifiable.
    • Les actifs sont investis dans des sociétés et des organismes publics opérant dans les secteurs précités.
    • Les actifs doivent être investis dans les entreprises et les organismes publics qui respectent le mieux les principes de la durabilité écologique et de l'éthique sociale des pratiques commerciales.
    Il est donc évident que la fondation de prévoyance durable GEPABU a exclu les investissements dans les entreprises d'énergie fossile depuis sa création.

    Fondation de prévoyance de Metron

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Avec un volume d'investissement d'environ CHF 0.1 milliards CHF, la fondation Metron est une caisse de pension petite. Depuis sa création, elle a été une pionnière en matière de développement durable.

     

    La caisse de pension de Metron, une entreprise de services dans les domaines de l’architecture, du développement territorial, de la circulation, du paysage et de l’environnement, n’investit pas dans l’industrie fossile et l’a également affirmé dans son règlement. Le capital de cette caisse de pension est géré par formafutura, précisément parce que cette dernière est exclusivement active dans les investissements durables.

    Caisse de pension de HELVETAS Swiss Intercooperation (PVS)

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Avec un volume d'investissement d'environ CHF 0.1 milliards CHF, la PVS Helvetas est une caisse de pension petite. Depuis sa création, elle a été une pionnière en matière de développement durable.

     

    Les critères d'exclusion de la PVS (en allemand) listent, entre autres, les critères suivants:

    • Promotion d' énergies fossiles
    • Exploitation de centrales à énergie fossile
    • Construction d'automobiles et d'avions
    • Exploitation de compagnies d'aviation

    Les mesures de protection climatique de la PVS dépassent ainsi largement les exigences de l'Alliance climatique. La politique d'investissement de PVS Helvetas s'appuie sur les meilleures pratiques très durables déjà mises en œuvre, avec une empreinte CO2 optimalement faible.

  • Swiss Life - AXA

    Faites défiler vers le bas pour l'institution que vous recherchez

    Swiss Life Fondations collectives

    (Fondation collective LPP, Fondation collective prévoyance professionelle, Fondation collective 2éme pilier, Fondation collective Invest)

     

    Vous trouverez les détails sur les Fondations collectives Swiss Life, avec un volume d'investissement estimés à environ 78 milliards de francs la première institution d'assurance de la Suisse, dans la section Suisse alémanique ici.

    AXA Fondations collectives

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    Les fondations collectives AXA de la prévoyance professionelle sont, avec un volume d'investissement estimé dans ce secteur LPP de AXA Suisse à environ 58 milliards de francs, la deuxième plus grande institution de prévoyance de Suisse (estimation basée sur les rapports annuels).

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    Selon une communication d'AXA Suisse à l'Alliance climatique (avril 2020), les avoirs de toutes les fondations collectives sont investis exclusivement par l'intermédiaire de l'Asset Management d'AXA Suisse. Son offre dans le secteur LPP comprend également, sous la rubrique Investir durablement: qu’est-ce que cela signifie pour nous? l'application des normes ESG (Environnement, Social, Gouvernance) du Groupe international AXA. Ces standards comprennent un certain nombre d'exclusions strictes : armes controversées, tabac, huile de palme liée à la disparition de la forêt tropicale, instruments financiers basés sur des produits agricoles, et entreprises de charbon, de sables bitumineux et de schiste bitumineux (voir ci-dessous).

     

    Au niveau mondial, le groupe AXA s'est engagé dans sa politique de durabilité structurée pour ses investissements. Il la présente de manière claire et détaillée dans la publication intitulée Responsible Investment Policy (mars 2020).

    Conformément aux principes de sa Responsible Investment Policy, en plus des exclusions mentionnées ci-dessus, le Groupe AXA s'engage à intégrer les facteurs ESG dans ses processus d'investissement : "This includes the implementation of ESG “minimum standards” rules based on ESG and controversy scores to review and potentially exclude underperforming issuers from AXA’s portfolios. Moreover, ESG considerations as well as the transparency of the issuers are integrated in the internal credit risk analysis". En outre, AXA a l'intention de décarboniser ses portefeuilles grâce au Green Impact Investment et aux Green Bonds, et avec l'Impact Investment, elle veut contribuer à la réalisation des UN-Sustainable Development Goals. ​
    • L'intégration ESG du groupe AXA au niveau des processus d'investissement semble encore reposer largement sur des normes minimales pour la sélection/dé-sélection des entreprises.
    • Il y a encore un manque de transparence quant à savoir si et dans quelle mesure elle préfère ou a l'intention de préférer les entreprises qui sont durables selon les critères ESG généralement acceptés, et si et dans quelle mesure elle réduit le nombre d'entreprises dans l'univers d'investissement en ne retenant pas ou en sous-pondérant les entreprises qui n'opèrent pas de manière durable.
    • Il y a également un manque d'informations sur des objectifs qui amélioreront continuellement l'efficacité de leur investissement responsable au niveau du portefeuille.
    • La question de savoir si son investissement responsable a un effet positif significatif par rapport à la pratique conventionnelle reste donc opaque.
    • L'impact de sa politique de durabilité sur l'ensemble de la société devrait être renforcé par une pratique qui intervient de manière globale et durable dans les décisions prises dans le cadre du processus d'investissement proprement dit.

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    En tant que membre du groupe international AXA, AXA Suisse intègre depuis plusieurs années les risques climatiques dans sa politique d'investissement. La publication précitée Responsible Investment Policy (mars 2020) montre qu'en tant que membre de la Net Zero Asset Owner Alliance (voir ci-dessous), elle s'est engagée à respecter l'objectif climatique de l'Accord de Paris d'un maximum de 1,5°C d'ici 2050.

     

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    Conformément à la déclaration susmentionnée Investir durablement: qu’est-ce que cela signifie pour nous? de l'Asset Management d'AXA Suisse sont exclues, respectivement ont été successivement désinvesties : les sociétés minières avec une part de chiffre d'affaires du charbon >20% et les sociétés d'électricité avec une part de production d'électricité au charbon >20%; les producteurs d'huile de schiste et de sables bitumineux avec un chiffre d'affaires de l'extraction pétrolière > 20 %.

     

    Adhésion à des associations de développement durable

     

    Le groupe AXA a signé les UN Principles for Responsible Investment. Il s'engage ainsi à prendre en compte les critères ESG (environnementaux, sociaux, de gouvernance) dans la politique de placement et à établir des rapports en conséquence.

     

    Le groupe AXA est également membre de l'Institutional Investors Group on Climate Change (IIGCC), une coalition d'investisseurs qui s'engagent à collaborer pour lutter contre le changement climatique et à mettre en oeuvre un avenir pauvre en carbone. En conséquence, il a envoyé un signal fort aux gouvernements et aux politiciens de tous les pays en signant le Global Investor Statement to Governments on Climate Change. Plus de 630 investisseurs mondiaux, y compris des investisseurs institutionnels de premier plan, demandent que des mesures efficaces soient prises en temps utile pour mettre en œuvre l'Accord de Paris sur le climat. Cette initiative est poursuivie aujourd'hui dans le cadre de la The Investor Agenda, une alliance mondiale qui vise à prendre le leadership dans les domaines de l'Investment, du Corporate Engagement, de l'Investor Disclosure et de la Policy Advocacy.
     

    Le grope AXA est membre actif de la Climate Action 100+ des grands investisseurs mondiaux, qui cible les 100 plus grands émetteurs de gaz à effet de serre. Son plan est de " travailler avec les entreprises dans lesquelles nous investissons pour s'assurer qu'elles minimisent et publient les risques, et qu'elles maximisent les opportunités offertes par le changement climatique et la politique climatique ".

     

    Le groupe AXA a signé le Montreal Carbon Pledge dès 2015, s'engageant ainsi à mesurer et publier l'empreinte carbone de ses placements.

     

    Il est membre de la Science Based Targets Initiative, soutenue par les Nations unies. Environ 900 entreprises mondiales se sont ainsi déjà impliquées en faveur d'une économie à faibles émissions de carbone en s'engageant sur une voie clairement définie, conformément à l'Accord de Paris sur le climat. Elles veulent publier dans quelle mesure et à quelle vitesse elles devront réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Les 70 institutions financières qui y participent déjà sont déterminées à inciter les entreprises qu'elles financent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. En conséquence, elles s'engagent également à aligner leurs propres portefeuilles de crédits, d'assurances et d'investissements sur les objectifs de l'Accord de Paris.

     

    Enfin, le groupe AXA est devenue membre de l'UN-Net Zero Asset Owner Alliance formée en septembre 2019, qui s'est engagée à atteindre l'objectif de zéro émission nette de gaz à effet de serre dans ses portefeuilles d'investissement d'ici 2050 et ainsi à se conformer à l'objectif climatique d'un réchauffement maximal de 1,5°C.

     

    Au niveau suisse, AXA est membre de Swiss Sustainable Finance.

     

    Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    Le groupe AXA publie périodiquement un Stewardship Report. Ceci montre que AXA est un facteur global efficace pour les Sustainable Development Goals des Nations Unies et pour atteindre les objectifs de l'Accord de Paris sur le climat, en particulier dans le cadre la Climate Action 100+. L'efficacité est présentée de manière transparente.

     
    Le rapport sur le Proxy Voting du Stewardship Report 2019 indique un bon pourcentage de votes contre les propositions de la direction et l'approbation de résolutions soumises par des actionnaires, ainsi que l'inclusion de questions ESG. L'exercice des droits de vote via le prestataire de services ISS (International Shareholder Services) est documenté de manière transparente.
    • Toutefois, il existe des doutes quant au sérieux du Proxy Advisor ISS à faire des recommandations de vote respectueuses du climat aux actionnaires. A l'automne 2019, par exemple, ISS a recommandé de rejeter une résolution d'actionnaires contre les activités de lobbying nuisibles au climat de la compagnie de charbon, de pétrole et de gaz BHP. AXA, d'autre part, a utilisé sa position en actions restantes conformément à sa politique de sortie du charbon et, ensemble avec un cinquième des voix, a soutenu cette proposition.
    • Chez la compagnie charbonnière américaine Duke Energy, AXA s'est montrée positive pour le climat en soutenant des résolutions visant la publication des paiements aux politiciens et des dépenses de lobbying, ainsi qu'un rapport sur l'atténuation de l'impact sur la santé et le climat.
    • Dans le cas de BP, AXA a seulement soutenu la résolution de Climate Action 100+ visant un rapport sur la compatibilité du modèle d'entreprise avec les objectifs de l'Accord de Paris sur le climat, mais a rejeté la demande que BP fixe des objectifs concrets pour sa compatibilité avec cet accord.
    • Chez Chevron, elle n'a voté que pour la préparation d'un rapport sur les plans de réduction de l'empreinte du C02 conformément à l'Accord de Paris, mais pas pour la création d'un "Environmental Issue Board Committee". 
    • Dans le cas de Equinor (ex-Statoil), elle a voté contre l'arrêt du développement de nouveaux gisements de pétrole et de gaz dans l'Arctique et contre la présentation par la direction d'une stratégie de conversion du modèle économique fossile en énergie renouvelable. AXA s'est comportée de manière négative pour le climat.
    • Chez Exxon, AXA a soutenu toutes les résolutions en faveur du climat : pour le reporting des paiements aux politiciens et des dépenses de lobbying, et pour la création d'un "Environmental/Social Issue Board Committee".
    • Dans le cas de Shell, AXA a rejeté la demande selon laquelle l'entreprise doit établir et publier des objectifs de réduction de CO2, agissant ainsi de manière négative pour le climat. 
    En conclusion:
    • Le groupe AXA devrait exiger de manière de manière encore plus cohérente que les entreprises se fixent des objectifs concrets pour une voie de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    Conformément à la Responsible Investment Policy (mars 2020), des métriques de carbone sont intégrées dans les décisions d'investissement. De plus, le groupe AXA prévoit de développer des méthodes de mesure pour mettre ses investissements de portefeuille en conformité avec l'Accord de Paris sur le climat. Les méthodologies seront continuellement perfectionnées.

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    Dans le cadre de l'UN-Net Zero Asset Owner Alliance, le groupe AXA s'est engagé sur l'objectif de zéro émission nette de gaz à effet de serre de ses portefeuilles d'investissement d'ici 2050 et donc sur l'objectif climatique d'un réchauffement maximum de 1,5°C. AXA s'est également engagée à éliminer complètement l'énergie du charbon (mines et production d'électricité) d'ici 2030 dans les pays industrialisés (UE et OCDE) et d'ici 2040 dans les autres pays. Enfin, dans la Responsible Investment Policy (mars 2020), le groupe AXA signale qu'il pourrait exclure d'autres secteurs ayant un impact négatif sur le climat, en plus de ceux déjà décidés (charbon, production de pétrole non conventionnel).

    • Toutefois, il manque encore des objectifs immédiats pour la décarbonisation conséquente du portefeuille ; un élément central devrait être la sortie de toutes les entreprises de combustibles fossiles qui ne sont pas passées à un modèle d'affaires durable axé sur les énergies renouvelables.

    ____________________

     

    Conclusion:

    Avec la suppression des producteurs de charbon et des entreprises mixtes avec un chiffre d'affaires en charbon supérieur à 20 %, des fournisseurs d'électricité à plus de 20 % de charbon et des producteurs d'huile de schiste et des sociétés de l'extraction de sables bitumineux avec un chiffre d'affaires supérieur à 20 % provenant de ces exploitations extrêmes, le groupe AXA et les Fondations collectives AXA ont pris de nouvelles mesures de décarbonisation.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: nettement mieux

    • Avec l'exclusion des entreprises impliquées dans la production de charbon et d'électricité et dans l'extraction de sables bitumineux et de schistes, particulièrement nocive pour le climat et l'environnement, ainsi que son leadership en matière d'engagement, le groupe AXA est l'un des acteurs mondiaux de la réorientation des flux financiers compatible avec l'Accord de Paris.
    • Cependant, dans le contexte de l'exercice des droits de vote, il manque une exigence totalement cohérente pour des objectifs de décarbonisation compatibles avec l'Accord de Paris.
    • Il reste à décarboniser le portefeuille de manière rigoureuse et en temps utile, en commençant par la sortie de toutes les entreprises de combustibles fossiles qui ne sont pas passées à un modèle d'affaires durable axé sur les énergies renouvelables.
    • En particulier, les gestionnaires de fortune du groupe AXA des Fondations collectives devraient intégrer efficacement les critères ESG dans le processus d'investissement, afin que les portefeuilles soient construits de manière démontrable selon des critères ESG positifs de grande portée et avec des mesures drastiques de réduction des émissions de CO2.
  • Suva, Compenswiss/AVS

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    Suva

    Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    Bien que la Suva ne soit pas une caisse de pension, en tant qu'institution publique, elle place les avoirs d'assurance des employés en leur nom de la même manière qu'une institution de prévoyance. En tant que seule institution d'assurance accidents du travail en Suisse, elle est donc particulièrement responsable devant les assurés et le public.

     

    A l'exception de la BNS, elle est en effet le premier investisseur public avec un volume d'investissement d'environ 56 milliards de CHF. Sur ce montant, 3 milliards sont investis par la Suva dans son propre plan de prévoyance en faveur des salariés, suivant une stratégie d'investissement largement cohérente (communication de la Suva dans le cadre de sa déclaration à l'Alliance climatique, mai 2020).

    • En raison de son poids, elle devrait jouer un rôle de pionnière dans la réorientation des flux financiers pour la protection du climat.
    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    La Suva indique dans sa stratégie de placement et dans le rapport de gestion 2018 que, outre les aspects financiers, les aspects écologiques, éthiques et sociaux jouent également un rôle important dans la politique d'investissement depuis des années.

     

    Elle est membre fondateur de l'Association suisse pour des investissements responsables (ASIR) qui s'avoue aux critères de durabilité (Environmental, Social, Governance ESG). Elle exclut quelques producteurs d'armes nucléaires, de mines antipersonnel et d'armes à sous-munitions en appliquant les critères d'exclusion de l'ASIR.

     

    Selon la déclaration à l'Alliance climatique (mai 2020), la Suva investit activement. La sélection et la pondération de ses investissements sont basées sur des analyses et des prévisions et ne suivent pas aveuglément un indice capitalisé sur le marché. Une évaluation complète des risques est effectuée pour toutes les décisions. Les risques liés à l'ESG sont toujours considérés dans le contexte global des autres risques financiers. Si les produits ou le comportement de l'entreprise nuisent à la durabilité à long terme de sa capacité bénéficiaire, l'entreprise dans son ensemble apparaît moins attrayante et est donc moins ou pas du tout prise en compte dans le portefeuille. Dans le cas des actions, cette approche est principalement mise en œuvre par ses gestionnaires d'actifs externes. La Suva sélectionne ses titulaires de mandat sur la base de cet aspect, entre autres. Les obligations sont gérées en interne.

    • Il est concevable que les décisions individuelles sur la sélection des entreprises, qui résultent de l'inclusion des données ESG des entreprises dans l'analyse financière, conduisent à des investissements plus durables dans l'ensemble. Sans mesure, ni controlling ESG des portefeuilles, ni reporting par les gestionnaires d'actifs, cet effet ne peut cependant pas être vérifié.
    • Mi-2019, le Conseil fédéral a créé un groupe de travail "Finance durable". Il se réfère aux obligations internationales de la Suisse dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat et des objectifs de développement durable de l'ONU (Agenda 2030). Les efforts visent à conclure des accords sectoriels, qui devraient notamment accroître la transparence quant à l'orientation durable des acteurs et comment ils se positionnent en conséquence.
    • En conséquence, la Suva devrait réfléchir à la manière dont elle présentera à l'avenir de manière transparente au public l'impact social global de leur politique de placement, et notamment si et comment elle tient compte des risques ESG et climatiques, ou pourquoi pas.
    • De même, dans un premier temps, elle devrait élaborer et communiquer les principes d'une politique de durabilité/ESG visant à intervenir de manière exhaustive et durable dans les décisions prises dans le cadre du processus d'investissement proprement dit.
    • Elle devrait décider des mesures concrètes qu'elle veut demander aux gestionnaires de la fortune afin qu'ils appliquent un filtre ESG exhaustif lors de la sélection des entreprises dans le processus d'investissement et/ou procèdent à un rééquilibrage substantiel basé sur les critères ESG.
    • Lors de la sélection des fonds, il faudrait avoir à disposition ou obtenir, sur toutes les entreprises investies, des données complètes de rating ESG et d'intensité de CO2 afin de pouvoir faire usage de produits présentant la meilleure durabilité et un profil risque/rendement optimal.

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    En tant que membre de l'ASIR, la Suva considère également le changement climatique comme faisant partie de ses critères de durabilité depuis le début de l'année 2019.

     

    L'ASIR reconnaît dans le rapport d'engagement 2018, que celui-ci "entraîne des effets à moyen terme sur les entreprises et les investisseurs". L' ASIR "conseille également ses membres dans l’analyse des opportunités et des risques financiers liés au changement climatique et évalue les objectifs adoptés par la communauté internationale".

     

    Dans sa Prise de position sur l'Accord de Paris sur le climat (mars 2019), l'ASIR reconnaît qu'il s'agit là d'une base normative pour les mesures à prendre par la suite de la signature par la Suisse. Elle affirme : "Le changement climatique agit comme un facteur de risque sur le maintien de la valeur des investissements".

    • La prise de position de l'ASIR sur l'Accord de Paris sur le climat est un pas en avant dans le bon sens ; bien qu'aucune recommandation n'ait été formulée concernant les impacts climatiques, il y a au moins des pistes d'action possibles énumérées à l'attention de ses membres. L'ASIR considère une stratégie définie par l'organe suprême et sa mise en œuvre comme une option possible une fois "qu’un débat actif sur les risques et opportunités liés au climat pour les placements de capitaux" a eu lieu. Elle déclare également qu'il "peut être judicieux de communiquer aux bénéficiaires la stratégie adoptée et sa mise en œuvre".
    • Outre l'objection selon laquelle le désinvestissement n'a pas d'effet sur le climat, car les titres ne passent qu'à d'autres mains, la prise de position fait aussi état de ce fait : "Néanmoins, la vente d'actions, d'obligations ou d'autres placements peut donner un signal ou avoir un sens aux fins de la gestion des risques."
    • Bien qu'elle soit formulé de façon apprivoisée, l'option d'évaluer de manière critique les augmentations de capital des entreprises constitue un autre point positif : "Une injection de capital dans des entreprises engendrant de fortes émissions de CO2 qui ne sont pas prêtes à intégrer d’éventuelles répercussions du changement climatique sur le modèle commercial peut faire l'objet d'un examen critique."
    • Enfin, il convient de saluer l'option de l'ASIR d'investir de manière ciblée dans des actions, des obligations et d'autres placements qui sont propices au climat.​

    Dans sa déclaration susmentionnée à l'Alliance climatique (mai 2020), la Suva elle-même affirme qu'elle considère implicitement les risques climatiques comme faisant partie de sa gestion active des investissements, dont les décisions individuelles sont basées sur l'analyse financière et les facteurs ESG.

    • Cependant, cela ne correspond pas encore à une stratégie climatique publique concernant sa politique d'investissement.

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    La Suva n'a pas encore pris de mesures explicites pour décarboniser le portefeuille.

     

    Comme elle l'indique dans sa déclaration à l'Alliance climatique (mai 2020) mentionnée ci-dessus, les entreprises manquent souvent de transparence dans la communication de leurs risques climatiques. Toutefois, si les données des entreprises étaient disponibles, le risque de leur modèle commercial pourrait être mieux évalué à l'avenir. Par exemple, les titres pourraient être sous-pondérés ou supprimés. Dans le cas des nouveaux financements, où, contrairement au marché secondaire, il existe en fait une influence sur l'allocation des capitaux, les entreprises inadaptées pourraient se voir refuser le financement de leurs plans futurs. Cela s'applique en particulier, mais pas exclusivement, aux investissements Private Equity.
    Actuellement, la Suva a déjà créé une sous-pondération active dans les producteurs de charbon. En outre, si possible, elle ne donnera pas d'argent frais aux entreprises qui ne sont pas en ligne avec l'objectif de 2°C.

    • Les données des entreprises sur l'ESG et le CO2 sont déjà disponibles aujourd'hui, par exemple via MSCI ESG Research. Des pairs de taille similaire utilisent ces services ESG pour développer des stratégies ESG et climatiques, entre autres.
    • On ignore encore l'ampleur de la sous-pondération des producteurs de charbon ; la question de savoir si le financement des entreprises non climat-compatibles n'est qu'un cas isolé ou si l'approche est systématique reste ouverte.

    Adhésion à des associations de développement durable

     

    Suva est membre fondateur de Swiss Sustainable Finance.

    • Il faut se féliciter que la Suva reconnaisse ainsi la nécessité pour la place financière suisse - y compris elle-même en tant qu'assureur accidents du travail - de jouer un rôle de premier plan pour des flux financiers durables et respectueux de l'environnement.

    Elle est également membre de l'initiative des UN-Principles of Responsible Investing et s'engage ainsi à prendre en compte les critères ESG (environnementaux, sociaux, gouvernance) dans sa politique d'investissement et à en assurer le reporting.

     

    L'ASIR, dont la Suva est membre fondateur, est pour sa part membre de la Climate Action 100+.
     

    Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    Engagement

     

    En tant que membre de l'ASIR, la Suva vise le respect des critères ESG avant tout par le dialogue (engagement) avec les entreprises dans lesquelles elle investit. Les exclusions d'entreprises ne sont acceptées qu'en dernier recours si le processus d'engagement est inefficace.

    En ce qui concerne les risques financiers liés au climat, l'avis de l'ASIR sur l'Accord de Paris sur le climat se concentre principalement sur le dialogue avec les entreprises investies. L'ASIR veut le faire conjointement pour ses membres. Tout d'abord, des informations transparentes sur les opportunités et les risques du modèle commercial et sur les risques financiers liés au climat, basées sur les recommandations du Task Force on Climate-related Financial Disclosures des G20 (TCFD) seront demandées aux entreprises. Selon l'ASIR, cela devrait entraîner des changements de comportement et fournir aux investisseurs une meilleure base pour leurs décisions de placement.

    • La demande de publication de données climatiques par les entreprises doit être soutenue, vu qu'il s'agit de la condition de base pour les décisions d'investissement. Cependant, elle est encore loin d'initier une décarbonisation des investissements compatible avec l'Accord de Paris. 

    Le rapport d'engagement de l'ASIR 2019 montre que la mise en œuvre et l'efficacité de l'engagement ESG et climatique délégué au prestataire de services Sustainalytics auprès des entreprises mondiales concernées se sont améliorées par rapport à l'année précédente. Les institutions affiliées à l'ASIR pour l'exercice conjoint de l'engagement avaient présenté des objectifs spécifiques pour l'engagement dans 12 entreprises mondiales au cours de 2018 et 2019. Ces objectifs dans les domaines de la corruption, des dommages environnementaux, des droits de l'homme, des droits du travail et de la sécurité au travail ont été atteints et finalisés selon l'ASIR.

     

    Des processus d'engagement continuent à être actifs dans un grand nombre d'entreprises sur tous les continents. L'ASIR précise les informations pertinentes dans le rapport d'engagement de 2019 à l'Alliance climatique (avril 2020) comme suit. En 2019, 76 engagements étaient en cours, principalement dans les domaines de l'environnement (34 cas), des droits du travail (20 cas) et des droits de l'homme (16 cas).

     

    Dans le secteur du climat, l'ASIR, en collaboration avec Sustainalytics, a entamé un dialogue avec 20 grands producteurs mondiaux d'acier et de ciment à partir de 2018 pour aborder la transition climatique. Ce faisant, l'ASIR incite principalement ces entreprises à mesurer et à publier les risques climatiques conformément aux recommandations du Task Force on Climate-related Financial Disclosures des G20 (TCFD). Parmi les autres exigences figurent des objectifs de CO2 fondés sur des données scientifiques, des mesures concrètes et le suivi des progrès, ainsi qu'une politique climatique et une attitude cohérente envers leurs associations en ce qui concerne leurs activités de lobbying. Ce dialogue des actionnaires sera poursuivi.

    • En choisissant le secteur des producteurs d'acier et de ciment, l'ASIR s'est concentré sur une industrie où l'engagement a du sens : leur intensité en CO2 n'est que partiellement due à l'utilisation de combustibles fossiles, mais elle est néanmoins considérable. En fait, les émissions causées par la libération de CO2 du coke ou de la matière première minérale ne peuvent être réduites qu'à moyen terme, car la technologie doit encore être développée et industrialisée ; la pression des groupements d'investisseurs peut donc obliger les entreprises à suivre une voie de décarbonisation.
    • Dans ce domaine plus restreint, l'ASIR a, en l'état actuel des choses, apporté la preuve de son engagement.
    • Toutefois, dans le domaine des secteurs dépendant des combustibles fossiles, en particulier de l'énergie fossile (producteurs de combustibles fossiles, producteurs d'électricité et de chaleur qui en dépendent, et secteurs à forte intensité énergétique), il reste difficile de fournir des preuves de performance pour l'option d'engagement.
    • Cette option de dialogue des actionnaires a du sens si les modèles économiques des entreprises offrent des perspectives de décarbonisation en accord avec l'objectif de 1,5° de l'Accord de Paris sur le climat.
    • Des exigences précises, un champ d'application, des critères de mesure et des délais de désinvestissement en cas de non-respect doivent être définis pour un engagement ayant un impact sur le climat.
    • Sans une stratégie claire de décarbonisation avec une intégration ESG et climatique profonde dans le processus d'investissement des portefeuilles de titres des caisses de pension membres, et sans preuve de la performance de la politique d'engagement dans le domaine des risques climatiques particulièrement élevés des secteurs à forte intensité de CO2, l'approche de l'ASIR ne semble pas encore suffisamment au point.

    Situation avril 2020 :
    À la demande de l'Alliance climatique, l'ASIR informe qu'elle avait opté pour le secteur du ciment et de l'acier, étant donné que de nombreux investisseurs ciblent déjà le secteur de l'énergie et des Utilities (fournisseurs d'électricité). L'ASIR souhaite démontrer les progrès réalisés dans son engagement actuel avant de se consacrer à d'autres secteurs. Toutefois, ceci serait certainement une prochaine étape possible.

     

    Droits de vote

     

    Aucun droit de vote n'est exercé par la Suva auprès des les entreprises (fossiles) à l'étranger.

     

    Situation mai 2020 :

    Dans le cadre de la déclaration précitée, la Suva informe que ses gestionnaires d'actifs externes exerceraient les droits de vote, y compris à l'étranger dans le secteur des combustibles fossiles. Dans la sélection des titulaires de mandat, leur politique de vote est un critère important.

    • Comme la Suva laisse les droits de vote aux titulaires de mandats externes, elle n'influence pas activement la qualité ESG et climatique dans leur exercice.  
    • Il reste également opaque de savoir quels prestataires de services d'engagement et de droits de vote sont actifs pour les gestionnaires d'actifs de la Suva et avec quelles exigences ; il est donc impossible d'évaluer si et dans quelle mesure cela lui permet de faire jouer ses droits d'actionnaire de manière efficace sur le plan climatique.

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

     

    Situation mai 2020 :

    Par la déclaration susmentionnée à l'Alliance climatique, la Suva informe qu'elle participera au nouveau test de compatibilité climatique 2020 de l'OFEV.

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    La Suva n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

    • Par conséquent, il manque encore une stratégie de décarbonisation du portefeuille ; un élément central devrait être la sortie des entreprises de combustibles fossiles qui ne sont pas passées à un modèle commercial durable axé sur les énergies renouvelables.

    ____________________

     

    Conclusion:

    Une stratégie climatique visant à décarboniser le portefeuille et à abandonner les entreprises fossiles qui n'ont pas opté pour un modèle économique durable basé sur les énergies renouvelables fait toujours défaut. En conséquence, la Suva est encore loin d'être respectueuse du climat.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: stagnante

    • Compte tenu du poids très élévé de la Suva et des progrès réalisés par ses homologues, elle devrait aborder la question de la durabilité et de la gestion des risques financiers liés au climat - entendues comme l'intégration holistique de notations ESG dans le processus de sélection des titres.
    • Des travaux préparatoires devraient concevoir un engagement ESG et climatique efficace avec les entreprises concernées ainsi qu'une restructuration du portefeuille dans le même sens.
    • En particulier, la Suva devrait appliquer et surveiller de manière proactive l'intégration effective des critères ESG dans le processus d'investissement par ses gestionnaires d'actifs - ou bien sélectionner des fonds dont il est prouvé qu'ils sont construits selon des critères ESG et de réduction de CO2 de grande portée.

    Activités politiques

     

    Aucune initiative venant du Conseil national ou du Conseil des Etats est perceptible.

    compenswiss

    Fonds de compensation AVS/AI/APG

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    Bien que le Fonds de compensation AVS/AI/APG ne soit pas une caisse de pension, il est particulièrement responsable devant le public en tant que pilier de droit public fondamental de l'assurance vieillesse.

     

    En tant qu'institution fonctionnelle de l'AVS, avec un volume d'investissement d'environ 47 milliards de CHF, Compenswiss est approximativement le deuxième plus grand investisseur public.

    • En raison de son poids, le Fonds devrait jouer un rôle de pionnier dans la réorientation des flux financiers pour la protection du climat.

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    Compenswiss est membre fondateur de l'Association suisse pour des investissements responsables (ASIR) qui s'avoue aux critères de durabilité (Environmental, Social, Governance ESG).

     

    Toutefois, les informations disponibles sur le site Web ne font pas référence à une politique de durabilité indépendante ou à l'inclusion de critères ESG (environnementaux, sociaux, de gouvernance) dans le processus d'investissement.

     

    Le Rapport annuel 2018 signale que compenswiss exclut, par l'application des critères de l'ASIR, seulement quelques producteurs d'armes nucléaires, de mines antipersonnel et d'armes à sous-munitions.

    • Mi-2019, le Conseil fédéral a créé un groupe de travail "Finance durable". Il se réfère aux obligations internationales de la Suisse dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat et des objectifs de développement durable de l'ONU (Agenda 2030). Les efforts visent à conclure des accords sectoriels, qui devraient notamment accroître la transparence quant à l'orientation durable des acteurs et comment ils se positionnent en conséquence.
    • En conséquence, compenswiss devrait réfléchir à la manière dont elle présentera à l'avenir de manière transparente au public l'impact social global de leur politique de placement, et notamment si et comment elle tient compte des risques ESG et climatiques, ou pourquoi pas.
    • De même, dans un premier temps, le Fonds devrait élaborer et communiquer les principes d'une politique de durabilité/ESG visant à intervenir de manière exhaustive et durable dans les décisions prises dans le cadre du processus d'investissement proprement dit.
    • Elle devrait décider des mesures concrètes qu'elle veut demander aux gestionnaires de la fortune afin qu'ils appliquent un filtre ESG exhaustif lors de la sélection des entreprises dans le processus d'investissement et/ou procèdent à un rééquilibrage substantiel basé sur les critères ESG.
    • Lors de la sélection des fonds, il faudrait avoir à disposition ou obtenir, sur toutes les entreprises investies, des données complètes de rating ESG et d'intensité de CO2 afin de pouvoir faire usage de produits présentant la meilleure durabilité et un profil risque/rendement optimal.
    Situation fin mars 2020 :
    À la demande de l'Alliance climatique, compenswiss informe qu'un état des lieux et des pistes de développements ultérieurs sont actuellement évalués au niveau du Conseil d'administration. De plus un workshop sur ce thème est a l'ordre du jour en cours de l'année 2020, ainsi que d'ultérieures propositions, afin de formaliser les développements potentiels.
     

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    En tant que membre de l'ASIR, compenswiss considère également le changement climatique comme faisant partie de ses critères de durabilité depuis le début de l'année 2019. En ce qui concerne sa politique d'investissement, cependant, elle ne dispose pas de stratégie publique propre pour faire face au changement climatique.

     

    L'ASIR reconnaît dans le rapport d'engagement 2018, que celui-ci "entraîne des effets à moyen terme sur les entreprises et les investisseurs". L' ASIR "conseille également ses membres dans l’analyse des opportunités et des risques financiers liés au changement climatique et évalue les objectifs adoptés par la communauté internationale".

     

    Dans sa Prise de position sur l'Accord de Paris sur le climat (mars 2019), l'ASIR reconnaît qu'il s'agit là d'une base normative pour les mesures à prendre par la suite de la signature par la Suisse. Elle affirme : " Le changement climatique agit comme un facteur de risque sur le maintien de la valeur des investissements".

    • La prise de position de l'ASIR sur l'Accord de Paris sur le climat est un pas en avant dans le bon sens ; bien qu'aucune recommandation n'ait été formulée concernant les impacts climatiques, il y a au moins des pistes d'action possibles énumérées à l'attention de ses membres. L'ASIR considère une stratégie définie par l'organe suprême et sa mise en œuvre comme une option possible une fois "qu’un débat actif sur les risques et opportunités liés au climat pour les placements de capitaux" a eu lieu. Elle déclare également qu'il "peut être judicieux de communiquer aux bénéficiaires la stratégie adoptée et sa mise en œuvre".
    • Outre l'objection selon laquelle le désinvestissement n'a pas d'effet sur le climat, car les titres ne passent qu'à d'autres mains, la prise de position fait aussi état de ce fait : "Néanmoins, la vente d'actions, d'obligations ou d'autres placements peut donner un signal ou avoir un sens aux fins de la gestion des risques."
    • Bien qu'elle soit formulé de façon apprivoisée, l'option d'évaluer de manière critique les augmentations de capital des entreprises constitue un autre point positif : "Une injection de capital dans des entreprises engendrant de fortes émissions de CO2 qui ne sont pas prêtes à intégrer d’éventuelles répercussions du changement climatique sur le modèle commercial peut faire l'objet d'un examen critique."
    • Enfin, il convient de saluer l'option de l'ASIR d'investir de manière ciblée dans des actions, des obligations et d'autres placements qui sont propices au climat.​

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    Compenswiss n'a pas encore pris de mesures pour décarboniser le portefeuille.

    • En tant que membre de l'ASIR, le Fonds AVS est maintenant appelé à donner suite aux recommandations de celui-ci sur l'atténuation des risques et à adopter de premières mesures pour décarboniser son portefeuille.

    Adhésion à des associations de développement durable

     

    L'ASIR, dont compenswiss est membre fondateur, est pour sa part membre de Climate Action 100+ et de Swiss Sustainable Finance.

     

    Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    Engagement

     

    En tant que membre de l'ASIR, compenswiss vise le respect des critères ESG avant tout par le dialogue (engagement) avec les entreprises dans lesquelles le Fonds investit. Les exclusions d'entreprises ne sont acceptées qu'en dernier recours si le processus d'engagement est inefficace.

     

    En ce qui concerne les risques financiers liés au climat, l'avis de l'ASIR sur l'Accord de Paris sur le climat se concentre principalement sur le dialogue avec les entreprises investies. L'ASIR veut le faire conjointement pour ses membres. Tout d'abord, des informations transparentes sur les opportunités et les risques du modèle commercial et sur les risques financiers liés au climat, basées sur les recommandations du Task Force on Climate-related Financial Disclosures des G20 (TCFD) seront demandées aux entreprises. Selon l'ASIR, cela devrait entraîner des changements de comportement et fournir aux investisseurs une meilleure base pour leurs décisions de placement.

    • La demande de publication de données climatiques par les entreprises doit être soutenue, vu qu'il s'agit de la condition de base pour les décisions d'investissement. Cependant, cette démarche est encore loin d'initier une décarbonisation des investissements compatible avec l'Accord de Paris. 

    Le rapport d'engagement de l'ASIR 2019 montre que la mise en œuvre et l'efficacité de l'engagement ESG et climatique délégué au prestataire de services Sustainalytics auprès des entreprises mondiales concernées se sont améliorées par rapport à l'année précédente. Les institutions affiliées à l'ASIR pour l'exercice conjoint de l'engagement avaient présenté des objectifs spécifiques pour l'engagement dans 12 entreprises mondiales au cours de 2018 et 2019. Ces objectifs dans les domaines de la corruption, des dommages environnementaux, des droits de l'homme, des droits du travail et de la sécurité au travail ont été atteints et finalisés selon l'ASIR.

     

    Des processus d'engagement continuent à être actifs dans un grand nombre d'entreprises sur tous les continents. L'ASIR précise les informations pertinentes dans le rapport d'engagement de 2019 à l'Alliance climatique (avril 2020) comme suit. En 2019, 76 engagements étaient en cours, principalement dans les domaines de l'environnement (34 cas), des droits du travail (20 cas) et des droits de l'homme (16 cas).

     

    Dans le secteur du climat, l'ASIR, en collaboration avec Sustainalytics, a entamé un dialogue avec 20 grands producteurs mondiaux d'acier et de ciment à partir de 2018 pour aborder la transition climatique. Ce faisant, l'ASIR incite principalement ces entreprises à mesurer et à publier les risques climatiques conformément aux recommandations du Task Force on Climate-related Financial Disclosures des G20 (TCFD). Parmi les autres exigences figurent des objectifs de CO2 fondés sur des données scientifiques, des mesures concrètes et le suivi des progrès, ainsi qu'une politique climatique et une attitude cohérente envers leurs associations en ce qui concerne leurs activités de lobbying. Ce dialogue des actionnaires sera poursuivi.

    • En choisissant le secteur des producteurs d'acier et de ciment, l'ASIR s'est concentré sur une industrie où l'engagement a du sens : leur intensité en CO2 n'est que partiellement due à l'utilisation de combustibles fossiles, mais elle est néanmoins considérable. En fait, les émissions causées par la libération de CO2 du coke ou de la matière première minérale ne peuvent être réduites qu'à moyen terme, car la technologie doit encore être développée et industrialisée ; la pression des groupements d'investisseurs peut donc obliger les entreprises à suivre une voie de décarbonisation.
    • Dans ce domaine plus restreint, l'ASIR a, en l'état actuel des choses, apporté la preuve de son engagement.
    • Toutefois, dans le domaine des secteurs dépendant des combustibles fossiles, en particulier de l'énergie fossile (producteurs de combustibles fossiles, producteurs d'électricité et de chaleur qui en dépendent, et secteurs à forte intensité énergétique), il reste difficile de fournir des preuves de performance pour l'option d'engagement.
    • Cette option de dialogue des actionnaires a du sens si les modèles économiques des entreprises offrent des perspectives de décarbonisation en accord avec l'objectif de 1,5° de l'Accord de Paris sur le climat.
    • Des exigences précises, un champ d'application, des critères de mesure et des délais de désinvestissement en cas de non-respect doivent être définis pour un engagement ayant un impact sur le climat.
    • Sans une stratégie claire de décarbonisation avec une intégration ESG et climatique profonde dans le processus d'investissement des portefeuilles de titres des caisses de pension membres, et sans preuve de la performance de la politique d'engagement dans le domaine des risques climatiques particulièrement élevés des secteurs à forte intensité de CO2, l'approche de l'ASIR ne semble pas encore suffisamment au point.

    Situation avril 2020 :
    À la demande de l'Alliance climatique, l'ASIR informe qu'elle avait opté pour le secteur du ciment et de l'acier, étant donné que de nombreux investisseurs ciblent déjà le secteur de l'énergie et des Utilities (fournisseurs d'électricité). L'ASIR souhaite démontrer les progrès réalisés dans son engagement actuel avant de se consacrer à d'autres secteurs. Toutefois, ceci serait certainement une prochaine étape possible.

     

    Droits de vote

     

    Aucun droit de vote n'est exercé par compenswiss auprès des entreprises (fossiles) à l'étranger.

     

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

     

    Situation fin mars 2020 :

    Dans la communication susmentionnée, compenswiss informe qu'elle ira se soumettre au test de compatibilié climatique de l'OFEV 2020 fondé sur le modèle PACTA.

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    Compenswiss n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

    • Par conséquent, il manque encore une stratégie de décarbonisation du portefeuille ; un élément central devrait être la sortie des entreprises de combustibles fossiles qui ne sont pas passées à un modèle commercial durable axé sur les énergies renouvelables.

    ____________________

     

    Conclusion:

    Une stratégie climatique visant à décarboniser le portefeuille et à abandonner les entreprises fossiles qui n'ont pas opté pour un modèle économique durable basé sur les énergies renouvelables fait toujours défaut. En conséquence, compenswiss est encore loin d'être respectueuse du climat.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: stagnante

    • Compte tenu du poids de compenswiss et des progrès réalisés par ses homologues, elle devrait aborder la question de la durabilité et de la gestion des risques financiers liés au climat - entendues comme l'intégration holistique de notations ESG dans le processus de sélection des titres.
    • Des travaux préparatoires devraient concevoir un engagement ESG et climatique efficace avec les entreprises concernées ainsi qu'une restructuration du portefeuille dans le même sens.
    • En particulier, le Fonds AVS/AI/APG devrait appliquer et surveiller de manière proactive l'intégration effective des critères ESG dans le processus d'investissement par ses gestionnaires d'actifs - ou bien sélectionner des fonds dont il est prouvé qu'ils sont construits selon des critères ESG et de réduction de CO2 de grande portée.

    Activités politiques

     

    Juin 2018 : Interpellation Adèle Thorens (Les Verts) "Les fonds de compensation AVS/AI/APG investissent-ils l'argent de nos rentes en ménageant le climat, conformément à l'Accord de Paris?" Le Conseil fédéral répond que Compenswiss analyse continuellement sa politique ESG et évalue les pistes de développement futures et que le réchauffement climatique est l'un des thèmes qui sera approfondi en priorité. Par contre, pour le Conseil fédéral, il n'est pas indiqué de limiter les compétences en matière de placements de Compenswiss.

  • PUBLICA

    Caisse fédérale de pension

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    Avec un volume d'investissement d'environ 38 milliards de CHF, PUBLICA est la plus grande caisse de pension publique et la troisième plus grande institution de prévoyance en Suisse.

     

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    PUBLICA dispose d'une politique de développement durable intégrale qui est insérée dans sa politique de placement et qui s'applique à toutes les catégories de placement.

     

    Elle est membre fondateur de l'Association suisse pour des investissements responsables (ASIR) qui s'avoue aux critères de durabilité (Environmental, Social, Governance ESG).

     

    Par l'application des critères de l'ASIR, PUBLICA exclut quelques producteurs d'armes nucléaires, de mines antipersonnel et d'armes à sous-munitions.

     

    Au cours des 1 à 2 dernières années, elle a axé son travail en matière de construction de portefeuille (un sujet majeur reconnu dans le cadre des critères ESG). Le résultat est l'introduction innovative de l'indice boursier climatiquement efficace pour les actions (voir ci-dessous).

    • Cependant, dans le domaine des objectifs de durabilité fixés par les objectifs de développement durable de l'ONU (correspondant à toute la gamme des critères ESG), la politique de développement durable manque encore de déclarations sur des objectifs qui amélioreront continuellement l'impact de leur investissement responsable au niveau du portefeuille.
    • Il manque de transparence quant à savoir si et dans quelle mesure elle préfère les entreprises qui sont durables selon les critères ESG généralement acceptés, et si et dans quelle mesure elle réduit le nombre d'entreprises dans l'univers d'investissement en excluant ou en sous-pondérant les entreprises qui n'opèrent pas de manière durable.
    • La question de savoir si son investissement responsable a un effet positif significatif par rapport à la pratique conventionnelle reste donc opaque.
    • Mi-2019, le Conseil fédéral a créé un groupe de travail "Finance durable". Il se réfère aux obligations internationales de la Suisse dans le cadre non seulement de l'Accord de Paris sur le climat, mais aussi des objectifs de développement durable de l'ONU (Agenda 2030). Les efforts visent à conclure des accords sectoriels, qui devraient notamment accroître la transparence quant à l'orientation durable des acteurs et comment ils se positionnent en conséquence.
    • Par conséquent, dans le domaine des critères ESG généraux, PUBLICA devrait réfléchir à la manière dont elle présentera à l'avenir de manière transparente au public le résultat de l'orientation durable de sa politique de placement, en particulier son impact réel sur la société dans son ensemble, et comment elle l'améliorera en permanence.

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    PUBLICA prend au sérieux les risques climatiques dans ses investissements et confirme que la prise en compte des risques financiers dans la gestion de la fortune placée fait partie de l'obligation fiduciaire d'un caisse de pension.

     

    En février 2020, elle a publié son introduction d'un indice boursier climatiquement efficace pour les actions. Cet indice propriétaire PUBLICA a été construit en coopération avec le fournisseur d'indices et de recherches MSCI.

     

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    En 2016, PUBLICA a été la première institution de prévoyance en Suisse à décider, pour des raisons économiques, "d'exclure le producteurs de charbon des portefeuilles d'actions et obligations d'entreprises globaux".

     

    Selon le nouveau rapport 2019 sur les opportunités et les risques liés au climat (page 16), son analyse PACTA - qui est également celle du test de compatibilité climatique de l'OFEV - a montré qu'elle investit un volume estimé à un cinquième de moins que le marché mondial dans les secteurs "Oil and Gas" et "Power Capacity, Coal and Gas Power" - à la fois en actions et en obligations.

     

    Selon le rapport 2019 mentionné ci-dessus, PUBLICA investit par ailleurs, bien que seulement 150 MCHF, mais de plus en plus dans des infrastructures d'énergie renouvelable (parcs solaires et éoliens).

     

    Adhésion à des associations de développement durable

     

    L'ASIR, dont PUBLICA est membre fondateur, est pour sa part membre de Climate Action 100+ et de Swiss Sustainable Finance.

     

    PUBLICA elle-même exerce ses droits de vote en Suisse par l'intermédiaire de Inrate.

     

    Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    Engagement via ASIR

     

    En tant que membre de l'ASIR, PUBLICA vise le respect des critères ESG avant tout par le dialogue (Engagement) avec les entreprises dans lesquelles elle investit. Les exclusions d'entreprises ne sont acceptées qu'en dernier recours si le processus d'engagement est inefficace.

    En ce qui concerne les risques financiers liés au climat, l'avis de l'ASIR sur l'Accord de Paris sur le climat se concentre principalement sur le dialogue avec les entreprises investies. L'ASIR veut le faire conjointement pour ses membres. Tout d'abord, des informations transparentes sur les opportunités et les risques du modèle commercial et sur les risques financiers liés au climat, basées sur les recommandations du Task Force on Climate-related Financial Disclosures des G20 (TCFD) seront demandées aux entreprises. Selon l'ASIR, cela devrait entraîner des changements de comportement et fournir aux investisseurs une meilleure base pour leurs décisions de placement.

    • La demande de publication de données climatiques par les entreprises doit être soutenue, vu qu'il s'agit de la condition de base pour les décisions d'investissement. Cependant, cette démarche est encore loin d'initier une décarbonisation des investissements compatible avec l'Accord de Paris.

    Dans son document présentant le nouvel indice climatiquement efficace, PUBLICA elle-même explique que ses mesures de sous-pondération lui permettent d'influencer les entreprises à faible efficacité climatique plutôt que de les exclure. À l'avenir, cela devrait se faire dans le cadre de processus de dialogue visant à accroître leur compatibilité climatique.

     

    Le rapport d'engagement de l'ASIR 2019 montre que la mise en œuvre et l'efficacité de l'engagement ESG et climatique délégué au prestataire de services Sustainalytics auprès des entreprises mondiales concernées se sont améliorées par rapport à l'année précédente. Les institutions affiliées à l'ASIR pour l'exercice conjoint de l'engagement avaient présenté des objectifs spécifiques pour l'engagement dans 12 entreprises mondiales au cours de 2018 et 2019. Ces objectifs dans les domaines de la corruption, des dommages environnementaux, des droits de l'homme, des droits du travail et de la sécurité au travail ont été atteints et finalisés selon l'ASIR.

     

    Des processus d'engagement continuent à être actifs dans un grand nombre d'entreprises sur tous les continents. L'ASIR précise les informations pertinentes dans le rapport d'engagement de 2019 à l'Alliance climatique (avril 2020) comme suit. En 2019, 76 engagements étaient en cours, principalement dans les domaines de l'environnement (34 cas), des droits du travail (20 cas) et des droits de l'homme (16 cas).

     

    Dans le secteur du climat, l'ASIR, en collaboration avec Sustainalytics, a entamé un dialogue avec 20 grands producteurs mondiaux d'acier et de ciment à partir de 2018 pour aborder la transition climatique. Ce faisant, l'ASIR incite principalement ces entreprises à mesurer et à publier les risques climatiques conformément aux recommandations du Task Force on Climate-related Financial Disclosures des G20 (TCFD). Parmi les autres exigences figurent des objectifs de CO2 fondés sur des données scientifiques, des mesures concrètes et le suivi des progrès, ainsi qu'une politique climatique et une attitude cohérente envers leurs associations en ce qui concerne leurs activités de lobbying. Ce dialogue des actionnaires sera poursuivi.

    • En choisissant le secteur des producteurs d'acier et de ciment, l'ASIR s'est concentré sur une industrie où l'engagement a du sens : leur intensité en CO2 n'est que partiellement due à l'utilisation de combustibles fossiles, mais elle est néanmoins considérable. En fait, les émissions causées par la libération de CO2 du coke ou de la matière première minérale ne peuvent être réduites qu'à moyen terme, car la technologie doit encore être développée et industrialisée ; la pression des groupements d'investisseurs peut donc obliger les entreprises à suivre une voie de décarbonisation.
    • Dans ce domaine plus restreint, l'ASIR a, en l'état actuel des choses, apporté la preuve de son engagement.
    • Toutefois, dans le domaine des secteurs dépendant des combustibles fossiles, en particulier de l'énergie fossile (producteurs de combustibles fossiles, producteurs d'électricité et de chaleur qui en dépendent, et secteurs à forte intensité énergétique), il reste difficile de fournir des preuves de performance pour l'option d'engagement.
    • Cette option de dialogue des actionnaires a du sens si les modèles économiques des entreprises offrent des perspectives de décarbonisation en accord avec l'objectif de 1,5° de l'Accord de Paris sur le climat.
    • Des exigences précises, un champ d'application, des critères de mesure et des délais de désinvestissement en cas de non-respect doivent être définis pour un engagement ayant un impact sur le climat.
    • Sans une stratégie claire de décarbonisation avec une intégration ESG et climatique profonde dans le processus d'investissement des portefeuilles de titres des caisses de pension membres, et sans preuve de la performance de la politique d'engagement dans le domaine des risques climatiques particulièrement élevés des secteurs à forte intensité de CO2, l'approche de l'ASIR ne semble pas encore suffisamment au point.

    Situation avril 2020 :
    À la demande de l'Alliance climatique, l'ASIR informe qu'elle avait opté pour le secteur du ciment et de l'acier, étant donné que de nombreux investisseurs ciblent déjà le secteur de l'énergie et des Utilities (fournisseurs d'électricité). L'ASIR souhaite démontrer les progrès réalisés dans son engagement actuel avant de se consacrer à d'autres secteurs. Toutefois, ceci serait certainement une prochaine étape possible.

     

    Engagement via Inrate en Suisse
     
    Sur mandat de PUBLICA, Inrate AG mène des processus de dialogue avec diverses entreprises suisses. Dans une communication à l'Alliance climatique le climat (avril 2020), PUBLICA précise que les "produits et services verts", le "présentéisme", les "droits de l'homme", les "critères ESG dans le système de rémunération" et les "compétences du conseil d'administration" figurent parmi les sujets clés.

     

    Droits de vote

     

    PUBLICA exerce son droit de vote lors de plus de 200 assemblées générales des sociétés à l'étranger, qui sont classées comme problématiques selon les critères de l'ASIR. La liste est fournie par l'ASIR. Les droits de vote sont exercés par l'intermédiaire du prestataire de services Minerva ; en l'occurrence, les lignes directices de vote de son conseiller en matière de droits de vote en Suisse, Inrate, s'appliquent également à ces 200 sociétés étrangères. Elle publie maintenant son comportement de vote.

    • Cependant, en ce qui concerne l'axe d'action consistant à soutenir les propositions d'actionnaires favorables au climat, les critères de vote d'Inrate axés sur la Suisse se basent uniquement sur le critère de gouvernance (G) (point 4.16 des lignes directrices de vote d'Inrate) ; les critères E (environnement) et S (social) sont absents.
    • En fait, dans le cas de BP, elle était favorable à ce que la société soit autorisée à faire des dons aux partis et organisations politiques et à dépenser pour le lobbying politique ; PUBLICA a ainsi permis à BP de faire pression sur la Norvège, par exemple, pour qu'elle n'impose pas de restrictions sur le forage pétrolier dans l'Arctique.
    • Chez Equinor, elle a rejeté un certain nombre d'initiatives favorables au climat visant à fixer des objectifs d'intensité en CO2 et à mettre un terme à l'exploration de nouvelles sources et aux activités de production de combustibles fossiles en dehors de la Norvège.
    • Chez Exxon, elle était, après tout, favorable à ce que l'entreprise produise des rapports sur les dons politiques et le lobbying (climatique) politique. 
    • Dans le cas de Shell, elle a également été favorable au climat en soutenant une motion selon laquelle la société doit fixer des objectifs climatiques en accord avec l'Accord de Paris sur le climat.
    • Dans le cas de Chevron, elle a aussi soutenu les initiatives selon lesquelles l'entreprise doit préparer des rapports sur le lobbying climatique et sur les risques climatiques et ceux liés à l'expansion de la production de pétrole et de gaz naturel.
    En conclusion :
    • Jusqu'à présent (2020), PUBLICA a à peine voté en faveur du climat, mais plutôt contre.
    • La politique de droit de vote devrait par conséquent être étendue aux domaines E (environnement) et S (social) des critères ESG.

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    En automne 2018, PUBLICA présente les résultats de sa participation au test de compatibilité climatique de l'OFEV. Cette étude basée sur l'outil PACTA de la 2 Degree Investing Initiative a révélé que la Caisse que la caisse n'est pas sur la ligne cible d'un réchauffement de 2°C selon les trajectoires de réchauffement global de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), mais plutôt de 4 à 6°C. Toutefois, le rapport ne quantifiait pas l'empreinte CO2 et ne fournissait pas non plus d'information sur le risque financier lié au climat. Selon ce rapport, la Caisse a l'intention d'examiner son portefeuille à intervalles réguliers pour s'assurer de sa compatibilité climatique: "L’objectif est de standardiser l’établissement de rapports afin d’aider les établissements financiers lors de l’élaboration, de la définition et de la mise en œuvre des valeurs cibles dans la perspective de l’objectif climatique des 2° C et lors de la gestion des risques en lien avec la décarbonisation de l’économie."

     

    Le nouveau rapport 2019 sur les opportunités et les risques liés au climat est son premier reporting climatique complet. PUBLICA y publie pour 2018 et 2019 ses chiffres clés sur les émissions de CO2 conformément aux recommandations du TCFD à l'intention des investisseurs. Fin 2019, l'intensité moyenne pondérée en CO2eq des actions était inférieure de 8 % à celle de la fin de l'année précédente.

    • La publication de l'intensité en CO2 par rapport à la moyenne du marché mondial fait encore défaut. Cette mesure permet un positionnement direct dans le monde des investisseurs actifs au niveau mondial.

    Parallèlement à la mesure des émissions de CO2 financées, PUBLICA annonce dans le rapport les résultats de sa nouvelle analyse PACTA à la fin de l'année 2019. Son Investment Controller (selon le rapport annuel 2019 : PPCmetrics) est en charge de l'évaluation de la livraison annuelle des données PACTA. En résumé, les portefeuilles d'actions et d'obligations étaient toujours sur une trajectoire climatique d'au moins 3°C à la fin de 2019. En outre, son financement de l'électricité produite à partir d'énergies renouvelables était encore nettement inférieur à la trajectoire cible.

     

    En outre, son introduction de indice boursier climatiquement efficace pour les actions était basée sur des données de l'analyse de scénarios de MSCI-Carbon Delta. Celles-ci fournissent des informations sur les risques et opportunités climatiques futurs des entreprises du portefeuille.

    • Grâce à l'effet de pilotage futur basé sur les données de cette analyse de scénario et par le biais de l'indice PUBLICA qui en découle, une décarbonisation potentiellement importante pourrait se produire au moins au niveau du portefeuille d'actions (voir ci-dessous).
    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    Le nouvel indice climatiquement efficace est basé sur une analyse de scénario des quelque 9000 entreprises du portefeuille des actions. La notation des entreprises est basée sur les trois indicateurs prospectifs :

    1. Risques de transition liés au climat (risques réglementaires dus aux coûts de réduction des émissions de CO2).
    2. Opportunités de transition liées au climat (opportunités technologiques dues à la réduction des émissions de CO2).
    3. Risques et opportunités physiques (pertes et gains de production liés au climat en raison de conditions météorologiques extrêmes, de l'élévation du niveau de la mer, de la sécheresse).

    Les notations sont les mesures utilisées pour gérer la pondération des entreprises individuelles dans le portefeuille global d'actions. Les entreprises brunes qui dépendent des combustibles fossiles et/ou ont des émissions de gaz à effet de serre élevées sont sous-pondérées, tandis que les entreprises (vertes) qui sont susceptibles de sortir gagnantes de la prochaine transition énergétique sont surpondérées.

     

    On peut supposer que la mesure des risques physiques est indépendante de la transition énergétique ; de manière non spécifique au CO2, les entreprises ayant une bonne capacité d'adaptation au changement climatique sont favorisées par une surpondération, de sorte que cette mesure devrait être neutre en termes d'effet sur la protection du climat.

     

    Par contre, la sous-pondération des entreprises brunes et la surpondération des entreprises vertes se révèle potentiellement très efficace en termes de protection du climat.

     

    PUBLICA vise à avoir mis en place le nouvel indice dans l'ensemble de son portefeuille d'actions d'ici la fin 2021.

     

    L'indice climatiquement efficace a le potentiel de devenir un outil de gestion performant pour la décarbonisation de facto du portefeuille d'actions. Il intègre également la modularité ("scalability", approfondissement de l'impact) et l'adaptabilité (par exemple de la notation des entreprises aux évolutions futures de la mesure des risques CO2 des entreprises).

     

    Avec la communication à l'Alliance climatique (avril 2020) et à l'occasion de l'atelier avec le groupe d'assurés (juin 2020), mentionnés ci-dessous, PUBLICA apporte les précisions suivantes.

     

    Dans la simulation sur base de l'analyse de scénario du nouvel indice, pour la Suisse et le Japon, l'amélioration des chiffres clés par indicateur a été de 30 %. Pour toutes les autres régions (Amérique du Nord, Pacifique hors Japon, marchés émergents et Europe), l'amélioration a été de 50 % par indicateur. La mise en œuvre décidée de la nouvelle stratégie en matière d'actions permet de sous-pondérer des entreprises individuelles jusqu'à 25 % de leur pondération initiale ou de les surpondérer jusqu'à 200 % de leur pondération initiale, ce qui parait relativement élevé par rapport à d'autres indices.

     

    L'amélioration jusqu'à 50 % par chiffre clé est une caractéristique fixe du système de l'indice PUBLICA et indépendant

    des mesures de rééquilibrage périodiques. Il serait donc certain que ces objectifs seront atteint précisément à la fin de l'année 2021.

     

    La mise en œuvre résolue de la nouvelle stratégie en matière des actions permettra que le nouvel indice d'actions obtienne des résultats nettement supérieurs à ceux de l'indice initial dans trois indicateurs clés (moins de risques de transition, plus de possibilités de transition et moins de risques climatiques physiques ou plus d'opportunités).

     

    PUBLICA est d'avis qu'en termes de processus, l'intégration ne peut être plus profonde que par le biais de son indice d'efficacité climatique : elle définit l'univers (y compris les exclusions), elle définit les données qui doivent être utilisées par le fournisseur de l'indice, elle définit les mesures au sein de l'indice qui doivent être améliorées et de combien, elle fournit aux gestionnaires externes ce "customized PUBLICA Benchmark", qu'ils doivent mettre en œuvre sur la base de cettes règles, et elle exerce les droits de vote sur le fond des mêmes principes (depuis février 2020, également à l'étranger). De cette façon, elle peut donner un poids important aux questions qui lui sont importantes, et elle n'a pas besoin de s'appuyer sur un chiffre agrégé ESG général.

     

    Conclusion : étant donné que l'intensité en CO2 et l'évolution des émissions de CO2 sont particulièrement importantes pour les régions susmentionnées (Amérique du Nord, Pacifique hors Japon, marchés émergents et Europe) avec une amélioration de 50% par indicateur, on peut postuler une réduction potentielle du risque climatique et une décarbonisation parallèle de l'ensemble du portefeuille d'actions d'au moins un montant compris entre 30 et 50 %.

     

    À l'occasion de l'atélier avec la délégation du groupe des assurés mentionné ci-dessous, PUBLICA confirme que cette évaluation de l'Alliance climatique correspond également à ses attentes.

    • Actuellement, l'ampleur de la décarbonisation potentielle du portefeuille d'actions n'est pas encore déterminable.
    • De nature, l'outil de pilotage basé sur les trois indicateurs prospectifs mentionnés ci-dessus n'est pas directement basé sur les émissions actuelles de gaz à effet de serre des entreprises du portefeuille d'actions.
    • L'ampleur du virage brun-vert reste donc encore inconnue ; il manque une mesure officiellement communiquée pour le suivi futur du succès de la décarbonisation conformément à l'objectif de 1,5°C de l'Accord de Paris sur le climat. 
    • Par conséquent, PUBLICA devrait démontrer à ses assurés et au public suisse dans quelle mesure le nouvel indice climatique réduit les émissions de CO2 des actions, ceci en mesurant l'intensité en CO2 du portefeuille (sur la base des Scope 1, 2, und 3), ou bien elle devrait prouver que ses actions sont sur une trajectoire climatique dont l'augmentation de température ne dépasse pas 1,5 °C.
    • Une stratégie visant à décarboniser le portefeuille d'obligations fait toujours défaut.
    Situation juin 2020 :
    Selon une communication à l'Alliance climatique (mai 2020) et et lors d'un atelier avec une délégation du groupe des assurés PUBLICA DIVEST en juin 2020 (pour une description du groupe, voir "Dialogue entre les assurés et la Caisse" ci-dessous), les futurs rapports climatiques à partir de 2021 devraient également contenir des informations sur l'effet de l'indice climatiquement efficace.
    Comme PUBLICA n'a pas encore acquis suffisamment d'expérience de ces analyses et de la qualité de la base de données, aucune trajectoire cible n'a encore été définie.
    PUBLICA envisage également la mise en œuvre de stratégies respectueuses du climat dans les portefeuilles d'obligations d'entreprises dans le courant de 2020. Dans le domaine de l'immobilier suisse, des analyses approfondies portant sur la piste à suivre pour réduire les émissions de CO2 sont également en cours.
     

    ____________________

     

    Conclusion:

    Avec l'élimination des producteurs de charbon des portefeuilles d'actions et d'obligations en 2016, PUBLICA a déjà commencé à décarboniser ses investissements en 2016. Aujourd'hui, son volume d'investissement dans les secteurs "Oil and Gas" et "Power Capacity, Coal and Gas Power" peut être estimé comme étant inférieur d'un cinquième à celui du marché mondial - tant pour les actions que pour les obligations.

    En février 2020, avec l'introduction de l'indice climatiquement efficace pour les actions, elle s'est dotée d'un outil de pilotage potentiellement très efficace sur le plan climatique.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: Nettement mieux

    • Avec l'indice climatique innovateur, PUBLICA est sur la bonne voie pour une décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris de son portefeuille d'actions.
    • En fonction de l'ampleur du revirement brun-vert dans le portefeuille d'actions, la trajectoire cible peut être plus ou moins conforme à l'objectif de 1,5°C de l'Accord de Paris sur le climat. Dès que les mesures annoncées de l'empreinte carbone montreront une réduction substantielle, déjà réalisée et compatible avec l'Accord de Paris, et qu'une trajectoire de décarbonisation des portefeuilles de titres conforme à l'objectif de 1,5°C de l'Accord de Paris selon les critères du rating sera perceptible, l'Alliance climatique changera sa classification en vert.
    • Un engagement volontaire en faveur d'un objectif de décarbonisation mesurable à une date donnée et/ou un engagement en faveur d'une piste de décarbonisation à 1,5°C font encore défaut.
    • Une stratégie de décarbonisation des obligations fait toujours défaut.
    • Outre l'impact climatique, l'amélioration de la durabilité en général est nécessaire : une intégration ESG profonde et systématique par sélection/désélection ou sur/sous-pondération des entreprises dans les portefeuilles de titres sur la base de notations ESG fait toujours défaut.
    • Enfin, il manque toujours une prise d'influence entièrement positive pour le climat sur les entreprises étrangères, avec un Engagement et un exercice des droits de vote effectifs.

    Activités politiques

     

    Aucune activité politique du Conseil national ou du Conseil des Etats n'a pu être observée.

     

    Juillet 2019 : Le Conseil fédéral attend dans le cadre de son train de mesures destiné à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans l’administration fédérale aussi : "Les représentants de l’employeur auprès de la Commission de la caisse de pensions de la Confédération PUBLICA, désignés par le Conseil fédéral, sont tenus de demander que PUBLICA examine régulièrement dans quelle mesure ses placements s’inscrivent dans une démarche respectueuse du climat et publie le résultat de cet examen, pour la première fois fin 2020".

    Dialogue entre assuré-e-s et caisse

     

    2016: Recommandation de vote de l'Alliance climatique aux assuré-e-s lors des élections des délégués de l'Assemblé de PUBLICA. 70% des candidats aux élections pour le renouvellement de l’Assemblée sont favorables à ce que PUBLICA retire de son portefeuille d’ici 5 ans les investissements dans les entreprises du secteur de l’énergie n’ayant pas fait la transition vers un modèle d’affaire durable et orienté vers les énergies renouvelables. Les candidat-e-s recommandé-e-s par l'Alliance climatique ont été mieux élus que les personnes n'ayant pas participé ou pas recommandées.

     

    Groupe d'assurés PUBLICA DIVEST

     

    Juin 2018 : Le groupe PUBLICA DIVEST de 32 membres, constitué avec le soutien des assurés PUBLICA de retraites-sans-risques.ch, envoie une lettre à la Commission de la caisse de PUBLICA.

    Elle contient des questions sur la mesure et le reporting, la stratégie de gestion des risques climatiques, les critères d'exclusion, l'Investor's Engagement envers les entreprises et l'implication des bénéficiaires.

    Le groupe PUBLICA DIVEST est convaincu : "Le Conseil fédéral entend mettre en œuvre l'objectif international de réorientation des flux financiers par des mesures volontaires du secteur financier suisse. Nous pensons que la stratégie d'investissement de PUBLICA - la Caisse de la Confédération et la plus grande institution de prévoyance de Suisse - en tient encore trop peu compte. Nous attendons d'elle qu'elle joue un rôle beaucoup plus actif en tant que modèle au sein de la place financière suisse, conformément aux objectifs climatiques de la Confédération."

     

    Octobre 2018: Dans leur réponse et dans la lettre d'accompagnement, la Commission de la caisse et le directeur renvoient aux conclusions et aux mesures - publiées entre-temps sur le site Internet - qui résultent de la participation au test de compatibilité climatique de l'OFEV. (Pour l'évaluation de ces conclusions, voir le sous-chapitre "Climat-compatibilité des investissements" ci-dessus). PUBLICA offre aux personnes assurées intéressées la possibilité de recevoir d'autres informations de fond lors d'un atelier.

     

    PUBLICA informe que, en coopération avec le ThinkTank 2°Investing Initiative, elle examine actuellement la mesure des indicateurs pertinents sur la compatibilité climatique et les risques climatiques. La méthodologie sera basée sur les recommandations standard internationalement reconnues du Task Force for Climate Related Financial Disclosures (TCFD) des G20.

     

    PUBLICA indique que la question d'une stratégie pour l'inclusion des risques climatiques sera abordée dans le cadre du processus annuel d'analyse des risques ESG. Pour l'année 2018, le thème "Risques de transition liés au climat en rapport avec la production énergétique à partir d'énergies fossiles, en particulier le charbon" a été priorisé. (PUBLICA a publié les résultats sur son site web, voir le sous-chapitre "Climat-compatibilité climatique des investissements" ci-dessus). PUBLICA informe également sur sa perception des opportunités de transition en investissant davantage dans les infrastructures d'énergies renouvelables telles que les parcs éoliens et photovoltaïques.

     

    Pour les entreprises étrangères, PUBLICA soutient les "projets" de la SVVK-ASIR, dont PUBLICA est membre avec d'autres grandes caisses de pension, pour initier le "dialogue sur la problématique spécifique au climat". Il manque dans la réponse plus de détails sur les perspectives de succès et une évaluation de l'efficacité de l'Investor's Engagement" dans le secteur des énergies fossiles, qui comporte les risques financiers les plus importants pour le portefeuille.

    Des critères d'exclusion ne sont pas considérés comme une priorité. PUBLICA vise à ce que les données d'entreprise relatives au climat soient de meilleure qualité et aient une valeur plus informative. Cela aurait pour conséquence d'accroître la transparence de la stratégie commerciale des entreprises et de faire progresser leur évolution dans la gestion des risques climatiques.

     

    PUBLICA considère la liste d'exclusion Carbon Underground 200 des plus grandes compagnies de charbon, de pétrole et de gaz comme faisant références au passé, alors qu'elle s'appuie sur l'évaluation des développements positifs et négatifs des compagnies critiques. L'orientation vers des indices "ex fossil fuels" est actuellement peu prioritaire, car PUBLICA utilise des indices factoriels sur mesure. À l'heure actuelle, les facteurs ESG n'en font pas partie. PUBLICA estime que cet aspect pourrait être pris en compte dans le cadre d'une possible analyse planifiée afin d'inclure les facteurs ESG en plus des facteurs de risque existants.

     

    Juin 2019 : La délégation du groupe PUBLICA DIVEST soumet un nouveau document (en allemand) en préparation de l'atelier offert par PUBLICA en octobre 2018 (voir ci-dessus). Elle veut que PUBLICA démontre l'efficacité de l'engagement de son Investor's Engagement spécifiquement dans les secteurs très exposés au carbone, tels que la production d'électricité à partir du charbon ainsi que l'extraction de pétrole et de gaz naturel. D'autre part, elle propose que PUBLICA conçoive une stratégie climatique avec décarbonisation du portefeuille.

     

    Fin juin 2019 : La délégation de l'Alliance climatique remercie la direction et les représentants de l'Asset Management de PUBLICA pour la mise en place de cet atelier très instructif et pour l'échange ouvert et constructif. Elle résume sa position et les développements à venir selon PUBLICA dans une note de discussion (en allemand) relue par PUBLICA :

    • Le risque climatique atténuant la décarbonisation du portefeuille devrait être conçu sur le même plan que l'engagement,
    • L'engagement et la décarbonisation ne sont pas à considérer comme des opposés, mais comme une stratégie combinée,
    • La sous-pondération des positions problématiques devrait être de plus en plus poursuivie, ce qui réduit la sensibilité carbone du portefeuille via la décarbonisation, mais permet la poursuite de l'engagement,
    • Avec une exposition au CO2 plus faible et de bonnes perspectives de changement de modèle économique pour les entreprises (secteur de l'électricité, secteur automobile), l'engagement reste le premier choix,
    • C'est pourquoi l'Alliance climatique préconise la décarbonisation en tant que complément incontournable de l'engagement dans le domaine des énergies fossiles (combustibles fossiles, compagnies d'électricité). La planification et la mise en œuvre d'un processus de décarbonisation avec désinvestissement, sous-pondération et/ou une approche "Best-in-Class" devraient faire partie de la stratégie en matière de durabilité et de climat. Elle fait référence aux caisses de pension pionnières PKZH et LUPK.
    • L'Alliance climatique demande pourquoi PUBLICA, avec son poids sur le plan mondial, ne participe pas aux initiatives (appels) de l'IIGCC telles que le Climate Action 100+ ; cela exigerait peu d'efforts et serait rentable ; aucune coordination avec l'ASIR n'est nécessaire.

    PUBLICA informe,

    • de ses efforts conceptuels et provisoires de préparation de la base d'une éventuelle orientation ESG supplémentaire et d'une décarbonisation du portefeuille si nécessaire,
    • qu'elle est ouverte à communiquer des détails à la délégation de l'Alliance climatique si des concepts soutenus par les organes exécutifs de PUBLICA en sont disponibles.

    Lettre de 165 professeurs à PUBLICA

     

    165 professeurs et collaborateurs de l'ETH Zurich, de l'EPF Lausanne et des instituts du domaine de l'ETH assurés auprès de PUBLICA envoient une lettre (en allemand) à la Commission de la caisse PUBLICA. Ceci a été rendu possible grâce à l'initiative d'un membre PUBLICA du domaine de l'ETH.

     

    Les soussignés notent : «Fin 2014, plus de 400 grands investisseurs institutionnels, avec le «Global Investor Statement on Climate Change», ont appelé les politiciens à assurer un accord climatique fort à Paris (COP21). Plus les mesures efficaces à long terme pour prévenir les changements climatiques catastrophiques et promouvoir l'énergie propre font défaut, plus des mesures d'urgence seront inévitables plus tard - en mode crise mondiale. Sans une stratégie de prévention clairvoyante, les investissements et l'épargne-retraite réalisés aujourd'hui par des millions de citoyens sont menacés.»

     

    Les 165 personnalités estiment que les investissements de PUBLICA dans le secteur fossile d'environ CHF 800 millions représentent déjà un risque financier considérable : «Depuis l'entrée en vigueur de l'Accord de Paris sur le climat au plus tard, il est clair que la pression réglementaire des gouvernements va augmenter. En outre, le développement de la technologie dans le secteur des énergies renouvelables s'accélère. Enfin, la pression de la société civile continuera d'augmenter, notamment en raison de l'augmentation prévue des catastrophes climatiques. Une réduction significative de la valeur des entreprises opérant dans le secteur fossile est donc probable avant même que la législation efficace et les nouvelles technologies n'entraînent une baisse de la demande.»

     

    Les 165 signataires attendent donc de PUBLICA qu'elle retire les investissements des entreprises du secteur de l'énergie fossile et qu'elle utilise toutes les possibilités d'influence des entreprises restantes pour les conduire vers un avenir respectueux du climat.

     

    Octobre 2018: dans sa réponse (en allemand) PUBLICA confirme qu'elle considère la prise en compte des risques climatiques comme faisant partie de son devoir fiduciaire de diligence. Elle souhaite participer à la transition des énergies fossiles aux énergies renouvelables, mais l'exclusion (après la production de charbon) d'autres entreprises d'énergie fossile ne serait pertinente que si les plus grands États mettaient effectivement en œuvre leurs engagements en matière de réduction des émissions de CO2 conformément à l'Accord de Paris sur le climat.

     

  • BVK Caisse du canton de Zurich

     

    Les détails figurent dans la section de la Suisse alémanique ici

  • CP UBS, CPM Migros, Bâloise, CFF, PKZH, ASGA

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    Saut à la fin de ce bloc - au début du bloc suivant

    Caisse de pension d'UBS

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    Avec un volume d'investissement de plus de 25 milliards de francs, la caisse de pension d'UBS (CP UBS) est environ la cinquième institution de prévoyance professionelle de Suisse.

     

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    La CP UBS ne tient pas de site Internet propre et n'est donc pas transparente pour le public. Par conséquent, elle n'est pas transparente au grand public. Seul le rapport de gestion 2018 est accessible sur le site de la société mère. Il montre qu'aucun critère de durabilité ou d'ESG (Environnement, Social, Governance) n'est pris en compte.

    • Mi-2019, le Conseil fédéral a créé un groupe de travail "Finance durable". Il se réfère aux obligations internationales de la Suisse dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat et des objectifs de développement durable de l'ONU (Agenda 2030). Les efforts visent à conclure des accords sectoriels, qui devraient notamment accroître la transparence quant à l'orientation durable des acteurs et comment ils se positionnent en conséquence.
    • En conséquence, la CP UBS devrait réfléchir à la manière dont elle présentera à l'avenir de manière transparente au public l'impact social global de leur politique de placement, et notamment si et comment elle tient compte des risques ESG et climatiques, ou pourquoi pas.
    • De même, dans un premier temps, elle devrait élaborer et communiquer les principes d'une politique de durabilité/ESG visant à intervenir de manière exhaustive et durable dans les décisions prises dans le cadre du processus d'investissement proprement dit.
    • Elle devrait décider des mesures concrètes qu'elle veut demander aux gestionnaires de la fortune afin qu'ils appliquent un filtre ESG exhaustif lors de la sélection des entreprises dans le processus d'investissement et/ou procèdent à un rééquilibrage substantiel basé sur les critères ESG.
    • Lors de la sélection des fonds, il faudrait avoir à disposition ou obtenir, sur toutes les entreprises investies, des données complètes de rating ESG et d'intensité de CO2 afin de pouvoir faire usage de produits présentant la meilleure durabilité et un profil risque/rendement optimal.

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    La CP UBS ne dispose pas d'une stratégie publique pour aborder la question du changement climatique qui a un impact sur sa politique d'investissement.

    • L'ASIP, l'association suisse des institutions de prévoyance, recommande dans ses directives de placement (juillet 2018, traduction de l’allemand) : "Les risques ESG et les risques climatiques … font partie des risques économiques et doivent être analysés en conséquence dans le cadre de la définition de la stratégie d'investissement".
    • Son obligation fiduciaire envers ses assurés impose à la caisse de pension d'UBS de définir les mesures qu'elle entend prendre pour contrer ces risques et de les communiquer au public.​

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    La CP UBS n'a pas encore pris de mesures pour décarboniser le portefeuille.

     

    Adhésion à des associations de développement durable


    Selon la liste des membres de l'Institutional Investors Group on Climate Change (IIGCC), UBS Pension Fund a rejoint cette coalition d'investisseurs engagés à travailler ensemble pour lutter contre le changement climatique et construire un avenir pauvre en carbone.

     

    Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    Le Caisse de pension UBS manque d'une politique publique en matière de dialogue (engagement) avec les entreprises investies à l'étranger dans le domaine ESG.

     

    Aucun droit de vote n'est exercé dans les entreprises (fossiles) à l'étranger.

     

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    La CP UBS n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

    ____________________

     

    Conclusion:

    La Caisse de pension d'UBS n'est pas transparente; elle est encore loin de rendre ses investissements respectueux du climat.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: dans l`obscurité​

    En tant que plus grande banque de Suisse, UBS a commencé à se préoccuper de la durabilité dans ses activités d'investissement et de financement. Elle a également publié une stratégie climatique.

    • Cependant, dans le cas de sa propre caisse de pension en Suisse, le public ne dispose d'aucune information sur la prise en compte de la durabilité et de la compatibilité climatique.​
    • Compte tenu du poids de la CP UBS et des progrès réalisés par ses homologues, elle devrait aborder la question de la durabilité et de la gestion des risques financiers liés au climat - entendues comme l'intégration holistique de notations ESG dans le processus de sélection des titres.
    • Des travaux préparatoires devraient concevoir un engagement ESG et climatique efficace avec les entreprises concernées ainsi qu'une restructuration du portefeuille dans le même sens.
    • En particulier, la Caisse devrait appliquer et surveiller de manière proactive l'intégration effective des critères ESG dans le processus d'investissement par ses gestionnaires d'actifs - ou bien sélectionner des fonds dont il est prouvé qu'ils sont construits selon des critères ESG et de réduction de CO2 de grande portée.

    Caisse de pension Migros CPM

     

    Vous trouverez les détails de la CPM, la première caisse de pension durable de droit privé, sous la rubrique "Pionniers".

    Bâloise

    Fondations collectives pour la prévoyance professionelle

     

    Vous trouverez les détails sur la Bâloise, la première institution d'assurance durable dans le domaine de la prévoyance professionnelle, ici sous la rubrique "Pionniers" dans la section Suisse alémanique ici

    Caisse de pension CFF

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    Avec un volume d'investissement de plus de 17 milliards de francs suisses, la caisse de pension CFF est environ la huitième institution de prévoyance professionelle en Suisse.

     

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    La CP CFF a une politique générale de durabilité qui est intégrée dans sa politique de placement.

     

    Elle est membre de l'Association suisse pour des investissements responsables (ASIR) qui s'avoue aux critères de durabilité (Environmental, Social, Governance ESG).

     

    Par l'application des critères de l'ASIR, la CP CFF exclut quelques producteurs d'armes nucléaires, de mines antipersonnel et d'armes à sous-munitions.

    • Cependant, sa politique de durabilité manque de déclarations sur des objectifs qui amélioreront continuellement l'impact de leur investissement responsable au niveau du portefeuille.
    • Il manque de transparence quant à savoir si et dans quelle mesure elle préfère les entreprises qui sont durables selon les critères ESG généralement acceptés, et si et dans quelle mesure elle réduit le nombre d'entreprises dans l'univers d'investissement en s'abstenant de ou en sous-pondérant les entreprises qui n'opèrent pas de manière durable.
    • La question de savoir si son investissement responsable a un effet positif significatif par rapport à la pratique conventionnelle reste donc opaque.
    • Mi-2019, le Conseil fédéral a créé un groupe de travail "Finance durable". Il se réfère aux obligations internationales de la Suisse dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat et des objectifs de développement durable de l'ONU (Agenda 2030). Les efforts visent à conclure des accords sectoriels, qui devraient notamment accroître la transparence quant à l'orientation durable des acteurs et comment ils se positionnent en conséquence.
    • L'impact de sa politique de durabilité sur l'ensemble de la société devrait être renforcé par une pratique qui intervient de manière globale et durable dans les décisions prises dans le cadre du processus d'investissement proprement dit.
    • La CP CFF n'a pas encore indiqué quelles autres mesures concrètes elle entend demander, dans le processus d'investissement, aux gestionnaires de fortune pour qu'ils appliquent un filtre ESG exhaustif lors de la sélection des entreprises et/ou procèdent à un rééquilibrage substantiel basé sur les critères ESG.
    • Lors de la sélection des fonds, il faudrait avoir à disposition ou obtenir, sur toutes les entreprises investies, des données complètes de rating ESG et d'intensité de CO2 afin de pouvoir faire usage de produits présentant la meilleure durabilité et un profil risque/rendement optimal.
    Situation avril 2020 :
    À la demande de l'Alliance climatique, la caisse de pension CFF annonce que des discussions internes ont lieu actuellement sur l'élargissement de la politique actuelle en matière de durabilité.
     

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    En tant que membre de l'ASIR, la CP CFF considère également le changement climatique comme faisant partie de ses critères de durabilité depuis le début de l'année 2019. En ce qui concerne sa politique d'investissement, cependant, elle ne dispose pas de stratégie publique propre pour faire face au changement climatique.

     

    L'ASIR reconnaît dans le rapport d'engagement 2018, que celui-ci "entraîne des effets à moyen terme sur les entreprises et les investisseurs". L' ASIR "conseille également ses membres dans l’analyse des opportunités et des risques financiers liés au changement climatique et évalue les objectifs adoptés par la communauté internationale".

     

    Dans sa Prise de position sur l'Accord de Paris sur le climat (mars 2019), l'ASIR reconnaît qu'il s'agit là d'une base normative pour les mesures à prendre par la suite de la signature par la Suisse. Elle affirme : " Le changement climatique agit comme un facteur de risque sur le maintien de la valeur des investissements".

    • La prise de position de l'ASIR sur l'Accord de Paris sur le climat est un pas en avant dans le bon sens ; bien qu'aucune recommandation n'ait été formulée concernant les impacts climatiques, il y a au moins des pistes d'action possibles énumérées à l'attention de ses membres. L'ASIR considère une stratégie définie par l'organe suprême et sa mise en œuvre comme une option possible une fois "qu’un débat actif sur les risques et opportunités liés au climat pour les placements de capitaux" a eu lieu. Elle déclare également qu'il "peut être judicieux de communiquer aux bénéficiaires la stratégie adoptée et sa mise en œuvre".
    • Outre l'objection selon laquelle le désinvestissement n'a pas d'effet sur le climat, car les titres ne passent qu'à d'autres mains, la prise de position fait aussi état de ce fait : "Néanmoins, la vente d'actions, d'obligations ou d'autres placements peut donner un signal ou avoir un sens aux fins de la gestion des risques."
    • Bien qu'elle soit formulé de façon apprivoisée, l'option d'évaluer de manière critique les augmentations de capital des entreprises constitue un autre point positif : "Une injection de capital dans des entreprises engendrant de fortes émissions de CO2 qui ne sont pas prêtes à intégrer d’éventuelles répercussions du changement climatique sur le modèle commercial peut faire l'objet d'un examen critique."
    • Enfin, il convient de saluer l'option de l'ASIR d'investir de manière ciblée dans des actions, des obligations et d'autres placements qui sont propices au climat.​

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    Jusqu'à présent, la caisse de pension CFF n'a pris aucune mesure pour décarboniser son portefeuille.

    • En tant que membre de l'ASIR, elle est maintenant appelée à donner suite aux recommandations de celui-ci sur l'atténuation des risques et à adopter de premières mesures pour décarboniser son portefeuille.

    Adhésion à des associations de développement durable

     

    L'ASIR, dont la CP CFF est membre, est pour sa part membre de Climate Action 100+ et de Swiss Sustainable Finance.

     

    Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    Engagement

     

    En tant que membre de l'ASIR, la CP CFF vise le respect des critères ESG avant tout par le dialogue (engagement) avec les entreprises dans lesquelles elle investit. Les exclusions d'entreprises ne sont acceptées qu'en dernier recours si le processus d'engagement est inefficace.

     

    En ce qui concerne les risques financiers liés au climat, l'avis de l'ASIR sur l'Accord de Paris sur le climat se concentre principalement sur le dialogue avec les entreprises investies. L'ASIR veut le faire conjointement pour ses membres. Tout d'abord, des informations transparentes sur les opportunités et les risques du modèle commercial et sur les risques financiers liés au climat, basées sur les recommandations du Task Force on Climate-related Financial Disclosures des G20 (TCFD) seront demandées aux entreprises. Selon l'ASIR, cela devrait entraîner des changements de comportement et fournir aux investisseurs une meilleure base pour leurs décisions de placement.

    • La demande de publication de données climatiques par les entreprises doit être soutenue, vu qu'il s'agit de la condition de base pour les décisions d'investissement. Cependant, cette démarche est encore loin d'initier une décarbonisation des investissements compatible avec l'Accord de Paris. 

    Le rapport d'engagement de l'ASIR 2019 montre que la mise en œuvre et l'efficacité de l'engagement ESG et climatique délégué au prestataire de services Sustainalytics auprès des entreprises mondiales concernées se sont améliorées par rapport à l'année précédente. Les institutions affiliées à l'ASIR pour l'exercice conjoint de l'engagement avaient présenté des objectifs spécifiques pour l'engagement dans 12 entreprises mondiales au cours de 2018 et 2019. Ces objectifs dans les domaines de la corruption, des dommages environnementaux, des droits de l'homme, des droits du travail et de la sécurité au travail ont été atteints et finalisés selon l'ASIR.

     

    Des processus d'engagement continuent à être actifs dans un grand nombre d'entreprises sur tous les continents. L'ASIR précise les informations pertinentes dans le rapport d'engagement de 2019 à l'Alliance climatique (avril 2020) comme suit. En 2019, 76 engagements étaient en cours, principalement dans les domaines de l'environnement (34 cas), des droits du travail (20 cas) et des droits de l'homme (16 cas).

     

    Dans le secteur du climat, l'ASIR, en collaboration avec Sustainalytics, a entamé un dialogue avec 20 grands producteurs mondiaux d'acier et de ciment à partir de 2018 pour aborder la transition climatique. Ce faisant, l'ASIR incite principalement ces entreprises à mesurer et à publier les risques climatiques conformément aux recommandations du Task Force on Climate-related Financial Disclosures des G20 (TCFD). Parmi les autres exigences figurent des objectifs de CO2 fondés sur des données scientifiques, des mesures concrètes et le suivi des progrès, ainsi qu'une politique climatique et une attitude cohérente envers leurs associations en ce qui concerne leurs activités de lobbying. Ce dialogue des actionnaires sera poursuivi.

    • En choisissant le secteur des producteurs d'acier et de ciment, l'ASIR s'est concentré sur une industrie où l'engagement a du sens : leur intensité en CO2 n'est que partiellement due à l'utilisation de combustibles fossiles, mais elle est néanmoins considérable. En fait, les émissions causées par la libération de CO2 du coke ou de la matière première minérale ne peuvent être réduites qu'à moyen terme, car la technologie doit encore être développée et industrialisée ; la pression des groupements d'investisseurs peut donc obliger les entreprises à suivre une voie de décarbonisation.
    • Dans ce domaine plus restreint, l'ASIR a, en l'état actuel des choses, apporté la preuve de son engagement.
    • Toutefois, dans le domaine des secteurs dépendant des combustibles fossiles, en particulier de l'énergie fossile (producteurs de combustibles fossiles, producteurs d'électricité et de chaleur qui en dépendent, et secteurs à forte intensité énergétique), il reste difficile de fournir des preuves de performance pour l'option d'engagement.
    • Cette option de dialogue des actionnaires a du sens si les modèles économiques des entreprises offrent des perspectives de décarbonisation en accord avec l'objectif de 1,5° de l'Accord de Paris sur le climat.
    • Des exigences précises, un champ d'application, des critères de mesure et des délais de désinvestissement en cas de non-respect doivent être définis pour un engagement ayant un impact sur le climat.
    • Sans une stratégie claire de décarbonisation avec une intégration ESG et climatique profonde dans le processus d'investissement des portefeuilles de titres des caisses de pension membres, et sans preuve de la performance de la politique d'engagement dans le domaine des risques climatiques particulièrement élevés des secteurs à forte intensité de CO2, l'approche de l'ASIR ne semble pas encore suffisamment au point.

    Situation avril 2020 :
    À la demande de l'Alliance climatique, l'ASIR informe qu'elle avait opté pour le secteur du ciment et de l'acier, étant donné que de nombreux investisseurs ciblent déjà le secteur de l'énergie et des Utilities (fournisseurs d'électricité). L'ASIR souhaite démontrer les progrès réalisés dans son engagement actuel avant de se consacrer à d'autres secteurs. Toutefois, ceci serait certainement une prochaine étape possible.

     

    Droits de vote

     

    La CP CFF exerce ses droits de vote conformément à sa politique de vote, mais uniquement sur la base de critères de gouvernance (le G de ESG), et non sur la base d'exigences ESG comprises de manière globale. Comme le montre le rapport sur l'exercice de ses droits de vote, elle les exerce également avec des entreprises fossiles étrangères. Elle les met en œuvre via les services de l'ISS (International Shareholder Services) et rend compte de manière transparente des objectifs et des résultats.

    • Toutefois, le Proxy Advisor ISS nourrit des doutes quant au sérieux avec lequel il formule ses recommandations aux actionnaires en ce qui concerne un vote compatible avec les exigences climatiques. En automne 2019, ISS a recommandé le rejet d'une résolution d'actionnaires contre les activités de lobbying néfastes pour le climat du groupe BHP (charbon, pétrole et gaz). Conformément à sa politique de vote basée uniquement sur la gouvernance, la CP CFF a également rejeté cette motion favorable au climat, comme le montre le rapport.
    • Dans le cas de BP, la Caisse a seulement soutenu la résolution de Climate Action 100+ visant un rapport sur la compatibilité du modèle d'entreprise avec les objectifs de l'Accord de Paris sur le climat, mais a rejeté la demande que BP fixe des objectifs concrets pour sa compatibilité avec cet accord.
    • Chez Chevron, elle n'a voté que pour la préparation d'un rapport sur les plans de réduction de l'empreinte du CO2 conformément à l'Accord de Paris, mais pas pour la création d'un "Environmental Issue Board Committee".
    • Chez Exxon, la CP CFF n'a soutenu que la résolution pour le reporting des paiements aux politiciens et des dépenses de lobbying, mais pas pour la création d'un "Environmental/Social Issue Board Committee".
    • Dans le cas de Shell, la CP CFF a rejeté la demande selon laquelle l'entreprise doit établir et publier des objectifs de réduction de CO2, agissant ainsi de manière négative pour le climat. 
    En résumé :
    • La politique des droits de vote de la CP CFF devrait être étendue à l'E (environnement) et au S (social).
    Situation avril 2020 :

    Avec la communication susmentionnée à l'Alliance climatique, la caisse de pension CFF fournit des informations sur sa nouvelle politique en matière de droits de vote 2020 (en allemand). Cela signifie qu'à l'avenir, elle inclura également la durabilité, la responsabilité environnementale et sociale dans ses décisions sur le comportement de vote. En outre, la publication des données par les entreprises conformément à la Task Force on Climate-related Financial Disclosures der G20 (TCFD) du G20 sera encouragée.

     

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    La CP CFF n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

    • Par conséquent, il manque encore une stratégie de décarbonisation du portefeuille ; un élément central devrait être la sortie des entreprises de combustibles fossiles qui ne sont pas passées à un modèle commercial durable axé sur les énergies renouvelables.

    ____________________

     

    Conclusion:

    Une stratégie climatique visant à décarboniser le portefeuille et à abandonner les entreprises fossiles qui n'ont pas opté pour un modèle économique durable basé sur les énergies renouvelables fait toujours défaut. En conséquence, la CP CFF est encore loin d'être respectueuse du climat.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: légèrement mieux

    • La caisse de pension CFF exerce ses droits de vote à l'étranger, y compris dans les entreprises fossiles, et rend compte en toute transparence de son comportement de vote. ​Toutefois, son soutien aux propositions de véritables objectifs de décarbonisation est encore insuffisant, de sorte que la politique de vote devrait être pleinement alignée sur les critères ESG. 
    • Compte tenu du poids de la CP CFF et des progrès réalisés par ses homologues, elle devrait aborder la question de la durabilité et de la gestion des risques financiers liés au climat - entendues comme l'intégration holistique de notations ESG dans le processus de sélection des titres.
    • Des travaux préparatoires devraient concevoir un engagement ESG et climatique efficace avec les entreprises concernées ainsi qu'une restructuration du portefeuille dans le même sens.
    • En particulier, la Caisse devrait appliquer et surveiller de manière proactive l'intégration effective des critères ESG dans le processus d'investissement par ses gestionnaires d'actifs - ou bien sélectionner des fonds dont il est prouvé qu'ils sont construits selon des critères ESG et de réduction de CO2 de grande portée.

    Pensionskasse der Stadt Zürich PKZH

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    Avec un volume d'investissement d'à peu près 17 milliards de francs suisses, la caisse de pension PKZH de la ville de Zurich est environ la neuvième institution de prévoyance professionelle en Suisse.

     

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    La PKZH applique une stratégie générale de durabilité qui est intégrée dans sa politique de placement.

     

    Elle exclut les entreprises impliquées dans la production, le stockage et la distribution de bombes à sous-munitions, de mines antipersonnel, d'armes chimiques et biologiques et d'armes nucléaires. Elle exclut également les pollueurs les plus graves, les violateurs des droits de l'homme et les sociétés les plus corrompues. Une liste complète des entreprises exclues est mise à la disposition du public.

     

    La Caisse veut également mettre en œuvre des approches d'intégration ciblées. Ainsi, elle veille à ce que, dans le cas des avoirs gérés activement, l'attention nécessaire soit accordée non seulement aux risques financiers, mais aussi aux risques de durabilité.

     

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    La PKZH surveille les effets du changement climatique sur son portefeuille depuis 2017. Cela a été établi dans le règlement de placement (art. 11, al. 7) : "La PKZH met en œuvre une stratégie low carbon pour diversifier, pour une partie de ses actifs, les risques spécifiques et significatifs liés au climat ".
     
    Depuis novembre 2018, la PKZH reconnaît explicitement que le risque financier lié au climat fait partie de son devoir fiduciaire de diligence. Elle est la première caisse de retraite en Suisse à publier une stratégie climatique exhaustive et publie un concept de mise en œuvre détaillé.
     

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    En 2018, PKZH a décidé, pour des raisons économiques, d'exclure du portefeuille de ses actions mondiales tous les producteurs de charbon et tous les fournisseurs d'électricité détenant une part de 66 % ou plus de l'électricité produite à partir du charbon.
     

    Selon une communication de la PKZH à l'Alliance climatique (avril 2020), la première étape de la stratégie climatique a été achevée en novembre 2019, comme prévu dans le concept de mise en œuvre (y compris l'exclusion de toutes les entreprises ayant des réserves de charbon équilibrées, la sous-pondération des entreprises à forte intensité de CO2 et la sous-pondération des secteurs de l'énergie, des producteurs d'électricité, des matières premières et des transports).

     

    Adhésion à des associations de développement durable

     

    La PKZH est membre de l'ETHOS Engagement Pool Suisse.
     
    La Caisse a également signé les UN Principles for Responsible Investment et s'engage ainsi à prendre en compte les critères ESG (environnementaux, sociaux, de gouvernance) dans sa politique de placement et à établir des rapports en conséquence.
     
    Elle a annoncé la signature du Montreal Carbon Pledge, s'engageant à mesurer et à publier régulièrement son empreinte carbone.
     
    Elle a également annoncé son adhésion à la Portfolio Decarbonisation Coalition, qui vise à réduire les émissions de CO2 au global des portefeuilles de ses membres.

     

    Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    Par l'intermédiaire de son prestataire de services d'engagement, Hermes Equity Ownership Services, PKZH participe activement aux activités d'engagement de la Climate Action 100+ des grands investisseurs mondiaux, qui cible les 100 plus grands émetteurs de gaz à effet de serre. Son plan est de " travailler avec les entreprises dans lesquelles nous investissons pour s'assurer qu'elles minimisent et publient les risques, et qu'elles maximisent les opportunités offertes par le changement climatique et la politique climatique ".
     
    Elle a un partenaire dans Hermes Equity Ownership Services, qui, sur la base de ses participations en actions et obligations d'entreprises, est responsable à la fois de l'engagement et de l'exercice des droits de vote dans les entreprises étrangères.
    A l'étranger, la PKZH vote sur 300 entreprises d'Europe, des Etats-Unis et d'Asie (lignes directrices pour l'exercice des droits de vote), principalement dans le domaine de la gouvernance (G de ESG), mais aussi sur les questions E et S.
     
    Le rapport 2018 de Hermes Equity Ownership montre que la PKZH est impliquée, dans le domaine de l'impact climatique, dans les activités de la Climate Action 100+, comme mentionné ci-dessus.
     

    Selon le concept de mise en œuvre de la stratégie climatique publié en novembre 2018 (page 12), la PKZH s'engage à mener un dialogue avec les entreprises critiques "de manière aussi contraignante que possible" et à "exiger un haut niveau de transparence de la part des consultants". Elle veut se concentrer sur l'influence des entreprises des secteurs à forte intensité de CO2 afin qu'elles réduisent leurs émissions de CO2.

     

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    Selon le concept de mise en œuvre (p. 52) , la Caisse veut mesurer et publier chaque année l'empreinte carbone de son portefeuille d'actions..Comme les leaders durables et soucieux du climat que sont les fonds de pension NEST et LUPK (voir ci-dessus), la PKZH mesure non seulement les émissions "internes" de gaz à effet de serre du Scope1 et 2, mais aussi celles du Scope 3 - c'est-à-dire de la chaîne d'approvisionnement en amont et des consommateurs en aval.

     

    En outre, une analyse de scénario de 2°C similaire au test de compatibilité climatique de l'OFEV devrait être effectuée périodiquement.

     

    La PKZH travaille sur un rapport d'empreinte CO2, qui devrait être publié pour la première fois au cours de l'année 2020 et qui montrera la réduction de CO2 dans le portefeuille d'actions à ce jour. Il est prévu qu'ensuite, l'évolution de l'empreinte du portefeuille fasse l'objet d'un rapport annuel (communication à l'Alliance climatique, avril 2020).

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    Dans le cadre de sa stratégie climatique, la PKZH s'est fixé pour objectif de réduire l'empreinte carbone de son portefeuille d'actions à un niveau inférieur de 50 % à la moyenne mondiale de 2016 d'ici 2024 (Benchmark: MSCI-All Country World Index, MSCI-ACWI, daté 2016). Pour atteindre cet objectif, premièrement, les secteurs fortement dépendants des combustibles fossiles, en particulier les producteurs de pétrole et de gaz naturel et les fournisseurs d'électricité fossile, seront sous-pondérés au profit des autres secteurs moins bruns. Deuxièmement, les entreprises des secteurs exposés au CO2 dont l'intensité en CO2 dépasse un seuil défini seront successivement sous-pondérées dans le portefeuille en fonction de leur intensité en émissions et remplacées par des investissements plus verts.

     

    Selon les informations fournies par la PKZH dans la communication susmentionnée d'avril 2020, elle renforcera de plus en plus la sous-pondération sectorielle des secteurs de l'énergie, des producteurs d'électricité, des matières premières et des transports au cours des prochaines années. Elle annonce également que dans une prochaine étape, elle envisagera d'intégrer la stratégie climatique dans les obligations.

     

    ____________________

     

    Conclusion:

    Avec l'élimination des producteurs de charbon et des centrales électriques au charbon des portefeuilles d'actions, la PKZH a pris un bon départ dans la décarbonisation des investissements. Le fait qu'elle se soit fixé comme objectif de réduire substantiellement son empreinte carbone d'ici cinq ans fait d'elle une pionnière dans la planification d'une décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: nettement mieux

    • Parmi les caisses de pension les plus importants en termes de volume d'investissement, la PKZH, avec la LUPK et la CPM, est actuellement l'un des trois premières institutions de prévoyance publiques en Suisse en termes d'engagement dans une stratégie climatique avec un plan de décarbonisation.
    • Un concept pour la décarbonisation des obligations en temps utile est encore en attente.
    • Dès que les mesures annoncées de l'empreinte carbone montreront une réduction substantielle, déjà réalisée et compatible avec l'Accord de Paris, et qu'une trajectoire de décarbonisation des portefeuilles de titres conforme à l'objectif de 1,5°C de l'Accord de Paris selon les critères du rating sera perceptible, l'Alliance climatique changera sa classification en vert.

    ASGA Pensionskasse

    Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

  • CP Credit Suisse, Poste, Institution supplétive LPP, Fondation collective Vita, CPB/BPK, Novartis, CPEG, PKBS, CPEV, Helvetia

     

    Faites défiler vers le bas pour l'institution que vous recherchez

    Saut à la fin de ce bloc - au début du bloc suivant

    Caisse de pension du Credit Suisse Group (Suisse)

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    La Caisse de pensions du Crédit Suisse (CS), avec un volume d'investissement d'environ 17 milliards de francs suisses, est à peu près la onzième institution de prévoyance professionelle en Suisse.

     

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    Selon le nouveau rapport annuel 2019 (en allemand), la caisse de pension du Credit Suisse considère que l'investissement durable et la prise en compte des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) sont importants. Depuis juin 2019, elle a adopté une politique de durabilité qui est décrite plus en détail dans le règlement de placement (en allemand). Elle maintient une liste d'exclusion basée sur les recommandations de l'ASIR. Ainsi, elle exclut quelques producteurs d'armes nucléaires, de mines antipersonnel et de bombes à sous-munitions.

    • Toutefois, sa politique de durabilité manque de déclarations sur les objectifs qui améliorent continuellement l'efficacité de son investissement responsable au niveau du portefeuille.
    • La Caisse n'a pas encore publié dans le cadre de la nouvelle intention de prendre en compte les critères ESG si et comment elle entend intervenir de manière exhaustive et durable dans les décisions prises au sein du processus de placement proprement dit.
    • La question de savoir si son investissement responsable a un effet positif significatif par rapport à la pratique conventionnelle reste donc opaque.
    • Mi-2019, le Conseil fédéral a créé un groupe de travail "Finance durable". Il se réfère aux obligations internationales de la Suisse dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat et des objectifs de développement durable de l'ONU (Agenda 2030). Les efforts visent à conclure des accords sectoriels, qui devraient notamment accroître la transparence quant à l'orientation durable des acteurs et comment ils se positionnent en conséquence.
    • En conséquence, la Caisse devrait réfléchir à la manière dont elle présentera à l'avenir de manière transparente au public l'impact social global de leur politique de placement, et notamment si et comment elle tient compte des risques ESG et climatiques, ou pourquoi pas.
    • De même, dans un premier temps, elle devrait élaborer et communiquer les principes d'une politique de durabilité/ESG visant à intervenir de manière exhaustive et durable dans les décisions prises dans le cadre du processus d'investissement proprement dit.
    Situation avril 2020 :

    Lors d'une discussion avec l'Alliance climatique (avril 2020), la Caisse a indiqué que des données internes sur la notation ESG et l'intensité en CO2 des entreprises investies sont disponibles. Comme le montre également le rapport annuel 2019 et le règlement de placement, un comité ESG nouvellement créé a été chargé des travaux sur la durabilité.

     

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    La CP Crédit Suisse ne dispose pas d'une stratégie publique pour aborder la question du changement climatique qui a un impact sur sa politique d'investissement.

    • L'ASIP, l'association suisse des institutions de prévoyance, recommande dans ses directives de placement (juillet 2018, traduction de l’allemand) : "Les risques ESG et les risques climatiques … font partie des risques économiques et doivent être analysés en conséquence dans le cadre de la définition de la stratégie d'investissement".
    • Son obligation fiduciaire envers ses assurés impose à la caisse de pension du CS de définir les mesures qu'elle entend prendre pour contrer ces risques et de les communiquer au public.​

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    La CP CS n'a pas encore pris de mesures pour décarboniser le portefeuille.

     

    Adhésion à des associations de développement durable


    Lors de ladite entrevue avec l'Alliance climatique (avril 2020), la Caisse rappelle que Crédit Suisse, employeur de ses assurés, est membre de Swiss Sustainable Finance.

     

    Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    Dans le cadre de la nouvelle politique de durabilité de juillet 2020, la caisse de pension du Credit Suisse Group a publié une politique sur le dialogue en matière d'ESG avec les entreprises investies à l'étranger. Elle veut coopérer avec le prestataire de services EOS at Federated Hermes.

    • EOS at Federated Hermes (anciennement Hermes Equity Ownership Services) est un prestataire de services mondiaux de haute qualité et performance ESG.
    • Il reste à voir si et dans quelle mesure la Caisse utilisera cette offre de manière cohérente et respectueuse du climat.

    La Caisse exerce ses droits de vote par l'intermédiaire du prestataire de services ISS et publie son comportement de vote. Selon le rapport annuel 2019, l'extension de la politique actuelle en matière de droits de vote à environ 300 entreprises dans d'autres pays européens est en cours. Lors de la discussion susmentionnée avec l'Alliance climatique (avril 2020), la Caisse informe que sa commission ESG avait élaboré une politique de vote.

    • Comme le montre l'état du rapport juillet 2020, la Caisse a participé à des votes concernant le climat dans deux compagnies pétrolières et gazières en Europe depuis le début de l'année. 
    • Elle a suivi l'approche standard de son consultant en matière de vote ISS (Institutional Shareholder Services) et la direction de la société.
    • Dans le cas de Shell, elle a rejeté la proposition d'actionnaires selon laquelle la société doit élaborer et publier des objectifs de réduction de CO2. Elle s'est comportée de manière négative pour le climat.
    • Dans le cas de Total, elle a voté contre une résolution demandant à l'entreprise de développer et de publier des objectifs de réduction de CO2 en accord avec la Convention de Paris sur le climat. Elle s'est comportée de manière négative pour le climat.

    Pour résumer :

    • La politique de vote de la Caisse de pension du Credit Suisse Group n'a jusqu'à présent porté que sur la gouvernance (du G de l'ESG) et a donc été négative pour le climat. Elle devrait être élargie de manière décisive pour inclure le E (environnemental) et le S (social).
    • La Caisse devrait soutenir à la fois les résolutions d'actionnaires promues par Climate Action 100+ et les résolutions climatiques plus ambitieuses.

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    La CP CS n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

    • Par conséquent, il manque encore une stratégie de décarbonisation du portefeuille ; un élément central devrait être la sortie des entreprises de combustibles fossiles qui ne sont pas passées à un modèle commercial durable axé sur les énergies renouvelables.

    ____________________

     

    Conclusion:

    Une stratégie climatique visant à décarboniser le portefeuille et à abandonner les entreprises fossiles qui n'ont pas opté pour un modèle économique durable basé sur les énergies renouvelables fait toujours défaut. En conséquence, la CP Crédit Suisse est encore loin d'être respectueuse du climat.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: légèrement mieux

    • La Caisse de pension du Credit Suisse Group a pris un bon départ avec ses nouveaux principes de durabilité.
    • Compte tenu du poids de la Caisse et des progrès réalisés par ses homologues, elle devrait aborder plus en profondeur la question de la durabilité et de la gestion des risques financiers liés au climat - entendues comme l'intégration holistique de notations ESG dans le processus de sélection des titres.
    • Des travaux préparatoires devraient concevoir et/ou approfondir un engagement ESG et climatique efficace avec les entreprises concernées ainsi qu'une restructuration du portefeuille dans le même sens.
    • En particulier, la Caisse devrait appliquer et surveiller de manière proactive l'intégration effective des critères ESG dans le processus d'investissement par ses gestionnaires d'actifs - ou bien sélectionner des fonds dont il est prouvé qu'ils sont construits selon des critères ESG et de réduction de CO2 de grande portée.

    Caisse de pension Poste

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    Avec un volume d'investissement de plus de 16 milliards de francs suisses, la Caisse des pension Poste est environ la neuvième institution de prévoyance professionelle en Suisse.

     

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    La Caisse de pension Poste Suisse dispose d'une politique générale de développement durable qui est intégrée dans sa politique de placement.

     

    Elle est membre fondateur de l'Association suisse pour des investissements responsables (ASIR) qui s'avoue aux critères de durabilité (Environmental, Social, Governance ESG).

     

    Elle n'exclut que quelques producteurs d'armes nucléaires, de mines antipersonnel et d'armes à sous-munitions dans le cas d'investissements directs en appliquant les recommandations d'exclusion de l'ASIR. Dans la mesure du possible, elle s'attend également à ce que les gestionnaires de fonds de placement tiennent compte de la liste d'exclusion de l'ASIR dans leurs directives de placement.

     

    L'Impact Investing peut être considéré comme un point positif. En plus des Clean Energy Investments (voir ci-dessous), la CP Poste investit dans des placements de microfinance qui aident les gens, en particulier les femmes, à s'engager dans des activités à valeur ajoutée et les aident à sortir de la spirale de la pauvreté.

     

    Dans les portefeuilles où les décisions de placement se prennent au niveau des différents titres, la CP Poste et ses gestionnaires de portefeuille externes se basent sur des analyses d'entreprise qui tiennent compte des critères ESG en plus des critères économiques.

    • Dans la présentation sur la politique de développement durable, il manque pourtant de déclarations sur des objectifs qui amélioreront continuellement l'impact de leur investissement responsable au niveau du portefeuille.
    • Il manque de transparence quant à savoir si et dans quelle mesure elle préfère les entreprises qui sont durables selon les critères ESG généralement acceptés, et si et dans quelle mesure elle réduit le nombre d'entreprises dans l'univers d'investissement en s'abstenant de ou en sous-pondérant les entreprises qui n'opèrent pas de manière durable.
    • La question de savoir si son investissement responsable a un effet positif significatif par rapport à la pratique conventionnelle reste donc opaque.
    • Mi-2019, le Conseil fédéral a créé un groupe de travail "Finance durable". Il se réfère aux obligations internationales de la Suisse dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat et des objectifs de développement durable de l'ONU (Agenda 2030). Les efforts visent à conclure des accords sectoriels, qui devraient notamment accroître la transparence quant à l'orientation durable des acteurs et comment ils se positionnent en conséquence.
    • La CP Poste n'a pas encore indiqué quelles autres mesures concrètes elle entend demander, dans le processus d'investissement, aux gestionnaires de fortune pour qu'ils appliquent un filtre ESG exhaustif lors de la sélection des entreprises et/ou procèdent à un rééquilibrage substantiel basé sur les critères ESG.
    • Lors de la sélection des fonds, il faudrait avoir à disposition ou obtenir, sur toutes les entreprises investies, des données complètes de rating ESG et d'intensité de CO2 afin de pouvoir faire usage de produits présentant la meilleure durabilité et un profil risque/rendement optimal.

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    En tant que membre de l'ASIR, la CP Poste considère également le changement climatique comme faisant partie de ses critères de durabilité depuis le début de l'année 2019. En ce qui concerne sa politique d'investissement, cependant, elle ne dispose pas de stratégie publique propre pour faire face au changement climatique.

     

    L'ASIR reconnaît dans le rapport d'engagement 2018, que celui-ci "entraîne des effets à moyen terme sur les entreprises et les investisseurs". L' ASIR "conseille également ses membres dans l’analyse des opportunités et des risques financiers liés au changement climatique et évalue les objectifs adoptés par la communauté internationale".

     

    Dans sa Prise de position sur l'Accord de Paris sur le climat (mars 2019), l'ASIR reconnaît qu'il s'agit là d'une base normative pour les mesures à prendre par la suite de la signature par la Suisse. Elle affirme : " Le changement climatique agit comme un facteur de risque sur le maintien de la valeur des investissements".

    • La prise de position de l'ASIR sur l'Accord de Paris sur le climat est un pas en avant dans le bon sens ; bien qu'aucune recommandation n'ait été formulée concernant les impacts climatiques, il y a au moins des pistes d'action possibles énumérées à l'attention de ses membres. L'ASIR considère une stratégie définie par l'organe suprême et sa mise en œuvre comme une option possible une fois "qu’un débat actif sur les risques et opportunités liés au climat pour les placements de capitaux" a eu lieu. Elle déclare également qu'il "peut être judicieux de communiquer aux bénéficiaires la stratégie adoptée et sa mise en œuvre".
    • Outre l'objection selon laquelle le désinvestissement n'a pas d'effet sur le climat, car les titres ne passent qu'à d'autres mains, la prise de position fait aussi état de ce fait : "Néanmoins, la vente d'actions, d'obligations ou d'autres placements peut donner un signal ou avoir un sens aux fins de la gestion des risques."
    • Bien qu'elle soit formulé de façon apprivoisée, l'option d'évaluer de manière critique les augmentations de capital des entreprises constitue un autre point positif : "Une injection de capital dans des entreprises engendrant de fortes émissions de CO2 qui ne sont pas prêtes à intégrer d’éventuelles répercussions du changement climatique sur le modèle commercial peut faire l'objet d'un examen critique."
    • Enfin, il convient de saluer l'option de l'ASIR d'investir de manière ciblée dans des actions, des obligations et d'autres placements qui sont propices au climat.

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    En raison de sa politique de développement durable avec une intégration partielle ESG au niveau du portefeuille basée sur des analyses d'entreprises qui prennent en compte les critères ESG en plus des critères économiques, on peut supposer que les intensités de CO2 sont également prises en compte. De plus, elle réalise des investissements d'impact, tels que des infrastructures de Clean Energy, qui favorisent la conversion de l'industrie de l'énergie à la production d'énergie renouvelable et sans émissions (par exemple, parcs éoliens, biomasse, centrales solaires et hydroélectriques).

    • On peut supposer que cette intégration des ESG au niveau du portefeuille, y compris l'investissement d'impact, a contribué ou contribue au moins quelque peu à la décarbonisation du portefeuille.
    Situation avril 2020 :
    À la demande de l'Alliance climatique, la Caisse de pension Poste informe dans sa lettre (en allemand) qu'elle a depuis longtemps investi des montants très importants, de l'ordre de quelques trois chiffres de millions, dans Clean Energy. Elle alimente ainsi très directement les centrales éoliennes, solaires, de biomasse et hydroélectriques ainsi que les réseaux d'électricité et de chauffage urbain avec des capitaux propres et des capitaux d'emprunt importants. D'autre part, elle s'abstient délibérément de restreindre ses gestionnaires de portefeuille d'investissements cotés en bourse par le biais de critères prépondérants liés au CO2, ce qui irait à l'encontre d'une diversification optimale. L'accent mis sur une très bonne diversification lui donnerait l'assurance que les risques climatiques de l'ensemble de ses actifs restent acceptables.
    • Si ces investissements dans le Clean Energy devaient se situer dans la fourchette moyenne ou supérieure des quelques trois chiffres de millions, il pourrait en découler une décarbonisation substantielle du portefeuille. Par rapport au volume total des investissements, qui s'élève à environ 17 milliards CHF, un virage au vert de plus de 1 à 2 % pourrait être qualifié de substantiel et le rating deviendrait ORANGE.

    Adhésion à des associations de développement durable

     

    La Caisse de pension Poste est membre de l'Engagement Pool ETHOS Suisse.

     

    L'ASIR, dont la CP Poste est membre, est pour sa part membre de Climate Action 100+ et de Swiss Sustainable Finance.

     

    Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    Engagement

     

    En tant que membre de l'ASIR, la CP Poste vise le respect des critères ESG avant tout par le dialogue (engagement) avec les entreprises dans lesquelles elle investit. Les exclusions d'entreprises ne sont acceptées qu'en dernier recours si le processus d'engagement est inefficace.

    En ce qui concerne les risques financiers liés au climat, l'avis de l'ASIR sur l'Accord de Paris sur le climat se concentre principalement sur le dialogue avec les entreprises investies. L'ASIR veut le faire conjointement pour ses membres. Tout d'abord, des informations transparentes sur les opportunités et les risques du modèle commercial et sur les risques financiers liés au climat, basées sur les recommandations du Task Force on Climate-related Financial Disclosures des G20 (TCFD) seront demandées aux entreprises. Selon l'ASIR, cela devrait entraîner des changements de comportement et fournir aux investisseurs une meilleure base pour leurs décisions de placement.

    • La demande de publication de données climatiques par les entreprises doit être soutenue, vu qu'il s'agit de la condition de base pour les décisions d'investissement. Cependant, cette démarche est encore loin d'initier une décarbonisation des investissements compatible avec l'Accord de Paris. 

    Le rapport d'engagement de l'ASIR 2019 montre que la mise en œuvre et l'efficacité de l'engagement ESG et climatique délégué au prestataire de services Sustainalytics auprès des entreprises mondiales concernées se sont améliorées par rapport à l'année précédente. Les institutions affiliées à l'ASIR pour l'exercice conjoint de l'engagement avaient présenté des objectifs spécifiques pour l'engagement dans 12 entreprises mondiales au cours de 2018 et 2019. Ces objectifs dans les domaines de la corruption, des dommages environnementaux, des droits de l'homme, des droits du travail et de la sécurité au travail ont été atteints et finalisés selon l'ASIR.

     

    Des processus d'engagement continuent à être actifs dans un grand nombre d'entreprises sur tous les continents. L'ASIR précise les informations pertinentes dans le rapport d'engagement de 2019 à l'Alliance climatique (avril 2020) comme suit. En 2019, 76 engagements étaient en cours, principalement dans les domaines de l'environnement (34 cas), des droits du travail (20 cas) et des droits de l'homme (16 cas).

     

    Dans le secteur du climat, l'ASIR, en collaboration avec Sustainalytics, a entamé un dialogue avec 20 grands producteurs mondiaux d'acier et de ciment à partir de 2018 pour aborder la transition climatique. Ce faisant, l'ASIR incite principalement ces entreprises à mesurer et à publier les risques climatiques conformément aux recommandations du Task Force on Climate-related Financial Disclosures des G20 (TCFD). Parmi les autres exigences figurent des objectifs de CO2 fondés sur des données scientifiques, des mesures concrètes et le suivi des progrès, ainsi qu'une politique climatique et une attitude cohérente envers leurs associations en ce qui concerne leurs activités de lobbying. Ce dialogue des actionnaires sera poursuivi.

    • En choisissant le secteur des producteurs d'acier et de ciment, l'ASIR s'est concentré sur une industrie où l'engagement a du sens : leur intensité en CO2 n'est que partiellement due à l'utilisation de combustibles fossiles, mais elle est néanmoins considérable. En fait, les émissions causées par la libération de CO2 du coke ou de la matière première minérale ne peuvent être réduites qu'à moyen terme, car la technologie doit encore être développée et industrialisée ; la pression des groupements d'investisseurs peut donc obliger les entreprises à suivre une voie de décarbonisation.
    • Dans ce domaine plus restreint, l'ASIR a, en l'état actuel des choses, apporté la preuve de son engagement.
    • Toutefois, dans le domaine des secteurs dépendant des combustibles fossiles, en particulier de l'énergie fossile (producteurs de combustibles fossiles, producteurs d'électricité et de chaleur qui en dépendent, et secteurs à forte intensité énergétique), il reste difficile de fournir des preuves de performance pour l'option d'engagement.
    • Cette option de dialogue des actionnaires a du sens si les modèles économiques des entreprises offrent des perspectives de décarbonisation en accord avec l'objectif de 1,5° de l'Accord de Paris sur le climat.
    • Des exigences précises, un champ d'application, des critères de mesure et des délais de désinvestissement en cas de non-respect doivent être définis pour un engagement ayant un impact sur le climat.
    • Sans une stratégie claire de décarbonisation avec une intégration ESG et climatique profonde dans le processus d'investissement des portefeuilles de titres des caisses de pension membres, et sans preuve de la performance de la politique d'engagement dans le domaine des risques climatiques particulièrement élevés des secteurs à forte intensité de CO2, l'approche de l'ASIR ne semble pas encore suffisamment au point.

    Situation avril 2020 :
    À la demande de l'Alliance climatique, l'ASIR informe qu'elle avait opté pour le secteur du ciment et de l'acier, étant donné que de nombreux investisseurs ciblent déjà le secteur de l'énergie et des Utilities (fournisseurs d'électricité). L'ASIR souhaite démontrer les progrès réalisés dans son engagement actuel avant de se consacrer à d'autres secteurs. Toutefois, ceci serait certainement une prochaine étape possible.

     

    Droits de vote

     

    Au nom de la CP Poste. la fondation Ethos exerce les droits de vote dans les 50 plus grand sociétés anonymes européennes. Son comportement de vote est généralement basé sur les analyses de la Fondation Ethos.

    • Toutefois, une publication de son comportement de vote auprès des différentes sociétés étrangères fait encore défaut.

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    La CP Poste n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

    • Par conséquent, il manque encore une stratégie de décarbonisation du portefeuille ; un élément central devrait être la sortie des entreprises de combustibles fossiles qui ne sont pas passées à un modèle commercial durable axé sur les énergies renouvelables.

    ____________________

     

    Conclusion:

    Une stratégie climatique visant à décarboniser le portefeuille et à abandonner les entreprises fossiles qui n'ont pas opté pour un modèle économique durable basé sur les énergies renouvelables fait toujours défaut.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: mieux

    • Avec son investissement d'impact sur l'énergie propre - bien que non précisément quantifié - la Caisse de pension Poste a commencé à décarboniser son portefeuille.  
    • Pourtant, compte tenu du poids de la CP Poste et des progrès réalisés par ses homologues, elle devrait aborder plus en profondeur la question de la durabilité et de la gestion des risques financiers liés au climat - entendues comme l'intégration holistique de notations ESG dans le processus de sélection des titres.
    • Des travaux préparatoires devraient concevoir un engagement ESG et climatique efficace avec les entreprises concernées ainsi qu'une restructuration du portefeuille dans le même sens.
    • En particulier, la Caisse devrait appliquer et surveiller de manière proactive l'intégration effective des critères ESG dans le processus d'investissement par ses gestionnaires d'actifs - ou bien sélectionner des fonds dont il est prouvé qu'ils sont construits selon des critères ESG et de réduction de CO2 de grande portée.

    Fondation institution supplétive LPP

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    L'Institution supplétive LPP, organisme de prévoyance pour les indépendants et pour la reprise de bénéficiaires de caisses de pension d'entreprise liquidées, a un volume d'investissement total d'environ CHF 16 milliards et se classe environ au 10e rang des caisses de pension en Suisse.

     

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    L'Institution supplétive LPP n'a pas de politique de développement durable formelle, mais elle diffuse un engagement positif du conseil de fondation en faveur d'un investissement durable du capital.

     

    Le règlement de placement fait référence à l'inclusion de critères ESG (Environment, Social, Governance) dans toutes les catégories de placement.

     

    Elle exclut quelques producteurs de bombes à sous-munitions et de mines antipersonnel. Les investissements dans les contrats alimentaires sont également exclus.

    • Mi-2019, le Conseil fédéral a créé un groupe de travail "Finance durable". Il se réfère aux obligations internationales de la Suisse dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat et des objectifs de développement durable de l'ONU (Agenda 2030). Les efforts visent à conclure des accords sectoriels, qui devraient notamment accroître la transparence quant à l'orientation durable des acteurs et comment ils se positionnent en conséquence.
    • Par conséquent, l'Institution devrait réfléchir à la manière dont elle présentera à l'avenir de manière transparente au public le résultat de l'orientation durable de sa politique de placement, en particulier son impact réel sur la société dans son ensemble.
    • De même, dans un premier temps, elle devrait élaborer et communiquer les principes d'une politique de durabilité/ESG visant à intervenir de manière exhaustive et durable dans les décisions prises dans le cadre du processus d'investissement proprement dit.
    • Elle devrait décider des mesures concrètes qu'elle veut demander aux gestionnaires de la fortune afin qu'ils appliquent un filtre ESG exhaustif lors de la sélection des entreprises dans le processus d'investissement et/ou procèdent à un rééquilibrage substantiel basé sur les critères ESG.
    • Lors de la sélection des fonds, il faudrait avoir à disposition ou obtenir, sur toutes les entreprises investies, des données complètes de rating ESG et d'intensité de CO2 afin de pouvoir faire usage de produits présentant la meilleure durabilité et un profil risque/rendement optimal.
    Situation fin mars 2020 :
    À la demande de l'Alliance climatique, l'Institution informe que le Conseil de fondation consacrera cette année une plus grande attention et des ressources supplémentaires à l'ESG. Un consultant externe spécialisé a été chargé de discuter et de développer les principes et mesures ESG avec le conseil d'administration. Les risques climatiques feront partie du projet.
     

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    L'Institution ne dispose pas d'une stratégie publique pour aborder la question du changement climatique qui a un impact sur sa politique d'investissement.

    • L'ASIP, l'association suisse des institutions de prévoyance, recommande dans ses directives de placement (juillet 2018, traduction de l’allemand) : "Les risques ESG et les risques climatiques … font partie des risques économiques et doivent être analysés en conséquence dans le cadre de la définition de la stratégie d'investissement".
    • Son obligation fiduciaire envers ses assurés impose à l'Institution de définir les mesures qu'elle entend prendre pour contrer ces risques et de les communiquer au public.

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    Jusqu'à présent, l'Institution n'a pris aucune mesure explicite pour décarboniser son portefeuille.

     

    Adhésion à des associations de développement durable

     

    Aucune affiliation n'est connue à une association de développement durable.


    Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    L'Institution supplétive manque d'une politique publique en matière de dialogue (engagement) avec les entreprises investies à l'étranger dans le domaine ESG.

     

    L'Institution n'exerce son droit de vote dans les entreprises suisses que dans le respect des principes de gouvernance. Aucun droit de vote n'est exercé dans les entreprises (fossiles) à l'étranger.

     

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    L'Institution n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

    • Par conséquent, il manque encore une stratégie de décarbonisation du portefeuille ; un élément central devrait être la sortie des entreprises de combustibles fossiles qui ne sont pas passées à un modèle commercial durable axé sur les énergies renouvelables.

    ____________________

     

    Conclusion:

    Une stratégie climatique visant à décarboniser le portefeuille et à abandonner les entreprises fossiles qui n'ont pas opté pour un modèle économique durable basé sur les énergies renouvelables fait toujours défaut. En conséquence, l'Institution supplétive est encore loin d'être respectueuse du climat.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: stagnante

    • Compte tenu du poids de l'Institution et des progrès réalisés par ses homologues, elle devrait aborder la question de la durabilité et de la gestion des risques financiers liés au climat - entendues comme l'intégration holistique de notations ESG dans le processus de sélection des titres.
    • Des travaux préparatoires devraient concevoir un engagement ESG et climatique efficace avec les entreprises concernées ainsi qu'une restructuration du portefeuille dans le même sens.
    • En particulier, l'Institution devrait appliquer et surveiller de manière proactive l'intégration effective des critères ESG dans le processus d'investissement par ses gestionnaires d'actifs - ou bien sélectionner des fonds dont il est prouvé qu'ils sont construits selon des critères ESG et de réduction de CO2 de grande portée.

    Fondation collective Vita

     

    Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

    Caisse de pension Bernoise CPB

     

    Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

    Caisses de pensions Novartis

     

    Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

    Caisse de prévoyance de l'État de Genève CPEG

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    La CPEG a un volume d'investissement total d'environ CHF 13 milliards et se classe environ au 17ème rang des caisses de pension en Suisse.

     

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    La CPEG a l’obligation légale (article 4 de la LCPEG de l'État de Genève) d’inscrire son activité dans le cadre du développement durable et des investissements responsables. Par conséquent, conformément à sa Politique générale du développement durable, elle respecte des principes de durabilité.

     

    Pour les investissements mobiliers, elle précise que, dans la mesure du possible, lors de la sélection de gestionnaires, la Caisse intègre dans son évaluation la manière dont les gérants prennent en compte des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans leur processus d’investissement.

     

    Elle n’investit pas dans des sociétés contrevenant gravement aux critères ESG (environnemental, social et de gouvernance) sur la base de rapports de la société Inrate SA. Ce prestataire de service doit par ailleurs tenir compte de l'aversion de la CPEG pour les entreprises principalement actives dans certains secteurs controversés (armement, énergie nucléaire, jeux de hasard, pornographie, tabac, OGM non thérapeutiques, matières premières), tout en mesurant l’incidence de ces exclusions sur la performance, les risques et les coûts.

     

    En juillet 2018, la CPEG a ajouté le secteur du charbon à cette liste d'exclusion (voir en bas).

    • Cependant, la CPEG n'a pas encore indiqué quelles autres mesures concrètes elle entend demander, dans le processus d'investissement, aux gestionnaires de fortune pour qu'ils appliquent un filtre ESG exhaustif lors de la sélection des entreprises et/ou procèdent à un rééquilibrage substantiel basé sur les critères ESG.
    • L'impact de sa politique de durabilité sur l'ensemble de la société devrait être renforcé par une pratique qui intervient de manière globale et durable dans les décisions prises dans le cadre du processus d'investissement proprement dit.
    • Elle devrait décider des mesures concrètes qu'elle veut faire appliquer aux gestionnaires de la fortune afin qu'ils appliquent un filtre ESG exhaustif lors de la sélection des entreprises dans le processus d'investissement et/ou procèdent à un rééquilibrage substantiel basé sur les critères ESG.
    • Lors de la sélection des fonds, il faudrait avoir à disposition ou obtenir, sur toutes les entreprises investies, des données complètes de rating ESG et d'intensité de CO2 afin de pouvoir faire usage de produits présentant la meilleure durabilité et un profil risque/rendement optimal.
    Situation juillet 2020 :
    À la demande de l'Alliance climatique, la CPEG répond qu'elle qu'elle est en pleine réflexion stratégique sur le sujet avec ses instances et qu'elle souhaiterait pouvoir transmettre des informations actualisées issues de cette réflexion. Ainsi, elle sera en mesure de revenir vers l'Alliance climatique dans le courant de l’automne.
     

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    La CPEG déclare dans un communiqué relatif à son adhésion à l'IIGCC (voir ci-dessous) que "les investisseurs institutionnels ont un devoir fiduciaire de considérer les opportunités d’investissement liées au changement climatique et de jouer un rôle actif dans la transition énergétique", et que "le changement climatique risque d'impacter de différentes manières toutes les classes d'actifs et tous les secteurs de l’économie. L’effort doit être poursuivi sur la durée et être intégré au quotidien dans la prise de décision".

     

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    La CPEG exclut les domaines d’investissement de la production de charbon. Ainsi, selon sa politique d'exclusions, les entreprises principalement actives dans ces secteurs sont exclues. Cette mesure s'applique aux actions et aux obligations.

     

    La Caisse a également déjà exclu un certain nombre de sociétés pétrolières en raison de leur modèle économique sans avenir. Cela ressort de sa déclaration lors d'une audition à la Commission des finances du Grand Conseil (rapport d'août 2019, p. 11; voir ci-dessous).

     

    Selon une lettre adressée à l'Alliance climatique, 15 % du portefeuille d'infrastructure est consacré aux investissements dans les énergies renouvelables (information dans la réponse au Groupe d'assuré.e.s d'avril 2019, voir ci-dessous). En prenant la part de la catégorie d'actifs d'infrastructure dans le volume total d'investissement, présentée dans les États financiers 2018, on peut calculer que cet Impact Investment correspond à environ 0,2 % de la fortune de la CPEG.

     

    Pour des raisons de quantifiabilité difficile, l'Alliance climatique s'abstient de considérer les mesures positives pour le climat dans le portefeuille immobilier. Pourtant, il convient de mentionner que la CPEG doit être considérée comme un pionnier dans la transition énergétique de son propre parc immobilier. Sur la base de sa stratégie énergétique, elle se fixe des objectifs à 5 ans: poursuivre l’amélioration de la performance énergétique des immeubles, diminuer la consommation et accroître la part renouvelable des sources d’énergie pour la production de chaleur, et d'autres encore.

     

    Adhésion à des associations de développement durable


    La CPEG est membre de l'ETHOS Engagement Pool Suisse et du nouvel ETHOS Engagement Pool International.

     

    Sur le plan international, elle est membre de l'Institutional Investors Group on Climate Change (IIGCC), une coalition d'investisseurs qui s'engagent à collaborer pour lutter contre le changement climatique et à mettre en oeuvre un avenir pauvre en carbone.
     
    Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    En tant que membre de l'ETHOS Engagement Pool International, elle participe en particulier depuis juin 2018 au programme d'engagement pluriannuel en cours, qui demande à 8 compagnies d'électricité européennes de se préparer à un avenir pauvre en carbone.

     

    Dans ce contexte et en tant que membre de l'Institutional Investors Group on Climate Change (IIGCC), elle a envoyé un signal fort aux gouvernements et aux politiciens de tous les pays en signant le Global Investor Statement to Governments on Climate Change. Plus de 630 investisseurs mondiaux, y compris des investisseurs institutionnels de premier plan, demandent que des mesures efficaces soient prises en temps utile pour mettre en œuvre l'Accord de Paris sur le climat. Cette initiative est poursuivie aujourd'hui dans le cadre de la The Investor Agenda, une alliance mondiale qui vise à prendre le leadership dans les domaines de l'Investment, du Corporate Engagement, de l'Investor Disclosure et de la Policy Advocacy.
     

    La CPEG est signataire de la Climate Action 100+ des grands investisseurs mondiaux, qui cible les 100 plus grands émetteurs de gaz à effet de serre. Son plan est de " travailler avec les entreprises dans lesquelles nous investissons pour s'assurer qu'elles minimisent et publient les risques, et qu'elles maximisent les opportunités offertes par le changement climatique et la politique climatique ".

     

    Enfin, la Caisse est devenue signataire de l'Investor Decarbonization Initiative de ShareAction. Cette initiative d'engagement climatique vise à garantir que les entreprises utilisent 100 % d'énergie renouvelable, augmentent leur efficacité énergétique et passent à la mobilité électrique.

     

    La CPEG exerce ses droits de vote d'actionnaire dans environ 400 entreprises étrangères par l'intermédiaire de Ethos. Elle publie la liste, mais pas son comportement de vote. Dans le cas des entreprises climatiquement négatives (en particulier les compagnies pétrolières et gazières), Ethos vote systématiquement en faveur de toutes les résolutions favorables au climat et contre la direction. Sur cet axe, on peut assumer que la CPEG se comporte de manière positive pour le climat.

    • Pourtant, la Caisse devrait publier la manière dont elle a voté et si elle a pleinement soutenu les résolutions d'actionnaires favorables au climat.  Elle pourrait ainsi démontrer un effet de synergie en combinaison avec ses activités d'engagement, notamment avec les entreprises du secteur fossile. 
    • Actuellement, les effets d'un dialogue actif (engagement) et de l'exercice de droit du vote avec les entreprises fossiles restent incertains. L'engagement devrait être basé sur des objectifs définis dans le cadre de la gestion des risques et en accord avec la trajectoire de 1,5°C. Une mesure d'impact et une révision périodiques de la stratégie de l'engagement devraient être effectuées, et les résultats en devraient être publiés de manière transparente. Si le modèle du business ne change pas, le désinvestissement est approprié pour des considérations de risque; cela devrait être signalé et publié sous la forme d'un engagement volontaire. En cas d'échec, une sous-pondération progressive de la société fossile dans le portefeuille et/ou des délais de sortie clairs devraient être définis et communiqués de manière transparente. 

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    En été 2018, la Caisse a informé qu'elle "a mené une étude pour calculer l’empreinte carbone de ses portefeuilles en actions et en obligations d’entreprises". Cette démarche a abouti à la déclaration que " les émissions en CO2 du portefeuille en actions et du portefeuille en obligations d’entreprises de la CPEG sont inférieures à celle du marché ". Selon la lettre susmentionnée, la Caisse avait pris la décision de mandater sa banque dépositaire, Lombard Odier, pour une étude "empreinte carbone" plus approfondie que celle du test climatique de l'OFEV de 2017, auquel elle avait participé.

     

    Suite à une interpellation émanant du parlement (voir en bas), la Caisse remet les deux rapports de l'étude climatique de l'OFEV et de sa propre étude empreinte carbone. La deuxième étude montre également que ses émissions sont exprimées en intensité de CO2 (c'est-à-dire en émissions de gaz à effet de serre par million de USD de chiffre d'affaires).

    • L' analyse de l'empreinte carbone peut servir de référence très utile pour la mise en oeuvre d'une stratégie climatique ancrée sur un trajet de décarbonisation. 
    • Sur la base du rapport carbone, on peut calculer que l'intensité en CO2 des actions suisses et globales - mesurée en équivalents CO2 (y compris les gaz à effet de serre autres que le CO2) - est inférieure de 15% à la moyenne du marché actions global, tandis que les obligations d'entreprises globales de la CPEG sont inférieures de 28 % à la moyenne correspondante. Pourtant, si l'on inclut les emprunts d'État qui sont communes aux caisses de pension - donc aussi à la CPEG - et qui ne sont pas très intensives en CO2, ce dernier chiffre doit être mis en perspective. 
    • Le rapport carbone n'est pas transparent sur la question de savoir si seulement les émissions dites de scope 1 (émissions intra-entreprise de CO2 et autres gaz à effet de serre) et de scope 2 dues aux achats d'électricité produits avec des combustibles fossiles ont été abordés, ou si également les émissions plusieurs fois supérieures du Scope 3 étaient inclus. Ces derniers sont composés des gaz à effet de serre émis par les fournisseurs en amont et - ce qui est particulièrement important - des émissions des consommateurs en aval (c'est-à-dire en particulier la combustion du pétrole et du gaz naturel dans l'industrie, les transports et les bâtiments).

    Depuis 2019, la CPEG déclare de mesurer annuellement l’empreinte carbone de la majorité de ses investissements avec l’objectif de la réduire.
     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    Dans sa réponse au Groupe d'assuré.e.s d'avril 2019 (voir ci-dessous), la Caisse informe aussi sur des projets tournés vers l'avenir. La Caisse considère actuellement plusieurs stratégies d'investissements verts et donc à faible teneur en carbone.

     

    Elle mène également des études pour fédérer les investisseurs institutionnels de Suisse autour des projets d'investissements dans le domaine de la transition énergétique (Impact Investing).

     

    La Caisse veut réduire son empreinte carbone ; c'est pourquoi elle la mesure régulièrement (voir ci-dessus).

     

    ____________________

     

    Conclusion:

    Avec l'élimination des producteurs de charbon des portefeuilles d'actions et d'obligations, la CPEG a commencé à décarboniser ses investissements. De plus, elle poursuit une politique de décarbonisation progressive.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: nettement mieux

    • Avec sa reconnaissance des risques climatiques, avec sa première étape de décarbonisation, avec son engagement qui inclut également le domaine des combustibles fossiles, ainsi qu'avec son intention de mesurer régulièrement son intensité carbone et de la réduire, la CPEG a parcouru un chemin remarquable en matière de décarbonisation de son portefeuille compatible avec l'Accord de Paris. 
    • Il reste à décarboniser le portefeuille de manière rigoureuse et en temps utile, en commençant par le retrait des entreprises de combustibles fossiles qui n'ont pas adopté un modèle économique durable axé sur les énergies renouvelables.
    • En particulier, la Caisse devrait appliquer et surveiller de manière proactive l'intégration effective des critères ESG dans le processus d'investissement par ses gestionnaires d'actifs - ou bien sélectionner des fonds dont il est prouvé qu'ils sont construits selon des critères ESG et de réduction de CO2 de grande portée.

      Activités politiques

       

      2015 : Projet de loi "Réduisons les risques financiers de la CPEG" modifiant la loi instituant la Caisse de prévoyance de l'Etat de Genève (LCPEG), qui veut interdire les placements dans les entreprises des énergies fossile, déposé par Boris Calame (Les Verts) au parlement cantonal. Renvoyé (2016) à la Commission des finances. Cette dernière décide (2016) d'auditionner la CPEG. La caisse demande un avis de droit au Prof. Jacques-André Schneider de l'Université de Lausanne. Basée sur cet avis, la CPEG déclare que les cantons ne disposent pas d'une compétence de législation propre en matière des placements. Elle précise que seulement un principe général d'orientation comme article 4 de la LCPEG est permissible. Par conséquent, la Commission des finances refuse l'entrée en matière (2016).

      Cependant, ceci est en contradiction avec l'énoncé (en allemand, traduction ad-hoc) du Prof. Kieser et du Dr. Saner dans "Vermögensanlage von Vorsorgeeinrichtungen", Allgemeine Juristische Praxis, 2017, qui affirme la compétence des cantons et des communes de réglémenter spécifiquement les placements pour des raisons éthiques.

       

      2017 : Proposition de motion "pour préserver la CPEG des risques boursiers considérables liés aux investissements dans les énergies fossiles", Boris Calame (Les Verts), qui demande au gouvernement de "demander à ses représentants au sein du comité de la CPEG de tout entreprendre pour que la caisse de prévoyance désinvestisse rapidement des énergies fossiles". Renvoyée à la Commission des finances (avril 2017).

       

      Janvier 2018 : Dans une note à cette commission, le motionnaire aborde en particulier à trois risques: les risques physiques avec les évènements climatiques qui peuvent détruire des biens; les risques de la transition énergétique avec le passage d'une situation à une autre, notamment la reaction du marché sur la valeur du portefeuille; les risques (juridiques) de responsabilité que les investisseurs ont, avec les démarches qui pourraient être entamées par les lésés du non-respect du devoir de diligence.

       

      Novembre 2018 : Question écrite urgente Pierre Eckert (Les Verts) "Quels sont les résultats détaillés des évaluations de compatibilité climatique des investissements de la CPEG ?" Elle appelle à une transparence totale des résultats des deux études (dont la première est l'étude climatique de l'OFEV) qu'elle a réalisées selon les informations disponibles. En fait, les informations publiées par la Caisse sont très limitées (voir ci-dessus sous "Climat-compatibilité des investissements").

       

      Décembre 2018 : Pour la réponse, le gouvernement obtient les résultats des deux études, ainsi que le rapport original de l'analyse de l'OFEV (voir les conclusions ci-dessus sous "Climat-compatibilité de la politique des placements").

       

      Juin 2019 : Comme le premier délai de traitement a été dépassé, le Grand Conseil décide de renvoyer la Proposition de motion "pour préserver la CPEG des risques boursiers considérables liés aux investissements dans les énergies fossiles" à nouveau à la Commission des finances.

       

      Août 2019 : La majorité conservatrice de la Commission des finances refuse de proposer au Grand Conseil l'adoption de la Proposition de motion "pour préserver la CPEG des risques boursiers considérables liés aux investissements dans les énergies fossiles". Elle s'abstient ainsi d'envoyer un signal fort à la CPEG pour que celle-ci effectue un revirement déterminé des placements fossiles vers les investissements verts.

       

      Octobre 2019 : Propositon de motion Pierre Eckert (Les Verts) "Une stratégie climatique pour la CPEG". Elle fait référence au fait que le Conseil d'État, en tant qu'employeur finançant les pensions, est tenu d'obtenir de la Caisse les mesures appropriées pour assurer les pensions futures. Dans ce contexte, le gouvernement est invité à soumettre un certain nombre de questions à la Caisse. Par exemple, il est suggéré que les règles de placement, le processus de placement et les dispositions de placement individuelles pour les gestionnaires de fortune précisent comment gérer les risques financiers et les opportunités liés au climat et qu'une stratégie climatique soit élaborée dans le but d'investir conformément au 1,5°. Pour atteindre cet objectif, une décarbonisation rapide du portefeuille devrait être prioritaire et des objectifs et des délais mesurables devraient être fixés. Cet objet est renvoyé à la Commission des finances (octobre 2019).

       

      Janvier 2020 : Par une majorité de la droite, le Grand Conseil refuse d'adopter la Proposition de motion "pour préserver la CPEG des risques boursiers considérables liés aux investissements dans les énergies fossiles".

      Activités syndicales

       

      Mars 2017 : La Communauté genevoise d'action syndicale (CGAS - Les syndicats de Genève) lance l' initiative "pour un désinvestissement des énergies fossiles" en invitant tou-te-s les délégué-e-s des travailleurs au sein des caisses de pension d’envoyer une lettre à l'organe suprême en leur proposant un modèle.

       

      Mars 2019 : La Communauté genevoise d'action syndicale (CGAS - Les syndicats de Genève) publie sa Charte relative aux principes d’investissements responsables des institutions de prévoyance professionnelle. En plus d'une variété de dispositions fondées sur les principes ESG (Environmental, Social, Governance) , elle exclut les sociétés qui génèrent une part significative (plus de 1%) de leurs revenus avec les énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz de schiste/fracking). Cette Charte décrit les principes et les règles qui doivent orienter les délégués du personnel des organisations syndicales affiliées lors des décisions d’investissement (donc aussi ceux de la CPEG).

       

      Dialogue entre assuré-e-s et caisse

       

      Juin 2019 : L'Assemblée de délégués de la CPEG vote à grande majorité pour le respect de la Charte relative aux principes d’investissements responsables des institutions de prévoyance professionnelle de la CGAS de la part de la CPEG ( voir ci-dessus; renseignement personnel).

       

      Groupe d'assuré.e.s de la CPEG pour le désinvestissement

       

      Janvier 2018 : le Groupe de contact d'assurés de la CPEG pour le désinvestissement , composé de 33 assuré-e-s auprès de la CPEG, envoie une lettre au Conseil de fondation au nom des participants CPEG de retraites-sans-risques.ch. Elle comprend des questions sur la mesure et le reporting de la compatibilité climatique, la stratégie de gestion des risques climatiques, le manque d'engagement des investisseurs à l'étranger et la participation des bénéficiaires. La soumission de CPEG DIVEST exige également une stratégie de sortie claire et transparente des investissements dans les entreprises de combustibles fossiles.

       

      Mars 2018 : la CPEG répond que les résultats de l'étude climatique de l'OFEV à laquelle la Caisse à participé font actuellement l'objet d'une analyse approfondie, et qu'elle ira revenir sur les questions posées vers fin juin 2018.

       

      Novembre 2018 : la CPEG répond qu'elle estime les résultats du test climatique de l'OFEV lacunaires car il portaient seulement sur 8% des investissements. Elle informe qu'elle a mené une étude complémentaire sur l'empreinte carbone de l'ensemble de ses actions et obligations d'entreprise, et que celle-ci aurait demontré que les émissions de CO2 du portefeuille sont "inférieures à celles du marché".

       

      Février 2019 : le Groupe d'assuré.e.s de la CPEG prend à nouveau position. Dans sa lettre, il formule des recommandations sur la décarbonisation stratégique du portefeuille. L'inscription d’une stratégie climatique dans la “Politique générale de développement durable” est proposée pour mettre en œuvre une décarbonisation pratique par désinvestissement/investissement, associée à un objectif mesurable p.ex. moins 50% entre l’année 2025.

      Le Groupe invite la CPEG à discuter de ces questions lors d'une réunion et constitue une délégation à ce but.

       

      Avril 2019 : dans sa réponse, la CPEG décrit en détail sa politique actuelle sur l'investissement responsable. Parmi ses informations, il y a aussi des projets tournés vers l'avenir (voir ci-dessus sous " Climat-compatibilité de la politique de placements". Elle annonce également son intention de réaliser chaque année une étude carbone; la prochaine est programmée au mois d'août 2019.

      Toutefois, la Caisse ne juge pas nécessaire de procéder à une réunion avec la délégation du groupe d'assuré.e.s proposée.

       

      Mai 2019: Ensemble avec l'Alliance climatique, le Groupe publie un avis sur le refus de recevoir une délégation.

      Pensionskasse Basel-Stadt PKBS

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      Caisse de pensions de l'État de Vaud CPEV

       

      Climat-compatibilité de la politique de placements

       

      Caractérisation

       

      La CPEV a un volume d'investissement total d'environ CHF 12 milliards et se classe environ au 19ème rang des caisses de pension en Suisse.

       

      Politique en matière de durabilité/ESG

       

      La CPEV a l’obligation légale (article 17 de la LCP de l'Etat de Vaud) de définir une stratégie en matière de développement durable et d'investissements responsables .

       

      Ensemble avec d'autres institutions de prévoyance (CIP, Complea, Profelia, CCAP Neuchâtel, ECA-RP), la CPEV délègue la gestion des actifs à Retraites Populaires; la plupart lui confie également l'ensemble de l'administration. Toutes ces institutions investissent pour les actifs mobiliers dans des fonds dédiés de la plateforme de gestion de Retraites Populaires. Par conséquent l’approche relative à l'investissement responsable est identique à toutes ces caisses (Information de Retraites Populaires à l'Alliance climatique, mai 2019).

       

      La politique d'investissement des avoirs mobiliers de la CPEV est déterminée par sa Charte d'investissement responsable, appliquée par le gestionnaire Retraites Populaires.

       

      Depuis plusieurs années, sont exclues les sociétés actives dans les bombes à sous-munitions et mines antipersonnel et les sociétés dont plus de 5 % du chiffre d’affaires est lié à l‘armement nucléaire.

       

      Depuis août 2019, la CPEV affiche sa nouvelle présentation Investissement responsable qui présente l'implémentation de sa Charte d'investissement responsable.

       

      Elle publie également regulièrement l'Etat de la démarche (situation avril 2020):

      • Depuis août 2019, les producteurs de charbon et d'électricité au charbon sont exclus (voir ci-dessous).
      • De la sélection des fonds et des gestionnaires à l’évaluation des résultats par la société Conser Invest SA dédiée a l'investissement responsable, suivi par la vérification avec les gestionnaires, elle applique un processus d’intégration des critères ESG (Environmental, Social, Governance) dans les placements.

      A l'occasion de différents entretiens avec l'Alliance climatique, Retraites Populaires précise son approche mandatée par la CPEV comme suit (situation mai 2020) :

      • Depuis 2017, pour toutes les sociétés détenues à travers les différents investissements dans les portefeuilles des actions suisses et étrangères, la performance est régulièrement évalué d’un point de vue ESG par Conser Invest SA. La note et les informations en lien avec le climat (ex : l’intensité carbone) permet d’avoir une vue détaillée des enjeux ESG du portefeuille actions et d’instaurer un suivi spécifique sur cette thématique avec les gérants.

      • En 2019, cette analyse a été étendue aux portefeuilles des obligations (Suisses, Etrangères et Convertibles).

      • La CPEV évalue ainsi régulièrement son portefeuille de placements mobiliers sous l’angle ESG afin notamment d’analyser son exposition aux risques extra-financiers. De plus, elle prend en compte les critères ESG lors du choix des gestionnaires.

      • Au final 55% des actifs totaux seront gérés sur la base de ce type d'intégration ESG au niveau de la sélection des titres.

      L'approche présentée dans Etat de la démarche consiste également à investir dans des entreprises ou des projets dont l’activité a un impact positif sur les enjeux et les problématiques environnementales, sociétales ou de gouvernance (impact investing). Elle le fera principalement à travers de classes d’actifs comme l’infrastructure, les placements privés et l’immobilier étranger.

       

      Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

       

      Avec sa présentation Etat de la démarche, la CPEV s'est engagée à approfondir la réflexion sur les risques climatiques. Elle informe des réflexions et projets en cours:

      • Evaluation de l’empreinte carbone de la Caisse (par Conser Invest SA)
      • Elaboration d’une stratégie climatique
      • Extension des critères d’exclusion (notamment quand le dialogue reste vain)

      Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

       

      En août 2019, la CPEV annonce l'exclusion du portefeuille d'actions des entreprises actives dans le secteur du charbon selon les critères suivants :

      • 5% ou plus du chiffre d’affaires est lié à l’extraction du charbon
      • 30% ou plus du chiffre d’affaires est lié à la génération de l’électricité basée sur le charbon
      La CPEV publie également la liste des entreprises exclues.
       
      Conformément à son axe d'investissement axé sur l'inclusion (Impact Investing), la CPEV investit déjà dans des projets d'infrastructures d'énergie renouvelable, bien qu'à une échelle encore inconnue.
       
      L'Alliance climatique s'abstient de considérer les mesures positives pour le climat dans le portefeuille immobilier. Ceci est dû au fait que les progrès dans ce domaine semblent encore difficiles à quantifier et comparer. Pourtant, il convient de mentionner que la CPEV, avec Retraites Populaires, doit être considérée comme une pionnière dans l'intégration des critères ESG et de la transition énergétique de son propre parc immobilier. Sur la base de sa Boussole durable, chaque projet de rénovation ou nouvelle réalisation est orienté par l’évaluation de 15 indicateurs ESG qui permettent d’identifier les améliorations possibles en termes de durabilité.
       

      Adhésion à des associations de développement durable

       

      La CPEV est membre de l'ETHOS Engagement Pool Suisse et du nouvel ETHOS Engagement Pool International.

       

      Retraites Populaires, la gestionnaire de la CPEV, est membre de Swiss Sustainable Finance.


      Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

       

      En tant que membre de l'ETHOS Engagement Pool International, la CPEV et les caisses gérées par Retraites Populaires participent en particulier depuis juin 2018 au programme d'engagement pluriannuel en cours, qui demande à 8 compagnies d'électricité européennes de se préparer à un avenir pauvre en carbone.

       

      Dans ce contexte, les institutions de prévoyance gérées par Retraites Populaires ont envoyé un signal fort aux gouvernements et aux politiciens de tous les pays en signant le Global Investor Statement to Governments on Climate Change. Plus de 630 investisseurs mondiaux, y compris des investisseurs institutionnels de premier plan, demandent que des mesures efficaces soient prises en temps utile pour mettre en œuvre l'Accord de Paris sur le climat. Cette initiative est poursuivie aujourd'hui dans le cadre de la The Investor Agenda, une alliance mondiale qui vise à prendre le leadership dans les domaines de l'Investment, du Corporate Engagement, de l'Investor Disclosure et de la Policy Advocacy.

       

      Toutes ces institutions sont signataires de la Climate Action 100+ des grands investisseurs mondiaux, qui cible les 100 plus grands émetteurs de gaz à effet de serre. Son plan est de " travailler avec les entreprises dans lesquelles nous investissons pour s'assurer qu'elles minimisent et publient les risques, et qu'elles maximisent les opportunités offertes par le changement climatique et la politique climatique ".

       

      Enfin, la CPEV et les autres caisses gérées par Retraites Populaires sont devenues signataires de l'Investor Decarbonization Initiative de ShareAction. Cette initiative d'engagement climatique vise à garantir que les entreprises utilisent 100 % d'énergie renouvelable, augmentent leur efficacité énergétique et passent à la mobilité électrique.

       

      Dès 2020, la CPEV exerce aussi son droit de vote dans environ 450 entreprises étrangères via Ethos. Dans le cas des entreprises climatiquement négatives (en particulier les compagnies pétrolières et gazières), Ethos vote systématiquement en faveur de toutes les résolutions favorables au climat et contre la direction. Sur cet axe, la CPEV devrait se comporter de manière positive pour le climat.
      • ​​Pourtant, la Caisse devrait publier la manière dont elle a voté et si elle a pleinement soutenu les résolutions d'actionnaires favorables au climat. Elle pourrait ainsi démontrer un effet de synergie en combinaison avec ses activités d'engagement, notamment avec les entreprises du secteur fossile.
      • Actuellement, les effets d'un dialogue actif (engagement) et de l'exercice de droit du vote avec les entreprises fossiles restent incertains. L'engagement devrait être basé sur des objectifs définis dans le cadre de la gestion des risques et en accord avec la trajectoire de 1,5°C. Une mesure d'impact et une révision périodiques de la stratégie de l'engagement devraient être effectuées, et les résultats en devraient être publiés de manière transparente. Si le modèle du business ne change pas, le désinvestissement est approprié pour des considérations de risque; cela devrait être signalé et publié sous la forme d'un engagement volontaire. En cas d'échec, une sous-pondération progressive de la société fossile dans le portefeuille et/ou des délais de sortie clairs devraient être définis et communiqués de manière transparente.
      • Pourtant, selon la présentation Etat de la démarche, la CPEV mène actuellement une réflexion concernant une possible extension des critères d’exclusion (notamment quand le dialogue reste vain).

      Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

       

      Selon la présentation Etat de la démarche, une mesure de l'empreinte CO2 par Conser Invest SA est en préparation.

       

      Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

       

      Selon la présentation Etat de la démarche, l'élaboration d'une stratégie climatique est en cours. Au sujet des risques climatiques, la CPEV informe que la thématique est traitée dans l’analyse ESG du portefeuille par Conser Invest SA. Cette analyse "permet notamment d’identifier et de suivre les risques difficilement quantifiables que certains placements peuvent représenter".

       

      De plus, la CPEV prépare une étude visant à identifier l’ensemble des investissements avec impact (dont dans les énergies renouvelables) dans les différentes classes d’actifs.

      ____________________

       

      Conclusion:

      Avec l'élimination des producteurs de charbon et d'électricité basée sur le charbon des portefeuilles d'actions, la CPEV a commencé à décarboniser ses investissements.

       

      Tendance 2018-2020:

      Évaluation: nettement mieux

      • Avec sa reconnaissance des risques climatiques, avec sa première étape de décarbonisation et avec son engagement qui inclut également le domaine des combustibles fossiles, ainsi qu'avec son étude en préparation pour mesurer son empreinte carbone, la CPEV est sur la bonne voie vers une décarbonisation de son portefeuille compatible avec l'Accord de Paris. 
      • Son intégration effective des critères ESG dans le processus d'investissement, bien conçue, a le potentiel d'ouvrir la voie à une décarbonisation rapide des investissements.
      • Il reste à décarboniser le portefeuille de manière rigoureuse et en temps utile, en commençant par le retrait des entreprises de combustibles fossiles qui n'ont pas adopté un modèle économique durable axé sur les énergies renouvelables.

      Activités politiques

       

      2016 : Postulat Jean-Michel Dolivo, La Gauche (POP-Solidarités), "La CPEV doit désinvestir des énergies fossiles" au parlement cantonal, qui demande une étude sur l'opportunité pour la CPEV de se retirer de ce secteur. Renvoyé en commission, la majorité propose le refus. Au parlement, par contre, les arguments de la minorité gagnent et le postulat est accepté.

       

      Dialogue entre assuré-e-s et caisse

       

      Groupe de contact CPEV DIVEST

       

      Mars 2018 : le groupe de contact CPEV DIVEST, composé de 44 assuré-e-s auprès de la CPEV, envoie une lettre au Conseil de fondation au nom des participants CPEV de retraites-sans-risques.ch. Elle comprend des questions sur la mesure et le reporting de la compatibilité climatique, la stratégie de gestion des risques climatiques, le manque d'engagement des investisseurs à l'étranger et la participation des bénéficiaires. La soumission de CPEV DIVEST exige également une stratégie de sortie claire et transparente des investissements dans les entreprises de combustibles fossiles.

       

      Avril 2018 : la Caisse indique, sur demande de l'Alliance climatique, qu'il est prévu d'ajouter la requête de CPEV DIVEST à l'ordre du jour de la réunion du Conseil d'administration de fin mai 2018.

       

      Juin 2018 : sur nouvelle demande de l'Alliance climatique, la Caisse annonce que le Conseil d'administration a pris note de la lettre et qu'une réponse est en cours d'élaboration.

       

      Décembre 2018 : le Conseil d'administration répond que les résultats du test climatique de l'OFEV avaient montré que les investissements du portefeuille de la CPEV sont alignés sur la moyenne des institutions participantes, ce qui correspond à la politique d'investissement qui est en adéquation avec le marché. La CPEV informe que la question du changement climatique est d'un grand intérêt pour de nombreux caisses de pension. La stratégie actuelle de la CPEV est celle des actions "d'engagement". Toutefois, il convient de noter que les activités d'engagement actuelles n'incluent guère l'impact sur les secteurs principalement exposés au CO2.

      Le président et la vice-présidente du Conseil d'administration indiquent dans la lettre de réponse que la CPEV est en contact avec de nombreux pairs afin d'élaborer une stratégie climatique, mais que la question est complexe et nécessite donc une approche structurée. Dans la déclaration de la CPEV, selon laquelle elle souhaite acquérir une vue d'ensemble de la question climatique, une perspective d'évolution vers une stratégie climatique est perceptible.

       

      Avril 2019 : le groupe de contact CPEV DIVEST envoie une nouvelle lettre au Conseil d'administration Entre autres l'inscription d’une stratégie climatique dans la Charte d'investissement responsable, gerée par Retraites Populaires est proposée pour mettre en œuvre une décarbonisation pratique par désinvestissement/investissement, associée à un objectif mesurable p.ex. moins 50% entre l’année 2025.

      Le Groupe invite la CPEV à discuter de ces questions lors d'une réunion et constitue une délégation à ce but.

       

      Mai 2019 : Sur invitation de Retraites Populaires, gestionnaire de la CPEV, un échange a lieu avec un représentant de l'Alliance climatique. Retraites Populaires informe des efforts en cours en vue de renforcer la sélection des titres sur base des critères ESG. Ces plans visent également à mettre au point une stratégie climatique. La démarche s'appliquera à tous les caisses de pension gérées par Retraites Populaires : CPEV, CIP, CCAP, ECA-RP, RP Entreprise, Profelia. Toutes ces institutions investissent pour les actifs mobiliers dans des fonds dédiés de la plateforme de gestion de Retraites Populaires. Par conséquent l’approche responsable présentée est identique à toutes les caisses.

       

      Fin mai 2019 : Dans sa réponse à la lettre de CPEV DIVEST du mois d'avril 2019 (voir ci-dessus), le Conseil d'administration informe en transparence de ses activités en cours. La Caisse partage le point de vue selon lequel l'inclusion des risques financiers de la transition énergétique fait partie du devoir de diligence. En ce qui concerne de l'engagement actif, elle entend mener une réflexion sur la nature de la démarche dans l'hypothèse où cette influence ne porterait pas ses fruits. Elle informe qu'en plus des actions, elle inclura désormais les obligations dans sa politique ESG; ainsi, cela permettra de cibler 60 % des actifs de la CPEV et, par conséquent, elle s'attend à obtenir davantage de données sur l'empreinte carbone de son portefeuille. Elle précise également qu'une étude est en cours sur l'axe des exclusions concernant les effets d'une élimination prévue des producteurs de charbon. Enfin, elle adoptera la proposition de CPEV DIVEST d'intégrer la stratégie climatique de la Caisse à la Charte d'investissement responsable.

       

      Mouvement de la société civile

       

      Mai 2019 : le mouvement DIVEST VAUD des citoyens se forme. Réunissant des personnalités, dont le Prix Nobel Jacques Dubochet, il demande via la plateforne cpev-divest.chà la Caisse de décarboniser son portefeuille. Ce soutien populaire confirme l'importance de rencontrer la délégation de CPEV DIVEST pour dialoguer avec eux sur le plan des mesures envisagées. L'effet médiatique du lancement est considérable : la plupart des médias de Suisse romande comme LeTemps, 24heures, Tribune de Genève, Le Matin, 20 minutes, les radios et bien plus encore en parlent.

       

      Juillet 2019 : le mouvement envoye une lettre au Conseil d'administration ou il demande de présenter un plan d'action clair définissant

      • les objectifs chiffrés d'alignement sur l'objectif climatique
        Par exemple : décarbonisation du portefeuille à hauteur de 50% en 2025, 100% en 2030 ;

      • les actions de minimisation des risques de transition

      • les bases de calcul et la publication des résultats intermédiaires.

      Il sollicite d'ailleurs une rencontre au mois de septembre avec les responsables de la CPEV afin de pouvoir discuter, comprendre et transmettre ensuite aux plus de 1000 signataires les avancées des retraites vers des investissements respectant l'Accord de Paris et protégeant les avoirs de la bulle carbone.

       

      Activités syndicales

       

      Juillet 2019 : Le mouvement DIVEST VAUD annonce que trois syndicats de la fonction publique, SSP, SUD et FSF (voir le communiqué FSF) relayent son appel citoyen.

       

      Atélier entre des délégations du Conseil d'administration, de Retraites Populaires et du mouvement DIVEST Vaud

       

      Septembre 2019 : Une délégation du Conseil d'administration, y inclu la présidence, et les gestionnaires d'investissement des Retraites Populaires présentent le nouveau concept d'investissement durable (voir ci-dessus) à une délégation de DIVEST VAUD :

      • Retraites Populaires informe de manière ouverte et transparente sur ses réflexions concernant l'évolution future vers l'investissement durable (voir ci-dessus). 
      • Elle confirme  que les diverses activités et discussions annoncées sont en cours. 
      • Par exemple, le modèle de décarbonisation de la PKZH est examiné, et l'étude sur le carbone est en cours de conception. 
      • L'inclusion des émissions du scope 3 dans la mesure de l'empreinte carbone est évaluée ; différents prestataires de services sont pris en considération.

      La délégation de DIVEST VAUD exprime sa satisfaction quant aux progrès réalisés. Elle reconnaît que la CPEV est sur la bonne voie pour une durabilité plus poussée et une meilleure compatibilité avec l'Accord de Paris.

       

      Un atelier ultérieur est envisagé pour mi-2020.

      Helvetia Fondations collectives pour la prévoyance professionelle, Prisma et BVG Invest

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

       

    • APK, ComPlan, Allianz, Roche, CPE/PKE, BLPK, Coop, Swisscanto, sgpk, STENFO

       

      Faites défiler vers le bas pour l'institution que vous recherchez

      Saut à la fin de ce bloc - au début du bloc suivant

      Aargauische Pensionskasse APK

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      comPlan

      Caisse de pension de Swisscom

       

      Climat-compatibilité de la politique de placements

       

      Caractérisation

       

      ComPlan a un volume d'investissement d'environ 11 milliards de francs suisses et se classe environ au 22e rang des des caisses de pension en Suisse.

       

      Politique en matière de durabilité/ESG

       

      Depuis novembre 2019, ComPlan dispose d'une politique de durabilité exhaustive qui est intégrée dans sa politique de placement. Elle stipule que la stratégie de durabilité sera mise en œuvre notamment par le biais d'un dialogue (Engagement) avec les entreprises investies, mais que d'autres mesures de mise en œuvre telles que l'exclusion, l'examen de la conformité aux critères ESG (environnementaux, sociaux, de gouvernance), la sous-pondération des entreprises nuisibles au climat et l'intégration des critères ESG dans la gestion des actifs par des gestionnaires d'actifs externes devront également être utilisées.

       

      ComPlan est un membre fondateur de l'Association suisse pour des investissements responsables (ASIR), qui s'avoue aux critères de durabilité (Environmental, Social, Governance ESG),

       
      Par l'application des critères de l'ASIR, comPlan exclut quelques producteurs d'armes nucléaires, de mines antipersonnel et d'armes à sous-munitions. Elle stipule également que les entreprises devront également être exclues si elles ne montrent pas d'amélioration dans le processus de dialogue (Engagement).
      • Cependant, la présentation de la politique de durabilité manque de déclarations sur des objectifs qui amélioreront continuellement l'impact de leur investissement responsable au niveau du portefeuille.
      • Il manque de transparence quant à savoir si et dans quelle mesure elle préfère les entreprises qui sont durables selon les critères ESG généralement acceptés, et si et dans quelle mesure elle réduit le nombre d'entreprises dans l'univers d'investissement en s'abstenant de ou en sous-pondérant les entreprises qui n'opèrent pas de manière durable.
      • La question de savoir si son investissement responsable a un effet positif significatif par rapport à la pratique conventionnelle reste donc opaque; cela devrait se faire par une intégration poussée des facteurs ESG dans le processus d'investissement.
      • Mi-2019, le Conseil fédéral a créé un groupe de travail "Finance durable". Il se réfère aux obligations internationales de la Suisse dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat et des objectifs de développement durable de l'ONU (Agenda 2030). Les efforts visent à conclure des accords sectoriels, qui devraient notamment accroître la transparence quant à l'orientation durable des acteurs et comment ils se positionnent en conséquence.
      • Par conséquent, comPlan devrait réfléchir à la manière dont elle présentera à l'avenir de manière transparente au public le résultat de l'orientation durable de sa politique de placement, en particulier son impact réel sur la société dans son ensemble.
      Situation fin mars 2020 :
      À la demande de l'Alliance climatique, comPlan déclare que les informations figurant sur son site web sont à jour et qu'elle fournira des détails aux assurés intéressés. Elle ne répond pas aux questions de l'Alliance climatique concernant les efforts internes actuels pour développer la durabilité.
      • La question se pose de savoir si la communication avec les seuls bénéficiaires est compatible avec l'avenir. L'UE a déjà imposé aux acteurs des marchés financiers, y compris les caisses de pension, l'obligation légale de déclarer sur leur site web les stratégies qu'ils mettent en œuvre pour intégrer la durabilité et les risques climatiques dans leurs processus d'investissement.​

      Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

       

      Depuis novembre 2019, la réduction des risques climatiques est explicitement mentionnée dans le cadre des mesures de mise en œuvre de sa stratégie de durabilité. Ils devront notamment être réduits au minimum en sous-pondérant les entreprises à forte intensité de CO2.

       

      En tant que membre de l'ASIR, ComPlan considère également le changement climatique comme faisant partie de ses critères de durabilité depuis le début de l'année 2019.

       

      L'ASIR reconnaît dans le rapport d'engagement 2018, que celui-ci "entraîne des effets à moyen terme sur les entreprises et les investisseurs". L' ASIR "conseille également ses membres dans l’analyse des opportunités et des risques financiers liés au changement climatique et évalue les objectifs adoptés par la communauté internationale".

       

      Dans sa Prise de position sur l'Accord de Paris sur le climat (mars 2019), l'ASIR reconnaît qu'il s'agit là d'une base normative pour les mesures à prendre par la suite de la signature par la Suisse. Elle affirme : " Le changement climatique agit comme un facteur de risque sur le maintien de la valeur des investissements".

      • La prise de position de l'ASIR sur l'Accord de Paris sur le climat est un pas en avant dans le bon sens ; bien qu'aucune recommandation n'ait été formulée concernant les impacts climatiques, il y a au moins des pistes d'action possibles énumérées à l'attention de ses membres. L'ASIR considère une stratégie définie par l'organe suprême et sa mise en œuvre comme une option possible une fois "qu’un débat actif sur les risques et opportunités liés au climat pour les placements de capitaux" a eu lieu. Elle déclare également qu'il "peut être judicieux de communiquer aux bénéficiaires la stratégie adoptée et sa mise en œuvre".
      • Outre l'objection selon laquelle le désinvestissement n'a pas d'effet sur le climat, car les titres ne passent qu'à d'autres mains, la prise de position fait aussi état de ce fait : "Néanmoins, la vente d'actions, d'obligations ou d'autres placements peut donner un signal ou avoir un sens aux fins de la gestion des risques."
      • Bien qu'elle soit formulé de façon apprivoisée, l'option d'évaluer de manière critique les augmentations de capital des entreprises constitue un autre point positif : "Une injection de capital dans des entreprises engendrant de fortes émissions de CO2 qui ne sont pas prêtes à intégrer d’éventuelles répercussions du changement climatique sur le modèle commercial peut faire l'objet d'un examen critique."
      • Enfin, il convient de saluer l'option de l'ASIR d'investir de manière ciblée dans des actions, des obligations et d'autres placements qui sont propices au climat.

      Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

       

      ComPlan annonce dans sa stratégie de développement durable récemment publiée qu'elle a l'intention de sous-pondérer les entreprises à forte intensité de CO2 afin de réduire les risques climatiques.

      • Toutefois, cette mesure n'est pleinement mise en œuvre que pour les investissements complémentaires (placements alternatifs), mais seulement partiellement pour son portefeuille d'actions et d'obligations.
      • ComPlan devrait mettre en œuvre les mesures de réduction des risques climatiques pour toutes les catégories d'actifs dans leur intégralité et pas seulement en partie.
      • En outre, l'exclusion des entreprises les plus émettrices de CO2, telles que les producteurs de charbon et d'électricité au charbon, devrait être envisagée afin d'engager une voie de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

      Adhésion à des associations de développement durable

       

      L'ASIR, dont comPlan est membre, est pour sa part membre de Climate Action 100+ et de Swiss Sustainable Finance.

       

      Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

       

      Engagement

       

      En tant que membre de l'ASIR, comPlan vise le respect des critères ESG avant tout par le dialogue (engagement) avec les entreprises dans lesquelles elle investit. Les exclusions d'entreprises ne sont acceptées qu'en dernier recours si le processus d'engagement est inefficace.

       

      En ce qui concerne les risques financiers liés au climat, l'avis de l'ASIR sur l'Accord de Paris sur le climat se concentre principalement sur le dialogue avec les entreprises investies. L'ASIR veut le faire conjointement pour ses membres. Tout d'abord, des informations transparentes sur les opportunités et les risques du modèle commercial et sur les risques financiers liés au climat, basées sur les recommandations du Task Force on Climate-related Financial Disclosures des G20 (TCFD) seront demandées aux entreprises. Selon l'ASIR, cela devrait entraîner des changements de comportement et fournir aux investisseurs une meilleure base pour leurs décisions de placement.

      • La demande de publication de données climatiques par les entreprises doit être soutenue, vu qu'il s'agit de la condition de base pour les décisions d'investissement. Cependant, cette démarche est encore loin d'initier une décarbonisation des investissements compatible avec l'Accord de Paris. 

      Le rapport d'engagement de l'ASIR 2019 montre que la mise en œuvre et l'efficacité de l'engagement ESG et climatique délégué au prestataire de services Sustainalytics auprès des entreprises mondiales concernées se sont améliorées par rapport à l'année précédente. Les institutions affiliées à l'ASIR pour l'exercice conjoint de l'engagement avaient présenté des objectifs spécifiques pour l'engagement dans 12 entreprises mondiales au cours de 2018 et 2019. Ces objectifs dans les domaines de la corruption, des dommages environnementaux, des droits de l'homme, des droits du travail et de la sécurité au travail ont été atteints et finalisés selon l'ASIR.

       

      Des processus d'engagement continuent à être actifs dans un grand nombre d'entreprises sur tous les continents. L'ASIR précise les informations pertinentes dans le rapport d'engagement de 2019 à l'Alliance climatique (avril 2020) comme suit. En 2019, 76 engagements étaient en cours, principalement dans les domaines de l'environnement (34 cas), des droits du travail (20 cas) et des droits de l'homme (16 cas).

       

      Dans le secteur du climat, l'ASIR, en collaboration avec Sustainalytics, a entamé un dialogue avec 20 grands producteurs mondiaux d'acier et de ciment à partir de 2018 pour aborder la transition climatique. Ce faisant, l'ASIR incite principalement ces entreprises à mesurer et à publier les risques climatiques conformément aux recommandations du Task Force on Climate-related Financial Disclosures des G20 (TCFD). Parmi les autres exigences figurent des objectifs de CO2 fondés sur des données scientifiques, des mesures concrètes et le suivi des progrès, ainsi qu'une politique climatique et une attitude cohérente envers leurs associations en ce qui concerne leurs activités de lobbying. Ce dialogue des actionnaires sera poursuivi.

      • En choisissant le secteur des producteurs d'acier et de ciment, l'ASIR s'est concentré sur une industrie où l'engagement a du sens : leur intensité en CO2 n'est que partiellement due à l'utilisation de combustibles fossiles, mais elle est néanmoins considérable. En fait, les émissions causées par la libération de CO2 du coke ou de la matière première minérale ne peuvent être réduites qu'à moyen terme, car la technologie doit encore être développée et industrialisée ; la pression des groupements d'investisseurs peut donc obliger les entreprises à suivre une voie de décarbonisation.
      • Dans ce domaine plus restreint, l'ASIR a, en l'état actuel des choses, apporté la preuve de son engagement.
      • Toutefois, dans le domaine des secteurs dépendant des combustibles fossiles, en particulier de l'énergie fossile (producteurs de combustibles fossiles, producteurs d'électricité et de chaleur qui en dépendent, et secteurs à forte intensité énergétique), il reste difficile de fournir des preuves de performance pour l'option d'engagement.
      • Cette option de dialogue des actionnaires a du sens si les modèles économiques des entreprises offrent des perspectives de décarbonisation en accord avec l'objectif de 1,5° de l'Accord de Paris sur le climat.
      • Des exigences précises, un champ d'application, des critères de mesure et des délais de désinvestissement en cas de non-respect doivent être définis pour un engagement ayant un impact sur le climat.
      • Sans une stratégie claire de décarbonisation avec une intégration ESG et climatique profonde dans le processus d'investissement des portefeuilles de titres des caisses de pension membres, et sans preuve de la performance de la politique d'engagement dans le domaine des risques climatiques particulièrement élevés des secteurs à forte intensité de CO2, l'approche de l'ASIR ne semble pas encore suffisamment au point.

      Situation avril 2020 :
      À la demande de l'Alliance climatique, l'ASIR informe qu'elle avait opté pour le secteur du ciment et de l'acier, étant donné que de nombreux investisseurs ciblent déjà le secteur de l'énergie et des Utilities (fournisseurs d'électricité). L'ASIR souhaite démontrer les progrès réalisés dans son engagement actuel avant de se consacrer à d'autres secteurs. Toutefois, ceci serait certainement une prochaine étape possible.

       

      Droits de vote

       

      Aucun droit de vote n'est exercé par comPlan dans les entreprises (fossiles) à l'étranger.

       

      Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

       

      Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

       

      Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

       

      comPlan n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

      • Par conséquent, il manque encore une stratégie de décarbonisation du portefeuille ; un élément central devrait être la sortie des entreprises de combustibles fossiles qui ne sont pas passées à un modèle commercial durable axé sur les énergies renouvelables.

      ____________________

       

      Conclusion:

      Au stade actuel, malgré la sous-pondération annoncée des entreprises à forte intensité de CO2 dans les placements alternatifs, une décarbonisation notable n'a pas encore eu lieu.

      Cependant, si la sous-pondération annoncée des entreprises à forte intensité de CO2, documentée par la mesure de l'empreinte carbone - ou autrement prouvée - indique une décarbonisation substantielle des investissements, l'Alliance climatique changera la classification en ORANGE.

       

      Tendance 2018-2020:

      Évaluation: mieux

      • En prenant en compte les risques climatiques par la sous-pondération des entreprises à forte intensité de CO2, par l'inclusion de critères ESG clairement définis et par la sélection de gestionnaires d'actifs externes sur la base de critères ESG, comPlan a fait un premier pas pour rendre ses investissements respectueux du climat. Elle a donc le potentiel pour prendre le chemin d'une décarbonisation du portefeuille compatible avec l'Accord de Paris à l'avenir.
      • Une décarbonisation rigoureuse et rapide du portefeuille devrait être amorcée, en commençant par la sortie des entreprises de combustibles fossiles qui n'ont pas adopté un modèle d'affaires durable axé sur les énergies renouvelables.
      • De plus, elle devrait exiger une intégration profonde des critères ESG de la part de ses gestionnaires d'actifs - ou faire en sorte que soient demandés et sélectionnés des fonds dont il est démontré qu'ils sont construits selon des critères ESG et de réduction du CO2 de grande portée.

      Allianz Fondations collectives

      (LPP, Prévoyance complémentaire, Pension Invest)

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      Pensionskasse der F. Hoffmann-La Roche AG

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      CPE Fondation de prévoyance Energie

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      Basellandschaftliche Pensionskasse BLPK

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      CPV/CAP Caisse de pension Coop

       

      Climat-compatibilité de la politique de placements

       

      Caractérisation

       

      La CPV/CAP a un volume d'investissement d'à peu près 10 milliards de francs suisses et se classe environ au 25e rang des des caisses de pension en Suisse.

       

      Politique en matière de durabilité/ESG

       

      La CPV/CAP dispose d'une politique de durabilité basée sur des critères ESG, définis dans son règlement de placement et applicables à toutes les catégories d'actifs. Elle précise : "Pour la CPV/CAP, investir de manière responsable et durable signifie investir dans des Etats, des entreprises et des placements soucieux des critères ESG (protection de l’environnement, responsabilité sociale et bonne gouvernance)."

       

      L'accent est actuellement mis sur le Green Impact Investing (voir ci-dessous).

      • Cependant, la présentation de la politique de durabilité manque de déclarations sur la mise en oeuvre pratique et sur l'efficacité de son investissement responsable au niveau des portefeuilles d'actions et d'obligations.
      • Il faudrait fixer des objectifs qui améliorent en permanence l'efficacité de leur investissement responsable au niveau du portefeuille (actions et obligations).
      • Il manque de transparence quant à savoir si et dans quelle mesure elle préfère les entreprises qui sont durables selon les critères ESG généralement acceptés, et si et dans quelle mesure elle réduit le nombre d'entreprises dans l'univers d'investissement en s'abstenant de ou en sous-pondérant les entreprises qui n'opèrent pas de manière durable.
      • La question de savoir si son investissement responsable dans son ensemble a un effet positif significatif par rapport à la pratique conventionnelle reste donc opaque.
      • Mi-2019, le Conseil fédéral a créé un groupe de travail "Finance durable". Il se réfère aux obligations internationales de la Suisse dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat et des objectifs de développement durable de l'ONU (Agenda 2030). Les efforts visent à conclure des accords sectoriels, qui devraient notamment accroître la transparence quant à l'orientation durable des acteurs et comment ils se positionnent en conséquence.
      • Par conséquent, la Caisse devrait réfléchir à la manière dont elle présentera à l'avenir de manière transparente au public le résultat de l'orientation durable de sa politique de placement concernant ses portefeuilles traditionnels, en particulier son impact réel sur la société dans son ensemble.
      Situation avril 2020 :
      À la demande de l'Alliance climatique, la CPV/CAP a pris note, au cours d'un échange de vues, des faits exposés dans le présent exposé des motifs et de leur évaluation.
       

      Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

       

      Dans sa politique de durabilité, la CPV/CAP indique que l'Accord de Paris sur le climat et son impact sur les investissements sont pris en compte en investissant environ 0,4 milliard de francs suisses dans les énergies renouvelables (énergie solaire, éolienne et hydroélectrique) et dans le développement forestier, et qu'elle vise ainsi à assurer une stabilité financière à long terme.

       

      Selon le rapport de gestion 2018, ces positions, qui sont actuellement en cours d'élargissement, font partie des investissements alternatifs, notamment dans les infrastructures et le Private Equity.

      • Cet investissement à impact écologique exploite les opportunités financières liées au climat et est donc très positif.
      • En réduisant l'intensité de CO2 de l'ensemble du portefeuille de titres - actions, obligations et investissements alternatifs - un premier pas vers la décarbonisation a été fait.
      • D'autre part, il manque encore une attention particulière à la réduction des risques associés aux investissements bruns détenus dans les entreprises fossiles.

      Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

       

      La CPV/CAP a fait un premier pas important vers la décarbonisation du portefeuille avec son programme Green Impact Investing, grâce à des investissements dans les énergies renouvelables et le développement forestier, qui représentent environ 4 % du volume total d'investissement.

       

      Adhésion à des associations de développement durable

       

      Aucune affiliation n'est connue à une association de développement durable.

       

      Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

       

      La Caisse manque d'une politique publique en matière de dialogue (engagement) avec les entreprises investies à l'étranger dans le domaine ESG.

       

      Aucun droit de vote n'est exercé dans les entreprises (fossiles) à l'étranger.

       

      Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

       

      Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

       

      Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

       

      La CPV/CAP a l'intention d'étendre encore son impact investing avec des investissements dans l'hydroélectricité. Toutefois, elle n'a pas encore annoncé une intention de préparer la conception d'une voie de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

      • Par conséquent, une stratégie de décarbonisation du portefeuille fait toujours défaut ; un élément central devrait être la sortie des entreprises fossiles qui ne sont pas passées à un modèle économique durable basé sur les énergies renouvelables.

      ____________________

       

      Conclusion:

      La CPV/CAP a fait un début dans la décarbonisation des investissements avec son Green Impact Investing dans les énergies renouvelables et le développement forestier sur une échelle significative.

       

      Tendance 2018-2020:

      Évaluation: mieux

      • Avec sa politique de durabilité et son analyse de l'Accord de Paris sur le climat, qui a conduit à la décision de s'engager dans un important Green Impact Investing, la CPV/CAP a posé une bonne base pour s'orienter vers une voie de décarbonisation du portefeuille compatible avec cet Accord.
      • L'analyse des risques climatiques des parties brunes et des potentiels verts de son portefeuille de base (actions, obligations) fait toujours défaut.
      • Une décarbonisation rigoureuse et rapide du portefeuille devrait être conçue, en commençant par la sortie des entreprises de combustibles fossiles qui n'ont pas adopté un modèle d'affaires durable axé sur les énergies renouvelables.
      • En outre, il manque encore des mesures pour un engagement ESG et climatique avec les entreprises investies - y compris l'exercice des droits de vote à l'étranger en faveur du climat.
      • En particulier, la Caisse devrait appliquer et surveiller de manière proactive l'intégration effective des critères ESG dans le processus d'investissement par ses gestionnaires d'actifs - ou bien sélectionner des fonds dont il est prouvé qu'ils sont construits selon des critères ESG et de réduction de CO2 de grande portée.

      Swisscanto Fondations collectives

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      St. Galler Pensionskasse sgpk

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      Fonds de désaffectation pour les installations nucléaires et fonds de gestion des déchets radioactifs provenant des centrales nucléaires STENFO

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

    • LUPK, Profond, CACEB/BLVK, GastroSocial, Nestlé, CIEPP, proparis, PKG, PAT-BVG, Previs

       

      Faites défiler vers le bas pour l'institution que vous recherchez

      Saut à la fin de ce bloc - au début du bloc suivant

      Luzerner Pensionskasse LUPK

       

      Vous trouverez les détails de la LUPK du canton de Lucerne, la première caisse de pension durable de droit public, sous la rubrique "Pionniers".

      Profond Institution de prévoyance

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      Caisse d'assurance du corps enseignant bernois CACEB

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      GastroSocial Caisse de pension et Caisse de compensation

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      Nestlé Fonds de Pensions

       

      Climat-compatibilité de la politique de placements

       

      Caractérisation

       

      Le Fonds de Pensions Nestlé a un volume d'investissement total d'environ CHF 7 milliards et se classe environ au 34e rang des caisses de pension en Suisse.

       

      Politique en matière de durabilité/ESG

       

      Depuis mi-2019, le Fonds de pensions Nestlé s’engage à ajouter, dans la mesure du possible mais d’une façon formelle, la prise en compte de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (« ESG » ) aux paramètres de rendement, de risque et de coût dans l'élaboration de sa stratégie d'investissement et dans la gestion des ses avoirs. Pourtant il manque encore des engagements plus précis.

      • Le Fonds n'a pas encore publié si et comment il entend intervenir de manière exhaustive et durable dans les décisions prises dans le cadre du processus de placement proprement dit.
      • Il devrait décider quelles autres mesures concrètes il entend demander, dans le processus d'investissement, aux gestionnaires de fortune pour qu'ils appliquent un filtre ESG exhaustif lors de la sélection des entreprises et/ou procèdent à un rééquilibrage substantiel basé sur les critères ESG.
      • Lors de la sélection des fonds, il faudrait avoir à disposition ou obtenir, sur toutes les entreprises investies, des données complètes de rating ESG et d'intensité de CO2 afin de pouvoir faire usage de produits présentant la meilleure durabilité et un profil risque/rendement optimal.
      Situation 2020 :

      À la demande de l'Alliance climatique, le Fonds informe qu'il publiera prochainement des dispositions détaillées sur la gestion durable des actifs. En 2019, il a commencé à fournir à ses gestionnaires d'actifs et de fonds des lignes directrices fondées sur les principes ESG pour l'exercice des droits de vote, pour le dialogue des actionnaires et, dans le cas de la gestion active de portefeuille, pour l'intégration systématique des principes ESG dans leur sélection de titres. Son consultant en investissements veille périodiquement au respect de ces lignes directrices. Un autre consultant indépendant avait préparé un rapport sur l'intensité avec laquelle les gestionnaires d'actifs s'étaient efforcés d'appliquer les critères ESG. Il a conclu que la qualité ESG des gestionnaires d'actifs était actuellement suffisante. En outre, une Watch List des entreprises du portefeuille qui ne répondent pas à certains critères ESG sera bientôt établie.

       

      Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

       

      L'information susmentionnée à l'Alliance climatique contient une déclaration dans laquelle le Fonds de pension Nestlé confirme qu'il prend les risques climatiques au sérieux. Il a l'intention de préparer un rapport sur l'impact financier du changement climatique sur ses investissements.

       

      Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

       

      Jusqu'à présent, le Fonds n'a pris aucune mesure explicite pour décarboniser son portefeuille.

       

      Adhésion à des associations de développement durable

       

      Aucune affiliation n'est connue à une association de développement durable.


      Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

       

      Avec la déclaration précitée à la Alliance climatique, le Fonds de pension Nestlé informe qu'en 2019, il a commencé à établir des lignes directrices pour les gestionnaires d'actifs et de fonds, à établir de l'Engagement et à exercer les droits de vote conformément aux principes ESG. La prochaine étape consistera à exiger des gestionnaires d'actifs qu'ils rapportent sur quelles entreprises et avec quelles exigences le dialogue actionnarial et les droits de vote ont été exercés.

      • Cependant, il n'est pas encore transparent de savoir quels prestataires de services d'Engagement et de droits de vote sont actifs pour le Fonds de pension Nestlé, avec quelles exigences et dans quelle mesure ; par conséquent, il n'est pas possible d'évaluer si et dans quelle mesure il fait usage de ses droits d'actionnaire de façon positive pour le climat.

      Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

       

      Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

       

      Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

       

      Le Fonds n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

      • Par conséquent, il manque encore une stratégie de décarbonisation du portefeuille ; un élément central devrait être la sortie des entreprises de combustibles fossiles qui ne sont pas passées à un modèle commercial durable axé sur les énergies renouvelables.

      ____________________

       

      Conclusion:

      Une stratégie climatique visant à décarboniser le portefeuille et à abandonner les entreprises fossiles qui n'ont pas opté pour un modèle économique durable basé sur les énergies renouvelables fait toujours défaut. En conséquence, le Fonds de Pensions Nestlé est encore loin d'être respectueuse du climat.

       

      Tendance 2018-2020:

      Évaluation: stagnante

      • Avec ses premiers pas pour influencer et contrôler les gestionnaires d'actifs, le Fonds de pension Nestlé démontre sa volonté de mettre en pratique une politique de durabilité plus efficace à l'avenir.
      • Compte tenu du poids du Fonds et des progrès réalisés par ses homologues, il devrait aborder plus profondement la question de la durabilité et de la gestion des risques financiers liés au climat - entendues comme l'intégration holistique de notations ESG dans le processus de sélection des titres.
      • Des travaux préparatoires devraient concevoir un engagement ESG et climatique clairement défini et efficace avec les entreprises concernées ainsi qu'une restructuration du portefeuille dans le même sens.
      • En particulier, l'Institution devrait appliquer et surveiller de manière proactive l'intégration des critères ESG, clairement définie et efficace en termes de contenu, dans le processus d'investissement par ses gestionnaires d'actifs - ou bien sélectionner des fonds dont il est prouvé qu'ils sont construits selon des critères ESG et de réduction de CO2 de grande portée.

      CIEPP

      Caisse Inter-Entreprises de Prévoyance Professionelle

       

      Climat-compatibilité de la politique de placements

       

      Caractérisation

       

      La CIEPP a un volume d'investissement d'environ 7 milliards de francs suisses et se classe environ au rang 35 des des caisses de pension en Suisse.

       

      Politique en matière de durabilité/ESG

       

      La CIEPP s'est récemment engagée dans une Politique ESG. Elle s'avoue de prendre en compte "des responsabilités sociale, environnementale et de gouvernance dans son activité de base, en particulier dans celui de la gestion des actifs financiers confiés". Elle opère un examen régulier de son portefeuille à la lumière des critères ESG (Environmental, Social, Governance). La Caisse "dispose d’un processus pour identifier les sociétés sujettes à controverses ; elle est ainsi consciente des risques et proactive dans la résolution à terme des problèmes".

      • Pourtant, la Caisse n'a pas encore annoncé si et comment elle entend intervenir de manière durable et exhaustive dans les décisions prises dans le cadre du processus d'investissement.
      • Elle devrait décider des mesures concrètes qu'elle veut demander aux gestionnaires de la fortune afin qu'ils appliquent un filtre ESG exhaustif lors de la sélection des entreprises dans le processus d'investissement et/ou procèdent à un rééquilibrage substantiel basé sur les critères ESG.
      • Lors de la sélection des fonds, il faudrait avoir à disposition ou obtenir, sur toutes les entreprises investies, des données complètes de rating ESG et d'intensité de CO2 afin de pouvoir faire usage de produits présentant la meilleure durabilité et un profil risque/rendement optimal.
      Situation juin 2020 :
      Malgré deux rappels, la CIEPP n'a pas encore répondu à la demande de vérification et de déclaration de l'Alliance climatique de mars 2020.
      • La question se pose de savoir si une non-communication avec le monde public est compatible avec l'avenir. L'UE a déjà imposé aux acteurs des marchés financiers, y compris les caisses de pension, de déclarer sur leur site web les stratégies qu'ils appliquent pour intégrer les risques financiers liés à la durabilité et au climat dans leurs processus d'investissement. Il est prévisible que la Suisse introduira formellement ou de facto des dispositions similaires en tant que normes professionnelles.

      Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

       

      La CIEPP considère les risques climatiques comme faisant partie de sa Politique ESG.

       

      Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

       

      La CIEPP n'a pas encore pris de mesures pour décarboniser le portefeuille.

       

      Adhésion à des associations de développement durable


      La CIEPP est membre de l'ETHOS Engagement Pool Suisse et du nouvel ETHOS Engagement Pool International.

       

      Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

       

      En tant que membre de l'ETHOS Engagement Pool International, elle participe en particulier depuis juin 2018 au programme d'engagement pluriannuel en cours, qui demande à 8 compagnies d'électricité européennes de se préparer à un avenir pauvre en carbone.

      • Actuellement, les effets d'un dialogue actif (engagement) avec les entreprises fossiles restent incertains. L'engagement devrait être basé sur des objectifs définis dans le cadre de la gestion des risques et en accord avec la trajectoire de 1,5°C. Une mesure d'impact et une révision périodiques de la stratégie de l'engagement devraient être effectuées, et les résultats en devraient être publiés de manière transparente. Si le modèle du business ne change pas, le désinvestissement est approprié pour des considérations de risque; cela devrait être signalé et publié sous la forme d'un engagement volontaire. En cas d'échec, une sous-pondération progressive de la société fossile dans le portefeuille et/ou des délais de sortie clairs devraient être définis et communiqués de manière transparente. 

      Depuis 2018, la CIEPP exerce ses droits de vote aux assemblées générales chez les 100 plus grosses capitalisations européennes.

      • Par contre, il n'est pas possible de savoir si les votes de la CIEPP auprès des sociétés étrangères comme les pétrolières BP, Shell ou Equinor étaient positifs en matière de ESG et climat : en fait, la publication de son intermédiaire et son comportement de vote auprès des 100 entreprises à l'étranger fait toujours défaut.

      Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

       

      Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

       

      Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

       

      La CIEPP n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

      • Par conséquent, il manque encore une stratégie de décarbonisation du portefeuille ; un élément central devrait être la sortie des entreprises de combustibles fossiles qui ne sont pas passées à un modèle commercial durable axé sur les énergies renouvelables.

      ____________________

       

      Conclusion:

      Une stratégie climatique visant à décarboniser le portefeuille et à abandonner les entreprises fossiles qui n'ont pas opté pour un modèle économique durable basé sur les énergies renouvelables fait toujours défaut. En conséquence, la CIEPP est encore loin d'être respectueuse du climat.

       

      Tendance 2018-2020:

      Évaluation: légèrement mieux

      • La CIEPP a pris un départ avec sa Politique ESG et avec l'Engagement qu'elle a commencé à déployer, qui inclut également le domaine des combustibles fossiles.
      • Cependant, compte tenu du poids de la CIEPP et des progrès réalisés par ses homologues, elle devrait aborder plus en profondeur la question de la durabilité et de la gestion des risques financiers liés au climat - entendues comme l'intégration holistique de notations ESG dans le processus de sélection des titres.
      • Des travaux préparatoires devraient concevoir une restructuration du portefeuille dans ce sens.
      • En particulier, la Caisse devrait appliquer et surveiller de manière proactive l'intégration effective des critères ESG dans le processus d'investissement par ses gestionnaires d'actifs - ou bien sélectionner des fonds dont il est prouvé qu'ils sont construits selon des critères ESG et de réduction de CO2 de grande portée.

      proparis

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      PKG

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      PAT-BVG

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      Previs

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

    • PKSO, Gemini, ICPT, CPPEF Canton Fribourg, CAP Prévoyance, prévoyance.ne, CPVAL, Zürcher Kantonalbank, Zuger PK, SVE

       

      Faites défiler vers le bas pour l'institution que vous recherchez

      Saut à la fin de ce bloc - au début du bloc suivant

      Pensionskasse Kanton Solothurn PKSO

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      GEMINI Fondation collective

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      Istituto di Previdenza del Cantone Ticino IPCT

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici (en langue italienne)

      Caisse de prévoyance du personnel de l’Etat de Fribourg CPPEF

       

      Climat-compatibilité de la politique de placements

       

      Caractérisation

       

      La CPPEF a un volume d'investissement d'environ 5 milliards de francs suisses et se classe environ au rang 43 des des caisses de pension en Suisse.

      Politique en matière de durabilité/ESG

       

      Le règlement sur les placements stipule que, dans la mesure du possible, la Caisse prend en considération les valeurs de développement durable, en particulier la durabilité économique ainsi que la responsabilité environnementale et sociale pour ses investissements. Pourtant, les directives sur les placements disposent seulement qu'aucun investissement est permis dans les armement, l’énergie nucléaire, le tabac, les jeux de hasard, la pornographie, les OGM.

       

      Selon le rapport de gestion 2019, elle a décidé de reconduire une analyse ESG des investissements actuels.

      • La Caisse n'a pas encore annoncé publiquement si et comment elle entend intervenir de manière durable et exhaustive dans les décisions prises dans le cadre du processus d'investissement.
      • Elle devrait décider des mesures concrètes qu'elle veut demander aux gestionnaires d'actifs afin qu'ils appliquent un filtre ESG exhaustif lors de la sélection des entreprises dans le processus d'investissement et/ou procèdent à un rééquilibrage substantiel basé sur les critères ESG.
      • Lors de la sélection des fonds, il faudrait avoir à disposition ou obtenir, sur toutes les entreprises investies, des données complètes de rating ESG et d'intensité de CO2 afin de pouvoir faire usage de produits présentant la meilleure durabilité et un profil risque/rendement optimal.
      Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

       

      Selon le rapport de gestion 2019, "les récents développements en la matière, avec la fixation d’objectifs du Conseil fédéral dans la réduction des émissions carbone, incitent le Comité à poursuivre ses réflexions et à évaluer l’opportunité de faire évoluer les critères favorisant, respectivement défavorisant les investissements."

       

      À la demande de l'Alliance climatique, la CPPEF informe dans sa réponse (juin 2020), que l'objectif de la Caisse est une amélioration matérielle de la notation ESG de ses placements, y compris la réduction de l'empreinte carbone.

       

      Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

       

      La CPPEF n'a pas encore pris de mesures pour décarboniser le portefeuille.

       

      Cependant, elle déclare dans sa réponse susmentionnée que la Commission de placement de la Caisse fera des propositions concrètes et réalistes de réduction des émissions carbone de nos portefeuilles.

       

      Adhésion à des associations de développement durable


      La CPPEF est membre de l'ETHOS Engagement Pool Suisse et du nouvel ETHOS Engagement Pool International.

       

      Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

       

      En tant que membre de l'ETHOS Engagement Pool International, elle participe depuis juin 2018 au programme d'engagement pluriannuel en cours, qui demande à 8 compagnies d'électricité européennes de se préparer à un avenir pauvre en carbone.

      • Actuellement, les effets d'un dialogue actif (engagement) avec les entreprises fossiles restent incertains. L'engagement devrait être basé sur des objectifs définis dans le cadre de la gestion des risques et en accord avec la trajectoire de 1,5°C. Une mesure d'impact et une révision périodiques de la stratégie de l'engagement devraient être effectuées, et les résultats en devraient être publiés de manière transparente. Si le modèle du business ne change pas, le désinvestissement est approprié pour des considérations de risque; cela devrait être signalé et publié sous la forme d'un engagement volontaire. En cas d'échec, une sous-pondération progressive de la société fossile dans le portefeuille et/ou des délais de sortie clairs devraient être définis et communiqués de manière transparente. 

      Aucun droit de vote n'est exercé dans les entreprises (fossiles) à l'étranger.

       

      Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

       

      Selon la réponse susmentionnée à l'Alliance climatique (juin 2020), la CPPEF informe que l'analyse ESG mentionnée dans le rapport de gestion 2019 a éte axée aussi sur l'empreinte carbone. Elle affirme également: "Les résultats ont été reçu récemment. Ils sont en cours d’analyse par les experts de la Commission de placement de la Caisse. Fort de ces résultats dite commission fera des propositions concrètes et réalistes de réduction des émissions carbone de nos portefeuilles."

       

      Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

       

      En conclusion de sa réponse à l'Alliance climatique (juin 2020), la CPPEF déclare, que "une réduction dans la proportion mentionnée dans le document Recommandations de l’Alliance climatique est envisageable à moyen terme. Pour ce faire, la Caisse collabore avec des experts."

      ____________________

       

      Conclusion:

      Au stade actuel, l'objectif de la Caisse d'une amélioration matérielle de la notation ESG de ses placements, y compris la réduction de l'empreinte carbone, n'a pas encore amené à une décarbonisation. Cependant, si l'intention d'une défavorisation des entreprises à forte intensité de CO2 conduit à une décarbonisation substantielle des investissements - documentée par la mesure de l'empreinte carbone ou autrement prouvée - l'Alliance climatique changera la classification en ORANGE.

       

      Tendance 2018-2020:

      Évaluation: mieux

      • Avec la prise en compte des risques climatiques par l'intention de réduire l'empreinte carbone et la mise en œuvre actuellement en cours, la CPPEF a le potentiel d'évoluer vers une voie de décarbonisation du portefeuille compatible avecl 'Accord de Paris à l'avenir.

      • Une décarbonisation rigoureuse et rapide du portefeuille devrait être amorcée, en commençant par la sortie des entreprises de combustibles fossiles qui n'ont pas adopté un modèle d'affaires durable axé sur les énergies renouvelables.

      • De plus, elle devrait exiger une intégration profonde des critères ESG de la part de ses gestionnaires d'actifs - ou faire en sorte que soient demandés et sélectionnés des fonds dont il est démontré qu'ils sont construits selon des critères ESG et de réduction du CO2 de grande portée.

       

      Activités politiques

       

      2015 : Question de Laurent Thévoz (Les Verts), Xavier Ganioz (PS) "Désinvestissez! La CPPEF - aussi?" Le gouvernement répond qu'il soutient, en principe les objectifs de la campagne visant à promouvoir le désinvestissement des énergies fossiles. Par contre, au mépris du fait que la CPPEF est une institution de droit public, il indique son autonomie de décision et dénie tout pouvoir de direction. Cependant, ceci est en contradiction avec l'énoncé (en allemand, traduction ad-hoc) du Prof. Kieser et du Dr. Saner dans "Vermögensanlage von Vorsorgeeinrichtungen", Allgemeine Juristische Praxis, 2017.

       

      Octobre 2019 : Postulat "Stratégie de placements "ESG et climat" de la Caisse de prévoyance du personnel de l'Etat de Fribourg CPPEF" de Christa Mutter (Les Verts) et Ralph Alexander Schmid (Parti Vert-Libéral). Le postulat fait référence au fait que le Conseil d'État, en tant qu'employeur finançant les pensions, est tenu d'obtenir de la Caisse les mesures appropriées pour assurer les pensions futures. Dans ce contexte, le gouvernement est invité à soumettre un certain nombre de questions à la Caisse. Par exemple, il est suggéré que les règles de placement, le processus de placement et les dispositions de placement individuelles pour les gestionnaires de fortune précisent comment gérer les risques financiers et les opportunités liés au climat et qu'une stratégie climatique soit élaborée dans le but d'investir conformément au 1,5°. Pour atteindre cet objectif, une décarbonisation rapide du portefeuille devrait être prioritaire et des objectifs et des délais mesurables devraient être fixés.

       

      Mars 2019 : Le gouvernement, avec sa réponse, rejette le postulat car il dénie sa possibilité d'influencer la Caisse. Tout de même il informe que le Comité de la CPPEF poursuit des réflexions "à évaluer l’opportunité de faire évoluer ses critères favorisant, respectivement défavorisant les investissements" sous l'angle des émissions carbone.

      CAP Prévoyance (Genève ville et communes)

       

      Climat-compatibilité de la politique de placements

       

      Caractérisation

       

      CAP Prévoyance un volume d'investissement total d'environ CHF 5 milliards et se classe environ au 44e rang des caisses de pension en Suisse.

       

      Politique en matière de durabilité/ESG

       

      CAP Prévoyance a adopté une Charte d'investissement responsable, présentant des critères détaillés de durabilité (Environmental, Social, Governance ESG), qui fait partie intégrante du Règlement de placement (Annexe 1). Ces critères détaillés prévoient notamment l'’intégration des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans la gestion des placements. CAP Prévoyance applique ces principes aux actions, obligations, au Private Equity (actions non cotées) et aux placements alternatifs non transparents. Les critères couvrent notamment l'anticipation et la réduction des émissions polluantes. En outre, des critères d'exclusion sont observés; les entreprises qui réalisent une partie importante de leur chiffre d'affaires avec p.ex. les armements sont exclues.

       

      Dans son Rapport d'activité 2019, CAP Prévoyance précise que l’intégration des critères «ESG» dans la gestion des placements mobiliers, en collaboration avec les gérant-e-s concerné-e-s, a d’ores et déjà permis à CAP Prévoyance de se désengager progressivement des secteurs sensibles, tout en favorisant des investissements dans des entreprises qualifiées de «best-in-class». De plus, elle informe que les gérant-e-s externes mandaté-e-s doivent être en mesure d’offrir des solutions compatibles avec la charte et que, à défaut, ils ou elles sont écarté-e-s.

      • L'intégration ESG dans le processus d'investissement exige généralement que les gestionnaires individuels sont tenus d'utiliser les bases de données ESG existantes pour chaque entreprise afin d'investir de préférence dans les entreprises durables.
      • L'exemple de caisses de pension durables, comme NEST et LUPK du Canton de Lucerne (voir sous Pionniers) montre que la sélection préférentielle des entreprises selon des critères de durabilité telle que pratiquée par CAP Prévoyance peut être en corrélation avec une décarbonisation du portefeuille. 
      • Dans cette optique, il est regrettable que la Fondation ne soit pas (encore) en mesure ou désireuse de publier ses résultats pratiques en matière de cette intégration ESG. 
      • En particulier la quantification de l'intensité en CO2 et des autres gaz à effet de serre du portefeuille, effectuée en tenant compte des émissions des Scope 1, 2 et 3 (voir ci-dessus sous les pionniers NEST et LUPK) devrait informer sur la performance climatique.
      Situation avril 2020 :
      CAP Prévoyance signale à l'Alliance climatique dans une communication qu'elle a pris connaissance des faits présentés dans le rating.
       

      Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

       

      Dans son Rapport d'activité 2018, CAP Prévoyance signale qu'elle a " entrepris une révision de la Charte relative aux principes d’investissement socialement responsable afin de l’ajuster, notamment en prenant en compte les risques liés aux émissions carbone." Elle informe dans son Rapport d'activité 2019: " Une analyse des portefeuilles sera à nouveau réalisée en 2020 afin de vérifier le bon profil de durabilité et le respect des directives d’investissements y relatives, plus généralement en matière d’exclusions sectorielles et de réduction de l’impact carbone.

       

      Situation avril 2020 :

      Par la communication susmentionnée à l'Alliance climatique, CAP Prévoyance informe également que ses organes poursuivent leurs travaux de révision en vue de faire évoluer la Charte d'investissement responsable (Annexe 1 du Règlement de placement).

       

      Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

       

      Dans son Rapport d'activité 2019, CAP Prévoyance estime que, " de manière consolidée, les portefeuilles de CAP Prévoyance présentent déjà un impact carbone plus favorable que les indices de référence concernés. "

      • Toutefois, il manque encore des informations sur les faits, considérations ou évaluations qui constituent la base de cette déclaration.
      • En particulier la quantification de l'intensité en CO2 et des autres gaz à effet de serre du portefeuille, effectuée en tenant compte des émissions des Scope 1, 2 et 3 (voir ci-dessus sous les pionniers NEST et LUPK) devrait informer sur la performance climatique.
      • Pourtant, la Caisse a annoncé dans son Rapport d'activité 2019, que sa Commission de placement a poursuivi le travail engagé en matière d’investissement responsable et de révision de la charte sur la base d’une analyse des portefeuilles au regard des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance ainsi que du calcul de l’empreinte carbone.

      Adhésion à des associations de développement durable

       

      CAP Prévoyance est membre de l'ETHOS Engagement Pool Suisse et du nouvel ETHOS Engagement Pool International.


      Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

       

      En tant que membre de l'ETHOS Engagement Pool International, la Caisse participe en particulier depuis juin 2018 au programme d'engagement pluriannuel en cours, qui demande à 8 compagnies d'électricité européennes de se préparer à un avenir pauvre en carbone.

       

      Dans ce contexte, elle a envoyé un signal fort aux gouvernements et aux politiciens de tous les pays en signant le Global Investor Statement to Governments on Climate Change. Plus de 630 investisseurs mondiaux, y compris des investisseurs institutionnels de premier plan, demandent que des mesures efficaces soient prises en temps utile pour mettre en œuvre l'Accord de Paris sur le climat. Cette initiative est poursuivie aujourd'hui dans le cadre de la The Investor Agenda, une alliance mondiale qui vise à prendre le leadership dans les domaines de l'Investment, du Corporate Engagement, de l'Investor Disclosure et de la Policy Advocacy.

       

      CAP Prévoyance est signataire de la Climate Action 100+ des grands investisseurs mondiaux, qui cible les 100 plus grands émetteurs de gaz à effet de serre. Son plan est de " travailler avec les entreprises dans lesquelles nous investissons pour s'assurer qu'elles minimisent et publient les risques, et qu'elles maximisent les opportunités offertes par le changement climatique et la politique climatique ".

       

      Enfin, elle est devenue signataire de l'Investor Decarbonization Initiative de ShareAction. Cette initiative d'engagement climatique vise à garantir que les entreprises utilisent 100 % d'énergie renouvelable, augmentent leur efficacité énergétique et passent à la mobilité électrique.

       

      Selon son Rapport d'activité 2019, CAP Prévoyance a exercé ses droits de vote par l'intermédiaire de Ethos auprès de plus de 400 entreprises étrangères. Elle rend compte de manière transparente des résultats. Dans le cas des entreprises climatiquement négatives (en particulier les compagnies pétrolières et gazières), Ethos vote systématiquement en faveur de toutes les résolutions favorables au climat et contre la direction. Sur cet axe, elle se comporte de manière positive pour le climat.

      • Actuellement, les effets d'un dialogue actif (engagement) et de l'exercice de droit du vote avec les entreprises fossiles restent incertains. L'engagement devrait être basé sur des objectifs définis dans le cadre de la gestion des risques et en accord avec la trajectoire de 1,5°C. Une mesure d'impact et une révision périodiques de la stratégie de l'engagement devraient être effectuées, et les résultats en devraient être publiés de manière transparente. Si le modèle du business ne change pas, le désinvestissement est approprié pour des considérations de risque; cela devrait être signalé et publié sous la forme d'un engagement volontaire. En cas d'échec, une sous-pondération progressive de la société fossile dans le portefeuille et/ou des délais de sortie clairs devraient être définis et communiqués de manière transparente.

      Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

       

      Dans son Rapport d'activité 2019, CAP Prévoyance informe qu' elle a travaillé en 2019, dans le contexte de son réexamen de la charte sur la base d’une analyse des portefeuilles au regard des critères ESG, aussi sur le calcul de l’empreinte carbone.

       

      Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

       

      CAP Prévoyance n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

      • Par conséquent, il manque encore une stratégie de décarbonisation du portefeuille ; un élément central devrait être la sortie des entreprises de combustibles fossiles qui ne sont pas passées à un modèle commercial durable axé sur les énergies renouvelables.

      ____________________

       

      Conclusion:

      Une stratégie climatique visant à décarboniser le portefeuille et à abandonner les entreprises fossiles qui n'ont pas opté pour un modèle économique durable basé sur les énergies renouvelables fait toujours défaut.

       

      Tendance 2018-2020:

      Évaluation: beaucoup mieux

      • Avec sa pratique de longue date d'intégration des critères ESG dans le processus d'investissement, avec sa reconnaissance des risques climatiques, avec son engagement et son exercice des droits de vote qu'elle a entamé, qui inclut également le domaine des combustibles fossiles, CAP Prévoyance a un certain potentiel pour s'engager à l'avenir sur une voie de décarbonisation de son portefeuille compatible avec l'Accord de Paris. 
      • On peut estimer que son interprétation des critères ESG a pour effet que l'empreinte carbone est sensiblement meilleure que celle du marché. Toutefois, une mesure de vérification fait défaut.
      • En conclusion, une stratégie conceptuelle pour la décarbonisation du portefeuille fait toujours défaut.

       

      Activités politiques

       

      2016 : La Résolution Joris Vaucher (Les Verts) au Conseil communal de la ville de Genève "Désinvestissons du pétrole, du gaz et du charbon: vers une Ville de Genève «zéro fossile»", demande de saisir l'opportunité de la campagne internationale de désinvestissement des énergies fossiles pour en faire autant avec les investissements de la Ville de Genève pour ses fonds propres, notamment à travers CAP Prévoyance. L'objet est soutenu par le conseil communal et renvoyé à la Commission des finances. Lors d'une audition, la représentante du gouvernement de la ville rappelle l'autonomie de décision de l'organe suprème paritaire de la caisse qui impliquerait aucun pouvoir de direction. Cependant, ceci est en contradiction avec l'énoncé (en allemand, traduction ad-hoc) du Prof. Kieser et du Dr. Saner dans "Vermögensanlage von Vorsorgeeinrichtungen", Allgemeine Juristische Praxis, 2017, qui affirme la compétence des cantons et des communes de réglementer spécifiquement les placements pour des raisons éthiques.

       

      Janvier 2018 : La Commission des finances demande un rapport (non publié) de la part du gouvernement et de CAP Prévoyance. Elle accepte la Résolution, qui est ainsi inscrite à l'ordre du jour du parlement. Les membres des Verts, du PS, d'Ensemble à Gauche, du PDC et de l'UDC annoncent que leurs partis iront voter pour la Résolution afin d'envoyer un signal clair à CAP Prévoyance.

       

      Janvier 2019 : la Résolution Joris Vaucher est acceptée au Conseil communal.

      Activités syndicales

       

      Mars 2017 : La Communauté genevoise d'action Syndicale (CGAS - Les syndicats de Genève) lance l' initiative "pour un désinvestissement des énergies fossiles" en invitant tou-te-s les délégué-e-s des travailleurs au sein des caisses de pension d’envoyer une lettre à l'organe suprême en leur proposant un modèle.

       

      Mars 2019 : La Communauté genevoise d'action syndicale (CGAS - Les syndicats de Genève) publie sa Charte relative aux principes d’investissements responsables des institutions de prévoyance professionnelle. En plus d'une variété de dispositions fondées sur les principes ESG (Environmental, Social, Governance) , elle exclut les sociétés qui génèrent une part significative (plus de 1%) de leurs revenus avec les énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz de schiste/fracking). Cette Charte décrit les principes et les règles qui doivent orienter les délégués du personnel des organisations syndicales affiliées lors des décisions d’investissement (donc aussi ceux de CAP Prévoyance).

      Dialogue entre assuré-e-s et caisse

       

      Groupe d'assuré.e.s de CAP Prévoyance pour le désinvestissement

       

      Mars 2019 : le groupe d'assuré.e.s de CAP Prévoyance envoie une lettre au Conseil de fondation au nom des participants CAP Prévoyance de retraites-sans-risques.ch. Il soutient la voie choisie par la Caisse (voir ci-dessus) du désengagement progressif des « secteurs sensibles » et le principe de sélection d’entreprises « best-in-class », et il s'attend à ce que la sensibilité inclue également la compatibilité climatique. Cependant, compte tenu des risques financiers liés au climat et des opportunités de rendement offertes par la transition énergétique, il s'attend que le réexamen en cours de la Charte relative aux principes d'investissements responsables (voir ci-dessus) aboutisse, sous le volet de l’intégration des facteurs ESG (Environment, Social, Governance), à une stratégie climatique systématique.

       

      Juin 2019 : dans sa réponse, CAP Prévoyance ne se prononce pas sur les attentes de décarbonisation de ses portefeuilles, mais indique qu'elle dispose déjà d'un portefeuille intégrant les critères ESG et qui " affiche un bon résultat au regard de l'empreinte carbone ". Ceci, sans donner d'informations précises sur son ampleur. De plus, elle informe que les instances de la Fondation "procèdent actuellement à un réexamen de la Charte des investissements responsables et des différents mandats et indices intégrant les facteurs dits ESG" (Voir l'évaluation des progrès climatiques potentiels de l'intégration ESG ci-dessus).

      prévoyance.ne

      Caisse de pensions de la fonction publique du canton de Neuchâtel

       

      Climat-compatibilité de la politique de placements

       

      Caractérisation

       

      La Caisse prévoyance.ne a un volume d'investissement total d'environ CHF 4 milliards et se classe environ au 45e rang des caisses de pension en Suisse.

       

      Politique en matière de durabilité/ESG

       

      La Caisse prévoyance.ne a l’obligation légale (article 50 de la LCPFPub du Canton de Neuchâtel) d'être attentive "au développement durable".

       

      Par conséquent, elle prend en considération, dans l'article 8 de son règlement sur les placements, "dans la mesure de ses possibilités, .. les valeurs environnementales, sociales et de gouvernance" (principes ESG).

       

      La Caisse a concrétisé ses principes de l'investissement responsable. Comme moyen d’action principal, elle a choisi la voie de l’engagement actionnarial.

       

      Par l'application des critères de l'Association suisse pour des investissements responsables (ASIR), quelques producteurs d'armes nucléaires, de mines antipersonnel et d'armes à sous-munitions sont exclus.

       

      Dans son rapport de gestion 2018, prévoyance.ne informe que la plupart des gérants appliquent des critères ESG dans leur processus d'investissement ou ont ratifié les Principes pour l'investissement responsable des Nations Unies (UNPRI).

       

      La Caisse a procédé à une analyse ESG. Elle fournit sur son site Web des informations transparentes sur les résultats. Par une notification à l'Alliance climatique (Octobre 2019), elle précise que 10% des portefeuilles du portefeuille en actions internationales n'étaient pas conformes aux critères ESG appliqués par le prestataire de services Ethos - notamment en raison de leur exposition à l’armement (2.2%) ainsi qu’au nucléaire et au charbon (3.9%).

       

      En outre, elle informe qu'à l'avenir, à performance et coûts équivalents, elle privilégiera des gestionnaires de placements qui appliquent des critères ESG dans leur processus d'investissement.

      • La Caisse n'a pas encore annoncé si et comment elle entend intervenir de manière durable et exhaustive dans les décisions prises dans le cadre du processus d'investissement proprement dit.
      • Elle devrait décider des mesures concrètes qu'elle veut demander aux gestionnaires d'actifs afin qu'ils appliquent un filtre ESG exhaustif lors de la sélection des entreprises dans le processus d'investissement et/ou procèdent à un rééquilibrage substantiel basé sur les critères ESG.
      • Lors de la sélection des fonds, il faudrait avoir à disposition ou obtenir, sur toutes les entreprises investies, des données complètes de rating ESG et d'intensité de CO2 afin de pouvoir faire usage de produits présentant la meilleure durabilité et un profil risque/rendement optimal.
      Situation avril 2020 :
      Les faits exposés dans cette fiche des motifs ont été vérifiés par prévoyance.ne.
       
      Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF
       

      La Caisse ne dispose pas d'une stratégie publique pour aborder la question du changement climatique qui a un impact sur sa politique d'investissement.

      • L'ASIP, l'association suisse des institutions de prévoyance, recommande dans ses directives de placement (juillet 2018, traduction de l’allemand) : "Les risques ESG et les risques climatiques … font partie des risques économiques et doivent être analysés en conséquence dans le cadre de la définition de la stratégie d'investissement".
      • Son obligation fiduciaire envers ses assurés impose à la Caisse de définir les mesures qu'elle entend prendre pour contrer ces risques et de les communiquer au public.
      Adhésion à des associations de développement durable

       

      La Caisse est membre de l'ETHOS Engagement Pool Suisse et du nouvel ETHOS Engagement Pool International.


      Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

       

      En tant que membre de l'ETHOS Engagement Pool International, la Caisse participe depuis juin 2018 au programme d'engagement pluriannuel en cours, qui demande à 8 compagnies d'électricité européennes de se préparer à un avenir pauvre en carbone.

       

      Dans ce contexte, elle a envoyé un signal fort aux gouvernements et aux politiciens de tous les pays en signant le Global Investor Statement to Governments on Climate Change. Plus de 630 investisseurs mondiaux, y compris des investisseurs institutionnels de premier plan, demandent que des mesures efficaces soient prises en temps utile pour mettre en œuvre l'Accord de Paris sur le climat. Cette initiative est poursuivie aujourd'hui dans le cadre de la The Investor Agenda, une alliance mondiale qui vise à prendre le leadership dans les domaines de l'Investment, du Corporate Engagement, de l'Investor Disclosure et de la Policy Advocacy.

       

      Prévoyance.ne est signataire de la Climate Action 100+ des grands investisseurs mondiaux, qui cible les 100 plus grands émetteurs de gaz à effet de serre. Son plan est de " travailler avec les entreprises dans lesquelles nous investissons pour s'assurer qu'elles minimisent et publient les risques, et qu'elles maximisent les opportunités offertes par le changement climatique et la politique climatique ".

       

      Enfin, elle est devenue signataire de l'Investor Decarbonization Initiative de ShareAction. Cette initiative d'engagement climatique vise à garantir que les entreprises utilisent 100 % d'énergie renouvelable, augmentent leur efficacité énergétique et passent à la mobilité électrique.

       

      L'institution informe de manière transparente sur ces différentes activités du dialogue actionnarial et sur les résultats obtenus.

      • Actuellement, les effets d'un dialogue actif (engagement) et de l'exercice de droit du vote avec les entreprises fossiles restent incertains. L'engagement devrait être basé sur des objectifs définis dans le cadre de la gestion des risques et en accord avec la trajectoire de 1,5°C. Une mesure d'impact et une révision périodiques de la stratégie de l'engagement devraient être effectuées, et les résultats en devraient être publiés de manière transparente. Si le modèle du business ne change pas, le désinvestissement est approprié pour des considérations de risque; cela devrait être signalé et publié sous la forme d'un engagement volontaire. En cas d'échec, une sous-pondération progressive de la société fossile dans le portefeuille et/ou des délais de sortie clairs devraient être définis et communiqués de manière transparente.

      Aucun droit de vote n'est actuellement exercé dans les entreprises (fossiles) à l'étranger.

      • Prévoyance.ne devrait également exercer ses droits de vote d'actionnaire à l'étranger et les publier de manière transparente. Elle pourrait ainsi obtenir un effet de synergie en combinaison avec ses activités d'engagement, en particulier avec les entreprises du secteur fossile. 

      Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

       

      Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

       

      Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

       

      Prévoyance.ne n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

      • Par conséquent, il manque encore une stratégie de décarbonisation du portefeuille ; un élément central devrait être la sortie des entreprises de combustibles fossiles qui ne sont pas passées à un modèle commercial durable axé sur les énergies renouvelables.

      ____________________

       

      Conclusion:

      Une stratégie climatique visant à décarboniser le portefeuille et à abandonner les entreprises fossiles qui n'ont pas opté pour un modèle économique durable basé sur les énergies renouvelables fait toujours défaut. En conséquence, prévoyance.ne est encore loin d'être respectueuse du climat.

       

      Tendance 2018-2020:

      Évaluation: légèrement mieux

      • prévoyance.ne a pris un départ avec ses nouveaux principes de durabilité et avec l'engagement qu'elle a commencé à déployer, qui inclut également le domaine des combustibles fossiles.

      • Cependant, une stratégie conceptuelle pour la décarbonisation du portefeuille fait toujours défaut.

      • En particulier, la Caisse devrait appliquer et surveiller de manière proactive l'intégration effective des critères ESG dans le processus d'investissement par ses gestionnaires d'actifs - ou bien sélectionner des fonds dont il est prouvé qu'ils sont construits selon des critères ESG et de réduction de CO2 de grande portée.

       

      Activités politiques

       

      Janvier 2018 : L' Interpellation Martine Docourt Ducommun (PS) "Investissements fossiles - qu'en est-il de prévoyance.ne?" déposée au Grand Conseil pose des questions concernant la participation de prévoyance.ne à l'étude climatique de l'OFEV.

       

      Fevrier 2018 : Dans sa réponse, le représentant du gouvernement informe (p. 22) que prévoyance.ne à participé à cette étude et il laisse comprendre que le résultat indique que son portefeuille est proche à la moyenne. Par contre, il annonce que la publication du rapport n'est pas prévue, mais, sur demande, que celle-ci pourrait faire objet d'une discussion dans une prochaine rencontre entre la Commission Prévoyance - "qui permet au parlement de maintenir un lien privilégié avec prévoyance.ne" - et la direction de la Caisse.

       

      Février 2019 : Le projet de loi du groupe socialiste (Martine Docourt Ducommun) demande que la loi LCPFPub du Canton de Neuchâtel sur la Caisse devrait être complétée par la disposition que ses activités soient entreprises d'une manière socialement et environnementalement responsable, dans le respect des générations futures, et que toute opération de placement ou d'investissement de la Caisse dans les domaines en lien avec les énergies fossiles ou nucléaire est prohibée dès l'année 2025. De plus, il demande qu'elle publie tous les trois ans un rapport relatif aux risques et à l’évolution des flux financiers liés aux énergies fossiles ou nucléaire qui concernent le placement de fortune.

       

      Mars-Mai 2019 : Le projet de loi est traité dans la commission Prévoyance et retiré ensuite par ses auteurs.

       

      Mai 2019 : Une motion populaire " Agissez pour des investissements durables et transparents ! " signée par 334 citoyens est déposée au Grand Conseil demande un ensemble de mesures drastiques visant à interdire et décourager les investissements dans les énergies fossiles par toutes les institutions dépendant de l’État et à rediriger ces fonds vers des investissements durables. La caisse prévoyance.ne est aussi ciblée. Deuxièmement, les citoyens demandent que des mesures soyent mises en place pour assurer la transparence des investissements, ceci afin de garantir un contrôle démocratique sur ces derniers.

       

      Juin 2019 : sur proposition du gouvernement, le Grand Conseil accepte cette motion populaire à grande majorité.

      Caisse de prévoyance de l'État du Valais CPVAL

       

      Climat-compatibilité de la politique de placements

       

      Caractérisation

       

      La CPVAL a un volume d'investissement total d'environ CHF 4 milliards et se classe environ au 46e rang des caisses de pension en Suisse.

       

      Politique en matière de durabilité/ESG

       

      Depuis mi-2019, la CPVAL applique une Charte ESG. Comme moyen d’action, elle a choisi la voie de l’engagement actionnarial.

       

      Certains des grands fonds par lesquels la CPVAL investit appliquent la liste de l'ASIR. Ainsi, la Caisse exclut quelques producteurs d'armes nucléaires, de mines antipersonnel et d'armes à sous-munitions sur une partie de ses investissements.

      • CPVAL n'a pas encore publié comment elle entend intervenir de manière exhaustive et durable dans les décisions prises dans le cadre du processus de placement proprement dit.
      • Elle devrait décider quelles autres mesures concrètes elle entend demander, dans le processus d'investissement, aux gestionnaires de fortune pour qu'ils appliquent un filtre ESG exhaustif lors de la sélection des entreprises et/ou procèdent à un rééquilibrage substantiel basé sur les critères ESG.
      • Lors de la sélection des fonds, il faudrait avoir à disposition ou obtenir, sur toutes les entreprises investies, des données complètes de rating ESG et d'intensité de CO2 afin de pouvoir faire usage de produits présentant la meilleure durabilité et un profil risque/rendement optimal.
      Situation mai 2020 :
      À la demande de l'Alliance climatique, la CPVAL prend note du rating dans sa prise de position.
       

      Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

       

      La Caisse ne dispose pas d'une stratégie publique pour aborder la question du changement climatique qui a un impact sur sa politique d'investissement.

      • L'ASIP, l'association suisse des institutions de prévoyance, recommande dans ses directives de placement (juillet 2018, traduction de l’allemand) : "Les risques ESG et les risques climatiques … font partie des risques économiques et doivent être analysés en conséquence dans le cadre de la définition de la stratégie d'investissement".
      • Son obligation fiduciaire envers ses assurés impose à la Caisse de définir les mesures qu'elle entend prendre pour contrer ces risques et de les communiquer au public.

      Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

       

      Jusqu'à présent, la CPVAL n'a pris aucune mesure explicite pour décarboniser son portefeuille.

       

      Adhésion à des associations de développement durable

       

      La Caisse est membre de l'ETHOS Engagement Pool Suisse et du nouvel ETHOS Engagement Pool International.


      Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

       

      En tant que membre de l'ETHOS Engagement Pool International, la Caisse participe en particulier au programme d'engagement pluriannuel en cours depuis juin 2018, qui demande à 8 compagnies d'électricité européennes de se préparer à un avenir pauvre en carbone.

       

      Dans ce contexte, elle a envoyé un signal fort aux gouvernements et aux politiciens de tous les pays en signant le Global Investor Statement to Governments on Climate Change. Plus de 630 investisseurs mondiaux, y compris des investisseurs institutionnels de premier plan, demandent que des mesures efficaces soient prises en temps utile pour mettre en œuvre l'Accord de Paris sur le climat. Cette initiative est poursuivie aujourd'hui dans le cadre de la The Investor Agenda, une alliance mondiale qui vise à prendre le leadership dans les domaines de l'Investment, du Corporate Engagement, de l'Investor Disclosure et de la Policy Advocacy.

       

      CPVAL est signataire de la Climate Action 100+ des grands investisseurs mondiaux, qui cible les 100 plus grands émetteurs de gaz à effet de serre. Son plan est de " travailler avec les entreprises dans lesquelles nous investissons pour s'assurer qu'elles minimisent et publient les risques, et qu'elles maximisent les opportunités offertes par le changement climatique et la politique climatique ".

       

      Enfin, elle est devenue signataire de l'Investor Decarbonization Initiative de ShareAction. Cette initiative d'engagement climatique vise à garantir que les entreprises utilisent 100 % d'énergie renouvelable, augmentent leur efficacité énergétique et passent à la mobilité électrique.

      • Actuellement, les effets d'un dialogue actif (engagement) et de l'exercice de droit du vote avec les entreprises fossiles restent incertains. L'engagement devrait être basé sur des objectifs définis dans le cadre de la gestion des risques et en accord avec la trajectoire de 1,5°C. Une mesure d'impact et une révision périodiques de la stratégie de l'engagement devraient être effectuées, et les résultats en devraient être publiés de manière transparente. Si le modèle du business ne change pas, le désinvestissement est approprié pour des considérations de risque; cela devrait être signalé et publié sous la forme d'un engagement volontaire. En cas d'échec, une sous-pondération progressive de la société fossile dans le portefeuille et/ou des délais de sortie clairs devraient être définis et communiqués de manière transparente.

      Aucun droit de vote n'est actuellement exercé dans les entreprises (fossiles) à l'étranger.

      • La CPVAL devrait également exercer ses droits de vote d'actionnaire à l'étranger et les publier de manière transparente. Elle pourrait ainsi obtenir un effet de synergie en combinaison avec ses activités d'engagement, en particulier avec les entreprises du secteur fossile. 
      Situation mai 2020 :

      Selon la communication susmentionnée à l'Alliance climatique, la CPVAL indique que le principal gérant ciblant les actions étrangères (UBS) vote en intégrant les risques environnementaux et sociaux dans ses réflexions.

      • Les critères de vote de l'UBS semblent encore trop peu axés sur la création d'un impact positif sur le climat. Il ressort également des rapports de l'UBS qu'elle n'a souvent pas participé au vote dans le cas des entreprises de combustibles fossiles très pertinentes pour le climat, là où les propositions d'actionnaires favorables au climat étaient à l'ordre du jour. Lorsqu'elle a voté, elle n'a soutenu que peu de résolutions favorables au climat.
      • Les recommandations de vote d'Ethos représentent le meilleur soutien possible pour les résolutions d'actionnaires en faveur du climat. En conséquence, la CPVAL devrait exercer ses droits de vote à l'étranger via les services d'Ethos.

      Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

       

      Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

       

      Situation mai 2020 :

      La communication susmentionnée à l'Alliance climatique indique que la CPVAL participe au test de compatibilié climatique de l'OFEV 2020.

       

      Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

       

      La Caisse n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

      • Par conséquent, il manque encore une stratégie de décarbonisation du portefeuille ; un élément central devrait être la sortie des entreprises de combustibles fossiles qui ne sont pas passées à un modèle commercial durable axé sur les énergies renouvelables.

      ____________________

       

      Conclusion:

      Une stratégie climatique visant à décarboniser le portefeuille et à abandonner les entreprises fossiles qui n'ont pas opté pour un modèle économique durable basé sur les énergies renouvelables fait toujours défaut. En conséquence, la CPVAL est encore loin d'être respectueuse du climat.

       

      Tendance 2018-2020:

      Évaluation: légèrement mieux

      • La CPVAL a pris un départ avec ses nouvelles prises de position concernant les principes de durabilité et avec l'engagement qu'elle a commencé à déployer, qui inclut également le domaine des combustibles fossiles.

      • Cependant, compte tenu du poids de la Caisse et des progrès réalisés par ses homologues, elle devrait aborder plus en profondeur la question de la durabilité et de la gestion des risques financiers liés au climat - entendues comme l'intégration holistique de notations ESG dans le processus de sélection des titres.

      • En particulier, la Caisse devrait appliquer et surveiller de manière proactive l'intégration effective des critères ESG dans le processus d'investissement par ses gestionnaires d'actifs - ou bien sélectionner des fonds dont il est prouvé qu'ils sont construits selon des critères ESG et de réduction de CO2 de grande portée.

       

      Activités politiques

       

      2015 : Interpellation Christophe Clivaz, Les Verts "CPVAL, désinvestissement des énergies fossiles" au parlement cantonal. Dans sa réponse orale en session, le gouvernement reste vague et ne réplique pas aux questions concrètes.

       

      Mars 2019 : Le postulat Céline Dessimoz, Les Verts "Etat des lieux et plan de désinvestissement des énergies fossiles" cible également la CPVAL parmi d'autres institutions de la fonction publique.

       

      Septembre 2019: Le Grand Conseil rejette le postulat.

      Pensionskasse der Zürcher Kantonalbank PKZKB

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      Zuger Pensionskasse

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      Sulzer Vorsorgeeinrichtung (SVE)

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

    • Swiss Re, pk.tg, Swatch, FCT Trianon, CP Siemens, Raiffeisen, Pax, CIP, SSR-SRG, PKGR

       

      Faites défiler vers le bas pour l'institution que vous recherchez

      Saut à la fin de ce bloc - au début du bloc suivant

      Caisse de pension Swiss Re

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      Pensionskasse Thurgau pk.tg

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      Caisse de pension CPK Swatch Group

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      FCT

      Fondations collectives Trianon

       

      Climat-compatibilité de la politique de placements

       

      Caractérisation

       

      Les Fondations collectives Trianon (FCT) ont un volume d'investissement total de plus de CHF 4 milliards et et se classent environ au 53e rang des caisses de pension en Suisse.

       

      Politique en matière de durabilité/ESG

       

      Les informations sur la politique de placement disponibles sur le site Internet et les documents qui y sont liés ne font pas référence à une politique de durabilité ou à l'inclusion de critères ESG (environnementaux, sociaux, de gouvernance) dans le processus d'investissement. L'offre FCT laisse le choix des stratégies de placement et des gestionnaires de fortune ("partenaires") aux organes compétents de ses structures ("solutions de prévoyance").

       

      Sur demande de l'Alliance climatique, la direction du Groupe FCT ("FCT Services") donne dans une note d'ultérieures informations sur son organisation et ses solutions de prévoyance (juin 2020). L'institution souligne qu'elle accueille des stratégies de placement présélectionnés et des stratégies individuelles. Le choix en termes de stratégies de placement et du choix des gestionnaires de fortune est de la responsabilité des affiliés. Cela s'appliquerait à toutes ses solutions de prévoyance: Solution commune (FCT), Solution entreprise (FCT), Solution individuelle (FCT 1e). Les solutions "commune" et "entreprises" sont rassemblés dans une seule institution légale de prévoyance, la FCT. En conséquence, deux institutions légales forment ensemble le groupe FCT.

      • Mi-2019, le Conseil fédéral a créé un groupe de travail "Finance durable". Il se réfère aux obligations internationales de la Suisse dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat et des objectifs de développement durable de l'ONU (Agenda 2030). Les efforts visent à conclure des accords sectoriels, qui devraient notamment accroître la transparence quant à l'orientation durable des acteurs et comment ils se positionnent en conséquence.
      • En conséquence, les FCT devraient réfléchir à la manière dont elles présenteront à l'avenir de manière transparente au public l'impact social global de leur politique de placement, et notamment si et comment elles tiennent compte des risques ESG et climatiques, ou pourquoi pas.
      • De même, dans un premier temps, elles devraient élaborer et communiquer les principes d'une politique de durabilité/ESG visant à intervenir de manière exhaustive et durable dans les décisions prises dans le cadre du processus d'investissement proprement dit.
      • Les FCT devraient décider des mesures concrètes qu'elles veulent demander aux gestionnaires de la fortune afin qu'ils appliquent un filtre ESG exhaustif lors de la sélection des entreprises dans le processus d'investissement et/ou procèdent à un rééquilibrage substantiel basé sur les critères ESG.
      • Lors de la sélection des fonds, il faudrait avoir à disposition ou obtenir, sur toutes les entreprises investies, des données complètes de rating ESG et d'intensité de CO2 afin de pouvoir faire usage de produits présentant la meilleure durabilité et un profil risque/rendement optimal.
      Situation juin 2020 :
      Dans la note susmentionnée à l'Alliance climatique, le Groupe FCT affirme que la choix en termes de placement serait de la responsabilité des affiliés. La sélection des gestionnaires d'actifs et/ou des fonds incombe aux organes des deux institutions légales de ses solutions de prévoyance.
      Toutefois, la direction du Groupe FCT informe qu'elle s'est penchée ensemble aux organes compétents sur les questions ESG depuis quelques années. Ainsi, depuis 2019, pour la partie des stratégies de placement présélectionnés, elle propose - en plus des produits conventionnels - des "stratégies labelisées ESG" aux organes compétents. Elle indique avoir élaboré un guide ESG interne. Ainsi, 25 % des stratègies présélectionnés seraient désormais "labelisées ESG". Les stratégies de placement individuelles seraient pour la plupart "mesurées" par les établissements bancaires dans leur reporting. Dans ce dernier domaine également, des propositions de solutions d'investissement labellisées ESG sont en cours de communication aux organes compétents.
      Enfin, le Groupe FCT informe qu'il travaille actuellement sur la communication externe concernant la nouvelle gamme d'offres ESG.
      • La question reste de savoir quelles mesures concrètes les "stratégies labelisées ESG" intègrent.
      • Les FCT se présentent comme une structure d'institutions de prévoyance avec une forte délégation de la responsabilité d'investissement aux organes légalement responsables; en particulier, la sélection des gestionnaires de fortune et/ou des fonds leur est laissée.
      • Par contre, le Groupe FCT et sa direction se présentent comme une offre de haute compétence professionnelle, notamment dans le domaine de la gestion des risques.
      • Cette gestion générale des risques inclut également la gestion des risques financiers ESG et climatiques (voir la recommandation de l'ASIP ci-dessous).
      • Dans le cas des ces risques ESG et climatiques qui sont non conventionnels, il est donc intrinsèquement problématique de faire peser la responsabilité dans la sélection des gestionnaires d'actifs et/ou des fonds seulement sur les organes légalement responsables et soumis a l'obligation fiduciaire de diligence.
      • Le rôle des organes paritaires n'est pas de prendre l'initiative sur les questions de gestion stratégique des risques.
      • Il incombe donc à la direction principale des FCT Trianon d'assumer la responsabilité ultime et le leadership dans la gestion stratégique de ces nouveaux risques ESG et climatiques.
      • Il reste donc à voir si l'offre complémentaire aux investissements conventionnels, qui consiste en des "stratégies labelisées ESG" parallèles, répond aux exigences du devoir fiduciaire de diligence de la direction centrale.

      Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

       

      Les FCT ne disposent pas d'une stratégie publique pour aborder la question du changement climatique qui a un impact sur sa politique d'investissement.

      • L'ASIP, l'association suisse des institutions de prévoyance, recommande dans ses directives de placement (juillet 2018, traduction de l’allemand) : "Les risques ESG et les risques climatiques … font partie des risques économiques et doivent être analysés en conséquence dans le cadre de la définition de la stratégie d'investissement".
      • L'obligation fiduciaire envers les assurés impose aux FCT de définir les mesures qu'elles entend prendre pour contrer ces risques et de les communiquer au public.​

      Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

       

      Les FCT n'ont pas encore pris de mesures pour décarboniser le portefeuille.

       

      Adhésion à des associations de développement durable

       

      Les FCT sont membres de Ethos.

       
      Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

       

      Les FCT manquent d'une politique publique en matière de dialogue (engagement) avec les entreprises investies à l'étranger dans le domaine ESG.

       

      Aucun droit de vote n'est exercé dans les entreprises (fossiles) à l'étranger.
       

      Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

       

      Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

       

      Situation juin 2020 :

      Dans la communication susmentionnée, le Groupe FCT informe qu'il participer au test de compatibilié climatique de l'OFEV 2020 fondé sur le modèle PACTA.

       

      Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

       

      Les FCT n'ont pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

      • Par conséquent, il manque encore une stratégie de décarbonisation du portefeuille ; un élément central devrait être la sortie des entreprises de combustibles fossiles qui ne sont pas passées à un modèle commercial durable axé sur les énergies renouvelables.

      ____________________

       

      Conclusion:

      Une stratégie climatique visant à décarboniser le portefeuille et à abandonner les entreprises fossiles qui n'ont pas opté pour un modèle économique durable basé sur les énergies renouvelables fait toujours défaut. En conséquence, les FCT sont encore loin d'être respectueuses du climat.

       

      Tendance 2018-2020:

      Évaluation: stagnante

      • Compte tenu du poids des FCT et des progrès réalisés par ses homologues, elles devraient aborder la question de la durabilité et de la gestion des risques financiers liés au climat - entendues comme l'intégration holistique de notations ESG dans le processus de sélection des titres.
      • Des travaux préparatoires devraient concevoir un engagement ESG et climatique efficace avec les entreprises concernées ainsi qu'une restructuration du portefeuille dans le même sens.
      • En particulier, les FCT devraient appliquer et surveiller de manière proactive l'intégration effective des critères ESG dans le processus d'investissement par ses gestionnaires d'actifs - ou bien sélectionner des fonds dont il est prouvé qu'ils sont construits selon des critères ESG et de réduction de CO2 de grande portée.

      CP Siemens

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      Pax Fondations collectives LPP

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      Caisse intercommunale de pensions CIP, Vaud

       

      Climat-compatibilité de la politique de placements

       

      Caractérisation

       

      La CIP des communes vaudoises a un volume d'investissement total d'environ CHF 3 milliards et se classe environ au 56e rang des caisses de pension en Suisse.

       

      Politique en matière de durabilité/ESG

       

      Ensemble avec d'autres institutions de prévoyance (CPEV, Complea, Profelia, CCAP Neuchâtel, ECA-RP), la CIP délègue la gestion des actifs à Retraites Populaires; la plupart lui confie également l'ensemble de l'administration. Toutes ces institutions investissent pour les actifs mobiliers dans des fonds dédiés de la plateforme de gestion de Retraites Populaires.

      Par conséquent l’approche relative à l'investissement responsable est identique à toutes ces caisses (Information de Retraites Populaires à l'Alliance climatique, mai 2019).

       

      La politique d'investissement des avoirs mobiliers de la CIP est déterminée par sa Charte d'investissement responsable, appliquée par le gestionnaire Retraites Populaires.

       

      Depuis plusieurs années, sont exclues les sociétés actives dans les bombes à sous-munitions et mines antipersonnel et les sociétés dont plus de 5 % du chiffre d’affaires est lié à l‘armement nucléaire.

       

      Depuis août 2019, la CIP affiche sa nouvelle présentation Investissement responsable qui présente l'implémentation de sa Charte d'investissement responsable.

       

      Elle publie également regulièrement l'Etat de la démarche (situation avril 2020):

      • Depuis août 2019, les producteurs de charbon et d'électricité au charbon sont exclus (voir ci-dessous).
      • De la sélection des fonds et des gestionnaires à l’évaluation des résultats par la société Conser Invest SA dédiée a l'investissement responsable, suivi par la vérification avec les gestionnaires, elle applique un processus d’intégration des critères ESG (Environmental, Social, Governance) dans les placements.

      A l'occasion de différents entretiens avec l'Alliance climatique, Retraites Populaires précise son approche mandatée par la CIP comme suit (situation mai 2020) :

      • Depuis 2017, pour toutes les sociétés détenues à travers les différents investissements dans les portefeuilles des actions suisses et étrangères, la performance est régulièrement évalué d’un point de vue ESG par Conser Invest SA. La note et les informations en lien avec le climat (ex : l’intensité carbone) permet d’avoir une vue détaillée des enjeux ESG du portefeuille actions et d’instaurer un suivi spécifique sur cette thématique avec les gérants.

      • En 2019, cette analyse a été étendue aux portefeuilles des obligations (Suisses, Etrangères et Convertibles).

      • La CIP évalue ainsi régulièrement son portefeuille de placements mobiliers sous l’angle ESG afin notamment d’analyser son exposition aux risques extra-financiers. De plus, elle prend en compte les critères ESG lors du choix des gestionnaires.

      • Au final 52% des actifs totaux seront gérés sur la base de ce type d'intégration ESG au niveau de la sélection des titres.

      L'approche présentée dans Etat de la démarche consiste également à investir dans des entreprises ou des projets dont l’activité a un impact positif sur les enjeux et les problématiques environnementales, sociétales ou de gouvernance (impact investing). Elle le fera principalement à travers de classes d’actifs comme l’infrastructure, les placements privés et l’immobilier étranger.

       

      Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

       

      Avec sa présentation Etat de la démarche, la CIP s'est engagée à approfondir la réflexion sur les risques climatiques. Elle informe des réflexions et projets en cours:

      • Evaluation de l’empreinte carbone de la Caisse (par Conser Invest SA)
      • Elaboration d’une stratégie climatique
      • Extension des critères d’exclusion (notamment quand le dialogue reste vain)

      Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

       

      En août 2019, la CIP annonce l'exclusion du portefeuille d'actions des entreprises actives dans le secteur du charbon selon les critères suivants :

      • 5% ou plus du chiffre d’affaires est lié à l’extraction du charbon
      • 30% ou plus du chiffre d’affaires est lié à la génération de l’électricité basée sur le charbon
      La CIP publie également la liste des entreprises exclues.
       
      Conformément à son axe d'investissement axé sur l'inclusion (Impact Investing), la CIP investit déjà dans des projets d'infrastructures d'énergie renouvelable, bien qu'à une échelle encore inconnue.
       
      L'Alliance climatique s'abstient de considérer les mesures positives pour le climat dans le portefeuille immobilier. Ceci est dû au fait que les progrès dans ce domaine semblent encore difficiles à quantifier et comparer. Pourtant, il convient de mentionner que la CIP, avec Retraites Populaires, doit être considérée comme une pionnière dans l'intégration des critères ESG et de la transition énergétique de son propre parc immobilier. Sur la base de sa Boussole durable, chaque projet de rénovation ou nouvelle réalisation est orienté par l’évaluation de 15 indicateurs ESG qui permettent d’identifier les améliorations possibles en termes de durabilité.
       

      Adhésion à des associations de développement durable

       

      La CIP est membre de l'ETHOS Engagement Pool Suisse et du nouvel ETHOS Engagement Pool International.

       

      Retraites Populaires, la gestionnaire de la CIP, est membre de Swiss Sustainable Finance.


      Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

       

      En tant que membre de l'ETHOS Engagement Pool International, la CIP et les caisses gérées par Retraites Populaires participent en particulier depuis juin 2018 au programme d'engagement pluriannuel en cours, qui demande à 8 compagnies d'électricité européennes de se préparer à un avenir pauvre en carbone.

       

      Dans ce contexte, les institutions de prévoyance gérées par Retraites Populaires ont envoyé un signal fort aux gouvernements et aux politiciens de tous les pays en signant le Global Investor Statement to Governments on Climate Change. Plus de 630 investisseurs mondiaux, y compris des investisseurs institutionnels de premier plan, demandent que des mesures efficaces soient prises en temps utile pour mettre en œuvre l'Accord de Paris sur le climat. Cette initiative est poursuivie aujourd'hui dans le cadre de la The Investor Agenda, une alliance mondiale qui vise à prendre le leadership dans les domaines de l'Investment, du Corporate Engagement, de l'Investor Disclosure et de la Policy Advocacy.

       

      Toutes ces institutions sont signataires de la Climate Action 100+ des grands investisseurs mondiaux, qui cible les 100 plus grands émetteurs de gaz à effet de serre. Son plan est de " travailler avec les entreprises dans lesquelles nous investissons pour s'assurer qu'elles minimisent et publient les risques, et qu'elles maximisent les opportunités offertes par le changement climatique et la politique climatique ".

       

      Enfin, la CIP et les autres caisses gérées par Retraites Populaires sont devenues signataires de l'Investor Decarbonization Initiative de ShareAction. Cette initiative d'engagement climatique vise à garantir que les entreprises utilisent 100 % d'énergie renouvelable, augmentent leur efficacité énergétique et passent à la mobilité électrique.

       

      Dès 2020, la CPEV, la plus grande caisse gérée par Retraites Populaires exerce aussi son droit de vote dans environ 450 entreprises étrangères via Ethos. On peut prévoir que cela sera également mis en œuvre pour la CIP.
      • Comme les recommandations de vote d'Ethos représentent le meilleur soutien possible pour les résolutions d'actionnaires en faveur du climat, on peut supposer que la CPEV a également voté de la meilleure manière possible.
      • ​​Pourtant, la CPEV devrait publier la manière dont elle a voté et si elle a pleinement soutenu les résolutions d'actionnaires favorables au climat. Elle pourrait ainsi démontrer un effet de synergie en combinaison avec ses activités d'engagement, notamment avec les entreprises du secteur fossile.
      • Actuellement, les effets d'un dialogue actif (engagement) et de l'exercice de droit du vote avec les entreprises fossiles restent incertains. L'engagement devrait être basé sur des objectifs définis dans le cadre de la gestion des risques et en accord avec la trajectoire de 1,5°C. Une mesure d'impact et une révision périodiques de la stratégie de l'engagement devraient être effectuées, et les résultats en devraient être publiés de manière transparente. Si le modèle du business ne change pas, le désinvestissement est approprié pour des considérations de risque; cela devrait être signalé et publié sous la forme d'un engagement volontaire. En cas d'échec, une sous-pondération progressive de la société fossile dans le portefeuille et/ou des délais de sortie clairs devraient être définis et communiqués de manière transparente.
      • Pourtant, selon la présentation Etat de la démarche, la CIP mène actuellement une réflexion concernant une possible extension des critères d’exclusion (notamment quand le dialogue reste vain).

      Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

       

      Selon la présentation Etat de la démarche, une mesure de l'empreinte CO2 par Conser Invest SA est en préparation.

       

      Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

       

      Selon la présentation Etat de la démarche, l'élaboration d'une stratégie climatique est en cours. Au sujet des risques climatiques, la CIP informe que la thématique est traitée dans l’analyse ESG du portefeuille par Conser Invest SA. Cette analyse "permet notamment d’identifier et de suivre les risques difficilement quantifiables que certains placements peuvent représenter".

       

      De plus, la CIP prépare une étude visant à identifier l’ensemble des investissements avec impact (dont dans les énergies renouvelables) dans les différentes classes d’actifs.

      ____________________

       

      Conclusion:

      Avec l'élimination des producteurs de charbon et d'électricité basée sur le charbon des portefeuilles d'actions, la CIP a commencé à décarboniser ses investissements.

       

      Tendance 2018-2020:

      Évaluation: nettement mieux

      • Avec sa reconnaissance des risques climatiques, avec sa première étape de décarbonisation et avec son engagement qui inclut également le domaine des combustibles fossiles, ainsi qu'avec son étude en préparation pour mesurer son empreinte carbone, la CIP est sur la bonne voie vers une décarbonisation de son portefeuille compatible avec l'Accord de Paris. 
      • Son intégration effective des critères ESG dans le processus d'investissement, bien conçue, a le potentiel d'ouvrir la voie à une décarbonisation rapide des investissements.
      • Il reste à décarboniser le portefeuille de manière rigoureuse et en temps utile, en commençant par le retrait des entreprises de combustibles fossiles qui n'ont pas adopté un modèle économique durable axé sur les énergies renouvelables.

       

      Activités politiques

       

      2017, Vevey : Postulat Serge Ansermet, PS, au parlement communal, "Caisse de pension des employés communaux : désinvestir des énergies fossiles", demande à l'exécutif communal, dont les employés sont assurés chez la CIP, d'étudier la pertinence pour la caisse de se retirer de ce secteur. Accepté au parlement. Après consultation de la Caisse, la municipalité répond que l'élimination du secteur des énergies fossiles ouvrirait la porte à l'exclusion d'autres industries à forte intensité de CO2, ce qui serait intolérable. Par conséquent, elle demande au parlement de considérer le postulat comme réglé. En décembre 2017, le conseil communal dénie un suivi à ce postulat.

       

      2017, Nyon : Postulat Yvan Rytz, Les Verts, au parlement communal, "Durabilité et finances publiques - un devoir d'exemplarité", demande entre autre à la municipalité, dont les employés sont assurés chez la CIP, d'utliser les leviers à disposition pour demander à la CIP de ne plus investir dans l'économie carbonée". La commission en charge décide de prendre acte des demandes et attendre la réponse de la CIP. Dans cette réponse, la Municipalité se dit satisfaite de la politique d’investissement de la CIP qui accorde une part importante au développement durable, à rendement équivalent, tout en s’accordant une marge de manœuvre si nécessaire. Pourtant, elle promet d' écrire au Conseil d’administration de la CIP afin d'obtenir le rapport original du résultat du test climatique de l'OFEV. Enfin, en mai 2018, le parlement prend acte de la réponse de la Municipalité.

      Dialogue entre assuré-e-s et caisse

       

      Groupe de contact CIP Divest

       

      Avril 2019 : le groupe de contact CIP Divest envoie une lettre au Conseil d'administration au nom des participants CIP de retraites-sans-risques.ch. Entre autres l'inscription d’une stratégie climatique dans la Charte d'investissement responsable, gerée par Retraites Populaires est proposée pour mettre en œuvre une décarbonisation pratique par désinvestissement/investissement.

       

      Mai 2019 : Sur invitation de Retraites Populaires, gestionnaire de la CIP, un échange a lieu avec un représentant de l'Alliance climatique. Retraites Populaires informe des efforts en cours en vue de renforcer la sélection des titres sur base des critères ESG. Ces plans visent également à mettre au point une stratégie climatique. La démarche s'appliquera à tous les caisses de pension gérées par Retraites Populaires : CPEV, CIP, CCAP, ECA-RP, Profelia. Toutes ces institutions investissent pour les actifs mobiliers dans des fonds dédiés de la plateforme de gestion de Retraites Populaires. Par conséquent l’approche responsable présentée est identique à toutes les caisses.

       

      Juin 2019 : un groupe de délégué(e)s des employés de Renens et autres dépose la proposition à l'Assemblée des delégués de la CIP en juin 2019 (p. 52) : «La CIP planifie une décarbonisation de son portefeuille actions et obligations à hauteur de 50% d’ici 2025, en prenant comme modèle la PKZH et la LUPK.» Dans leur réponse, le Conseil d'administration et Retraites Populaires donnent des détails prometteurs sur l'évolution future vers une politique d'investissement durable et respectueuse du climat (voir ci-dessus).

       

      Juin 2019 : Dans sa réponse à la lettre de CIP DIVEST du mois d'avril 2019 (voir ci-dessus), le Conseil d'administration de la CIP se réfère à la réunion de sa gérante Retraites Populaires du mois de mai 2019 avec l'Alliance climatique et informe en transparence de ses activités en cours. La Caisse partage le point de vue selon lequel l'inclusion des risques financiers de la transition énergétique fait partie du devoir de diligence. En ce qui concerne de l'engagement actif, elle entend mener une réflexion sur la nature de la démarche dans l'hypothèse où cette influence ne porterait pas ses fruits. Elle informe qu'en plus des actions, elle inclura désormais les obligations dans sa politique ESG; ainsi, cela permettra de cibler 60 % des actifs de la CIP et, par conséquent, elle s'attend à obtenir davantage de données sur l'empreinte carbone de son portefeuille. Elle précise également qu'une étude est en cours sur l'axe des exclusions concernant les effets d'une élimination prévue des producteurs de charbon. Enfin, elle adoptera la proposition de CIP DIVEST d'intégrer la stratégie climatique de la Caisse à la Charte d'investissement responsable.

      Caisse de pension PKS/CPS de la SRG/SSR

       

      Climat-compatibilité de la politique de placements

       

      Caractérisation

       

      La Caisse de pension de la SSR (CPS) a un volume d'investissement total d'environ CHF 3 milliards et se classe environ au 57e rang des caisses de pension en Suisse.

       

      Politique en matière de durabilité/ESG

       

      La CPS a commencé, selon son rapport annuel 2017, à s'engager dans une politique d'investissement plus durable qui intègre les aspects ESG (environnement, social, gouvernance). Le règlement de placement 2019 stipule que " Une partie des investissements, dont le Conseil de fondation devra définir l’ampleur, sera effectuée dans des entreprises répondant à des critères de développement durable dans les domaines écologique et social " et " D’une manière générale, la Fondation n’investit pas dans l’industrie de l’armement. "

       

      Le Rapport annuel 2018 indique que ses gestionnaires de fortune doivent être membres de SSF – Swiss Sustainable Finance ou de l'UNPRI – United Nations Principles for Responsible Investment. De plus, elle a transféré ses actions étrangères dans un fonds institutionnel du Credit Suisse qui intègre les critères d'exclusion de l'ASIR; pourtant, de cette manière, seuls quelques producteurs d'armes nucléaires, de mines antipersonnel et d'armes à sous-munitions sont exclus.

      • La CPS n'a pas encore publié si et comment elle entend intervenir de manière manière exhaustive et durable dans les décisions prises dans le cadre du processus de placement proprement dit.
      • Elle devrait décider quelles autres mesures concrètes elle entend demander, dans le processus d'investissement, aux gestionnaires de fortune pour qu'ils appliquent un filtre ESG exhaustif lors de la sélection des entreprises et/ou procèdent à un rééquilibrage substantiel basé sur les critères ESG.
      • Lors de la sélection des fonds, il faudrait avoir à disposition ou obtenir, sur toutes les entreprises investies, des données complètes de rating ESG et d'intensité de CO2 afin de pouvoir faire usage de produits présentant la meilleure durabilité et un profil risque/rendement optimal.

      Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

       

      La Caisse ne dispose pas d'une stratégie publique pour aborder la question du changement climatique qui a un impact sur sa politique d'investissement.

      • L'ASIP, l'association suisse des institutions de prévoyance, recommande dans ses directives de placement (juillet 2018, traduction de l’allemand) : "Les risques ESG et les risques climatiques … font partie des risques économiques et doivent être analysés en conséquence dans le cadre de la définition de la stratégie d'investissement".
      • Son obligation fiduciaire envers ses assurés impose à la CPS de définir les mesures qu'elle entend prendre pour contrer ces risques et de les communiquer au public.​

      Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

       

      La CPS n'a pas encore pris de mesures pour décarboniser le portefeuille.

       

      Adhésion à des associations de développement durable

       

      La CPS est membre de l'ETHOS Engagement Pool Suisse et du nouvel ETHOS Engagement Pool International.

       
      Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

       

      En tant que membre de l'ETHOS Engagement Pool International, elle participe depuis en particulier juin 2018 au programme d'engagement pluriannuel en cours, qui demande à 8 compagnies d'électricité européennes de se préparer à un avenir pauvre en carbone.

       

      La CPS est signataire de la Climate Action 100+ des grands investisseurs mondiaux, qui cible les 100 plus grands émetteurs de gaz à effet de serre. Son plan est de " travailler avec les entreprises dans lesquelles nous investissons pour s'assurer qu'elles minimisent et publient les risques, et qu'elles maximisent les opportunités offertes par le changement climatique et la politique climatique ".

      • Actuellement, les effets d'un dialogue actif (engagement) avec les entreprises fossiles restent incertains. L'engagement devrait être basé sur des objectifs définis dans le cadre de la gestion des risques et en accord avec la trajectoire de 1,5°C. Une mesure d'impact et une révision périodiques de la stratégie de l'engagement devraient être effectuées, et les résultats en devraient être publiés de manière transparente. Si le modèle du business ne change pas, le désinvestissement est approprié pour des considérations de risque; cela devrait être signalé et publié sous la forme d'un engagement volontaire. En cas d'échec, une sous-pondération progressive de la société fossile dans le portefeuille et/ou des délais de sortie clairs devraient être définis et communiqués de manière transparente. 
      Aucun droit de vote n'est exercé dans les entreprises (fossiles) à l'étranger.
      • La CPS devrait également exercer ses droits de vote d'actionnaire à l'étranger et les publier de manière transparente. Ainsi, elle pourrait obtenir un effet de synergie en combinaison avec ses activités d'engagement, en particulier avec les entreprises du secteur fossile. 

      Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

       

      Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

       

      Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

       

      La CPS n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

      • Par conséquent, il manque encore une stratégie de décarbonisation du portefeuille ; un élément central devrait être la sortie des entreprises de combustibles fossiles qui ne sont pas passées à un modèle commercial durable axé sur les énergies renouvelables.

      ____________________

       

      Conclusion:

      Une stratégie climatique visant à décarboniser le portefeuille et à abandonner les entreprises fossiles qui n'ont pas opté pour un modèle économique durable basé sur les énergies renouvelables fait toujours défaut. En conséquence, la CPS est encore loin d'être respectueuse du climat.

       

      Tendance 2018-2020:

      Évaluation: légèrement mieux

      • La PKS-CPS a pris un départ avec ses nouveaux principes de durabilité et avec l'engagement qu'elle a entamé, qui inclut également le domaine des combustibles fossiles.
      • Une stratégie climatique qui tienne compte des risques climatiques financiers et qui agisse sur le processus d'investissement fait encore défaut.
      • Une définition plus concrète de la manière de traiter la durabilité (entendue comme l'intégration des principes ESG niveau du portefeuille) est encore en attente.
      • En particulier, la Caisse devrait appliquer et surveiller de manière proactive l'intégration effective des critères ESG dans le processus d'investissement par ses gestionnaires d'actifs - ou bien sélectionner des fonds dont il est prouvé qu'ils sont construits selon des critères ESG et de réduction de CO2 de grande portée.

      Pensionskasse Graubünden PKGR

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

    • Institutions des 60+

       


      Dans cette catégorie, vous trouverez des institutions de prévoyance sélectionnées :

       

      - les caisses de retraite de droit public (qui devraient servir de modèles)


      - Les caisses de pension de droit privé en mouvement


      - sur la base des demandes de rating de la part d'assurés, de politicien*nes ou de représentants des médias

       

      Partie 1

       

      pkPRO Tellco, CPAT/PTV, Symova, FIP Fonds interprofessionnel de prévoyance, PKSH, CPCL Lausanne, PVK Stadt Bern, ASMAC/VSAO, NEST, PK Schwyz

       

      Faites défiler vers le bas pour l'institution que vous recherchez

      Saut à la fin de ce bloc - au début du bloc suivant

      Tellco pkPRO Sammelstiftung

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      CPAT Caisse de Prévoyance des Associations Techniques SIA STV BSA FSAI USIC (PK PTV)

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      Symova

      Fondation collective LPP

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      FIP

      Fonds interprofessionnel de prévoyance

       

      Climat-compatibilité de la politique de placements

       

      Caractérisation

       

      Le FIP, Fonds interprofessionnel de prévoyance du Centre Patronal a un volume d'investissement total d'environ CHF 2,5 milliards et et se classe environ au 63e rang des caisses de pension en Suisse.

       

      Politique en matière de durabilité/ESG

       

      Les informations sur la politique de placement disponibles sur le site Internet et le rapport de gestion 2018 ne font pas référence à une politique de durabilité ou à l'inclusion de critères ESG (environnementaux, sociaux, de gouvernance) dans le processus d'investissement.

      • Mi-2019, le Conseil fédéral a créé un groupe de travail "Finance durable". Il se réfère aux obligations internationales de la Suisse dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat et des objectifs de développement durable de l'ONU (Agenda 2030). Les efforts visent à conclure des accords sectoriels, qui devraient notamment accroître la transparence quant à l'orientation durable des acteurs et comment ils se positionnent en conséquence.
      • En conséquence, le FIP devrait réfléchir à la manière dont il présentera à l'avenir de manière transparente au public l'impact social global de sa politique de placement, et notamment si et comment il tient compte des risques ESG et climatiques, ou pourquoi pas.
      • De même, dans un premier temps, il devrait élaborer et communiquer les principes d'une politique de durabilité/ESG visant à intervenir de manière exhaustive et durable dans les décisions prises dans le cadre du processus d'investissement proprement dit.
      • Le FIP devrait décider des mesures concrètes qu'il veut demander aux gestionnaires de la fortune afin qu'ils appliquent un filtre ESG exhaustif lors de la sélection des entreprises dans le processus d'investissement et/ou procèdent à un rééquilibrage substantiel basé sur les critères ESG.
      • Lors de la sélection des fonds, il faudrait avoir à disposition ou obtenir, sur toutes les entreprises investies, des données complètes de rating ESG et d'intensité de CO2 afin de pouvoir faire usage de produits présentant la meilleure durabilité et un profil risque/rendement optimal.
      Situation juin 2020 :
      La Caisse n'a pas encore répondu à la demande de vérification et de déclaration de l'Alliance climatique d'avril 2020.

       

      Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

       

      Le Fonds interprofessionnel de prévoyance ne dispose pas d'une stratégie publique pour aborder la question du changement climatique qui a un impact sur sa politique d'investissement.

      • L'ASIP, l'association suisse des institutions de prévoyance, recommande dans ses directives de placement (juillet 2018, traduction de l’allemand) : "Les risques ESG et les risques climatiques … font partie des risques économiques et doivent être analysés en conséquence dans le cadre de la définition de la stratégie d'investissement".
      • Son obligation fiduciaire envers ses assurés impose au FIP de définir les mesures qu'il entend prendre pour contrer ces risques et de les communiquer au public.​

      Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

       

      Le FIP n'a pas encore pris de mesures pour décarboniser le portefeuille.

       

      Adhésion à des associations de développement durable

       

      Le Fonds est membre de l'ETHOS Engagement Pool Suisse et du nouvel ETHOS Engagement Pool International.

       
      Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

       

      En tant que membre de l'ETHOS Engagement Pool International, il participe depuis en particulier depuis juin 2018 au programme d'engagement pluriannuel en cours, qui demande à 8 compagnies d'électricité européennes de se préparer à un avenir pauvre en carbone.

       

      Dans ce contexte, il a envoyé un signal fort aux gouvernements et aux politiciens de tous les pays en signant le Global Investor Statement to Governments on Climate Change. Plus de 630 investisseurs mondiaux, y compris des investisseurs institutionnels de premier plan, demandent que des mesures efficaces soient prises en temps utile pour mettre en œuvre l'Accord de Paris sur le climat. Cette initiative est poursuivie aujourd'hui dans le cadre de la The Investor Agenda, une alliance mondiale qui vise à prendre le leadership dans les domaines de l'Investment, du Corporate Engagement, de l'Investor Disclosure et de la Policy Advocacy.

       

      Le FIP est signataire de la Climate Action 100+ des grands investisseurs mondiaux, qui cible les 100 plus grands émetteurs de gaz à effet de serre. Son plan est de " travailler avec les entreprises dans lesquelles nous investissons pour s'assurer qu'elles minimisent et publient les risques, et qu'elles maximisent les opportunités offertes par le changement climatique et la politique climatique ".

       

      Enfin, le Fonds est devenu signataire de l'Investor Decarbonization Initiative de ShareAction. Cette initiative d'engagement climatique vise à garantir que les entreprises utilisent 100 % d'énergie renouvelable, augmentent leur efficacité énergétique et passent à la mobilité électrique.

      • Actuellement, les effets d'un dialogue actif (engagement) avec les entreprises fossiles restent incertains. L'engagement devrait être basé sur des objectifs définis dans le cadre de la gestion des risques et en accord avec la trajectoire de 1,5°C. Une mesure d'impact et une révision périodiques de la stratégie de l'engagement devraient être effectuées, et les résultats en devraient être publiés de manière transparente. Si le modèle du business ne change pas, le désinvestissement est approprié pour des considérations de risque; cela devrait être signalé et publié sous la forme d'un engagement volontaire. En cas d'échec, une sous-pondération progressive de la société fossile dans le portefeuille et/ou des délais de sortie clairs devraient être définis et communiqués de manière transparente. 
      Aucun droit de vote n'est exercé dans les entreprises (fossiles) à l'étranger.
       

      Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

       

      Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

       

      Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

       

      Le FIP n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

      • Par conséquent, il manque encore une stratégie de décarbonisation du portefeuille ; un élément central devrait être la sortie des entreprises de combustibles fossiles qui ne sont pas passées à un modèle commercial durable axé sur les énergies renouvelables.

      ____________________

       

      Conclusion:

      Une stratégie climatique visant à décarboniser le portefeuille et à abandonner les entreprises fossiles qui n'ont pas opté pour un modèle économique durable basé sur les énergies renouvelables fait toujours défaut. En conséquence, le FIP est encore loin d'être respectueux du climat.

       

      Tendance 2018-2020:

      Évaluation: stagnante

      • Compte tenu du poids du FIP et des progrès réalisés par ses homologues, il devrait aborder la question de la durabilité et de la gestion des risques financiers liés au climat - entendues comme l'intégration holistique de notations ESG dans le processus de sélection des titres.
      • Des travaux préparatoires devraient concevoir une restructuration du portefeuille en tenant compte des critères ESG et des risques climatiques.
      • En particulier, le FIP devrait appliquer et surveiller de manière proactive l'intégration effective des critères ESG dans le processus d'investissement par ses gestionnaires d'actifs - ou bien sélectionner des fonds dont il est prouvé qu'ils sont construits selon des critères ESG et de réduction de CO2 de grande portée.

      Pensionskasse Schaffhausen PKSH (Kanton, Stadt)

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      Caisse de pensions du personnel communal de Lausanne CPCL

       

      Climat-compatibilité de la politique de placements

       

      Caractérisation

       

      La CPCL a un volume d'investissement total d'environ CHF 2 milliards et se classe environ au 65 rang des caisses de pension en Suisse.

       

      Politique en matière de durabilité/ESG

       

      Depuis juillet 2020, la CPCL est attachée à une politique de durabilité détaillée qui inclut les critères ESG

      (environnementaux, sociaux, de gouvernance) dans le processus d'investissement de toutes les classes d'actifs.

       

      Ainsi, elle exclut les entreprises du secteur de l’armement, comprenant tant l’armement controversé ayant fait l’objet de conventions internationales ratifiées par la Suisse, que les armes nucléaires et conventionnelles.

       

      Les entreprises du secteur du charbon et de la production de pétrole et de gaz non conventionnels sont également exclues (voir ci-dessous).

       

      Situation juillet 2020 :

      Cette mise à jour du rating fait suite à un échange de l'Alliance climatique avec la CPCL au cours des mois précédents.

      Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

       

      Un élément essentiel de la nouvelle politique de durabilité de la CPCL est une stratégie climatique détaillée qui a le potentiel de mener à une décarbonisation significative des portefeuilles de titres.

       

      Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

       

      Depuis juillet 2020 sont exclues de ses portefeuilles titres (actions et obligations) les entreprises de la production de charbon thermique et d’électricité à base de charbon, ainsi que de pétrole et de gaz non conventionnels (sables bitumineux, pétrole et gaz de schiste, forages arctiques).

       

      Adhésion à des associations de développement durable

       

      La CPCL est membre de l'ETHOS Engagement Pool Suisse et depuis printemps 2020 aussi de l'ETHOS Engagement Pool International.

       
      Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

       

      En tant que membre de l'ETHOS Engagement Pool International, elle participe en particulier depuis juin 2018 au programme d'engagement pluriannuel en cours, qui demande à 8 compagnies d'électricité européennes de se préparer à un avenir pauvre en carbone.

       

      La Caisse est signataire de la Climate Action 100+ des grands investisseurs mondiaux, qui cible les 100 plus grands émetteurs de gaz à effet de serre. Son plan est de " travailler avec les entreprises dans lesquelles nous investissons pour s'assurer qu'elles minimisent et publient les risques, et qu'elles maximisent les opportunités offertes par le changement climatique et la politique climatique ".

       

      Enfin, elle est devenue signataire de l'Investor Decarbonization Initiative de ShareAction. Cette initiative d'engagement climatique vise à garantir que les entreprises utilisent 100 % d'énergie renouvelable, augmentent leur efficacité énergétique et passent à la mobilité électrique.

       

      Actuellement, aucun droit de vote n'est exercé dans les entreprises (fossiles) à l'étranger. Pourtant, la nouvelle politique de durabilité de la CPCL comprend également la participation à des votes d'actionnaires. En fait, selon le rapport d'activité 2019, différentes options pour étendre l’exercice du droit de vote aux principales actions étrangères sont à l’étude.
       

      Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

       

      La nouvelle stratégie climatique comprise dans la politique de durabilité de la CPCL prévoit la mesure régulière de l'empreinte CO2 de ses portefeuilles.

       

      Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

       

      Dans le cadre de sa stratégie climatique, la CPCL s'est fixé pour objectif de réduire l'empreinte carbone de ses portefeuilles titres. Elle vise une réduction substantielle de l’empreinte carbone de ses investissements, notamment à travers l’utilisation d’indices climatiques. Cette mesure permettra à la CPCL de réduire l’intensité carbone sous-jacente aux portefeuilles d’actions de 50% à 80% selon la zone géographique, tout en améliorant les caractéristiques ESG par rapport aux indices classiques. Les indices choisis par la CPCL sous-pondèrent fortement, dans tous les secteurs d’activité, les sociétés les plus émettrices de gaz à effet de serre ainsi que celles détenant les plus grandes réserves d’énergies fossiles.

       

      ____________________

       

      Conclusion:

      Avec l'élimination des producteurs de charbon et des centrales électriques au charbon des portefeuilles titres (actions, obligations), la CPCL a pris un bon départ dans la décarbonisation des investissements. Le fait qu'elle se soit fixé comme objectif de réduire substantiellement l'empreinte carbone de ses investissements fait d'elle une pionnière dans la planification d'une décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

       

      Tendance 2018-2020:

      Évaluation: nettement mieux

      • Avec sa stratégie climatique de réduction de l'empreinte carbone des investissements, notamment en étant parmi les premières caisses de pension suisses à choisir un indice climatique ou un dispositif comparable, la CPCL est sur la bonne voie pour une décarbonisation de ses portefeuilles titre compatible avec l'Accord de Paris.
      • Dès que les mesures annoncées de l'empreinte carbone montreront une réduction substantielle, déjà réalisée et compatible avec l'Accord de Paris, et qu'une trajectoire de décarbonisation des portefeuilles titres conforme à l'objectif de 1,5°C de l'Accord de Paris selon les critères du rating sera perceptible, l'Alliance climatique changera sa classification en vert.

      Activités politiques

       

      2015 : Postulat Hadrien Buclin (La Gauche), Romain Felli (PS), Vincent Rossi (Les Verts) au parlement communal, demandant au gouvernement d'étudier la pertinence pour la CPCL de se retirer du secteur des entreprises fossiles. Suite à l'avis favorable de la commission, le postulat est accepté (2016) au Conseil communal.

      Dans sa réponse (septembre 2017), la Municipalité reste très ambiguë. Elle rappelle l'autonomie de décision de l'organe suprème paritaire de la caisse qui impliquerait aucun pouvoir de direction. Cependant, ceci est en contradiction avec l'énoncé (en allemand, traduction ad-hoc) du Prof. Kieser et du Dr. Saner dans "Vermögensanlage von Vorsorgeeinrichtungen", Allgemeine Juristische Praxis, 2017, qui affirme la compétence des cantons et des communes de réglementer spécifiquement les placements pour des raisons éthiques.

       

      En outre, la Municipalité admet que la CPCL a placé 2.3% de ses investissements dans le secteur de l'énergie fossile et déclare qu'elle "plaide, notamment au sein du Conseil d'Administration de la caisse, en faveur d'un désengagement régulier et volontaire des énergies fossiles". Ceci contraste fortement avec d'autres considérations du rapport qui portent sur les coûts d'opportunité "si la performance future du secteur est plus élevée que le marché dans son ensemble", sur l'inefficacité d'un désinvestissement de la part de la caisse qui aurait un impact marginal, et sur des coûts d'administration augmentés sensiblement car la caisse s'éloignerait de sa stratégie passive de placement. Cette dernière position est pourtant en contradiction avec l'étude (en allemand) de l'OFEV "Risques Carbone pour la place financière suisse" qui affirme que même avec une "stratégie passive" le désinvestissement des énergies fossiles est simple et ne comporte pas des coûts intolérables, p.ex. en utilisant des véhicules de placement comme les "produit indiciels low carbon ou fossil-free" (voir "Reconnaître la tendance pour les énergies fossiles", p. 3).

       

      En conclusion, la Municipalité indique que la CPCL favorise l'exploration "des pistes possibles pour évoluer vers des investissements plus responsables qui sont notamment des investissements sur le long terme placés localement ou soutenant la durabilité au sein de l'économie mondiale".

       

      Août 2017 : La Municipalité répond à une question de Gaëlle Lapique (Les Verts) en admettant que la CPCL investit 0,5 pour mille de ses actifs dans la néfaste Dakota Access Pipeline relancée récemment par Donald Trump.

      Fevrier 2018 : La commission responsable discute du rapport de la Municipalité sur le postulat Buclin. Elle "souhaite que la Municipalité s'engage ... pour l'évaluation du portefeuille de la CPCL du point de vue de la durabilité et notamment à l'exposition au risque carbone". Par contre, la majorité de la commission est d'accord avec le rapport du gouvernement. La minorité de la commission s'y oppose dans son rapport. Elle fait valoir, entre autre, qu'il suffirait que la CPCL choisisse des gestionnaires de fonds externes proposant une gestion indicielle plus respectueuse du climat.

       

      Août 2018 : Les Grands-parents pour le climat et le groupement régional des Swiss Youth for Climate, soutenus par l'Alliance climatique, envoyent une lettre aux 100 députés du Conseil communal lausannois. Ils demandent le rejet du rapport de la Municipalité au postulat Buclin. Ils critiquent le manque d'engagement à l'égard des risques pour le climat et pour les retraites du personnel communal. Ils insistent pour que la CPCL clarifie sérieusement les possibilités qui s'offrent à elle pour rendre ses investissements respectueux du climat.

       

      Octobre 2018 : La Municipalité envoye une lettre aux députés, où elle informe qu'elle retire son rapport sur le postulat Buclin. Elle annonce de vouloir procéder "à une nouvelle analyse quant à une stratégie d'investissement durable et un désengagement des énergies fossiles".

      Dialogue entre assuré-e-s et caisse

       

      Groupe de contact CPCL DIVEST

       

      Février 2019 : le groupe de contact CPCL DIVEST, composé de plus de 15 assuré-e-s auprès de la CPCL, soutenu par un nombre de députés du Conseil communal et par les Grands-parents pour le climat et le groupement régional des Swiss Youth for Climate, envoie une lettre au Conseil d'administration au nom des participants CPCL de retraites-sans-risques.ch. Elle constate que l'intégration des facteurs ESG et des risques climatiques dans le réglement de placement et le processus d'investissement est actuellement totalement absente. Le groupe demande que la nouvelle analyse quant à une stratégie d'investissement durable et un désengagement des énergies fossiles - annoncée par la Municipalité et la Caisse (ci-dessus) - aboutisse, sous le volet de l'intégration des facteurs ESG, à une stratégie pouvant faire face aux risques climatiques du portefeuille-titres.

       

      Mars 2019 : dans sa réponse, la CPCL annonce son intention de prendre position sur les questions soulevées lors d'une réunion qui se tiendra en mai. Une délégation du groupe CPCL DIVEST y participera.

       

      Avril 2019 : le groupe CPCL DIVEST présente une liste de points à discuter lors de la réunion prévue.

       

      Juin 2019 : Les notes de la réunion de début mai 2019 établies par le groupe CPCL DIVEST sont jugées conformes aux propos qui ont éte échangés par les quatre membres participants du Comité de la CPCL.

      Les 4 représentants du Comité proposent que l’Alliance climatique rencontre le consultant de CPCL, MBS Capital. Sur leur proposition, les prochaines échéances peuvent être résumées ainsi :

      1. Séance MBS Capital, direction de la CPCL, Alliance climatique
      2. Séance technique avec des membres de la commission des placements et des représentants de la direction et de l’Alliance Climatique
      3. Échange dans la commission de placements et des représentants de la direction (sans Alliance Climatique).

      Juillet 2019: L'échange de l'Alliance climatique avec MBS Capital et la direction approfondit le thème de la voie vers des investissements plus durables.

       

      Septembre 2019: Le représentant de l'Alliance climatique présente les évidences des risques financiers liés au climat et de la meilleure performance des investissements durables et climat-compatibles à la commission de placements. Un certain nombre de recommandations à l'intention de la CPCL y figurent également. La CPCL confirme dans sa lettre de suivi qu'elle continue à mettre à jour sa politique d'investissement responsable et ne manquera pas de tenir informé l'Alliance climatique et le groupe CPCL Divest des évolutions de ses orientations vers mi-année 2020.

      Personalvorsorgekasse der Stadt Bern PVK

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      Fondation de prévoyance VSAO/ASMAC

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      NEST Fondation collective

       

      Vous trouverez les détails de l'excellente caisse de pension durable NEST sous la rubrique "Pionniers".

      Pensionskasse des Kantons Schwyz PKS

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

    • Institutions des 60+

       


      Dans cette catégorie, vous trouverez des institutions de prévoyance sélectionnées :

       

      - les caisses de retraite de droit public (qui devraient servir de modèles)


      - Les caisses de pension de droit privé en mouvement


      - sur la base des demandes de rating de la part d'assurés, de politicien*nes ou de représentants des médias

       

       

      Partie 2


      PRO MEDICO, Swisscanto Flex, PK Winterthur, SSO, TX Group, CP Police Genève, SHP, ProPublic, PRESV Valais, PK Stadt Luzern

       

      Faites défiler vers le bas pour l'institution que vous recherchez

      Saut à la fin de ce bloc - au début du bloc suivant

      PRO MEDICO

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      Swisscanto Flex Fondations collectives des Banques Cantonales

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      Pensionskasse der Stadt Winterthur PKSW

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      SSO Fondations Prévoyance

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      Caisse de pension TX Group (ex Tamedia)

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      Caisse de prévoyance des fonctionnaires de police et des établissements pénitentiaires (CP Police)

       

      Climat-compatibilité de la politique de placements

       

      Caractérisation

       

      La Caisse de prévoyance de droit public des fonctionnaires de police et des établissements pénitentiaires du canton de Genève (CP Police) a un volume d'investissement total d'environ CHF 1,7 milliards et peut être estimée comme faisant partie des Top 85 à 100 des caisses de pension en Suisse.

       

      Politique en matière de durabilité/ESG

       

      Ni la loi sur la CP Police ni les informations disponibles sur le site Internet et dans le rapport annuel 2018 ne font référence à une politique de durabilité ou à l'inclusion de critères ESG (environnementaux, sociaux, de gouvernance) dans le processus d'investissement.

      • Mi-2019, le Conseil fédéral a créé un groupe de travail "Finance durable". Il se réfère aux obligations internationales de la Suisse dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat et des objectifs de développement durable de l'ONU (Agenda 2030). Les efforts visent à conclure des accords sectoriels, qui devraient notamment accroître la transparence quant à l'orientation durable des acteurs et comment ils se positionnent en conséquence.
      • En conséquence, la CP Police devrait réfléchir à la manière dont elle présentera à l'avenir de manière transparente au public l'impact social global de leur politique de placement, et notamment si et comment elle tient compte des risques ESG et climatiques, ou pourquoi pas.
      • De même, dans un premier temps, elle devrait élaborer et communiquer les principes d'une politique de durabilité/ESG visant à intervenir de manière exhaustive et durable dans les décisions prises dans le cadre du processus d'investissement proprement dit.
      • Elle devrait décider des mesures concrètes qu'elle veut demander aux gestionnaires de la fortune afin qu'ils appliquent un filtre ESG exhaustif lors de la sélection des entreprises dans le processus d'investissement et/ou procèdent à un rééquilibrage substantiel basé sur les critères ESG.
      • Lors de la sélection des fonds, il faudrait avoir à disposition ou obtenir, sur toutes les entreprises investies, des données complètes de rating ESG et d'intensité de CO2 afin de pouvoir faire usage de produits présentant la meilleure durabilité et un profil risque/rendement optimal.
      Situation mai 2020 :
      À la demande de l'Alliance climatique, la CP Police informe dans une communication que son Comité a chargé la commission de placement de rédiger sa future Charte ESG en collaboration avec un spécialiste externe. La ratification est prévue en cours de l'année 2020.
       

      Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

       

      La Caisse ne dispose pas d'une stratégie publique pour aborder la question du changement climatique qui a un impact sur sa politique d'investissement.

      • L'ASIP, l'association suisse des institutions de prévoyance, recommande dans ses directives de placement (juillet 2018, traduction de l’allemand) : "Les risques ESG et les risques climatiques … font partie des risques économiques et doivent être analysés en conséquence dans le cadre de la définition de la stratégie d'investissement".
      • Son obligation fiduciaire envers ses assurés impose à la Caisse de définir les mesures qu'elle entend prendre pour contrer ces risques et de les communiquer au public.​

      Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

       

      La CP Police n'a pas encore pris de mesures pour décarboniser le portefeuille.

       

      Adhésion à des associations de développement durable

       

      La Caisse est membre de l'ETHOS Engagement Pool Suisse et de l'ETHOS Engagement Pool International.

       
      Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

       

      En tant que membre de l'ETHOS Engagement Pool International, elle participe depuis en particulier juin 2018 au programme d'engagement pluriannuel en cours, qui demande à 8 compagnies d'électricité européennes de se préparer à un avenir pauvre en carbone.

       

      La Caisse est signataire de la Climate Action 100+ des grands investisseurs mondiaux, qui cible les 100 plus grands émetteurs de gaz à effet de serre. Son plan est de " travailler avec les entreprises dans lesquelles nous investissons pour s'assurer qu'elles minimisent et publient les risques, et qu'elles maximisent les opportunités offertes par le changement climatique et la politique climatique ".

       
      Enfin, elle est devenue signataire de l'Investor Decarbonization Initiative de ShareAction. Cette initiative d'engagement climatique vise à garantir que les entreprises utilisent 100 % d'énergie renouvelable, augmentent leur efficacité énergétique et passent à la mobilité électrique.
      • Actuellement, les effets d'un dialogue actif (engagement) avec les entreprises fossiles restent incertains. L'engagement devrait être basé sur des objectifs définis dans le cadre de la gestion des risques et en accord avec la trajectoire de 1,5°C. Une mesure d'impact et une révision périodiques de la stratégie de l'engagement devraient être effectuées, et les résultats en devraient être publiés de manière transparente. Si le modèle du business ne change pas, le désinvestissement est approprié pour des considérations de risque; cela devrait être signalé et publié sous la forme d'un engagement volontaire. En cas d'échec, une sous-pondération progressive de la société fossile dans le portefeuille et/ou des délais de sortie clairs devraient être définis et communiqués de manière transparente. 
      Aucun droit de vote n'est exercé dans les entreprises (fossiles) à l'étranger.
       
      Situation mai 2020 :
      Selon la communication susmentionnée, la CP Police délègue l’exercice des droits de vote pour les actions étrangères à ses différents gérants qui appliquent leur propre dispositif en matière ESG dans l’intérêts à long terme du client.
      • Cependant, on ignore si et dans quelle mesure ces exercices de droits de vote, qui sont entièrement laissés à la décision des gestionnaires d'actifs, sont positifs pour la durabilité et pour le climat.
      Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

       

      Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

       

      Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

       

      La CP Police n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

      • Par conséquent, il manque encore une stratégie de décarbonisation du portefeuille ; un élément central devrait être la sortie des entreprises de combustibles fossiles qui ne sont pas passées à un modèle commercial durable axé sur les énergies renouvelables.

      ____________________

       

      Conclusion:

      Une stratégie climatique visant à décarboniser le portefeuille et à abandonner les entreprises fossiles qui n'ont pas opté pour un modèle économique durable basé sur les énergies renouvelables fait toujours défaut. En conséquence, la CP Police est encore loin d'être respectueuse du climat.

       

      Tendance 2018-2020:

      Évaluation: stagnante

      • Compte tenu du poids de la CP Police et des progrès réalisés par ses homologues, elle devrait aborder la question de la durabilité et de la gestion des risques financiers liés au climat - entendues comme l'intégration holistique de notations ESG dans le processus de sélection des titres.
      • Des travaux préparatoires devraient concevoir une restructuration du portefeuille en tenant compte des critères ESG et des risques climatiques.
      • En particulier, la Caisse devrait appliquer et surveiller de manière proactive l'intégration effective des critères ESG dans le processus d'investissement par ses gestionnaires d'actifs - ou bien sélectionner des fonds dont il est prouvé qu'ils sont construits selon des critères ESG et de réduction de CO2 de grande portée.

      SHP Pensionskasse

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      ProPublic Vorsorge Genossenschaft

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      Prévoyance Santé Valais (PRESV)

       

      Climat-compatibilité de la politique de placements

       

      Caractérisation

       

      Prévoyance Santé Valais (PRESV) a un volume d'investissement total d'environ CHF 1,4 milliards et peut être estimée comme faisant partie des Top 90 à 100 des caisses de pension en Suisse.

       

      Politique en matière de durabilité/ESG

       

      PRESV applique une Charte qui affirme que la Caisse veut agir de manière exemplaire en matière d'écologie et d'éthique. Pourtant, cette Charte ne contient aucune disposition de mise en œuvre spécifique des critères ESG (Environmental, Social, Governance).

      • PRESV n'a pas encore publié si et comment elle entend intervenir de manière manière exhaustive et durable dans les décisions prises dans le cadre du processus de placement proprement dit.
      • Mi-2019, le Conseil fédéral a créé un groupe de travail "Finance durable". Il se réfère aux obligations internationales de la Suisse dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat et des objectifs de développement durable de l'ONU (Agenda 2030). Les efforts visent à conclure des accords sectoriels, qui devraient notamment accroître la transparence quant à l'orientation durable des acteurs et comment ils se positionnent en conséquence.
      • En conséquence, PRESV devrait examiner comment elle présentera sa politique d'investissement au grand public de manière transparente à l'avenir.
      • Elle devrait décider quelles mesures concrètes elle entend demander, dans le processus d'investissement, aux gestionnaires de fortune pour qu'ils appliquent un filtre ESG exhaustif lors de la sélection des entreprises et/ou procèdent à un rééquilibrage substantiel basé sur les critères ESG.
      • Lors de la sélection des fonds, il faudrait avoir à disposition ou obtenir, sur toutes les entreprises investies, des données complètes de rating ESG et d'intensité de CO2 afin de pouvoir faire usage de produits présentant la meilleure durabilité et un profil risque/rendement optimal.
      Situation mai 2020 :
      À la demande de l'Alliance climatique, PRESV informe dans une communication (mai 2020) qu'elle procède actuellement à une nouvelle étude ALM de ses placements et qu'elle a demandé à son mandataire d’inclure la notion d’ESG dans cette réflexion, donc de formaliser ainsi sa volonté à se profiler encore plus dans une gestion durable. En outre, elle indique que son comité de placement a été sensibilisé à la volonté d’intégrer les critères ESG dans ses décisions de placement. En conséquence, la fortune de la caisse contient à fin 2019 plus de 314 millions de CHF de placements disposant de critères ESG.
       

      Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

       

      La Caisse ne dispose pas d'une stratégie publique pour aborder la question du changement climatique qui a un impact sur sa politique d'investissement.

      • L'ASIP, l'association suisse des institutions de prévoyance, recommande dans ses directives de placement (juillet 2018, traduction de l’allemand) : "Les risques ESG et les risques climatiques … font partie des risques économiques et doivent être analysés en conséquence dans le cadre de la définition de la stratégie d'investissement".
      • Son obligation fiduciaire envers ses assurés impose à la Caisse de définir les mesures qu'elle entend prendre pour contrer ces risques et de les communiquer au public.​

      Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

       

      Selon la communication susmentionnée à l'Alliance climatique, le portefeuille mobilier de PRESV contient déjà quelque 40 millions CHF de placements dans les énergies renouvelables. Avec cet investissement d'impact vert, qui représente environ 3 % de son actif total, elle a fait un premier pas vers la décarbonisation de ses placements.

       

      L'Alliance climatique s'abstient de considérer les mesures positives pour le climat dans le portefeuille immobilier. Ceci est dû au fait que les progrès dans ce domaine semblent encore difficiles à quantifier et comparer. Pourtant, il convient de mentionner que PRESV doit être considérée comme une pionnière dans l'intégration des critères ESG et de la transition énergétique de son propre parc immobilier. Cela ressort également de la communication à l'Alliance climatique (mai 2020).

       

      Adhésion à des associations de développement durable

       

      La Caisse est membre de l'ETHOS Engagement Pool Suisse et du nouvel ETHOS Engagement Pool International.

       
      Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

       

      En tant que membre de l'ETHOS Engagement Pool International, elle participe depuis en particulier juin 2018 au programme d'engagement pluriannuel en cours, qui demande à 8 compagnies d'électricité européennes de se préparer à un avenir pauvre en carbone.

       

      La Caisse est signataire de la Climate Action 100+ des grands investisseurs mondiaux, qui cible les 100 plus grands émetteurs de gaz à effet de serre. Son plan est de " travailler avec les entreprises dans lesquelles nous investissons pour s'assurer qu'elles minimisent et publient les risques, et qu'elles maximisent les opportunités offertes par le changement climatique et la politique climatique ".

       

      Dans ce contexte, elle a envoyé un signal fort aux gouvernements et aux politiciens de tous les pays en signant le Global Investor Statement to Governments on Climate Change. Plus de 630 investisseurs mondiaux, y compris des investisseurs institutionnels de premier plan, demandent que des mesures efficaces soient prises en temps utile pour mettre en œuvre l'Accord de Paris sur le climat. Cette initiative est poursuivie aujourd'hui dans le cadre de la The Investor Agenda, une alliance mondiale qui vise à prendre le leadership dans les domaines de l'Investment, du Corporate Engagement, de l'Investor Disclosure et de la Policy Advocacy.

       

      Enfin, elle est devenue signataire de l'Investor Decarbonization Initiative de ShareAction. Cette initiative d'engagement climatique vise à garantir que les entreprises utilisent 100 % d'énergie renouvelable, augmentent leur efficacité énergétique et passent à la mobilité électrique.

      • Actuellement, les effets d'un dialogue actif (engagement) avec les entreprises fossiles restent incertains. L'engagement devrait être basé sur des objectifs définis dans le cadre de la gestion des risques et en accord avec la trajectoire de 1,5°C. Une mesure d'impact et une révision périodiques de la stratégie de l'engagement devraient être effectuées, et les résultats en devraient être publiés de manière transparente. Si le modèle du business ne change pas, le désinvestissement est approprié pour des considérations de risque; cela devrait être signalé et publié sous la forme d'un engagement volontaire. En cas d'échec, une sous-pondération progressive de la société fossile dans le portefeuille et/ou des délais de sortie clairs devraient être définis et communiqués de manière transparente. 
      Aucun droit de vote n'est exercé dans les entreprises (fossiles) à l'étranger.
       

      Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

       

      Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

       

      Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

       

      PRESV n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

      • Par conséquent, il manque encore une stratégie de décarbonisation du portefeuille ; un élément central devrait être la sortie des entreprises de combustibles fossiles qui ne sont pas passées à un modèle commercial durable axé sur les énergies renouvelables.

      ____________________

       

      Conclusion:

      PRESV a fait un début dans la décarbonisation du portefeuille avec son investissement d'impact dans les énergies renouvelables à une échelle significative.

       

      Tendance 2018-2020:

      Évaluation: mieux

      • Avec son investissement d'impact sur l'énergie renouvelable, PRESV a commencé à décarboniser son portefeuille.
      • Poutant, compte tenu du poids de la Caisse et des progrès réalisés par ses homologues, elle devrait aborder plus en profondeur la question de la durabilité et de la gestion des risques financiers liés au climat - entendues comme l'intégration holistique de notations ESG dans le processus de sélection des titres.
      • Des travaux préparatoires devraient concevoir une restructuration du portefeuille en tenant compte des critères ESG et des risques climatiques.
      • En particulier, PRESV devrait appliquer et surveiller de manière proactive l'intégration effective des critères ESG dans le processus d'investissement par ses gestionnaires d'actifs - ou bien sélectionner des fonds dont il est prouvé qu'ils sont construits selon des critères ESG et de réduction de CO2 de grande portée.

      Pensionskasse der Stadt Luzern PKSL

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

    • Institutions des 60+

       


      Dans cette catégorie, vous trouverez des institutions de prévoyance sélectionnées :

       

      - les caisses de retraite de droit public (qui devraient servir de modèles)


      - Les caisses de pension de droit privé en mouvement


      - sur la base des demandes de rating de la part d'assurés, de politicien*nes ou de représentants des médias

       

       

      Partie 3


      Abendrot, Complea Retraites Populaires, PK Stadt St. Gallen,

      CP Jura, Transparenta, Ringier, CPPIC, GLPK Kt. Glarus, CCAP Neuchâtel, Spida

       

      Faites défiler vers le bas pour l'institution que vous recherchez

      Saut à la fin de ce bloc - au début du bloc suivant

      Fondation Abendrot

       

      Vous trouverez les détails de l' excellente caisse de pension durable Abendrot sous la rubrique "Pionniers".

      Complea

      Retraites Populaires Fondation de prévoyance

       

      Climat-compatibilité de la politique de placements

       

      Caractérisation

       

      Complea Fondation de prévoyance, assurance complète de Retraites Populaires pour PME, a un volume d'investissement total d'environ un milliard de CHF et peut être estimée comme faisant partie des Top 65 à 75 des caisses de pension en Suisse.

       

      Politique en matière de durabilité/ESG

       

      Ensemble avec d'autres institutions de prévoyance (CPEV, CIP, Profelia, CCAP Neuchâtel, ECA-RP), Complea délègue la gestion des actifs à Retraites Populaires; la plupart lui confie également l'ensemble de l'administration. Toutes ces institutions investissent pour les actifs mobiliers dans des fonds dédiés de la plateforme de gestion de Retraites Populaires.

       

      Par conséquent l’approche relative à l'investissement responsable est identique à toutes ces caisses (Information de Retraites Populaires à l'Alliance climatique, mai 2019).

       

      La politique d'investissement des avoirs mobiliers de Complea est déterminée par la Charte d'investissement responsable, appliquée par le gestionnaire Retraites Populaires.

       

      Depuis plusieurs années, sont exclues les sociétés actives dans les bombes à sous-munitions et mines antipersonnel et les sociétés dont plus de 5 % du chiffre d’affaires est lié à l‘armement nucléaire.

       

      Depuis août 2019, Complea affiche sa nouvelle présentation Investissements responsables qui présente l'implémentation de sa Charte d'investissement responsable.

       

      Elle publie également regulièrement l'Etat de la démarche (situation avril 2020):

      • Depuis août 2019, les producteurs de charbon et d'électricité au charbon sont exclus (voir ci-dessous).
      • De la sélection des fonds et des gestionnaires à l’évaluation des résultats par la société Conser Invest SA dédiée a l'investissement responsable, suivi par la vérification avec les gestionnaires, elle applique un processus d’intégration des critères ESG (Environmental, Social, Governance) dans les placements.

      A l'occasion de différents entretiens avec l'Alliance climatique, Retraites Populaires précise son approche mandatée par Complea comme suit (situation mai 2020) :

      • Depuis 2017, pour toutes les sociétés détenues à travers les différents investissements dans les portefeuilles des actions suisses et étrangères, la performance est régulièrement évalué d’un point de vue ESG par Conser Invest SA. La note et les informations en lien avec le climat (ex : l’intensité carbone) permet d’avoir une vue détaillée des enjeux ESG du portefeuille actions et d’instaurer un suivi spécifique sur cette thématique avec les gérants.

      • En 2019, cette analyse a été étendue aux portefeuilles des obligations (Suisses, Etrangères et Convertibles).

      • Complea évalue ainsi régulièrement son portefeuille de placements mobiliers sous l’angle ESG afin notamment d’analyser son exposition aux risques extra-financiers. De plus, elle prend en compte les critères ESG lors du choix des gestionnaires.

      • Au final 54% des actifs totaux seront gérés sur la base de ce type d'intégration ESG au niveau de la sélection des titres.

      L'approche présentée dans Etat de la démarche consiste également à investir dans des entreprises ou des projets dont l’activité a un impact positif sur les enjeux et les problématiques environnementales, sociétales ou de gouvernance (impact investing). Elle le fera principalement à travers de classes d’actifs comme l’infrastructure, les placements privés et l’immobilier étranger.

       

      Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

       

      Avec sa présentation Etat de la démarche, Complea s'est engagée à approfondir la réflexion sur les risques climatiques. Elle informe des réflexions et projets en cours:

      • Evaluation de l’empreinte carbone de la Caisse (par Conser Invest SA)
      • Elaboration d’une stratégie climatique
      • Extension des critères d’exclusion (notamment quand le dialogue reste vain)

      Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

       

      En août 2019, Complea annonce l'exclusion du portefeuille d'actions des entreprises actives dans le secteur du charbon selon les critères suivants :

      • 5% ou plus du chiffre d’affaires est lié à l’extraction du charbon
      • 30% ou plus du chiffre d’affaires est lié à la génération de l’électricité basée sur le charbon
      Complea publie également la liste des entreprises exclues.
       
      Conformément à son axe d'investissement axé sur l'inclusion (Impact Investing), Complea investit déjà dans des projets d'infrastructures d'énergie renouvelable, bien qu'à une échelle encore inconnue.
       
      L'Alliance climatique s'abstient de considérer les mesures positives pour le climat dans le portefeuille immobilier. Ceci est dû au fait que les progrès dans ce domaine semblent encore difficiles à quantifier et comparer. Pourtant, il convient de mentionner que Complea, avec Retraites Populaires, doit être considérée comme une pionnière dans l'intégration des critères ESG et de la transition énergétique de son propre parc immobilier. Sur la base de sa Boussole durable, chaque projet de rénovation ou nouvelle réalisation est orienté par l’évaluation de 15 indicateurs ESG qui permettent d’identifier les améliorations possibles en termes de durabilité.
       

      Adhésion à des associations de développement durable

       

      Complea est membre de l'ETHOS Engagement Pool Suisse et du nouvel ETHOS Engagement Pool International.

       

      Retraites Populaires, la gestionnaire de Complea, est membre de Swiss Sustainable Finance.


      Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

       

      En tant que membre de l'ETHOS Engagement Pool International, Complea et les caisses gérées par Retraites Populaires participent en particulier depuis juin 2018 au programme d'engagement pluriannuel en cours, qui demande à 8 compagnies d'électricité européennes de se préparer à un avenir pauvre en carbone.

       

      Dans ce contexte, les institutions de prévoyance gérées par Retraites Populaires ont envoyé un signal fort aux gouvernements et aux politiciens de tous les pays en signant le Global Investor Statement to Governments on Climate Change. Plus de 630 investisseurs mondiaux, y compris des investisseurs institutionnels de premier plan, demandent que des mesures efficaces soient prises en temps utile pour mettre en œuvre l'Accord de Paris sur le climat. Cette initiative est poursuivie aujourd'hui dans le cadre de la The Investor Agenda, une alliance mondiale qui vise à prendre le leadership dans les domaines de l'Investment, du Corporate Engagement, de l'Investor Disclosure et de la Policy Advocacy.

       

      Toutes ces institutions sont signataires de la Climate Action 100+ des grands investisseurs mondiaux, qui cible les 100 plus grands émetteurs de gaz à effet de serre. Son plan est de " travailler avec les entreprises dans lesquelles nous investissons pour s'assurer qu'elles minimisent et publient les risques, et qu'elles maximisent les opportunités offertes par le changement climatique et la politique climatique ".

       

      Enfin, Complea et les autres caisses gérées par Retraites Populaires sont devenues signataires de l'Investor Decarbonization Initiative de ShareAction. Cette initiative d'engagement climatique vise à garantir que les entreprises utilisent 100 % d'énergie renouvelable, augmentent leur efficacité énergétique et passent à la mobilité électrique.

      • Actuellement, les effets d'un dialogue actif (engagement) et de l'exercice de droit du vote avec les entreprises fossiles restent incertains. L'engagement devrait être basé sur des objectifs définis dans le cadre de la gestion des risques et en accord avec la trajectoire de 1,5°C. Une mesure d'impact et une révision périodiques de la stratégie de l'engagement devraient être effectuées, et les résultats en devraient être publiés de manière transparente. Si le modèle du business ne change pas, le désinvestissement est approprié pour des considérations de risque; cela devrait être signalé et publié sous la forme d'un engagement volontaire. En cas d'échec, une sous-pondération progressive de la société fossile dans le portefeuille et/ou des délais de sortie clairs devraient être définis et communiqués de manière transparente.
      Dès 2020, la CPEV, la plus grande caisse gérée par Retraites Populaires exerce aussi son droit de vote dans environ 450 entreprises étrangères via Ethos. On peut prévoir que cela sera également mis en œuvre pour Complea.
      • Comme les recommandations de vote d'Ethos représentent le meilleur soutien possible pour les résolutions d'actionnaires en faveur du climat, on peut supposer que la CPEV a également voté de la meilleure manière possible.
      • ​​Pourtant, la CPEV devrait publier la manière dont elle a voté et si elle a pleinement soutenu les résolutions d'actionnaires favorables au climat. Elle pourrait ainsi démontrer un effet de synergie en combinaison avec ses activités d'engagement, notamment avec les entreprises du secteur fossile.
      • Actuellement, les effets d'un dialogue actif (engagement) et de l'exercice de droit du vote avec les entreprises fossiles restent incertains. L'engagement devrait être basé sur des objectifs définis dans le cadre de la gestion des risques et en accord avec la trajectoire de 1,5°C. Une mesure d'impact et une révision périodiques de la stratégie de l'engagement devraient être effectuées, et les résultats en devraient être publiés de manière transparente. Si le modèle du business ne change pas, le désinvestissement est approprié pour des considérations de risque; cela devrait être signalé et publié sous la forme d'un engagement volontaire. En cas d'échec, une sous-pondération progressive de la société fossile dans le portefeuille et/ou des délais de sortie clairs devraient être définis et communiqués de manière transparente.
      • Pourtant, selon la présentation Etat de la démarche, Complea mène actuellement une réflexion concernant une possible extension des critères d’exclusion (notamment quand le dialogue reste vain).

      Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

       

      Selon la présentation Etat de la démarche, une mesure de l'empreinte CO2 par Conser Invest SA est en préparation.

       

      Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

       

      Selon la présentation Etat de la démarche, l'élaboration d'une stratégie climatique est en cours. Au sujet des risques climatiques, Complea informe que la thématique est traitée dans l’analyse ESG du portefeuille par Conser Invest SA. Cette analyse "permet notamment d’identifier et de suivre les risques difficilement quantifiables que certains placements peuvent représenter".

       

      De plus, Complea prépare une étude visant à identifier l’ensemble des investissements avec impact (dont dans les énergies renouvelables) dans les différentes classes d’actifs.

      ____________________

       

      Conclusion:

      Avec l'élimination des producteurs de charbon et d'électricité basée sur le charbon des portefeuilles d'actions,

      Complea a commencé à décarboniser ses investissements.

       

      Tendance 2018-2020:

      Évaluation: nettement mieux

      • Avec sa reconnaissance des risques climatiques, avec sa première étape de décarbonisation et avec son engagement qui inclut également le domaine des combustibles fossiles, ainsi qu'avec son étude en préparation pour mesurer son empreinte carbone, Complea est sur la bonne voie vers une décarbonisation de son portefeuille compatible avec l'Accord de Paris. 
      • Son intégration effective des critères ESG dans le processus d'investissement, bien conçue, a le potentiel d'ouvrir la voie à une décarbonisation rapide des investissements.
      • Il reste à décarboniser le portefeuille de manière rigoureuse et en temps utile, en commençant par le retrait des entreprises de combustibles fossiles qui n'ont pas adopté un modèle économique durable axé sur les énergies renouvelables.

      Pensionskasse Stadt St. Gallen

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      Caisse de pensions de la République et Canton du Jura (CPJU)

       

      Climat-compatibilité de la politique de placements

       

      Caractérisation

       

      La CPJU a un volume d'investissement total d'environ CHF 1 milliard et peut être estimée comme faisant partie des Top 80 à 100 des caisses de pension en Suisse.

       

      Politique en matière de durabilité/ESG

       

      Depuis 2018, la CPJU applique une Charte d'investisement responsable. Pourtant, cette Charte ne contient aucune disposition de mise en œuvre spécifique.

       

      À la demande de l'Alliance climatique, la Caisse met a disposition son analyse de durabilité (fin 2019) qui présente des prochaines étapes prévues (mai 2020). Il en ressort que tous les gestionnaires d'actifs appliquent la liste de l'ASIR. Ainsi, la Caisse exclut quelques producteurs d'armes nucléaires, de mines antipersonnel et d'armes à sous-munitions.

      • La CPJU n'a pas encore publié si et comment elle entend intervenir de manière exhaustive et durable dans les décisions prises dans le cadre du processus de placement proprement dit.
      • Mi-2019, le Conseil fédéral a créé un groupe de travail "Finance durable". Il se réfère aux obligations internationales de la Suisse dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat et des objectifs de développement durable de l'ONU (Agenda 2030). Les efforts visent à conclure des accords sectoriels, qui devraient notamment accroître la transparence quant à l'orientation durable des acteurs et comment ils se positionnent en conséquence.
      • En conséquence, la CPJU devrait examiner comment elle présentera sa politique d'investissement au grand public de manière transparente à l'avenir.
      • Elle devrait décider quelles mesures concrètes elle entend demander, dans le processus d'investissement, aux gestionnaires de fortune pour qu'ils appliquent un filtre ESG exhaustif lors de la sélection des entreprises et/ou procèdent à un rééquilibrage substantiel basé sur les critères ESG.
      • Lors de la sélection des fonds, il faudrait avoir à disposition ou obtenir, sur toutes les entreprises investies, des données complètes de rating ESG et d'intensité de CO2 afin de pouvoir faire usage de produits présentant la meilleure durabilité et un profil risque/rendement optimal.
      Situation mai 2020 :
      Selon l'analyse de durabilité mentionnée ci-dessus, la CPJU a l'intention de reprendre les best practices, notamment en s’approchant de caisses comme les Retraites Populaires pour améliorer la durabilité de ses investissements.
       

      Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

       

      La Caisse ne dispose pas d'une stratégie publique pour aborder la question du changement climatique qui a un impact sur sa politique d'investissement.

      • L'ASIP, l'association suisse des institutions de prévoyance, recommande dans ses directives de placement (juillet 2018, traduction de l’allemand) : "Les risques ESG et les risques climatiques … font partie des risques économiques et doivent être analysés en conséquence dans le cadre de la définition de la stratégie d'investissement".
      • Son obligation fiduciaire envers ses assurés impose à la Caisse de définir les mesures qu'elle entend prendre pour contrer ces risques et de les communiquer au public.​

      Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

       

      La CPJU n'a pas encore pris de mesures pour décarboniser le portefeuille.

       

      Adhésion à des associations de développement durable

       

      Aucune affiliation n'est connue à une association de développement durable.

       
      Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

       

      La Caisse manque d'une politique publique en matière de dialogue (engagement) avec les entreprises investies à l'étranger dans le domaine ESG.

       

      Aucun droit de vote n'est exercé dans les entreprises (fossiles) à l'étranger.
       

      Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

       

      Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

       

      Situation mai 2020 :
      Selon l'analyse de durabilité mentionnée ci-dessus, la CPJU étudie la possibilité de participer au test de compatibilié climatique de l'OFEV 2020 fondé sur le modèle PACTA.

       

      Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

       

      La CPJU n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

      • Par conséquent, il manque encore une stratégie de décarbonisation du portefeuille ; un élément central devrait être la sortie des entreprises de combustibles fossiles qui ne sont pas passées à un modèle commercial durable axé sur les énergies renouvelables.

      ____________________

       

      Conclusion:

      Une stratégie climatique visant à décarboniser le portefeuille et à abandonner les entreprises fossiles qui n'ont pas opté pour un modèle économique durable basé sur les énergies renouvelables fait toujours défaut. En conséquence, la CPJU est encore loin d'être respectueuse du climat.

       

      Tendance 2018-2020:

      Évaluation: stagnante

      • Compte tenu du poids de la CPJU et des progrès réalisés par ses homologues, elle devrait aborder la question de la durabilité et de la gestion des risques financiers liés au climat - entendues comme l'intégration holistique de notations ESG dans le processus de sélection des titres.
      • Des travaux préparatoires devraient concevoir un engagement ESG et climatique efficace avec les entreprises concernées ainsi qu'une restructuration du portefeuille dans le même sens.
      • En particulier, la CPJU devrait appliquer et surveiller de manière proactive l'intégration effective des critères ESG dans le processus d'investissement par ses gestionnaires d'actifs - ou bien sélectionner des fonds dont il est prouvé qu'ils sont construits selon des critères ESG et de réduction de CO2 de grande portée.

       

      Activités politiques

       

      2016 : Question écrite Ivan Godat, Groupe Les Verts et Combat Socialiste-Parti Ouvrier et Populaire (CS-POP), "Désinvestissez! La caisse de pensions du Jura (CPJU) aussi", au parlement cantonal.

       

      Le gouvernement répond qu'il soutient, en principe, les objectifs de la campagne visant à promouvoir le désinvestissement des énergies fossiles. Il affirme que ses "consignes claires et concrètes communiquées aux représentants de l'État pour la politique de placement sont actuellements formalisées dans une lettre de mission" qui s'oriente sur la balance entre la performance et les risques.

       

      Par contre le gouvernement indique que la caisse ne disposerait pas d'une taille suffisante pour gérer des "portefeuilles sur mesure" du type demandé sans investissements fossiles qui augmenterait la complexité et les frais de gestion, mais qu'elle s'appuie sur des "produits indiciels" ("stratégie passive").

       

      Cette position est pourtant en contradiction avec l'étude (en allemand) de l'OFEV "Risques Carbone pour la place financière suisse" qui affirme que même avec une "stratégie passive" le désinvestissement des énergies fossiles est simple et ne comporte pas des coûts intolérables, p.ex. en utilisant des véhicles comme les "produit indiciels low carbon ou fossil-free" (voir "Reconnaître la tendance pour les énergies fossiles", p. 3) .

      Transparenta Fondation collective

       

      Vous trouverez les détails sur Transparenta, nouvelle pionnière en matière de climat parmi les petites institutions de prévoyance jusqu'ici non durables, sous la rubrique "Pionniers" dans la section Suisse alémanique ici.

      Fondation de prévoyance du groupe Ringier

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      Caisse paritaire de prévoyance de l'industrie et de la construction (CPPIC)

       

      Caractérisation

       

      La CPPIC a un volume d'investissement total d'environ CHF 1 milliard et peut être estimée comme faisant partie des Top 85 à 100 des caisses de pension en Suisse.

       

      Politique en matière de durabilité/ESG

       

      Le rapport d'administration sur l'exercice 2018 indique que la société Conser à été engagée pour proposer un texte pour établir une Charte d’investissement socialement responsable.

       

      En juin 2020, la CPPIC a publié sa Charte d'investissement socialement responsable. Elle dispose ainsi d'une politique de durabilité globale qui inclut toutes les classes d'actifs.

       

      Elle exclut en conséquence les entreprises qui produisent des bombes à sous-munition et à fragmentation, des armes nucléaires et chimiques, des armements (armes conventionnelles), des OGM (organismes génétiquement modifiés) et actives dans le secteur nucléaire (matière première et production énergétique) et de la pornographie (médias-presse).

       

      En particulier, elle exclut les sociétés de l'extraction du charbon et de la production d'énergie au charbon (voir ci-dessous).

       

      De plus, la CPPIC envisage de réserver une part de son portefeuille pour des investissements à fort impact environnemental, social ou en lien avec l’économie locale ("Impact Investing"), afin de stimuler la recherche et le développement de solutions innovantes et de soutenir l’entrepreneuriat. La CPPIC veut valoriser des investissements thématiques et/ou d’entrepreneuriat social local,

       

      Enfin et surtout, son intention est de mettre en œuvre une véritable intégration ESG. Elle veut intégrer les critères extra financiers (ESG) dans les décisions d’investissement, avec pour objectif de combiner performance financière et durabilité. Ces critères devront faire partie du processus d’analyse et de gestion du portefeuille afin de s’assurer de la prise en compte des opportunités et des risques qui découlent des enjeux de la durabilité.

      • Mise en œuvre de manière cohérente dans le cadre du processus d'investissement, en collaboration avec les gestionnaires d'actifs, cette politique a le potentiel pour aboutir à une importante restructuration durable des portefeuilles de titres.

      Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

       

      Dans le cadre de sa Charte d'investissement socialement responsable, la CPPIC prend implicitement en compte les risques climatiques à travers sa politique d'exclusion des entreprises du secteur du charbon et de sa stratégie d'exclusion progressive des sociétés de l'extraction et de la production de pétrole et gaz naturel (voir ci-dessous).

       

      Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

       

      La CPPIC exclut depuis juin 2020 les producteurs du charbon et les fournisseurs d'électricité au charbon (actions, obligations). Les seuils de tolérance applicables à ces exclusions seront fixés dans le règlement de placement de la CPPIC.

       

      Adhésion à des associations de développement durable

       

      La Caisse est membre de l'ETHOS Engagement Pool Suisse et du nouvel ETHOS Engagement Pool International.

       
      Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

       

      En tant que membre de l'ETHOS Engagement Pool International, elle participe depuis en particulier juin 2018 au programme d'engagement pluriannuel en cours, qui demande à 8 compagnies d'électricité européennes de se préparer à un avenir pauvre en carbone.

       

      La Caisse est signataire de la Climate Action 100+ des grands investisseurs mondiaux, qui cible les 100 plus grands émetteurs de gaz à effet de serre. Son plan est de " travailler avec les entreprises dans lesquelles nous investissons pour s'assurer qu'elles minimisent et publient les risques, et qu'elles maximisent les opportunités offertes par le changement climatique et la politique climatique ".

       

      Dans ce contexte, elle a envoyé un signal fort aux gouvernements et aux politiciens de tous les pays en signant le Global Investor Statement to Governments on Climate Change. Plus de 630 investisseurs mondiaux, y compris des investisseurs institutionnels de premier plan, demandent que des mesures efficaces soient prises en temps utile pour mettre en œuvre l'Accord de Paris sur le climat. Cette initiative est poursuivie aujourd'hui dans le cadre de la The Investor Agenda, une alliance mondiale qui vise à prendre le leadership dans les domaines de l'Investment, du Corporate Engagement, de l'Investor Disclosure et de la Policy Advocacy.

       

      Enfin, elle est devenue signataire de l'Investor Decarbonization Initiative de ShareAction. Cette initiative d'engagement climatique vise à garantir que les entreprises utilisent 100 % d'énergie renouvelable, augmentent leur efficacité énergétique et passent à la mobilité électrique.

      • Actuellement, les effets d'un dialogue actif (engagement) avec les entreprises fossiles restent incertains. L'engagement devrait être basé sur des objectifs définis dans le cadre de la gestion des risques et en accord avec la trajectoire de 1,5°C. Une mesure d'impact et une révision périodiques de la stratégie de l'engagement devraient être effectuées, et les résultats en devraient être publiés de manière transparente. Si le modèle du business ne change pas, le désinvestissement est approprié pour des considérations de risque; cela devrait être signalé et publié sous la forme d'un engagement volontaire. En cas d'échec, une sous-pondération progressive de la société fossile dans le portefeuille et/ou des délais de sortie clairs devraient être définis et communiqués de manière transparente. 
      Aucun droit de vote n'est exercé dans les entreprises (fossiles) à l'étranger.
       

      Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

       

      Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

       

      Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

       

      Avec sa stratégie définie dans la Charte d'investissement socialement responsable de l'exclusion progressive des énergies fossiles (extraction et production de pétrole, gaz naturel, etc.), la CPPIC entend suivre une voie de décarbonisation de ses portefeuilles de titres. En complément, sa politique visant au Impact Investing, notamment dans les énergies renouvelables, dans l'efficience énergétique et l'immobilier durable peut contribuer à la décarbonisation.

       

      ____________________

       

      Conclusion:

      Avec l'exclusion des producteurs de charbon et des centrales électriques au charbon, la CPPIC commence à décarboniser les investissements (actions, obligations).

       

      Tendance 2018-2020:

      Évaluation: nettement mieux

      • Avec sa sa première étape de décarbonisation et avec son engagement qui inclut également le domaine des combustibles fossiles, la CPPIC est sur la bonne voie vers une décarbonisation de son portefeuille compatible avec l'Accord de Paris.
      • Son intention d'implémenter une intégration effective des critères ESG dans le processus d'investissement et sa stratégie d'une exclusion progressive d'entreprises des énergies fossile ont, si bien conçues, le potentiel d'ouvrir la voie à une décarbonisation rapide des investissements.
      • Il reste à décarboniser le portefeuille de manière rigoureuse et en temps utile, en commençant par le retrait des entreprises de combustibles fossiles qui n'ont pas adopté un modèle économique durable axé sur les énergies renouvelables.

      Glarner Pensionskasse (GLPK)

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      Fonds de prévoyance de la Caisse cantonale d'assurance populaire CCAP, Neuchâtel

       

      Climat-compatibilité de la politique de placements

       

      Caractérisation

       

      La CCAP a un volume d'investissement total d'environ un milliard de CHF et peut être estimée comme faisant partie des Top 80 à 100 des caisses de pension en Suisse.

       

      Politique en matière de durabilité/ESG

       

      La CCAP a l’obligation légale (article 27 de la loi LCCAP du Canton de Neuchâtel) d'être attentive "au développement durable".

       

      Ensemble avec d'autres institutions de prévoyance (CPEV, CIP, Complea, Profelia, ECA-RP), la CCAP délègue la gestion des actifs à Retraites Populaires; la plupart lui confie également l'ensemble de l'administration. Toutes ces institutions investissent pour les actifs mobiliers dans des fonds dédiés de la plateforme de gestion de Retraites Populaires.

      Par conséquent l’approche relative à l'investissement responsable est identique à toutes ces caisses (Information de Retraites Populaires à l'Alliance climatique, mai 2019).

       

      La politique d'investissement des avoirs mobiliers de la CCAP est déterminée par la Charte d'investissement responsable, appliquée par le gestionnaire Retraites Populaires.

       

      Depuis plusieurs années, sont exclues les sociétés actives dans les bombes à sous-munitions et mines antipersonnel et les sociétés dont plus de 5 % du chiffre d’affaires est lié à l‘armement nucléaire.

       

      Depuis août 2019, la CCAP affiche sa nouvelle présentation Investissement responsable qui présente l'implémentation de sa Charte d'investissement responsable.

       

      Elle publie également regulièrement l'Etat de la démarche (situation avril 2020):

      • Depuis août 2019, les producteurs de charbon et d'électricité au charbon sont exclus (voir ci-dessous).
      • De la sélection des fonds et des gestionnaires à l’évaluation des résultats par la société Conser Invest SA dédiée a l'investissement responsable, suivi par la vérification avec les gestionnaires, elle applique un processus d’intégration des critères ESG (Environmental, Social, Governance) dans les placements.

      A l'occasion de différents entretiens avec l'Alliance climatique, Retraites Populaires précise son approche mandatée par la CCAP comme suit (situation mai 2020) :

      • Depuis 2017, pour toutes les sociétés détenues à travers les différents investissements dans les portefeuilles des actions suisses et étrangères, la performance est régulièrement évalué d’un point de vue ESG par Conser Invest SA. La note et les informations en lien avec le climat (ex : l’intensité carbone) permet d’avoir une vue détaillée des enjeux ESG du portefeuille actions et d’instaurer un suivi spécifique sur cette thématique avec les gérants.

      • En 2019, cette analyse a été étendue aux portefeuilles des obligations (Suisses, Etrangères et Convertibles).

      • La CCAP évalue ainsi régulièrement son portefeuille de placements mobiliers sous l’angle ESG afin notamment d’analyser son exposition aux risques extra-financiers. De plus, elle prend en compte les critères ESG lors du choix des gestionnaires.

      • Au final environ la moitié des actifs totaux seront gérés sur la base de ce type d'intégration ESG au niveau de la sélection des titres.

      L'approche présentée dans Etat de la démarche consiste également à investir dans des entreprises ou des projets dont l’activité a un impact positif sur les enjeux et les problématiques environnementales, sociétales ou de gouvernance (impact investing). Elle le fera principalement à travers de classes d’actifs comme l’infrastructure, les placements privés et l’immobilier étranger.

       

      Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

       

      Avec sa présentation Etat de la démarche, la CCAP s'est engagée à approfondir la réflexion sur les risques climatiques. Elle informe des réflexions et projets en cours:

      • Evaluation de l’empreinte carbone de la Caisse (par Conser Invest SA)
      • Elaboration d’une stratégie climatique
      • Extension des critères d’exclusion (notamment quand le dialogue reste vain)

      Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

       

      En août 2019, la CCAP annonce l'exclusion du portefeuille d'actions des entreprises actives dans le secteur du charbon selon les critères suivants :

      • 5% ou plus du chiffre d’affaires est lié à l’extraction du charbon
      • 30% ou plus du chiffre d’affaires est lié à la génération de l’électricité basée sur le charbon
      La CCAP publie également la liste des entreprises exclues.
       
      Conformément à son axe d'investissement axé sur l'inclusion (Impact Investing), la CCAP investit déjà dans des projets d'infrastructures d'énergie renouvelable, bien qu'à une échelle encore inconnue.
       

      Adhésion à des associations de développement durable

       

      La CCAP est membre de l'ETHOS Engagement Pool Suisse et du nouvel ETHOS Engagement Pool International.

       

      Retraites Populaires, la gestionnaire de la CCAP, est membre de Swiss Sustainable Finance.


      Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

       

      En tant que membre de l'ETHOS Engagement Pool International, la CCAP et les caisses gérées par Retraites Populaires participent en particulier depuis juin 2018 au programme d'engagement pluriannuel en cours, qui demande à 8 compagnies d'électricité européennes de se préparer à un avenir pauvre en carbone.

       

      Dans ce contexte, les institutions de prévoyance gérées par Retraites Populaires ont envoyé un signal fort aux gouvernements et aux politiciens de tous les pays en signant le Global Investor Statement to Governments on Climate Change. Plus de 630 investisseurs mondiaux, y compris des investisseurs institutionnels de premier plan, demandent que des mesures efficaces soient prises en temps utile pour mettre en œuvre l'Accord de Paris sur le climat. Cette initiative est poursuivie aujourd'hui dans le cadre de la The Investor Agenda, une alliance mondiale qui vise à prendre le leadership dans les domaines de l'Investment, du Corporate Engagement, de l'Investor Disclosure et de la Policy Advocacy.

       

      Toutes ces institutions sont signataires de la Climate Action 100+ des grands investisseurs mondiaux, qui cible les 100 plus grands émetteurs de gaz à effet de serre. Son plan est de " travailler avec les entreprises dans lesquelles nous investissons pour s'assurer qu'elles minimisent et publient les risques, et qu'elles maximisent les opportunités offertes par le changement climatique et la politique climatique ".

       

      Enfin, la CCAP est les autres caisses gérées par Retraites Populaires sont devenues signataires de l'Investor Decarbonization Initiative de ShareAction. Cette initiative d'engagement climatique vise à garantir que les entreprises utilisent 100 % d'énergie renouvelable, augmentent leur efficacité énergétique et passent à la mobilité électrique.

      • Actuellement, les effets d'un dialogue actif (engagement) et de l'exercice de droit du vote avec les entreprises fossiles restent incertains. L'engagement devrait être basé sur des objectifs définis dans le cadre de la gestion des risques et en accord avec la trajectoire de 1,5°C. Une mesure d'impact et une révision périodiques de la stratégie de l'engagement devraient être effectuées, et les résultats en devraient être publiés de manière transparente. Si le modèle du business ne change pas, le désinvestissement est approprié pour des considérations de risque; cela devrait être signalé et publié sous la forme d'un engagement volontaire. En cas d'échec, une sous-pondération progressive de la société fossile dans le portefeuille et/ou des délais de sortie clairs devraient être définis et communiqués de manière transparente.
      Dès 2020, la CPEV, la plus grande caisse gérée par Retraites Populaires exerce aussi son droit de vote dans environ 450 entreprises étrangères via Ethos. On peut prévoir que cela sera également mis en œuvre pour la CCAP.
      • Comme les recommandations de vote d'Ethos représentent le meilleur soutien possible pour les résolutions d'actionnaires en faveur du climat, on peut supposer que la CPEV a également voté de la meilleure manière possible.
      • ​​Pourtant, la CPEV devrait publier la manière dont elle a voté et si elle a pleinement soutenu les résolutions d'actionnaires favorables au climat. Elle pourrait ainsi démontrer un effet de synergie en combinaison avec ses activités d'engagement, notamment avec les entreprises du secteur fossile.
      • Actuellement, les effets d'un dialogue actif (engagement) et de l'exercice de droit du vote avec les entreprises fossiles restent incertains. L'engagement devrait être basé sur des objectifs définis dans le cadre de la gestion des risques et en accord avec la trajectoire de 1,5°C. Une mesure d'impact et une révision périodiques de la stratégie de l'engagement devraient être effectuées, et les résultats en devraient être publiés de manière transparente. Si le modèle du business ne change pas, le désinvestissement est approprié pour des considérations de risque; cela devrait être signalé et publié sous la forme d'un engagement volontaire. En cas d'échec, une sous-pondération progressive de la société fossile dans le portefeuille et/ou des délais de sortie clairs devraient être définis et communiqués de manière transparente.
      • Pourtant, selon la présentation Etat de la démarche, la CCAP mène actuellement une réflexion concernant une possible extension des critères d’exclusion (notamment quand le dialogue reste vain).

      Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

       

      Selon la présentation Etat de la démarche, une mesure de l'empreinte CO2 par Conser Invest SA est en préparation.

       

      Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

       

      Selon la présentation Etat de la démarche, l'élaboration d'une stratégie climatique est en cours. Au sujet des risques climatiques, la CCAP informe que la thématique est traitée dans l’analyse ESG du portefeuille par Conser Invest SA. Cette analyse "permet notamment d’identifier et de suivre les risques difficilement quantifiables que certains placements peuvent représenter".

       

      De plus, la CCAP prépare une étude visant à identifier l’ensemble des investissements avec impact (dont dans les énergies renouvelables) dans les différentes classes d’actifs.

      ____________________

       

      Conclusion:

      Avec l'élimination des producteurs de charbon et d'électricité basée sur le charbon des portefeuilles d'actions, la CCAP a commencé à décarboniser ses investissements.

       

      Tendance 2018-2020:

      Évaluation: nettement mieux

      • Avec sa reconnaissance des risques climatiques, avec sa première étape de décarbonisation et avec son engagement qui inclut également le domaine des combustibles fossiles, ainsi qu'avec son étude en préparation pour mesurer son empreinte carbone, la CCAP est sur la bonne voie vers une décarbonisation de son portefeuille compatible avec l'Accord de Paris. 
      • Son intégration effective des critères ESG dans le processus d'investissement, bien conçue, a le potentiel d'ouvrir la voie à une décarbonisation rapide des investissements.
      • Il reste à décarboniser le portefeuille de manière rigoureuse et en temps utile, en commençant par le retrait des entreprises de combustibles fossiles qui n'ont pas adopté un modèle économique durable axé sur les énergies renouvelables.

       

      Activités politiques

       

      Février 2019 : Le projet de loi du groupe socialiste (Martine Docourt Ducommun) demande que la loi LCCAP du Canton de Neuchâtel sur la Caisse devrait être complétée par la disposition que ses activités soient entreprises d'une manière socialement et environnementalement responsable, dans le respect des générations futures, et que toute opération de placement ou d'investissement de la Caisse dans les domaines en lien avec les énergies fossiles ou nucléaire est prohibée dès l'année 2025. De plus, il demande qu'elle publie tous les trois ans un rapport relatif aux risques et à l’évolution des flux financiers liés aux énergies fossiles ou nucléaire qui concernent le placement de fortune.

       

      Mars-Mai 2019: Le projet de loi est traité dans la commission Prévoyance et retiré ensuite par ses auteurs.

      Dialogue entre assuré-e-s et caisse

       

      Mai 2019 : Sur invitation de Retraites Populaires, gestionnaire de la CCAP, un échange a lieu avec un représentant de l'Alliance climatique. Retraites Populaires informe des efforts en cours en vue de renforcer la sélection des titres sur base des critères ESG. Ces plans visent également à mettre au point une stratégie climatique. La démarche s'appliquera à tous les caisses de pension gérées par Retraites Populaires : CPEV, CIP, CCAP, ECA-RP, Complea, Profelia. Toutes ces institutions investissent pour les actifs mobiliers dans des fonds dédiés de la plateforme de gestion de Retraites Populaires. Par conséquent l’approche responsable présentée est identique à toutes les caisses.

      Spida Personalvorsorgestiftung

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

    • Institutions des 60+

       


      Dans cette catégorie, vous trouverez des institutions de prévoyance sélectionnées :

       

      - les caisses de retraite de droit public (qui devraient servir de modèles)


      - Les caisses de pension de droit privé en mouvement


      - sur la base des demandes de rating de la part d'assurés, de politicien*nes ou de représentants des médias

       

       

      Partie 4

       

      Veska, Previva, Profelia Retraites Populaires, CP Bienne, PK Appenzell AR, CoOpera PUK, PK Stadt Zug, Prosperita, KVK Appenzell Innerrhoden, Aetas

       

      Faites défiler vers le bas pour l'institution que vous recherchez

      Veska Pensionskasse

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      Previva

       

      Climat-compatibilité de la politique de placements

       

      Caractérisation

       

      Previva, le fonds de prévoyance des professionnels du travail social, a un volume d'investissement total d'environ CHF 1 milliard et peut être estimé comme faisant partie des Top 80 à 100 des caisses de pension en Suisse.

       

      Politique en matière de durabilité/ESG

       

      Les informations sur la politique de placement disponibles sur le site Internet et les documents qui y sont liés ne font pas référence à une politique de durabilité ou à l'inclusion de critères ESG (environnementaux, sociaux, de gouvernance) dans le processus d'investissement.

      • Mi-2019, le Conseil fédéral a créé un groupe de travail "Finance durable". Il se réfère aux obligations internationales de la Suisse dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat et des objectifs de développement durable de l'ONU (Agenda 2030). Les efforts visent à conclure des accords sectoriels, qui devraient notamment accroître la transparence quant à l'orientation durable des acteurs et comment ils se positionnent en conséquence.
      • En conséquence, Previva devrait réfléchir à la manière dont elle présentera à l'avenir de manière transparente au public l'impact social global de leur politique de placement, et notamment si et comment elle tient compte des risques ESG et climatiques, ou pourquoi pas.
      • De même, dans un premier temps, elle devrait élaborer et communiquer les principes d'une politique de durabilité/ESG visant à intervenir de manière exhaustive et durable dans les décisions prises dans le cadre du processus d'investissement proprement dit.
      • Elle devrait décider des mesures concrètes qu'elle veut demander aux gestionnaires de la fortune afin qu'ils appliquent un filtre ESG exhaustif lors de la sélection des entreprises dans le processus d'investissement et/ou procèdent à un rééquilibrage substantiel basé sur les critères ESG.
      • Lors de la sélection des fonds, il faudrait avoir à disposition ou obtenir, sur toutes les entreprises investies, des données complètes de rating ESG et d'intensité de CO2 afin de pouvoir faire usage de produits présentant la meilleure durabilité et un profil risque/rendement optimal.
      Situation juin 2020 :
      Malgré deux rappels, la Caisse n'a pas encore répondu à la demande de vérification et de déclaration de l'Alliance climatique de février 2020.
       

      Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

       

      La Caisse ne dispose pas d'une stratégie publique pour aborder la question du changement climatique qui a un impact sur sa politique d'investissement.

      • L'ASIP, l'association suisse des institutions de prévoyance, recommande dans ses directives de placement (juillet 2018, traduction de l’allemand) : "Les risques ESG et les risques climatiques … font partie des risques économiques et doivent être analysés en conséquence dans le cadre de la définition de la stratégie d'investissement".
      • Son obligation fiduciaire envers ses assurés impose à la Caisse de définir les mesures qu'elle entend prendre pour contrer ces risques et de les communiquer au public.​

      Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

       

      Previva n'a pas encore pris de mesures pour décarboniser le portefeuille.

       

      Adhésion à des associations de développement durable

       

      La Caisse est membre de l'ETHOS Engagement Pool Suisse.

       
      Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

       

      La Caisse manque d'une politique publique en matière de dialogue (engagement) avec les entreprises investies à l'étranger dans le domaine ESG.

       

      Aucun droit de vote n'est exercé dans les entreprises (fossiles) à l'étranger.
       

      Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

       

      Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

       

      Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

       

      Previva n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

      • Par conséquent, il manque encore une stratégie de décarbonisation du portefeuille ; un élément central devrait être la sortie des entreprises de combustibles fossiles qui ne sont pas passées à un modèle commercial durable axé sur les énergies renouvelables.

      ____________________

       

      Conclusion:

      Une stratégie climatique visant à décarboniser le portefeuille et à abandonner les entreprises fossiles qui n'ont pas opté pour un modèle économique durable basé sur les énergies renouvelables fait toujours défaut. En conséquence, Previva est encore loin d'être respectueuse du climat.

       

      Tendance 2018-2020:

      Évaluation: stagnante

      • Compte tenu du poids de Previva et des progrès réalisés par ses homologues, elle devrait aborder la question de la durabilité et de la gestion des risques financiers liés au climat - entendues comme l'intégration holistique de notations ESG dans le processus de sélection des titres.
      • Des travaux préparatoires devraient concevoir un engagement ESG et climatique efficace avec les entreprises concernées ainsi qu'une restructuration du portefeuille dans le même sens.
      • En particulier, Previva devrait appliquer et surveiller de manière proactive l'intégration effective des critères ESG dans le processus d'investissement par ses gestionnaires d'actifs - ou bien sélectionner des fonds dont il est prouvé qu'ils sont construits selon des critères ESG et de réduction de CO2 de grande portée.

      Profelia Retraites Populaires

       

      Climat-compatibilité de la politique de placements

       

      Caractérisation

       

      Profelia a un volume d'investissement total d'environ un milliard de CHF et peut être estimée comme faisant partie des Top 80 à 100 des caisses de pension en Suisse.

       

      Politique en matière de durabilité/ESG

       

      Ensemble avec d'autres institutions de prévoyance (CPEV, CIP, Complea, CCAP, ECA-RP), Profelia délègue la gestion des actifs à Retraites Populaires; la plupart lui confie également l'ensemble de l'administration. Toutes ces institutions investissent pour les actifs mobiliers dans des fonds dédiés de la plateforme de gestion de Retraites Populaires.

       

      Par conséquent l’approche relative à l'investissement responsable est identique à toutes ces caisses (Information de Retraites Populaires à l'Alliance climatique, mai 2019).

       

      La politique d'investissement des avoirs mobiliers de Profelia est déterminée par la Charte d'investissement responsable, appliquée par le gestionnaire Retraites Populaires.

       

      Depuis plusieurs années, sont exclues les sociétés actives dans les bombes à sous-munitions et mines antipersonnel et les sociétés dont plus de 5 % du chiffre d’affaires est lié à l‘armement nucléaire.

       

      Depuis août 2019, Profelia affiche sa nouvelle présentation Investissements responsables qui présente l'implémentation de sa Charte d'investissement responsable.

       

      Elle publie également regulièrement l'Etat de la démarche (situation avril 2020):

      • Depuis août 2019, les producteurs de charbon et d'électricité au charbon sont exclus (voir ci-dessous).
      • De la sélection des fonds et des gestionnaires à l’évaluation des résultats par la société Conser Invest SA dédiée a l'investissement responsable, suivi par la vérification avec les gestionnaires, elle applique un processus d’intégration des critères ESG (Environmental, Social, Governance) dans les placements.

      A l'occasion de différents entretiens avec l'Alliance climatique, Retraites Populaires précise son approche mandatée par Profelia comme suit (situation mai 2020) :

      • Depuis 2017, pour toutes les sociétés détenues à travers les différents investissements dans les portefeuilles des actions suisses et étrangères, la performance est régulièrement évalué d’un point de vue ESG par Conser Invest SA. La note et les informations en lien avec le climat (ex : l’intensité carbone) permet d’avoir une vue détaillée des enjeux ESG du portefeuille actions et d’instaurer un suivi spécifique sur cette thématique avec les gérants.

      • En 2019, cette analyse a été étendue aux portefeuilles des obligations (Suisses, Etrangères et Convertibles).

      • Profelia évalue ainsi régulièrement son portefeuille de placements mobiliers sous l’angle ESG afin notamment d’analyser son exposition aux risques extra-financiers. De plus, elle prend en compte les critères ESG lors du choix des gestionnaires.

      • Au final 59% des actifs totaux seront gérés sur la base de ce type d'intégration ESG au niveau de la sélection des titres.

      L'approche présentée dans Etat de la démarche consiste également à investir dans des entreprises ou des projets dont l’activité a un impact positif sur les enjeux et les problématiques environnementales, sociétales ou de gouvernance (impact investing). Elle le fera principalement à travers de classes d’actifs comme l’infrastructure, les placements privés et l’immobilier étranger.

       

      Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

       

      Avec sa présentation Etat de la démarche, Profelia s'est engagée à approfondir la réflexion sur les risques climatiques. Elle informe des réflexions et projets en cours:

      • Evaluation de l’empreinte carbone de la Caisse (par Conser Invest SA)
      • Elaboration d’une stratégie climatique
      • Extension des critères d’exclusion (notamment quand le dialogue reste vain)

      Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

       

      En août 2019, Profelia annonce l'exclusion du portefeuille d'actions des entreprises actives dans le secteur du charbon selon les critères suivants :

      • 5% ou plus du chiffre d’affaires est lié à l’extraction du charbon
      • 30% ou plus du chiffre d’affaires est lié à la génération de l’électricité basée sur le charbon
      Profelia publie également la liste des entreprises exclues.
       
      Conformément à son axe d'investissement axé sur l'inclusion (Impact Investing), Profelia investit déjà dans des projets d'infrastructures d'énergie renouvelable, bien qu'à une échelle encore inconnue.
       
      L'Alliance climatique s'abstient de considérer les mesures positives pour le climat dans le portefeuille immobilier. Ceci est dû au fait que les progrès dans ce domaine semblent encore difficiles à quantifier et comparer. Pourtant, il convient de mentionner que Profelia, avec Retraites Populaires, doit être considérée comme une pionnière dans l'intégration des critères ESG et de la transition énergétique de son propre parc immobilier. Sur la base de sa Boussole durable, chaque projet de rénovation ou nouvelle réalisation est orienté par l’évaluation de 15 indicateurs ESG qui permettent d’identifier les améliorations possibles en termes de durabilité.
       

      Adhésion à des associations de développement durable

       

      Profelia est membre de l'ETHOS Engagement Pool Suisse et du nouvel ETHOS Engagement Pool International.

       

      Retraites Populaires, la gestionnaire de Profelia, est membre de Swiss Sustainable Finance.


      Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

       

      En tant que membre de l'ETHOS Engagement Pool International, Profelia et les caisses gérées par Retraites Populaires participent en particulier depuis juin 2018 au programme d'engagement pluriannuel en cours, qui demande à 8 compagnies d'électricité européennes de se préparer à un avenir pauvre en carbone.

       

      Dans ce contexte, les institutions de prévoyance gérées par Retraites Populaires ont envoyé un signal fort aux gouvernements et aux politiciens de tous les pays en signant le Global Investor Statement to Governments on Climate Change. Plus de 630 investisseurs mondiaux, y compris des investisseurs institutionnels de premier plan, demandent que des mesures efficaces soient prises en temps utile pour mettre en œuvre l'Accord de Paris sur le climat. Cette initiative est poursuivie aujourd'hui dans le cadre de la The Investor Agenda, une alliance mondiale qui vise à prendre le leadership dans les domaines de l'Investment, du Corporate Engagement, de l'Investor Disclosure et de la Policy Advocacy.

       

      Toutes ces institutions sont signataires de la Climate Action 100+ des grands investisseurs mondiaux, qui cible les 100 plus grands émetteurs de gaz à effet de serre. Son plan est de " travailler avec les entreprises dans lesquelles nous investissons pour s'assurer qu'elles minimisent et publient les risques, et qu'elles maximisent les opportunités offertes par le changement climatique et la politique climatique ".

       

      Enfin, Profelia et les autres caisses gérées par Retraites Populaires sont devenues signataires de l'Investor Decarbonization Initiative de ShareAction. Cette initiative d'engagement climatique vise à garantir que les entreprises utilisent 100 % d'énergie renouvelable, augmentent leur efficacité énergétique et passent à la mobilité électrique.

      • Actuellement, les effets d'un dialogue actif (engagement) et de l'exercice de droit du vote avec les entreprises fossiles restent incertains. L'engagement devrait être basé sur des objectifs définis dans le cadre de la gestion des risques et en accord avec la trajectoire de 1,5°C. Une mesure d'impact et une révision périodiques de la stratégie de l'engagement devraient être effectuées, et les résultats en devraient être publiés de manière transparente. Si le modèle du business ne change pas, le désinvestissement est approprié pour des considérations de risque; cela devrait être signalé et publié sous la forme d'un engagement volontaire. En cas d'échec, une sous-pondération progressive de la société fossile dans le portefeuille et/ou des délais de sortie clairs devraient être définis et communiqués de manière transparente.
      Dès 2020, la CPEV, la plus grande caisse gérée par Retraites Populaires exerce aussi son droit de vote dans environ 450 entreprises étrangères via Ethos. On peut prévoir que cela sera également mis en œuvre pour Profelia.
      • Comme les recommandations de vote d'Ethos représentent le meilleur soutien possible pour les résolutions d'actionnaires en faveur du climat, on peut supposer que la CPEV a également voté de la meilleure manière possible.
      • ​​Pourtant, la CPEV devrait publier la manière dont elle a voté et si elle a pleinement soutenu les résolutions d'actionnaires favorables au climat. Elle pourrait ainsi démontrer un effet de synergie en combinaison avec ses activités d'engagement, notamment avec les entreprises du secteur fossile.
      • Actuellement, les effets d'un dialogue actif (engagement) et de l'exercice de droit du vote avec les entreprises fossiles restent incertains. L'engagement devrait être basé sur des objectifs définis dans le cadre de la gestion des risques et en accord avec la trajectoire de 1,5°C. Une mesure d'impact et une révision périodiques de la stratégie de l'engagement devraient être effectuées, et les résultats en devraient être publiés de manière transparente. Si le modèle du business ne change pas, le désinvestissement est approprié pour des considérations de risque; cela devrait être signalé et publié sous la forme d'un engagement volontaire. En cas d'échec, une sous-pondération progressive de la société fossile dans le portefeuille et/ou des délais de sortie clairs devraient être définis et communiqués de manière transparente.
      • Pourtant, selon la présentation Etat de la démarche, Profelia mène actuellement une réflexion concernant une possible extension des critères d’exclusion (notamment quand le dialogue reste vain).

      Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

       

      Selon la présentation Etat de la démarche, une mesure de l'empreinte CO2 par Conser Invest SA est en préparation.

       

      Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

       

      Selon la présentation Etat de la démarche, l'élaboration d'une stratégie climatique est en cours. Au sujet des risques climatiques, Profelia informe que la thématique est traitée dans l’analyse ESG du portefeuille par Conser Invest SA. Cette analyse "permet notamment d’identifier et de suivre les risques difficilement quantifiables que certains placements peuvent représenter".

       

      De plus, Profelia prépare une étude visant à identifier l’ensemble des investissements avec impact (dont dans les énergies renouvelables) dans les différentes classes d’actifs.

      ____________________

       

      Conclusion:

      Avec l'élimination des producteurs de charbon et d'électricité basée sur le charbon des portefeuilles d'actions,

      Profelia a commencé à décarboniser ses investissements.

       

      Tendance 2018-2020:

      Évaluation: nettement mieux

      • Avec sa reconnaissance des risques climatiques, avec sa première étape de décarbonisation et avec son engagement qui inclut également le domaine des combustibles fossiles, ainsi qu'avec son étude en préparation pour mesurer son empreinte carbone, Profelia est sur la bonne voie vers une décarbonisation de son portefeuille compatible avec l'Accord de Paris. 
      • Son intégration effective des critères ESG dans le processus d'investissement, bien conçue, a le potentiel d'ouvrir la voie à une décarbonisation rapide des investissements.
      • Il reste à décarboniser le portefeuille de manière rigoureuse et en temps utile, en commençant par le retrait des entreprises de combustibles fossiles qui n'ont pas adopté un modèle économique durable axé sur les énergies renouvelables.

      Caisse de pension Bienne

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      Pensionskasse Appenzell Ausserrhoden PKAR

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      CoOpera Sammelstiftung PUK

       

      Vous trouverez les détails de l' excellente caisse de pension durable CoOpera sous la rubrique "Pionniers".

      Pensionskasse Stadt Zug

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      Prosperita - christlich-ethische Pensionskasse

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      Kantonale Versicherungskasse Appenzell Innerrhoden KVKAI

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      PK-Aetas

      ​Pensionskasse für KMU

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

    • Institutions des 60+

       


      Dans cette catégorie, vous trouverez des institutions de prévoyance sélectionnées :

       

      - les caisses de retraite de droit public (qui devraient servir de modèles)


      - Les caisses de pension de droit privé en mouvement


      - sur la base des demandes de rating de la part d'assurés, de politicien*nes ou de représentants des médias

       

       

      Partie 5

       

      PK Köniz, CP Ville de Fribourg, PK Dübendorf, PK Olten, PK Frauenfeld, CP ECA-RP, GEPABU, Metron, Helvetas, Jura Pastoral

       

      Faites défiler vers le bas pour l'institution que vous recherchez

      Pensionskasse Gemeinde Köniz

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      Caisse de prévoyance du personnel communal de la ville de Fribourg CPPVF

       

      Climat-compatibilité de la politique de placements

       

      Caractérisation

       

      La CPPVF, a un volume d'investissement total d'environ CHF 0,2 milliards et peut être estimée comme faisant partie des Top 100+ des caisses de pension en Suisse.

       

      Politique en matière de durabilité/ESG

       

      Ni les statuts de la CPPVF ni le règlement de placements ni les comptes 2018 ne mentionnent une politique de placement responsable.

       

      A la demande de l'Alliance climatique, la CPPVF informe que ses gestionnaires d'actifs ont tous signé les UN Principles for Responsible Investment (UN-PRI).

      • Mi-2019, le Conseil fédéral a créé un groupe de travail "Finance durable". Il se réfère aux obligations internationales de la Suisse dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat et des objectifs de développement durable de l'ONU (Agenda 2030). Les efforts visent à conclure des accords sectoriels, qui devraient notamment accroître la transparence quant à l'orientation durable des acteurs et comment ils se positionnent en conséquence.
      • En conséquence, la CPPVF devrait réfléchir à la manière dont elle présentera à l'avenir de manière transparente au public l'impact social global de leur politique de placement, et notamment si et comment elle tient compte des risques ESG et climatiques, ou pourquoi pas.
      • De même, dans un premier temps, elle devrait élaborer et communiquer les principes d'une politique de durabilité/ESG visant à intervenir de manière exhaustive et durable dans les décisions prises dans le cadre du processus d'investissement proprement dit.
      • Elle devrait décider des mesures concrètes qu'elle veut demander aux gestionnaires de la fortune afin qu'ils appliquent un filtre ESG exhaustif lors de la sélection des entreprises dans le processus d'investissement et/ou procèdent à un rééquilibrage substantiel basé sur les critères ESG.
      • Lors de la sélection des fonds, il faudrait avoir à disposition ou obtenir, sur toutes les entreprises investies, des données complètes de rating ESG et d'intensité de CO2 afin de pouvoir faire usage de produits présentant la meilleure durabilité et un profil risque/rendement optimal.
      Situation mai 2020 :
      La CPPVF informe dans son message susmentionné à l'Alliance climatique qu'elle est en train de travailler sur son règlement de placement et ses engagements en terme ESG. Afin d’être renseignée sur les critères ESG, elle avait demandé à son dépositaire global un rapport de durabilité. Celui-ci est estimé encore incomplet; la CPPVF cherche des améliorations. Elle affirme que cette connaissance lui devrait permettre de suivre et piloter ses investissements en prenant en compte de manière objective un ensemble de critère ESG.
       

      Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

       

      La Caisse ne dispose pas d'une stratégie publique pour aborder la question du changement climatique qui a un impact sur sa politique d'investissement.

      • L'ASIP, l'association suisse des institutions de prévoyance, recommande dans ses directives de placement (juillet 2018, traduction de l’allemand) : "Les risques ESG et les risques climatiques … font partie des risques économiques et doivent être analysés en conséquence dans le cadre de la définition de la stratégie d'investissement".
      • Son obligation fiduciaire envers ses assurés impose aux fondations collectives de la CCPVF de définir les mesures qu'elle entend prendre pour contrer ces risques et de les communiquer au public.​

      Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

       

      La CPPVF n'a pas encore pris de mesures pour décarboniser le portefeuille.

       

      Adhésion à des associations de développement durable

       

      La Caisse est membre de l'ETHOS Engagement Pool Suisse.

       
      Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

       

      La Caisse manque d'une politique publique en matière de dialogue (engagement) avec les entreprises investies à l'étranger dans le domaine ESG.

       

      Aucun droit de vote n'est exercé dans les entreprises (fossiles) à l'étranger.
       

      Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

       

      Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

       

      Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

       

      La CPPVF n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

      • Par conséquent, il manque encore une stratégie de décarbonisation du portefeuille ; un élément central devrait être la sortie des entreprises de combustibles fossiles qui ne sont pas passées à un modèle commercial durable axé sur les énergies renouvelables.

      ____________________

       

      Conclusion:

      Une stratégie climatique visant à décarboniser le portefeuille et à abandonner les entreprises fossiles qui n'ont pas opté pour un modèle économique durable basé sur les énergies renouvelables fait toujours défaut. En conséquence, la CPPVF est encore loin d'être respectueuse du climat.

       

      Tendance 2018-2020:

      Évaluation: stagnante

      • Compte tenu du poids de la CPPVF et des progrès réalisés par ses homologues, elle devrait aborder la question de la durabilité et de la gestion des risques financiers liés au climat - entendues comme l'intégration holistique de notations ESG dans le processus de sélection des titres.
      • Des travaux préparatoires devraient concevoir un engagement ESG et climatique efficace avec les entreprises concernées ainsi qu'une restructuration du portefeuille dans le même sens.
      • En particulier, la CPPVD devrait appliquer et surveiller de manière proactive l'intégration effective des critères ESG dans le processus d'investissement par ses gestionnaires d'actifs - ou bien sélectionner des fonds dont il est prouvé qu'ils sont construits selon des critères ESG et de réduction de CO2 de grande portée.

      Activités politiques

       

      Février 2020 : Postulat du groupe des Verts concernant une stratégie de placement "ESG et climat" pour la Caisse de prévoyance du personnel de la Ville de Fribourg CPPVF. Le conseil communal est invité à soumettre un certain nombre de questions à la Caisse. Par exemple, il est suggéré que les règles de placement, le processus de placement et les dispositions de placement individuelles pour les gestionnaires de fortune précisent comment gérer les risques financiers et les opportunités liés au climat et qu'une stratégie climatique soit élaborée dans le but d'investir conformément au 1,5°. Pour atteindre cet objectif, une décarbonisation rapide du portefeuille devrait être prioritaire et des objectifs et des délais mesurables devraient être fixés.

      Stiftung Pensionskasse Stadt Dübendorf SPSD

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      Pensionskasse Stadt Olten

       

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      Pensionskasse Stadt Frauenfeld

      Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

      Caisse de pensions du personnel de l'Etablissement Cantonal d'Assurance et de Retraites Populaires CP ECA-RP

       

      Climat-compatibilité de la politique de placements

       

      Caractérisation

       

      La CP ECA-RP a un volume d'investissement total d'environ 0,1 milliards de CHF et peut être estimée comme faisant partie des Top 100 + des caisses de pension en Suisse.

       

      Politique en matière de durabilité/ESG

       

      Ensemble avec d'autres institutions de prévoyance (CPEV, CIP, CCAP, Complea, Profelia), la CP ECA-RP délègue la gestion des actifs à Retraites Populaires; la plupart lui confie également l'ensemble de l'administration. Toutes ces institutions investissent pour les actifs mobiliers dans des fonds dédiés de la plateforme de gestion de Retraites Populaires.

      Par conséquent l’approche relative à l'investissement responsable est identique à toutes ces caisses (Information de Retraites Populaires à l'Alliance climatique, mai 2019).

       

      La politique d'investissement des avoirs mobiliers de la CP ECA-RP est déterminée par la Charte d'investissement responsable, appliquée par le gestionnaire Retraites Populaires.

       

      Depuis plusieurs années, sont exclues les sociétés actives dans les bombes à sous-munitions et mines antipersonnel et les sociétés dont plus de 5 % du chiffre d’affaires est lié à l‘armement nucléaire.

       

      Depuis août 2019, la CP ECA-RP affiche sa nouvelle présentation Investissements responsables qui présente l'implémentation de sa Charte d'investissement responsable.

       

      Elle publie également regulièrement l'Etat de la démarche (situation avril 2020):

      • Depuis août 2019, les producteurs de charbon et d'électricité au charbon sont exclus (voir ci-dessous).
      • De la sélection des fonds et des gestionnaires à l’évaluation des résultats par la société Conser Invest SA dédiée a l'investissement responsable, suivi par la vérification avec les gestionnaires, elle applique un processus d’intégration des critères ESG (Environmental, Social, Governance) dans les placements.

      A l'occasion de différents entretiens avec l'Alliance climatique, Retraites Populaires précise son approche mandatée par CP ECA-RP comme suit (situation mai 2020) :

      • Depuis 2017, pour toutes les sociétés détenues à travers les différents investissements dans les portefeuilles des actions suisses et étrangères, la performance est régulièrement évalué d’un point de vue ESG par Conser Invest SA. La note et les informations en lien avec le climat (ex : l’intensité carbone) permet d’avoir une vue détaillée des enjeux ESG du portefeuille actions et d’instaurer un suivi spécifique sur cette thématique avec les gérants.

      • En 2019, cette analyse a été étendue aux portefeuilles des obligations (Suisses, Etrangères et Convertibles).

      • La CP ECA-RP évalue ainsi régulièrement son portefeuille de placements mobiliers sous l’angle ESG afin notamment d’analyser son exposition aux risques extra-financiers. De plus, elle prend en compte les critères ESG lors du choix des gestionnaires.

      • Au final environ la moitié des actifs totaux seront gérés sur la base de ce type d'intégration ESG au niveau de la sélection des titres.

      L'approche présentée dans Etat de la démarche consiste également à investir dans des entreprises ou des projets dont l’activité a un impact positif sur les enjeux et les problématiques environnementales, sociétales ou de gouvernance (impact investing). Elle le fera principalement à travers de classes d’actifs comme l’infrastructure, les placements privés et l’immobilier étranger.

       

      Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

       

      Avec sa présentation Etat de la démarche, la CP ECA-RP s'est engagée à approfondir la réflexion sur les risques climatiques. Elle informe des réflexions et projets en cours:

      • Evaluation de l’empreinte carbone de la Caisse (par Conser Invest SA)
      • Elaboration d’une stratégie climatique
      • Extension des critères d’exclusion (notamment quand le dialogue reste vain)

      Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

       

      En août 2019, la CP ECA-RP annonce l'exclusion du portefeuille d'actions des entreprises actives dans le secteur du charbon selon les critères suivants :

      • 5% ou plus du chiffre d’affaires est lié à l’extraction du charbon
      • 30% ou plus du chiffre d’affaires est lié à la génération de l’électricité basée sur le charbon
      la CP ECA-RP publie également la liste des entreprises exclues.
       
      Conformément à son axe d'investissement axé sur l'inclusion (Impact Investing), la CP ECA-RP investit déjà dans des projets d'infrastructures d'énergie renouvelable, bien qu'à une échelle encore inconnue.
       
      L'Alliance climatique s'abstient de considérer les mesures positives pour le climat dans le portefeuille immobilier. Ceci est dû au fait que les progrès dans ce domaine semblent encore difficiles à quantifier et comparer. Pourtant, il convient de mentionner que la CP ECA-RP, avec Retraites Populaires, doit être considérée comme une pionnière dans l'intégration des critères ESG et de la transition énergétique de son propre parc immobilier. Sur la base de sa Boussole durable, chaque projet de rénovation ou nouvelle réalisation est orienté par l’évaluation de 15 indicateurs ESG qui permettent d’identifier les améliorations possibles en termes de durabilité.
       

      Adhésion à des associations de développement durable

       

      La CP ECA-RP est membre de l'ETHOS Engagement Pool Suisse et du nouvel ETHOS Engagement Pool International.

       

      Retraites Populaires, la gestionnaire de la CP ECA-RP, est membre de Swiss Sustainable Finance.


      Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

       

      En tant que membre de l'ETHOS Engagement Pool International, la CP ECA-RP et les caisses gérées par Retraites Populaires participent en particulier depuis juin 2018 au programme d'engagement pluriannuel en cours, qui demande à 8 compagnies d'électricité européennes de se préparer à un avenir pauvre en carbone.

       

      Dans ce contexte, les institutions de prévoyance gérées par Retraites Populaires ont envoyé un signal fort aux gouvernements et aux politiciens de tous les pays en signant le Global Investor Statement to Governments on Climate Change. Plus de 630 investisseurs mondiaux, y compris des investisseurs institutionnels de premier plan, demandent que des mesures efficaces soient prises en temps utile pour mettre en œuvre l'Accord de Paris sur le climat. Cette initiative est poursuivie aujourd'hui dans le cadre de la The Investor Agenda, une alliance mondiale qui vise à prendre le leadership dans les domaines de l'Investment, du Corporate Engagement, de l'Investor Disclosure et de la Policy Advocacy.

       

      Toutes ces institutions sont signataires de la Climate Action 100+ des grands investisseurs mondiaux, qui cible les 100 plus grands émetteurs de gaz à effet de serre. Son plan est de " travailler avec les entreprises dans lesquelles nous investissons pour s'assurer qu'elles minimisent et publient les risques, et qu'elles maximisent les opportunités offertes par le changement climatique et la politique climatique ".

       

      Enfin, la CP ECA-RP et les autres caisses gérées par Retraites Populaires sont devenues signataires de l'Investor Decarbonization Initiative de ShareAction. Cette initiative d'engagement climatique vise à garantir que les entreprises utilisent 100 % d'énergie renouvelable, augmentent leur efficacité énergétique et passent à la mobilité électrique.

      • Actuellement, les effets d'un dialogue actif (engagement) et de l'exercice de droit du vote avec les entreprises fossiles restent incertains. L'engagement devrait être basé sur des objectifs définis dans le cadre de la gestion des risques et en accord avec la trajectoire de 1,5°C. Une mesure d'impact et une révision périodiques de la stratégie de l'engagement devraient être effectuées, et les résultats en devraient être publiés de manière transparente. Si le modèle du business ne change pas, le désinvestissement est approprié pour des considérations de risque; cela devrait être signalé et publié sous la forme d'un engagement volontaire. En cas d'échec, une sous-pondération progressive de la société fossile dans le portefeuille et/ou des délais de sortie clairs devraient être définis et communiqués de manière transparente.
      Dès 2020, la CPEV, la plus grande caisse gérée par Retraites Populaires exerce aussi son droit de vote dans environ 450 entreprises étrangères via Ethos. On peut prévoir que cela sera également mis en œuvre pour la CP ECA-RP.
      • Comme les recommandations de vote d'Ethos représentent le meilleur soutien possible pour les résolutions d'actionnaires en faveur du climat, on peut supposer que la CPEV a également voté de la meilleure manière possible.
      • ​​Pourtant, la CPEV devrait publier la manière dont elle a voté et si elle a pleinement soutenu les résolutions d'actionnaires favorables au climat. Elle pourrait ainsi démontrer un effet de synergie en combinaison avec ses activités d'engagement, notamment avec les entreprises du secteur fossile.
      • Actuellement, les effets d'un dialogue actif (engagement) et de l'exercice de droit du vote avec les entreprises fossiles restent incertains. L'engagement devrait être basé sur des objectifs définis dans le cadre de la gestion des risques et en accord avec la trajectoire de 1,5°C. Une mesure d'impact et une révision périodiques de la stratégie de l'engagement devraient être effectuées, et les résultats en devraient être publiés de manière transparente. Si le modèle du business ne change pas, le désinvestissement est approprié pour des considérations de risque; cela devrait être signalé et publié sous la forme d'un engagement volontaire. En cas d'échec, une sous-pondération progressive de la société fossile dans le portefeuille et/ou des délais de sortie clairs devraient être définis et communiqués de manière transparente.
      • Pourtant, selon la présentation Etat de la démarche, la CP ECA-RP mène actuellement une réflexion concernant une possible extension des critères d’exclusion (notamment quand le dialogue reste vain).

      Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

       

      Selon la présentation Etat de la démarche, une mesure de l'empreinte CO2 par Conser Invest SA est en préparation.

       

      Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

       

      Selon la présentation Etat de la démarche, l'élaboration d'une stratégie climatique est en cours. Au sujet des risques climatiques, la CP ECA-RP informe que la thématique est traitée dans l’analyse ESG du portefeuille par Conser Invest SA. Cette analyse "permet notamment d’identifier et de suivre les risques difficilement quantifiables que certains placements peuvent représenter".

       

      De plus, la CP ECA-RP prépare une étude visant à identifier l’ensemble des investissements avec impact (dont dans les énergies renouvelables) dans les différentes classes d’actifs.

      ____________________

       

      Conclusion:

      Avec l'élimination des producteurs de charbon et d'électricité basée sur le charbon des portefeuilles d'actions,

      la CP ECA-RP a commencé à décarboniser ses investissements.

       

      Tendance 2018-2020:

      Évaluation: nettement mieux

      • Avec sa reconnaissance des risques climatiques, avec sa première étape de décarbonisation et avec son engagement qui inclut également le domaine des combustibles fossiles, ainsi qu'avec son étude en préparation pour mesurer son empreinte carbone, la CP ECA-RP est sur la bonne voie vers une décarbonisation de son portefeuille compatible avec l'Accord de Paris. 
      • Son intégration effective des critères ESG dans le processus d'investissement, bien conçue, a le potentiel d'ouvrir la voie à une décarbonisation rapide des investissements.
      • Il reste à décarboniser le portefeuille de manière rigoureuse et en temps utile, en commençant par le retrait des entreprises de combustibles fossiles qui n'ont pas adopté un modèle économique durable axé sur les énergies renouvelables.

      Gepabu

       

      Vous trouverez les détails de l' excellente caisse de pension durable CoOpera sous la rubrique "Pionniers".

      Metron Stiftung für Personalvorsorge

       

      Vous trouverez les détails de l' excellente caisse de pension durable Metron sous la rubrique "Pionniers".

      Personalvorsorgestiftung der HELVETAS Swiss Intercooperation (PVS)

       

      Vous trouverez les détails de l' excellente caisse de pension durable de Helvetas sous la rubrique "Pionniers".

      Caisse de pensions de la Collectivité ecclésiastique cantonale catholique-romaine de la République et Canton du Jura

       

      Climat-compatibilité de la politique de placements

       

      Caractérisation

       

      La Caisse de pensions de la Collectivité ecclésiastique cantonale (CEC) catholique-romaine de la République et Canton du Jura peut être estimée d'avoir un volume d'investissement d'environ CHF 0,1 milliards et ainsi comme faisant partie des Top 100+ des caisses de pension en Suisse.

       

      Politique en matière de durabilité/ESG

       

      Ni les statuts de la Caisse de pensions de la CEC ni le règlement de placement ne mentionnent une politique de placement responsable.

      • Mi-2019, le Conseil fédéral a créé un groupe de travail "Finance durable". Il se réfère aux obligations internationales de la Suisse dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat et des objectifs de développement durable de l'ONU (Agenda 2030). Les efforts visent à conclure des accords sectoriels, qui devraient notamment accroître la transparence quant à l'orientation durable des acteurs et comment ils se positionnent en conséquence.
      • En conséquence, la Caisse de la CEC devrait réfléchir à la manière dont elle présentera à l'avenir de manière transparente au public l'impact social global de leur politique de placement, et notamment si et comment elle tient compte des risques ESG et climatiques, ou pourquoi pas.
      • De même, dans un premier temps, elle devrait élaborer et communiquer les principes d'une politique de durabilité/ESG visant à intervenir de manière exhaustive et durable dans les décisions prises dans le cadre du processus d'investissement proprement dit.
      • Elle devrait décider des mesures concrètes qu'elle veut demander aux gestionnaires de la fortune afin qu'ils appliquent un filtre ESG exhaustif lors de la sélection des entreprises dans le processus d'investissement et/ou procèdent à un rééquilibrage substantiel basé sur les critères ESG.
      • Lors de la sélection des fonds, il faudrait avoir à disposition ou obtenir, sur toutes les entreprises investies, des données complètes de rating ESG et d'intensité de CO2 afin de pouvoir faire usage de produits présentant la meilleure durabilité et un profil risque/rendement optimal.

      Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

       

      La Caisse ne dispose pas d'une stratégie publique pour aborder la question du changement climatique qui a un impact sur sa politique d'investissement.

      • L'ASIP, l'association suisse des institutions de prévoyance, recommande dans ses directives de placement (juillet 2018, traduction de l’allemand) : "Les risques ESG et les risques climatiques … font partie des risques économiques et doivent être analysés en conséquence dans le cadre de la définition de la stratégie d'investissement".
      • Son obligation fiduciaire envers ses assurés impose aux fondations collectives de la CCPVF de définir les mesures qu'elle entend prendre pour contrer ces risques et de les communiquer au public.​

      Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

       

      La Caisse de pensions de la CEC n'a pas encore pris de mesures pour décarboniser le portefeuille.

       

      Adhésion à des associations de développement durable

       

      Aucune affiliation n'est connue à une association de développement durable.

       
      Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

       

      La Caisse manque d'une politique publique en matière de dialogue (engagement) avec les entreprises investies à l'étranger dans le domaine ESG.

       

      Aucun droit de vote n'est exercé dans les entreprises (fossiles) à l'étranger.
       

      Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

       

      Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

       

      Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

       

      La Caisse n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

      • Par conséquent, il manque encore une stratégie de décarbonisation du portefeuille ; un élément central devrait être la sortie des entreprises de combustibles fossiles qui ne sont pas passées à un modèle commercial durable axé sur les énergies renouvelables.

      ____________________

       

      Conclusion:

      Une stratégie climatique visant à décarboniser le portefeuille et à abandonner les entreprises fossiles qui n'ont pas opté pour un modèle économique durable basé sur les énergies renouvelables fait toujours défaut. En conséquence, la Caisse de la CEC est encore loin d'être respectueuse du climat.

       

      Tendance 2018-2020:

      Évaluation: stagnante

      • Compte tenu du poids de la Caisse de la CEC et des progrès réalisés par ses homologues, elle devrait aborder la question de la durabilité et de la gestion des risques financiers liés au climat - entendues comme l'intégration holistique de notations ESG dans le processus de sélection des titres.
      • Des travaux préparatoires devraient concevoir un engagement ESG et climatique efficace avec les entreprises concernées ainsi qu'une restructuration du portefeuille dans le même sens.
      • En particulier, la Caisse devrait appliquer et surveiller de manière proactive l'intégration effective des critères ESG dans le processus d'investissement par ses gestionnaires d'actifs - ou bien sélectionner des fonds dont il est prouvé qu'ils sont construits selon des critères ESG et de réduction de CO2 de grande portée.
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