• Rating climatique des caisses de pension et des institutions fédérales, par ordre décroissant de volume d'investissement

    Page de détail du rating avec les fiches des différentes caisses de pension

    Contexte

     

    La campagne de l'Alliance climatique suisse "Caisses de pensions: Stop aux investissements fossiles!" -retraites-sans-risques.ch, lancée fin 2016, a été une réussite. Elle a tracé le point de départ d'une évolution vers la compatibilité climatique des portefeuilles basée sur leur décarbonisation.

     

    L' Alliance climatique suisse a transmis aux institutions de prévoyance les messages de leurs destinataires et demandé une réponse. Ces réponses sont, avec peu d'exceptions, défensives et manquent d'engagement. La plupart de nos institutions de prévoyance ne ne se voient pas encore obligés de s'engager dans un débat sur les investissements durables et respectueux du climat.

     

    En outre, la grande majorité des caisses de pensions dissimule les résultats du Test climatique 2017 de l'OFEV. Il n'est donc pas surprenant de constater que selon les résultats du test,

     

    L'Alliance climatique demande aux assuré-e-s et à la sociéte civile d'augmenter la pression sur les caisses de pensions. Elle a encouragé la formation de groupes d'assurés : PUBLICA DIVEST de la Caisse de la Confédération - la plus grande de notre pays , le Groupe d'assurés de la CPEG pour le désinvestissement (Caisse de prévoyance de l'État de Genève) , CPEV DIVEST de la Caisse de pensions de l'État de Vaud, CIP DIVEST de la Caisse intercommunale de pensions du canton de Vaud, CAP Prévoyance DIVEST de la Caisse de la ville de Genève et des communes et CPCL DIVEST de la Caisse de Lausanne. En Suisse alémanique, 11 groupes de ce type sont actuellement actifs, y compris chez la caisse BVK du canton der Zurich - le numéro 2 - et PUBLICA.

     

    En avril 2019, le mouvement DIVEST VAUD de la société civile vaudoise s'est également formé. Avec la participation de personnalités, dont le prix Nobel de chimie Jacques Dubochet, elle exhorte la CPEV cantonale à décarboniser son portefeuille.

    Notes explicatives

     

    L'Alliance Climatique documente le processus de transformation en répertoriant les 50 plus grandes institutions. Une sélection de caisses de pension moyennes et petites est également incluse. La fenêtre d'observation inclut naturellement aussi les pionniers de la durabilité et du climat, quelle que soit leur taille.

     

    En termes de volume d'investissement, la Caisse de compensation AVS Compenswiss et l'assurance accidents obligatoire Suva sont les plus grandes institutions de prévoyance et d'assurance du secteur public. C'est pourquoi l'Alliance climatique les inclut dans le rating des caisses de pension.

     

    Les activités de chaque institution sont identifiées selon la structure des Recommandations de l'Alliance climatique : Sept étapes vers la durabilité et la compatibilité climatique. Nous déterminons le degré de mise en œuvre pour chacune des sept étapes recommandées. Les résultats sont saisis dans l'encadré explicatif "Climat-compatibilité de la politique d'investissement".

     

    Les éléments de la politique de placement d'une caisse de pension qui conduisent à sa qualification principale "décarbonisation" comme ROUGE, ORANGE ou VERT, sont dénotés en texte rouge, orange ou vert.

    • Les évaluations et/ou recommandations spécifiques sont présentées en italique.
    Dans la section des sept recommandations, il est indiqué pour chaque étape si elle est déterminante pour le rating climatique principal et/ou pour le rating supplémentaire " tendance 2018-2020 ", et pour ce dernier, de quel poids.

     

    Le cas échéant, vous trouverez sous les fiches ci-dessous notre documentation sur le processus de changement avec les démarches politiques et le dialogue entre les assurés et la caisse de pension (voir ci-dessus sous "Contexte").

     

    Vous trouverez ci-dessous les fiches de détail pour les institutions de la Romandie.

  • Pionniers

    LUPK Luzerner Pensionskasse

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    Avec un volume d'investissement d'environ CHF 8 milliards, la Caisse du canton de Lucerne se place au 25e rang des caisses de pension suisses.

     

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    Depuis avril 2019, la LUPK s'est engagé dans une politique de développement durable systématique, conformément à ses règles de placement et à l'application cohérente des 10 principes du UN Global Compact. Des principes éthiques ainsi que des considérations de risques financiers ont conduit à la décision d'intégrer les critères ESG (environnementaux, sociaux, de gouvernance) et climatiques dans le processus d'investissement. D'une part, des critères négatifs sont observés, c'est-à-dire que les entreprises qui violent systématiquement les droits de l'homme, causent de graves dommages à l'environnement ou réalisent une part importante de leurs ventes dans les industries de la défense, du tabac ou nucléaire sont exclues. Grâce à son approche progressive basée sur les meilleures pratiques ESG (sélection des meilleures entreprises par secteur industriel), elle a à la fois réduit l'intensité en CO2 dans les usines correspondantes et augmenté sa note ESG.
    La motivation est également financière : la gestion ESG de la LUPK n'est pas seulement basée sur des principes nobles, elle doit avant tout assurer les pensions des générations futures.

     

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    Avec la nouvelle politique de développement durable, la LUPK s'engage également en faveur d'une véritable stratégie climatique et d'une prise en compte des risques climatiques dans son devoir fiduciaire. Afin d'exprimer l'importance des risques climatiques, elle intégrera la stratégie climatique dans le règlement de placement au début de l'année 2020.

     

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    La Caisse gère déjà plus de la moitié de ses actions étrangères en utilisant les meilleures approches de durabilité de sa catégorie. Les classes d'actifs "World Equities" et "North American Equities" suivent la méthodologie de l'indice MSCI ESG Leaders. Cela réduit l'intensité en CO2 des investissements correspondants et augmente leur rating ESG moyen. Dans la classe d'actifs "Emerging Markets Equities" également, la moitié des expositions est déjà gérée selon une approche durable qui exclut les 20 pour cent d'entreprises les plus mauvaises selon les critères ESG et réduit l'intensité en CO2 d'au moins 30 pour cent. D'ici la fin de 2019, toutes les actions des marchés émergents seront gérées selon une approche ESG.

     

    Dans la classe d'actifs "Emerging market bonds" (stratégie d'investissement passive), elle a obtenu de son gestionnaire d'actifs qu'il exclue de l'univers d'investissement les six entreprises ayant l'intensité CO2 (= émissions CO2 en tonnes par million de chiffre d'affaires) la plus importante.

     

    Dans le cadre des infrastructures qui font partie des placements alternatifs, elle investit également dans la production d'énergies renouvelables (parcs éoliens, centrales solaires, chaufferies au bois, centrales de cogénération et centrales hydroélectriques) via des placements collectifs.

     

    Dans le cas d'investissements immobiliers directs, la LUPK aspire également à une méthode de construction écologique pour les nouveaux bâtiments et les rénovations. En ce qui concerne l'isolation thermique, la norme Minergie doit être respectée et une partie de l'énergie thermique doit provenir de sources d'énergie renouvelables.

     

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    En janvier 2019, l'intensité en CO2 des placements en actions et en obligations de la LUPK était déjà inférieure de 30 % à celle des indices de référence mondiaux pour chaque classe d'actifs (c'est-à-dire la moyenne mondiale de la classe d'actifs respective, à savoir l'indice MSCI ACWI World ex Switzerland et ex Emerging Markets pour les actions de pays développés et l'indice MSCI Emerging Markets pour les actions de marchés émergents). Cette analyse a été réalisée et certifiée par la société externe CSSP (voir la lettre bien documentée à l'Alliance climatique/LUPK DIVEST, ci-dessous). CSSP base ses analyses sur la méthodologie de yourSRI, qui mesure l'empreinte CO2 des entreprises individuelles en équivalents CO2 (y compris les gaz à effet de serre autres que le CO2) par rapport à leur chiffre d'affaires (en intensité de chiffre d'affaires). Comme dans le cas de la caisse de pension durable et respectueuse du climat NEST (voir ci-dessous), non seulement sont quantifiées les émissions de gaz à effet de serre "internes" de type 1 et 2, mais également celles de type 3, c'est-à-dire la chaîne logistique amont et les consommateurs aval.

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    La LUPK veut réduire davantage l'intensité en CO2 de son portefeuille. Elle gérera toutes les actions des marchés émergents selon l'approche ESG Best-in-class jusqu'à fin 2019, augmentant ainsi son rating ESG en plus de l'impact climatique.

     

    Avec cet ensemble de mesures déjà mises en œuvre, elle est l'une des deux caisses de pension publiques en Suisse parmi les plus importantes qui se sont déjà engagées sur la voie de la décarbonisation. L'autre caisse est la PKZH, qui s'est fixée un objectif contraignant, mais n'a pas encore atteint le même niveau de mise en œuvre que la LUPK (voir ci-dessous). Contrairement au PKZH, la LUPK inclut également les obligations dans la trajectoire de décarbonisation.

     

    Adhésion à des associations de développement durable

     

    La Caisse est membre du ETHOS Engagement Pool Suisse et et deviendra conséquemment aussi membre de l' ETHOS Engagement Pool International à partir de janvier 2020.

     

    Engagement efficace pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    En tant que membre de l'ETHOS Engagement Pool International, la LUPK engagera un dialogue avec la direction des entreprises étrangères et les encouragera à adopter un comportement plus durable. Dans ce contexte, elle va également signer début 2020 la Climate Action 100+ des grands investisseurs mondiaux visant les 100 plus grands émetteurs de gaz à effet de serre. Son plan est de "travailler avec les entreprises dans lesquelles nous investissons pour faire en sorte qu'elles minimisent les risques, les publient et maximisent les opportunités liées au changement climatique et aux politiques climatiques".

     

    ____________________

     

    Conclusion:

    Avec la décarbonisation des actions et des obligations à 30% de moins que la moyenne du marché, la LUPK est la caisse de pension de droit public pionnière dans la durabilité.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: nettement mieux

    En très peu de temps, la LUPK a atteint une durabilité " et une compatibilité climatique "Best Practice" pour tous ses investissements. Elle veut progresser encore dans cette direction.

    NEST Fondation collective

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Avec un volume d'investissement d'environ 2 milliards CHF, la fondation collective NEST est une institution de prévoyance de taille moyenne. Depuis sa création, elle a été une pionnière en matière de développement durable.

     

    La caisse de pensions écologique et éthique NEST est un pionnier aussi bien concernant l'empreinte carbone du portefeuille que l'exclusion des secteurs du charbon, du pétrole et du gaz naturel.

     

    Son approche avec le portefeuille d’actions n’est pas l'optimisation dans la perspective d’une faible intensité des gaz à effet de serre. Par contre, NEST indique que valeurs de l’empreinte carbone confirment plutôt que la méthode d’évaluation de la durabilité stricte et complète convainc également dans la perspective de la réduction recherchée des gaz à effet de serre.

    Fin 2017, son portefeuille d'actions était 40 % moins émetteur de gaz à effet de serre que la moyenne mondiale mesurée par l'indice MSCI-All Country World Index (MSCI-ACWI; rapport en allemand).

     

    Fin 2018, son portefeuille d'actions (avec les catégories d'investissement : Suisse, Developed Markets hors Suisse, Emerging Markets) affiche une intensité de gaz à effet de serre inférieure de 34% à celle du portefeuille global de l’indice de comparaison individuel calculé sur la base de l’allocation effective de NEST. La nouvelle base de comparaison pondére l'allocation effective des actions NEST aux catégories d'investissement au lieu de la référence précédente à la moyenne de la moyenne MSCI-ACWI. Elle donne donc une image plus réaliste de leurs réussites réelles en matière de décarbonisation dans les catégories d'investissement à forte intensité de CO2 pertinentes pour le climat - Developed Markets hors Suisse, Emerging Markets.

     

    Il convient de noter en particulier que ces mesures ne comprenaient pas seulement, comme à coutume, les émissions dites de scope 1 (émissions intra-entreprise de CO2 et autres gaz à effet de serre) et de scope 2 dues aux achats d'électricité produits avec des combustibles fossiles, mais également les émissions plusieurs fois supérieures du Scope 3. Ces derniers sont composés des gaz à effet de serre émis par les fournisseurs en amont et - ce qui est particulièrement important - des émissions des consommateurs en aval (c'est-à-dire en particulier la combustion du pétrole et du gaz naturel dans l'industrie, les transports et les bâtiments).

     

    Etant donné que NEST applique également les mêmes principes d'intégration ESG aux obligations et aux investissements alternatifs (private equity, infrastructure, assurance liée, dette privée), une valeur analogue ou même supérieure de l'intensité carbone des actions peut être postulée pour l'ensemble du portefeuille. En ce qui concerne le test climatique de l'OFEV, NEST confirme (en allemand) également ce qui suit : "Les actions et le mandat obligataire examinés dans l'étude sont nettement moins intensifs en CO2 que les stratégies de placement classiques".

     

    NEST est également signataire des UN-Principles for Responsible Investment et en conséquence du reporting, et elle est membre de Swiss Sustainable Finance, des Ethos Engagement Pools Suisse et International, ainsi que du programme d'engagement pluriannuel appelant 8 compagnies d'électricité européennes à se préparer à un avenir faible en carbone, de Climate Action 100+, de la Investor Decarbonization Initiative et du Montreal Carbon Pledge.

    Abendrot Fondation

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Avec un volume d'investissement d'environ 2 milliards CHF, la fondation Abendrot est une institution de prévoyance de taille moyenne. Depuis sa création, elle a été une pionnière en matière de développement durable.

     

    Abendrot s’est engagée à supprimer tous les investissements dans le domaine des énergies fossiles.

     

    Abendrot est membre de Swiss Sustainable Finance, des Ethos Engagement Pools Suisse et International, ainsi que du programme d'engagement pluriannuel appelant 8 compagnies d'électricité européennes à se préparer à un avenir faible en carbone, de Climate Action 100+ et de la Investor Decarbonization Initiative.

    CoOpera Fondation Collective PUK

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Avec un volume d'investissement d'environ CHF 0.7 milliards CHF, CoOpera est une caisse de pension plus petite. Depuis sa création, elle a été une pionnière en matière de développement durable.

     

    CoOpera n’investit pas dans l’industrie fossile. Elle n’investit pas – comme peu de caisses de pension en Suisse – dans les actions cotées en Bourse, puisqu’elle souhaite que son argent retourne dans l’économie réelle. CoOpera investit directement là où la valeur est créée afin de promouvoir une économie durable.

     

    GEPABU

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Avec un volume d'investissement d'environ CHF 0.1 milliards CHF, GEPABU est une caisse de pension petite. Depuis sa création, elle a été une pionnière en matière de développement durable.

     

    Depuis sa création, la Fondation de prévoyance durable GEPABU exclut les investissements dans les entreprises d'énergie fossile.

     

    Les lignes directrices suivantes s'appliquent au placement de l'actif :

    • Les actifs sont investis exclusivement dans des secteurs économiques qui sont écologiquement durables ainsi que socialement et éthiquement justifiables ou qui, à tout le moins, ne causent pas de dommages excessifs à cet égard.
    • De préférence, les actifs sont investis dans la production d'énergies renouvelables, l'agriculture et la sylviculture écologiques, la construction écologique, la construction et l'entretien des infrastructures nécessaires à un mode de vie écologiquement durable et la production de biens et services à usage quotidien dans le cadre de ce qui est écologiquement justifiable.
    • Les actifs sont investis dans des sociétés et des organismes publics opérant dans les secteurs précités.
    • Les actifs doivent être investis dans les entreprises et les organismes publics qui respectent le mieux les principes de la durabilité écologique et de l'éthique sociale des pratiques commerciales.

    Fondation de prévoyance de Metron

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Avec un volume d'investissement d'environ CHF 0.1 milliards CHF, la fondation Metron est une caisse de pension petite. Depuis sa création, elle a été une pionnière en matière de développement durable.

     

    La caisse de pension de Metron, une entreprise de services dans les domaines de l’architecture, du développement territorial, de la circulation, du paysage et de l’environnement, n’investit pas dans l’industrie fossile et l’a également affirmé dans son règlement. Le capital de cette caisse de pension est géré par formafutura, précisément parce que cette dernière est exclusivement active dans les investissements durables.

    Caisse de pension de HELVETAS Swiss Intercooperation (PVS)

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Avec un volume d'investissement d'environ CHF 0.1 milliards CHF, la PVS Helvetas est une caisse de pension petite. Depuis sa création, elle a été une pionnière en matière de développement durable.

     

    Les critères d'exclusion de la PVS (en allemand) listent, entre autres, les critères suivants:

    • Promotion d' énergies fossiles
    • Exploitation de centrales à énergie fossile
    • Construction d'automobiles et d'avions
    • Exploitation de compagnies d'aviation

    Les mesures de protection climatique de la PVS dépassent ainsi largement les exigences de l'Alliance climatique pour le désinvestissement d'entreprises d'énergie fossile. La politique d'investissement de PVS Helvetas s'appuie sur les meilleures pratiques très durables déjà mises en œuvre, avec une empreinte CO2 optimalement faible.

  • Suva

    Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    Bien que la Suva ne soit pas une caisse de pension, en tant qu'institution publique, elle place les avoirs d'assurance des employés en leur nom de la même manière qu'une institution de prévoyance. En tant que seule institution d'assurance accidents du travail en Suisse, elle est donc particulièrement responsable devant les assurés et le public.

     

    A l'exception de la BNS, elle est en effet le premier investisseur public avec un volume d'investissement d'environ CHF 50 milliards.

    • En raison de son poids, elle devrait jouer un rôle de pionnier dans la réorientation des flux financiers pour la protection du climat.

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    La Suva souligne qu'outre les aspects financiers, les aspects écologiques, éthiques et sociaux jouent également un rôle important dans la politique d'investissement depuis des années. Mais elle rétrécit le champ : "Une grande importance est également accordée à la durabilité économique et à la stabilité financière. La Suva est en effet tenue d’atteindre ses objectifs de rendement."

     

    Elle est membre fondateur de l'Association suisse pour des investissements responsables (ASIR) qui s'avoue aux critères de durabilité (Environmental, Social, Governance ESG).

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    En tant que membre de l'ASIR, la Suva considère également le changement climatique comme faisant partie de ses critères de durabilité depuis le début de l'année 2019. En ce qui concerne sa politique d'investissement, cependant, elle ne dispose pas de stratégie publique propre pour faire face au changement climatique.

     

    L'ASIR reconnaît dans le rapport d'engagement 2018, que celui-ci "entraîne des effets à moyen terme sur les entreprises et les investisseurs". L' ASIR "conseille également ses membres dans l’analyse des opportunités et des risques financiers liés au changement climatique et évalue les objectifs adoptés par la communauté internationale".

     

    Dans sa Prise de position sur l'Accord de Paris sur le climat (mars 2019), l'ASIR reconnaît qu'il s'agit là d'une base normative pour les mesures à prendre par la suite de la signature par la Suisse. Elle affirme : "Le changement climatique agit comme un facteur de risque sur le maintien de la valeur des investissements".

    • La prise de position de l'ASIR sur l'accord de Paris sur le climat est un pas en avant dans le bon sens ; bien qu'aucune recommandation n'ait été formulée concernant les impacts climatiques, il y a au moins des pistes d'action possibles énumérées à l'attention de ses membres. L'ASIR considère une stratégie définie par l'organe suprême et sa mise en œuvre comme une option possible une fois "qu’un débat actif sur les risques et opportunités liés au climat pour les placements de capitaux" a eu lieu. Elle déclare également qu'il "peut être judicieux de communiquer aux bénéficiaires la stratégie adoptée et sa mise en œuvre".
    • Outre l'objection selon laquelle le désinvestissement n'a pas d'effet sur le climat, car les titres ne passent qu'à d'autres mains, la prise de position fait aussi état de ce fait : "Néanmoins, la vente d'actions, d'obligations ou d'autres placements peut donner un signal ou avoir un sens aux fins de la gestion des risques."
    • Bien qu'elle soit formulé de façon apprivoisée, l'option d'évaluer de manière critique les augmentations de capital des entreprises constitue un autre point positif : "Une injection de capital dans des entreprises engendrant de fortes émissions de CO2 qui ne sont pas prêtes à intégrer d’éventuelles répercussions du changement climatique sur le modèle commercial peut faire l'objet d'un examen critique."
    • Enfin, il convient de saluer l'option de l'ASIR d'investir de manière ciblée dans des actions, des obligations et d'autres placements qui sont propices au climat.​

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    La Suva n'a pas encore pris de mesures pour décarboniser le portefeuille.

    • En tant que membre de l'ASIR, elle est maintenant appelée à donner suite aux recommandations de celui-ci sur l'atténuation des risques et à adopter de premières mesures pour décarboniser son portefeuille.

    Adhésion à des associations de développement durable

     

    Suva est membre fondateur de Swiss Sustainable Finance.

    • Il faut se féliciter que la Suva reconnaisse ainsi la nécessité pour la place financière suisse - y compris elle-même en tant qu'assureur accidents du travail - de jouer un rôle de premier plan pour des flux financiers durables et respectueux de l'environnement.

    Elle est également membre de l'initiative des UN-Principles of Responsible Investing et s'engage ainsi à prendre en compte les critères ESG (environnementaux, sociaux, gouvernance) dans sa politique d'investissement et à en assurer le reporting.

    • Cela est positif. Toutefois, ces UN PRI reposent également sur la reconnaissance du fait que les facteurs de durabilité/ESG présentent un risque financier.  Cela va à l'encontre de ses propres principes concernant les placements durables. Selon la Suva, outre les aspects financiers, les aspects écologiques, éthiques et sociaux jouent également depuis des années un rôle important dans sa politique de placement. Mais elle s'en tient toujours à sa position : "Une grande importance est également accordée à la durabilité économique et à la stabilité financière. La Suva est en effet tenue d’atteindre ses objectifs de rendement."
    • Même le Conseil fédéral a confirmé dès 2017 que les risques liés au climat financier sont réels ; des stratégies de placement respectueuses du climat et durables pourraient aboutir à des rendements conformes au marché, la plupart des études scientifiques montrant même une corrélation positive.
    • Mais la Suva prétend encore aujourd'hui le contraire, en adhérant à une "durabilité économique" qui s'oppose à une durabilité basée sur les principes ESG.
    L'ASIR, dont la Suva est membre fondateur, est pour sa part membre de la Climate Action 100+.
     

    Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    En tant que membre de l'ASIR, la Suva vise le respect des critères ESG avant tout par le dialogue (engagement) avec les entreprises dans lesquelles elle investit. Les exclusions d'entreprises ne sont acceptées qu'en dernier recours si le processus d'engagement est inefficace.

     

    En ce qui concerne les risques financiers liés au climat, l'avis de l'ASIR sur l'Accord de Paris sur le climat se concentre principalement sur le dialogue avec les entreprises investies. L'ASIR veut le faire conjointement pour ses membres. Tout d'abord, des informations transparentes sur les opportunités et les risques du modèle commercial et sur les risques financiers liés au climat, basées sur les recommandations du Task Force on Climate-related Financial Disclosures des G20 (TCFD) seront demandées aux entreprises. Selon l'ASIR, cela devrait entraîner des changements de comportement et fournir aux investisseurs une meilleure base pour leurs décisions de placement.

    • La demande de publication de données climatiques par les entreprises doit être soutenue, vu qu'il s'agit de la condition de base pour les décisions d'investissement. Cependant, elle est encore loin d'initier une décarbonisation des investissements compatible avec l'Accord de Paris. 
    • Des exigences précises, la portée, les critères de mesure et les délais de désinvestissement en cas de non-respect doivent être définis pour les engagements impactant le climat. 
    • Sans stratégie claire de décarbonisation et sans preuve de la performance de la politique d'engagement dans le domaine des risques climatiques, l'approche de l'ASIR ne semble pas encore bien développée.

    Aucun droit de vote n'est exercé dans les entreprises fossiles à l'étranger.

     

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    La Suva n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

    ____________________

     

    Conclusion:

    Une stratégie climatique visant à décarboniser le portefeuille et à abandonner les entreprises fossiles qui n'ont pas opté pour un modèle économique durable basé sur les énergies renouvelables fait toujours défaut. En conséquence, la Suva est encore loin d'être respectueuse du climat.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: stagnante

    Aucun progrès n'est perceptible, que ce soit dans le domaine de l'engagement climatique auprès des entreprises investies ou dans la préparation conceptuelle d'une éventuelle décarbonisation du portefeuille.

    Activités politiques

     

    Aucune initiative venant du Conseil national ou du Conseil des Etats est perceptible.

  • Compenswiss Fonds de compensation AVS

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    Bien que le Fonds de compensation AVS ne soit pas une caisse de pension, il est particulièrement responsable devant le public en tant que pilier de droit public fondamental de l'assurance vieillesse.

     

    En tant qu'institution fonctionnelle de l'AVS, avec un volume d'investissement de près de 47 milliards de CHF, Compenswiss est le principal investisseur dans le domaine de la prévoyance légale en termes de volume des placements.

    • En raison de son poids, le Fonds devrait jouer un rôle de pionnier dans la réorientation des flux financiers pour la protection du climat.

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    Compenswiss est membre fondateur de l'Association suisse pour des investissements responsables (ASIR) qui s'avoue aux critères de durabilité (Environmental, Social, Governance ESG).

     

    Le Rapport annuel 2018 signale que Compenswiss exclut, par l'application des critères de l'ASIR, quelques producteurs d'armes nucléaires, de mines antipersonnel et d'armes à sous-munitions. 

     

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    En tant que membre de l'ASIR, Compenswiss considère également le changement climatique comme faisant partie de ses critères de durabilité depuis le début de l'année 2019. En ce qui concerne sa politique d'investissement, cependant, elle ne dispose pas de stratégie publique propre pour faire face au changement climatique.

     

    L'ASIR reconnaît dans le rapport d'engagement 2018, que celui-ci "entraîne des effets à moyen terme sur les entreprises et les investisseurs". L' ASIR "conseille également ses membres dans l’analyse des opportunités et des risques financiers liés au changement climatique et évalue les objectifs adoptés par la communauté internationale".

     

    Dans sa Prise de position sur l'Accord de Paris sur le climat (mars 2019), l'ASIR reconnaît qu'il s'agit là d'une base normative pour les mesures à prendre par la suite de la signature par la Suisse. Elle affirme : " Le changement climatique agit comme un facteur de risque sur le maintien de la valeur des investissements".

    • La prise de position de l'ASIR sur l'accord de Paris sur le climat est un pas en avant dans le bon sens ; bien qu'aucune recommandation n'ait été formulée concernant les impacts climatiques, il y a au moins des pistes d'action possibles énumérées à l'attention de ses membres. L'ASIR considère une stratégie définie par l'organe suprême et sa mise en œuvre comme une option possible une fois "qu’un débat actif sur les risques et opportunités liés au climat pour les placements de capitaux" a eu lieu. Elle déclare également qu'il "peut être judicieux de communiquer aux bénéficiaires la stratégie adoptée et sa mise en œuvre".
    • Outre l'objection selon laquelle le désinvestissement n'a pas d'effet sur le climat, car les titres ne passent qu'à d'autres mains, la prise de position fait aussi état de ce fait : "Néanmoins, la vente d'actions, d'obligations ou d'autres placements peut donner un signal ou avoir un sens aux fins de la gestion des risques."
    • Bien qu'elle soit formulé de façon apprivoisée, l'option d'évaluer de manière critique les augmentations de capital des entreprises constitue un autre point positif : "Une injection de capital dans des entreprises engendrant de fortes émissions de CO2 qui ne sont pas prêtes à intégrer d’éventuelles répercussions du changement climatique sur le modèle commercial peut faire l'objet d'un examen critique."
    • Enfin, il convient de saluer l'option de l'ASIR d'investir de manière ciblée dans des actions, des obligations et d'autres placements qui sont propices au climat.​

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    Compenswiss n'a pas encore pris de mesures pour décarboniser le portefeuille.

    • En tant que membre de l'ASIR, le Fonds AVS est maintenant appelé à donner suite aux recommandations de celui-ci sur l'atténuation des risques et à adopter de premières mesures pour décarboniser son portefeuille.

    Adhésion à des associations de développement durable

     

    L'ASIR, dont compenswiss est membre fondateur, est pour sa part membre de Climate Action 100+ et de Swiss Sustainable Finance.

     

    Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    En tant que membre de l'ASIR, Compenswiss vise le respect des critères ESG avant tout par le dialogue (engagement) avec les entreprises dans lesquelles le Fonds investit. Les exclusions d'entreprises ne sont acceptées qu'en dernier recours si le processus d'engagement est inefficace.

     

    En ce qui concerne les risques financiers liés au climat, l'avis de l'ASIR sur l'Accord de Paris sur le climat se concentre principalement sur le dialogue avec les entreprises investies. L'ASIR veut le faire conjointement pour ses membres. Tout d'abord, des informations transparentes sur les opportunités et les risques du modèle commercial et sur les risques financiers liés au climat, basées sur les recommandations du Task Force on Climate-related Financial Disclosures des G20 (TCFD) seront demandées aux entreprises. Selon l'ASIR, cela devrait entraîner des changements de comportement et fournir aux investisseurs une meilleure base pour leurs décisions de placement.

    • La demande de publication de données climatiques par les entreprises doit être soutenue, vu qu'il s'agit de la condition de base pour les décisions d'investissement. Cependant, cette démarche est encore loin d'initier une décarbonisation des investissements compatible avec l'Accord de Paris. 
    • Des exigences précises, la portée, les critères de mesure et les délais de désinvestissement en cas de non-respect doivent être définis pour les engagements impactant le climat. 
    • Sans stratégie claire de décarbonisation et sans preuve de la performance de la politique d'engagement dans le domaine des risques climatiques, l'approche de l'ASIR ne semble pas encore bien développée.

    Aucun droit de vote n'est exercé dans les entreprises fossiles à l'étranger.

     

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    Compenswiss n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

    ____________________

     

    Conclusion:

    Une stratégie climatique visant à décarboniser le portefeuille et à abandonner les entreprises fossiles qui n'ont pas opté pour un modèle économique durable basé sur les énergies renouvelables fait toujours défaut. En conséquence, le Fonds Compenswiss est encore loin d'être respectueux du climat.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: stagnante

    Aucun progrès n'est perceptible, que ce soit dans le domaine de l'engagement climatique auprès des entreprises investies ou dans la préparation conceptuelle d'une éventuelle décarbonisation du portefeuille.

     

    Activités politiques

     

    Juin 2018 : Interpellation Adèle Thorens (Les Verts) "Les fonds de compensation AVS/AI/APG investissent-ils l'argent de nos rentes en ménageant le climat, conformément à l'Accord de Paris?" Le Conseil fédéral répond que Compenswiss analyse continuellement sa politique ESG et évalue les pistes de développement futures et que le réchauffement climatique est l'un des thèmes qui sera approfondi en priorité. Par contre, pour le Conseil fédéral, il n'est pas indiqué de limiter les compétences en matière de placements de Compenswiss.

  • PUBLICA Caisse de pension de la Confédération

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    Avec un volume d'investissement d'environ 40 milliards de CHF, PUBLICA est la plus grande caisse de pension en Suisse.

     

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    PUBLICA dispose d'une politique de développement durable intégrale qui est insérée dans sa politique de placement et qui s'applique à toutes les catégories de placement.

     

    Elle est membre fondateur de l'Association suisse pour des investissements responsables (ASIR) qui s'avoue aux critères de durabilité (Environmental, Social, Governance ESG).

     

    Par l'application des critères de l'ASIR, PUBLICA exclut quelques producteurs d'armes nucléaires, de mines antipersonnel et d'armes à sous-munitions.

     

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    PUBLICA prend au sérieux les risques climatiques dans ses investissements et confirme que la prise en compte des risques financiers dans la gestion de la fortune placée fait partie de l'obligation fiduciaire d'un caisse de pension.

     

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    En 2016, PUBLICA a été la première institution de prévoyance en Suisse à décider, pour des raisons économiques, "d'exclure le producteurs de charbon des portefeuilles d'actions et obligations d'entreprises globaux".

     

    PUBLICA investit également, bien qu'à un faible niveau, mais de plus en plus dans des infrastructures pour les énergies renouvelables (parcs solaires et éoliens).

     

    Adhésion à des associations de développement durable

     

    L'ASIR, dont PUBLICA est membre fondateur, est pour sa part membre de Climate Action 100+ et de Swiss Sustainable Finance.

     

    Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    En tant que membre de l'ASIR, PUBLICA vise le respect des critères ESG avant tout par le dialogue (engagement) avec les entreprises dans lesquelles le Fonds investit. Les exclusions d'entreprises ne sont acceptées qu'en dernier recours si le processus d'engagement est inefficace.

     

    En ce qui concerne les risques financiers liés au climat, l'avis de l'ASIR sur l'Accord de Paris sur le climat se concentre principalement sur le dialogue avec les entreprises investies. L'ASIR veut le faire conjointement pour ses membres. Tout d'abord, des informations transparentes sur les opportunités et les risques du modèle commercial et sur les risques financiers liés au climat, basées sur les recommandations du Task Force on Climate-related Financial Disclosures des G20 (TCFD) seront demandées aux entreprises. Selon l'ASIR, cela devrait entraîner des changements de comportement et fournir aux investisseurs une meilleure base pour leurs décisions de placement.

    • La demande de publication de données climatiques par les entreprises doit être soutenue, vu qu'il s'agit de la condition de base pour les décisions d'investissement. Cependant, cette démarche est encore loin d'initier une décarbonisation des investissements compatible avec l'Accord de Paris. 
    • Des exigences précises, la portée, les critères de mesure et les délais de désinvestissement en cas de non-respect doivent être définis pour les engagements impactant le climat. 
    • Sans stratégie claire de décarbonisation et sans preuve de la performance de la politique d'engagement dans le domaine des risques climatiques, l'approche de l'ASIR ne semble pas encore bien développée.

    Aucun droit de vote n'est exercé dans les entreprises fossiles à l'étranger.

     

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    En automne 2018, PUBLICA présente les résultats de sa participation au test de compatibilité climatique de l'OFEV. Cette étude a révélé que la Caisse n'est pas sur la ligne cible d'un réchauffement de 2 °C, mais plutôt de 4 à 6 °C. Toutefois, le rapport ne quantifie pas l'empreinte CO2 et ne fournit pas non plus d'information sur le risque financier lié au climat.

     

    La Caisse a l'intention d'examiner son portefeuille à intervalles réguliers pour s'assurer de sa compatibilité climatique: "L’objectif est de standardiser l’établissement de rapports afin d’aider les établissements financiers lors de l’élaboration, de la définition et de la mise en œuvre des valeurs cibles dans la perspective de l’objectif climatique des 2° C et lors de la gestion des risques en lien avec la décarbonisation de l’économie."

     

    Cependant, aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par analyse de scénarios.

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    Dans le cadre de la publication des résultats de sa participation au test de compatibilité climatique de l'OFEV, les prochaines étapes annoncées consisteront à examiner non seulement les producteurs de charbon déjà exclus, mais aussi les conglomérats mixtes qui produisent du charbon et d'autres matières premières, à moins qu'ils n'adaptent leur modèle économique. Les producteurs d'électricité utilisant du charbon comme combustible seront également soumis à une analyse des risques climatiques.

     

    PUBLICA a informé la délégation du groupe d'assurés PUBLICA DIVEST (voir ci-dessous) en juin 2019, de ses "efforts conceptuels et provisoires de préparation de la base d'une éventuelle orientation ESG supplémentaire et d'une décarbonisation du portefeuille si nécessaire".

    • Cependant, une stratégie de décarbonisation du portefeuille fait toujours défaut ; un élément central devrait être la sortie des entreprises fossiles qui ne sont pas passées à un modèle économique durable basé sur les énergies renouvelables.

    ____________________

     

    Conclusion:

    Avec l'élimination des producteurs de charbon des portefeuilles d'actions et d'obligations, PUBLICA a commencé à décarboniser ses investissements.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: légèrement mieux

    Des études et des efforts conceptuels sont en cours qui pourraient conduire à une ultérieure décarbonisation.

    Activités politiques

     

    Aucune activité politique du Conseil national ou du Conseil des Etats n'a pu être observée.

     

    Juillet 2019 : Le Conseil fédéral attend dans le cadre de son train de mesures destiné à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans l’administration fédérale aussi : "Les représentants de l’employeur auprès de la Commission de la caisse de pensions de la Confédération PUBLICA, désignés par le Conseil fédéral, sont tenus de demander que PUBLICA examine régulièrement dans quelle mesure ses placements s’inscrivent dans une démarche respectueuse du climat et publie le résultat de cet examen, pour la première fois fin 2020".

    Dialogue entre assuré-e-s et caisse

     

    2016: Recommandation de vote de l'Alliance climatique aux assuré-e-s lors des élections des délégués de l'Assemblé de PUBLICA. 70% des candidats aux élections pour le renouvellement de l’Assemblée sont favorables à ce que PUBLICA retire de son portefeuille d’ici 5 ans les investissements dans les entreprises du secteur de l’énergie n’ayant pas fait la transition vers un modèle d’affaire durable et orienté vers les énergies renouvelables. Les candidat-e-s recommandé-e-s par l'Alliance climatique ont été mieux élus que les personnes n'ayant pas participé ou pas recommandées.

     

    Groupe d'assurés PUBLICA DIVEST

     

    Juin 2018 : Le groupe PUBLICA DIVEST de 32 membres, constitué avec le soutien des assurés PUBLICA de retraites-sans-risques.ch, envoie une lettre à la Commission de la caisse de PUBLICA.

    Elle contient des questions sur la mesure et le reporting, la stratégie de gestion des risques climatiques, les critères d'exclusion, l'Investor's Engagement envers les entreprises et l'implication des bénéficiaires.

    Le groupe PUBLICA DIVEST est convaincu : "Le Conseil fédéral entend mettre en œuvre l'objectif international de réorientation des flux financiers par des mesures volontaires du secteur financier suisse. Nous pensons que la stratégie d'investissement de PUBLICA - la Caisse de la Confédération et la plus grande institution de prévoyance de Suisse - en tient encore trop peu compte. Nous attendons d'elle qu'elle joue un rôle beaucoup plus actif en tant que modèle au sein de la place financière suisse, conformément aux objectifs climatiques de la Confédération."

     

    Octobre 2018: Dans leur réponse et dans la lettre d'accompagnement, la Commission de la caisse et le directeur renvoient aux conclusions et aux mesures - publiées entre-temps sur le site Internet - qui résultent de la participation au test de compatibilité climatique de l'OFEV. (Pour l'évaluation de ces conclusions, voir le sous-chapitre "Climat-compatibilité des investissements" ci-dessus). PUBLICA offre aux personnes assurées intéressées la possibilité de recevoir d'autres informations de fond lors d'un atelier.

     

    PUBLICA informe que, en coopération avec le ThinkTank 2°Investing Initiative, elle examine actuellement la mesure des indicateurs pertinents sur la compatibilité climatique et les risques climatiques. La méthodologie sera basée sur les recommandations standard internationalement reconnues du Task Force for Climate Related Financial Disclosures (TCFD) des G20.

     

    PUBLICA indique que la question d'une stratégie pour l'inclusion des risques climatiques sera abordée dans le cadre du processus annuel d'analyse des risques ESG. Pour l'année 2018, le thème "Risques de transition liés au climat en rapport avec la production énergétique à partir d'énergies fossiles, en particulier le charbon" a été priorisé. (PUBLICA a publié les résultats sur son site web, voir le sous-chapitre "Climat-compatibilité climatique des investissements" ci-dessus). PUBLICA informe également sur sa perception des opportunités de transition en investissant davantage dans les infrastructures d'énergies renouvelables telles que les parcs éoliens et photovoltaïques.

     

    Pour les entreprises étrangères, PUBLICA soutient les "projets" de la SVVK-ASIR, dont PUBLICA est membre avec d'autres grandes caisses de pension, pour initier le "dialogue sur la problématique spécifique au climat". Il manque dans la réponse plus de détails sur les perspectives de succès et une évaluation de l'efficacité de l'Investor's Engagement" dans le secteur des énergies fossiles, qui comporte les risques financiers les plus importants pour le portefeuille.

    Des critères d'exclusion ne sont pas considérés comme une priorité. PUBLICA vise à ce que les données d'entreprise relatives au climat soient de meilleure qualité et aient une valeur plus informative. Cela aurait pour conséquence d'accroître la transparence de la stratégie commerciale des entreprises et de faire progresser leur évolution dans la gestion des risques climatiques.

     

    PUBLICA considère la liste d'exclusion Carbon Underground 200 des plus grandes compagnies de charbon, de pétrole et de gaz comme faisant références au passé, alors qu'elle s'appuie sur l'évaluation des développements positifs et négatifs des compagnies critiques. L'orientation vers des indices "ex fossil fuels" est actuellement peu prioritaire, car PUBLICA utilise des indices factoriels sur mesure. À l'heure actuelle, les facteurs ESG n'en font pas partie. PUBLICA estime que cet aspect pourrait être pris en compte dans le cadre d'une possible analyse planifiée afin d'inclure les facteurs ESG en plus des facteurs de risque existants.

     

    Juin 2019 : La délégation du groupe PUBLICA DIVEST soumet un nouveau document (en allemand) en préparation de l'atelier offert par PUBLICA en octobre 2018 (voir ci-dessus). Elle veut que PUBLICA démontre l'efficacité de l'engagement de son Investor's Engagement spécifiquement dans les secteurs très exposés au carbone, tels que la production d'électricité à partir du charbon ainsi que l'extraction de pétrole et de gaz naturel. D'autre part, elle propose que PUBLICA conçoive une stratégie climatique avec décarbonisation du portefeuille.

     

    Fin juin 2019 : La délégation de l'Alliance climatique remercie la direction et les représentants de l'Asset Management de PUBLICA pour la mise en place de cet atelier très instructif et pour l'échange ouvert et constructif. Elle résume sa position et les développements à venir selon PUBLICA dans une note de discussion (en allemand) relue par PUBLICA :

    • Le risque climatique atténuant la décarbonisation du portefeuille devrait être conçu sur le même plan que l'engagement,
    • L'engagement et la décarbonisation ne sont pas à considérer comme des opposés, mais comme une stratégie combinée,
    • La sous-pondération des positions problématiques devrait être de plus en plus poursuivie, ce qui réduit la sensibilité carbone du portefeuille via la décarbonisation, mais permet la poursuite de l'engagement,
    • Avec une exposition au CO2 plus faible et de bonnes perspectives de changement de modèle économique pour les entreprises (secteur de l'électricité, secteur automobile), l'engagement reste le premier choix,
    • C'est pourquoi l'Alliance climatique préconise la décarbonisation en tant que complément incontournable de l'engagement dans le domaine des énergies fossiles (combustibles fossiles, compagnies d'électricité). La planification et la mise en œuvre d'un processus de décarbonisation avec désinvestissement, sous-pondération et/ou une approche "Best-in-Class" devraient faire partie de la stratégie en matière de durabilité et de climat. Elle fait référence aux caisses de pension pionnières PKZH et LUPK.
    • L'Alliance climatique demande pourquoi PUBLICA, avec son poids sur le plan mondial, ne participe pas aux initiatives (appels) de l'IIGCC telles que le Climate Action 100+ ; cela exigerait peu d'efforts et serait rentable ; aucune coordination avec l'ASIR n'est nécessaire.

    PUBLICA informe,

    • de ses efforts conceptuels et provisoires de préparation de la base d'une éventuelle orientation ESG supplémentaire et d'une décarbonisation du portefeuille si nécessaire,
    • qu'elle est ouverte à communiquer des détails à la délégation de l'Alliance climatique si des concepts soutenus par les organes exécutifs de PUBLICA en sont disponibles.

    Lettre de 165 professeurs à PUBLICA

     

    165 professeurs et collaborateurs de l'ETH Zurich, de l'EPF Lausanne et des instituts du domaine de l'ETH assurés auprès de PUBLICA envoient une lettre (en allemand) à la Commission de la caisse PUBLICA. Ceci a été rendu possible grâce à l'initiative d'un membre PUBLICA du domaine de l'ETH.

     

    Les soussignés notent : «Fin 2014, plus de 400 grands investisseurs institutionnels, avec le «Global Investor Statement on Climate Change», ont appelé les politiciens à assurer un accord climatique fort à Paris (COP21). Plus les mesures efficaces à long terme pour prévenir les changements climatiques catastrophiques et promouvoir l'énergie propre font défaut, plus des mesures d'urgence seront inévitables plus tard - en mode crise mondiale. Sans une stratégie de prévention clairvoyante, les investissements et l'épargne-retraite réalisés aujourd'hui par des millions de citoyens sont menacés.»

     

    Les 165 personnalités estiment que les investissements de PUBLICA dans le secteur fossile d'environ CHF 800 millions représentent déjà un risque financier considérable : «Depuis l'entrée en vigueur de l'accord de Paris sur le climat au plus tard, il est clair que la pression réglementaire des gouvernements va augmenter. En outre, le développement de la technologie dans le secteur des énergies renouvelables s'accélère. Enfin, la pression de la société civile continuera d'augmenter, notamment en raison de l'augmentation prévue des catastrophes climatiques. Une réduction significative de la valeur des entreprises opérant dans le secteur fossile est donc probable avant même que la législation efficace et les nouvelles technologies n'entraînent une baisse de la demande.»

     

    Les 165 signataires attendent donc de PUBLICA qu'elle retire les investissements des entreprises du secteur de l'énergie fossile et qu'elle utilise toutes les possibilités d'influence des entreprises restantes pour les conduire vers un avenir respectueux du climat.

     

    Octobre 2018: dans sa réponse (en allemand) PUBLICA confirme qu'elle considère la prise en compte des risques climatiques comme faisant partie de son devoir fiduciaire de diligence. Elle souhaite participer à la transition des énergies fossiles aux énergies renouvelables, mais l'exclusion (après la production de charbon) d'autres entreprises d'énergie fossile ne serait pertinente que si les plus grands États mettaient effectivement en œuvre leurs engagements en matière de réduction des émissions de CO2 conformément à l'Accord de Paris sur le climat.

     

  • BVK Caisse du canton de Zurich

     

    Les détails figurent dans la section de la Suisse alémanique ici

  • Institutions de prévoyance des Top 5-10

     

    CP UBS, CPM, CFF, ASGA, PKZH, CP CS

    Faites défiler vers le bas pour l'institution que vous recherchez

     

    Caisse de pension UBS

     

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    Avec un volume d'investissement de plus de 25 milliards de francs, la caisse de pension d'UBS (CP UBS) est la troisième institution de prévoyance professionelle de Suisse.

     

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    La CP UBS ne tient pas de site Internet propre et n'est donc pas transparente pour le public. Par conséquent, elle n'est pas transparente au grand public. Seul le rapport de gestion 2018 est accessible sur le site de la société mère. Il montre qu'aucun critère de durabilité ou d'ESG (Environnement, Social, Governance) n'est pris en compte.

    • Mi-2019, le Conseil fédéral a créé un groupe de travail "Finance durable". Il se réfère aux obligations internationales de la Suisse dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat et des objectifs de développement durable de l'ONU (Agenda 2030). Les efforts visent à conclure des accords sectoriels, qui devraient notamment accroître la transparence quant à l'orientation durable des acteurs et comment ils se positionnent en conséquence.
    • En conséquence, la CP UBS devrait examiner comment elle présentera sa politique d'investissement au grand public de manière transparente à l'avenir ; elle devrait également développer et communiquer les principes d'une politique de durabilité/ESG comme première étape.​

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    La CP UBS ne dispose pas d'une stratégie publique pour aborder la question du changement climatique qui a un impact sur sa politique d'investissement.

    • L'ASIP, l'association suisse des institutions de prévoyance, recommande dans ses directives de placement (juillet 2018, traduction de l’allemand) : "Les risques ESG et les risques climatiques … font partie des risques économiques et doivent être analysés en conséquence dans le cadre de la définition de la stratégie d'investissement".
    • Son obligation fiduciaire envers ses assurés impose à la caisse de pension d'UBS de définir les mesures qu'elle entend prendre pour contrer ces risques et de les communiquer au public.​

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    La CP UBS n'a pas encore pris de mesures pour décarboniser le portefeuille.

     

    Adhésion à des associations de développement durable


    Aucune affiliation n'est connue à une association de développement durable.

     

    Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    Le Caisse de pension UBS manque d'une politique publique en matière de dialogue (engagement) avec les entreprises investies à l'étranger dans le domaine ESG.

     

    Le Caisse de pension UBS manque de politique publique concernant l'exercice des droits de vote ESG à l'étranger.

     

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    La CP UBS n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

    ____________________

     

    Conclusion:

    La Caisse de pension UBS n'est pas transparente; elle est encore loin de rendre ses investissements respectueux du climat.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: stagnante

    En tant que plus grande banque de Suisse, UBS a commencé à se préoccuper de la durabilité dans ses activités d'investissement et de financement. Elle a également publié une stratégie climatique.

    • Cependant, dans le cas de sa propre caisse de pension en Suisse, le public ne dispose d'aucune information sur la prise en compte de la durabilité et de la compatibilité climatique.​
    • Compte tenu du poids de la caisse de pension d'UBS et des progrès réalisés par ses homologues, elle devrait aborder la question de la durabilité et de la gestion des risques financier liés au climat. ​
    • Il faudra préparer un concept pour la réalisation d'un engagement ESG et climatique efficace avec les entreprises concernées ainsi qu'une réallocation du portefeuille dans le même sens.​

    Caisse de pension Migros CPM

     

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    Avec un volume d'investissement d'environ 24 milliards de francs, la CPM est la quatrième institution de prévoyance professionelle de Suisse.

     

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    La CPM a une politique générale de développement durable qui est intégrée dans sa politique de placement et s'applique à toutes les catégories des investissements.

     

    Elle est membre de l'Association suisse pour des investissements responsables (ASIR) qui s'avoue aux critères de durabilité (Environmental, Social, Governance ESG).

     

    Par l'application des critères de l'ASIR, la CPM exclut quelques producteurs d'armes nucléaires, de mines antipersonnel et d'armes à sous-munitions.

     

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    En tant que membre de l'ASIR, la CPM considère également le changement climatique comme faisant partie de ses critères de durabilité depuis le début de l'année 2019. En ce qui concerne sa politique d'investissement, cependant, elle ne dispose pas de stratégie publique propre pour faire face au changement climatique.

     

    L'ASIR reconnaît dans le rapport d'engagement 2018, que celui-ci "entraîne des effets à moyen terme sur les entreprises et les investisseurs". L' ASIR "conseille également ses membres dans l’analyse des opportunités et des risques financiers liés au changement climatique et évalue les objectifs adoptés par la communauté internationale".

     

    Dans sa Prise de position sur l'Accord de Paris sur le climat (mars 2019), l'ASIR reconnaît qu'il s'agit là d'une base normative pour les mesures à prendre par la suite de la signature par la Suisse. Elle affirme : " Le changement climatique agit comme un facteur de risque sur le maintien de la valeur des investissements".

    • La prise de position de l'ASIR sur l'accord de Paris sur le climat est un pas en avant dans le bon sens ; bien qu'aucune recommandation n'ait été formulée concernant les impacts climatiques, il y a au moins des pistes d'action possibles énumérées à l'attention de ses membres. L'ASIR considère une stratégie définie par l'organe suprême et sa mise en œuvre comme une option possible une fois "qu’un débat actif sur les risques et opportunités liés au climat pour les placements de capitaux" a eu lieu. Elle déclare également qu'il "peut être judicieux de communiquer aux bénéficiaires la stratégie adoptée et sa mise en œuvre".
    • Outre l'objection selon laquelle le désinvestissement n'a pas d'effet sur le climat, car les titres ne passent qu'à d'autres mains, la prise de position fait aussi état de ce fait : "Néanmoins, la vente d'actions, d'obligations ou d'autres placements peut donner un signal ou avoir un sens aux fins de la gestion des risques."
    • Bien qu'elle soit formulé de façon apprivoisée, l'option d'évaluer de manière critique les augmentations de capital des entreprises constitue un autre point positif : "Une injection de capital dans des entreprises engendrant de fortes émissions de CO2 qui ne sont pas prêtes à intégrer d’éventuelles répercussions du changement climatique sur le modèle commercial peut faire l'objet d'un examen critique."
    • Enfin, il convient de saluer l'option de l'ASIR d'investir de manière ciblée dans des actions, des obligations et d'autres placements qui sont propices au climat.​

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    Selon le Compte rendu de l'exercice 2018, la CPM n'applique plus l'indice de marché conventionnel pour les actions étrangères et les obligations étrangères. Pour le premier, elle est passée à l'indice MSCI ACWI ESG Universal et pour le second à un indice analogue. Elle a ainsi fait un premier pas, peut-être encore modeste, vers la durabilité et la compatibilité climatique de ses portefeuilles d'actions et d'obligations.

     

    Ce nouvel indice ne réduit que légèrement l'univers d'investissement en excluant les sociétés les plus mauvaises dans le rating ESG ; une autre partie est sous-pondérée.

    • En tant que membre de l'ASIR, la CPM est maintenant appelée à donner suite aux recommandations de celui-ci sur l'atténuation des risques et à adopter de premières mesures perceptibles pour décarboniser son portefeuille.

    Adhésion à des associations de développement durable

     

    L'ASIR, dont la caisse de pension Migros est membre, est pour sa part membre de Climate Action 100+ et de Swiss Sustainable Finance.

     

    Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    En tant que membre de l'ASIR, la CPM vise le respect des critères ESG avant tout par le dialogue (engagement) avec les entreprises dans lesquelles le Fonds investit. Les exclusions d'entreprises ne sont acceptées qu'en dernier recours si le processus d'engagement est inefficace.

     

    En ce qui concerne les risques financiers liés au climat, l'avis de l'ASIR sur l'Accord de Paris sur le climat se concentre principalement sur le dialogue avec les entreprises investies. L'ASIR veut le faire conjointement pour ses membres. Tout d'abord, des informations transparentes sur les opportunités et les risques du modèle commercial et sur les risques financiers liés au climat, basées sur les recommandations du Task Force on Climate-related Financial Disclosures des G20 (TCFD) seront demandées aux entreprises. Selon l'ASIR, cela devrait entraîner des changements de comportement et fournir aux investisseurs une meilleure base pour leurs décisions de placement.

    • La demande de publication de données climatiques par les entreprises doit être soutenue, vu qu'il s'agit de la condition de base pour les décisions d'investissement. Cependant, cette démarche est encore loin d'initier une décarbonisation des investissements compatible avec l'Accord de Paris. 
    • Des exigences précises, la portée, les critères de mesure et les délais de désinvestissement en cas de non-respect doivent être définis pour les engagements impactant le climat. 
    • Sans stratégie claire de décarbonisation et sans preuve de la performance de la politique d'engagement dans le domaine des risques climatiques, l'approche de l'ASIR ne semble pas encore bien développée.

    Aucun droit de vote n'est exercé dans les entreprises fossiles à l'étranger.

     

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    La CPM n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

    ____________________

     

    Conclusion:

    Une stratégie climatique visant à décarboniser le portefeuille et à abandonner les entreprises fossiles qui n'ont pas opté pour un modèle économique durable basé sur les énergies renouvelables fait toujours défaut. En conséquence, la CPM est encore loin d'être respectueuse du climat.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: légèrement mieux

    Avec la conversion des actions et des obligations étrangères en un indice de durabilité "doux", un premier pas, quoique modeste, a probablement été franchi pour réduire l'empreinte carbone.​

    Caisse de pension CFF

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    Avec un volume d'investissement de plus de 17 milliards de francs suisses, la caisse de pension CFF est environ la cinquième institution de prévoyance professionelle en Suisse.

     

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    La CP CFF a une politique générale de durabilité qui est intégrée dans sa politique de placement.

     

    Elle est membre de l'Association suisse pour des investissements responsables (ASIR) qui s'avoue aux critères de durabilité (Environmental, Social, Governance ESG).

     

    Par l'application des critères de l'ASIR, la CPM exclut quelques producteurs d'armes nucléaires, de mines antipersonnel et d'armes à sous-munitions.

     

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    En tant que membre de l'ASIR, la CP CFF considère également le changement climatique comme faisant partie de ses critères de durabilité depuis le début de l'année 2019. En ce qui concerne sa politique d'investissement, cependant, elle ne dispose pas de stratégie publique propre pour faire face au changement climatique.

     

    L'ASIR reconnaît dans le rapport d'engagement 2018, que celui-ci "entraîne des effets à moyen terme sur les entreprises et les investisseurs". L' ASIR "conseille également ses membres dans l’analyse des opportunités et des risques financiers liés au changement climatique et évalue les objectifs adoptés par la communauté internationale".

     

    Dans sa Prise de position sur l'Accord de Paris sur le climat (mars 2019), l'ASIR reconnaît qu'il s'agit là d'une base normative pour les mesures à prendre par la suite de la signature par la Suisse. Elle affirme : " Le changement climatique agit comme un facteur de risque sur le maintien de la valeur des investissements".

    • La prise de position de l'ASIR sur l'accord de Paris sur le climat est un pas en avant dans le bon sens ; bien qu'aucune recommandation n'ait été formulée concernant les impacts climatiques, il y a au moins des pistes d'action possibles énumérées à l'attention de ses membres. L'ASIR considère une stratégie définie par l'organe suprême et sa mise en œuvre comme une option possible une fois "qu’un débat actif sur les risques et opportunités liés au climat pour les placements de capitaux" a eu lieu. Elle déclare également qu'il "peut être judicieux de communiquer aux bénéficiaires la stratégie adoptée et sa mise en œuvre".
    • Outre l'objection selon laquelle le désinvestissement n'a pas d'effet sur le climat, car les titres ne passent qu'à d'autres mains, la prise de position fait aussi état de ce fait : "Néanmoins, la vente d'actions, d'obligations ou d'autres placements peut donner un signal ou avoir un sens aux fins de la gestion des risques."
    • Bien qu'elle soit formulé de façon apprivoisée, l'option d'évaluer de manière critique les augmentations de capital des entreprises constitue un autre point positif : "Une injection de capital dans des entreprises engendrant de fortes émissions de CO2 qui ne sont pas prêtes à intégrer d’éventuelles répercussions du changement climatique sur le modèle commercial peut faire l'objet d'un examen critique."
    • Enfin, il convient de saluer l'option de l'ASIR d'investir de manière ciblée dans des actions, des obligations et d'autres placements qui sont propices au climat.​

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    Jusqu'à présent, la caisse de pension CFF n'a pris aucune mesure pour décarboniser son portefeuille.

    • En tant que membre de l'ASIR, elle est maintenant appelée à donner suite aux recommandations de celui-ci sur l'atténuation des risques et à adopter de premières mesures pour décarboniser son portefeuille.

    Adhésion à des associations de développement durable

     

    L'ASIR, dont la CP CFF est membre, est pour sa part membre de Climate Action 100+ et de Swiss Sustainable Finance.

     

    Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    En tant que membre de l'ASIR, la CP CFF vise le respect des critères ESG avant tout par le dialogue (engagement) avec les entreprises dans lesquelles le Fonds investit. Les exclusions d'entreprises ne sont acceptées qu'en dernier recours si le processus d'engagement est inefficace.

     

    En ce qui concerne les risques financiers liés au climat, l'avis de l'ASIR sur l'Accord de Paris sur le climat se concentre principalement sur le dialogue avec les entreprises investies. L'ASIR veut le faire conjointement pour ses membres. Tout d'abord, des informations transparentes sur les opportunités et les risques du modèle commercial et sur les risques financiers liés au climat, basées sur les recommandations du Task Force on Climate-related Financial Disclosures des G20 (TCFD) seront demandées aux entreprises. Selon l'ASIR, cela devrait entraîner des changements de comportement et fournir aux investisseurs une meilleure base pour leurs décisions de placement.

    • La demande de publication de données climatiques par les entreprises doit être soutenue, vu qu'il s'agit de la condition de base pour les décisions d'investissement. Cependant, cette démarche est encore loin d'initier une décarbonisation des investissements compatible avec l'Accord de Paris. 
    • Des exigences précises, la portée, les critères de mesure et les délais de désinvestissement en cas de non-respect doivent être définis pour les engagements impactant le climat. 
    • Sans stratégie claire de décarbonisation et sans preuve de la performance de la politique d'engagement dans le domaine des risques climatiques, l'approche de l'ASIR ne semble pas encore bien développée.

    Dans l'exercice de ses droits de vote, elle tient compte des critères ESG. Comme le montre le rapport sur l'exercice de ses droits de vote, elle les exerce également avec des entreprises fossiles étrangères. Elle le met en œuvre via les services de l'ISS (International Shareholder Services) et rend compte de manière transparente des objectifs et des résultats.

    • Toutefois, le Proxy Advisor ISS nourrit des doutes quant au sérieux avec lequel il formule ses recommandations aux actionnaires en ce qui concerne un vote compatible avec les exigences climatiques. En automne 2019, ISS a recommandé le rejet d'une résolution d'actionnaires contre les activités de lobbying néfastes pour le climat du groupe BHP (charbon, pétrole et gaz). La CP CFF a également rejeté cette résolution positive pour le climat, comme le montre le rapport

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    La CP CFF n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

     

    ____________________

     

    Conclusion:

    Une stratégie climatique visant à décarboniser le portefeuille et à abandonner les entreprises fossiles qui n'ont pas opté pour un modèle économique durable basé sur les énergies renouvelables fait toujours défaut. En conséquence, la CP CFF est encore loin d'être respectueuse du climat.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: légèrement mieux

    La caisse de pension CFF exerce ses droits de vote à l'étranger, y compris dans les entreprises fossiles, et rend compte en toute transparence de son comportement de vote.​

    ASGA Pensionskasse

    Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

    Pensionskasse der Stadt Zürich PKZH

    Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

    Caisse de pension du Credit Suisse Group

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    La Caisse de pensions du Crédit Suisse (CS), avec un volume d'investissement d'environ 17 milliards de francs suisses, est environ la huitième institution de prévoyance professionelle en Suisse.

     

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    Les informations sur la politique d'investissement disponibles sur le site Internet et les documents qui y sont liés ne font pas référence à une politique de durabilité ou à l'inclusion de critères ESG (environnementaux, sociaux, de gouvernance) dans le processus d'investissement.

    • Mi-2019, le Conseil fédéral a créé un groupe de travail "Finance durable". Il se réfère aux obligations internationales de la Suisse dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat et des objectifs de développement durable de l'ONU (Agenda 2030). Les efforts visent à conclure des accords sectoriels, qui devraient notamment accroître la transparence quant à l'orientation durable des acteurs et comment ils se positionnent en conséquence.
    • En conséquence, la CP Crédit Suisse devrait examiner comment elle présentera sa politique d'investissement au grand public de manière transparente à l'avenir ; elle devrait également développer et communiquer les principes d'une politique de durabilité/ESG comme première étape.​

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    La CP Crédit Suisse ne dispose pas d'une stratégie publique pour aborder la question du changement climatique qui a un impact sur sa politique d'investissement.

    • L'ASIP, l'association suisse des institutions de prévoyance, recommande dans ses directives de placement (juillet 2018, traduction de l’allemand) : "Les risques ESG et les risques climatiques … font partie des risques économiques et doivent être analysés en conséquence dans le cadre de la définition de la stratégie d'investissement".
    • Son obligation fiduciaire envers ses assurés impose à la caisse de pension du CS de définir les mesures qu'elle entend prendre pour contrer ces risques et de les communiquer au public.​

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    La CP CS n'a pas encore pris de mesures pour décarboniser le portefeuille.

     

    Adhésion à des associations de développement durable


    Aucune affiliation n'est connue à une association de développement durable.

     

    Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    La Caisse de pension de CS manque d'une politique publique en matière de dialogue (engagement) avec les entreprises investies à l'étranger dans le domaine ESG.

     

    La CP CS manque de politique publique concernant l'exercice des droits de vote ESG à l'étranger.

     

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    La CP CS n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

    ____________________

     

    Conclusion:

    La Caisse de pension du Credit Suisse Group est encore loin de rendre ses investissements respectueux du climat.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: stagnante

    • Compte tenu du poids de la caisse de pension du Crédit Suiss et des progrès réalisés par ses homologues, elle devrait aborder la question de la durabilité et de la gestion des risques financier liés au climat. ​
    • Il faudra préparer un concept pour la réalisation d'un engagement ESG et climatique efficace avec les entreprises concernées ainsi qu'une réallocation du portefeuille dans le même sens.​
  • Institutions de prévoyance des Top 5-10

     

    Poste, Institution de supplétion LPP, Vita-Zurich, BPK/CPB, Novartis, CPEG, PKBS, CPEV, APK, ComPlan

     

    Faites défiler vers le bas pour l'institution que vous recherchez

    Caisse de pension Poste

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    Avec un volume d'investissement de plus de 16 milliards de francs suisses, la Caisse des pension Poste est environ la neuvième institution de prévoyance professionelle en Suisse.

     

     

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    La Caisse de pension Poste Suisse dispose d'une politique générale de développement durable qui est intégrée dans sa politique de placement.

     

    Elle est membre fondateur de l'Association suisse pour des investissements responsables (ASIR) qui s'avoue aux critères de durabilité (Environmental, Social, Governance ESG).

     

    Par l'application des critères de l'ASIR, la CP Poste exclut quelques producteurs d'armes nucléaires, de mines antipersonnel et d'armes à sous-munitions.

     

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    En tant que membre de l'ASIR, la CP Poste considère également le changement climatique comme faisant partie de ses critères de durabilité depuis le début de l'année 2019. En ce qui concerne sa politique d'investissement, cependant, elle ne dispose pas de stratégie publique propre pour faire face au changement climatique.

     

    L'ASIR reconnaît dans le rapport d'engagement 2018, que celui-ci "entraîne des effets à moyen terme sur les entreprises et les investisseurs". L' ASIR "conseille également ses membres dans l’analyse des opportunités et des risques financiers liés au changement climatique et évalue les objectifs adoptés par la communauté internationale".

     

    Dans sa Prise de position sur l'Accord de Paris sur le climat (mars 2019), l'ASIR reconnaît qu'il s'agit là d'une base normative pour les mesures à prendre par la suite de la signature par la Suisse. Elle affirme : " Le changement climatique agit comme un facteur de risque sur le maintien de la valeur des investissements".

    • La prise de position de l'ASIR sur l'accord de Paris sur le climat est un pas en avant dans le bon sens ; bien qu'aucune recommandation n'ait été formulée concernant les impacts climatiques, il y a au moins des pistes d'action possibles énumérées à l'attention de ses membres. L'ASIR considère une stratégie définie par l'organe suprême et sa mise en œuvre comme une option possible une fois "qu’un débat actif sur les risques et opportunités liés au climat pour les placements de capitaux" a eu lieu. Elle déclare également qu'il "peut être judicieux de communiquer aux bénéficiaires la stratégie adoptée et sa mise en œuvre".
    • Outre l'objection selon laquelle le désinvestissement n'a pas d'effet sur le climat, car les titres ne passent qu'à d'autres mains, la prise de position fait aussi état de ce fait : "Néanmoins, la vente d'actions, d'obligations ou d'autres placements peut donner un signal ou avoir un sens aux fins de la gestion des risques."
    • Bien qu'elle soit formulé de façon apprivoisée, l'option d'évaluer de manière critique les augmentations de capital des entreprises constitue un autre point positif : "Une injection de capital dans des entreprises engendrant de fortes émissions de CO2 qui ne sont pas prêtes à intégrer d’éventuelles répercussions du changement climatique sur le modèle commercial peut faire l'objet d'un examen critique."
    • Enfin, il convient de saluer l'option de l'ASIR d'investir de manière ciblée dans des actions, des obligations et d'autres placements qui sont propices au climat.

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    Jusqu'à présent, la Caisse de pension Poste n'a pris aucune mesure explicite pour décarboniser son portefeuille.

    • En tant que membre de l'ASIR, elle est maintenant appelée à donner suite aux recommandations de celui-ci sur l'atténuation des risques et à adopter de premières mesures pour décarboniser son portefeuille.
    D'autre part, elle réalise des investissements d'impact, tels que des infrastructures d'énergie propre, qui favorisent la conversion de l'industrie de l'énergie à la production d'énergie renouvelable et sans émissions (par exemple, parcs éoliens, biomasse, centrales solaires et hydroélectriques).
     

    Adhésion à des associations de développement durable

     

    La Caisse de pension Poste est membre de l'Engagement Pool ETHOS Suisse.

     

    L'ASIR, dont la CP Poste est membre, est pour sa part membre de Climate Action 100+ et de Swiss Sustainable Finance.

     

    Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    La CP Poste est affiliée à ETHOS Engagement Pool Switzerland, qui pourtant n'influence que les entreprises suisses, mais pas les entreprises étrangères (fossiles).

     

    En tant que membre de l'ASIR, la CP Poste vise le respect des critères ESG avant tout par le dialogue (engagement) avec les entreprises dans lesquelles le Fonds investit. Les exclusions d'entreprises ne sont acceptées qu'en dernier recours si le processus d'engagement est inefficace.

     

    En ce qui concerne les risques financiers liés au climat, l'avis de l'ASIR sur l'Accord de Paris sur le climat se concentre principalement sur le dialogue avec les entreprises investies. L'ASIR veut le faire conjointement pour ses membres. Tout d'abord, des informations transparentes sur les opportunités et les risques du modèle commercial et sur les risques financiers liés au climat, basées sur les recommandations du Task Force on Climate-related Financial Disclosures des G20 (TCFD) seront demandées aux entreprises. Selon l'ASIR, cela devrait entraîner des changements de comportement et fournir aux investisseurs une meilleure base pour leurs décisions de placement.

    • La demande de publication de données climatiques par les entreprises doit être soutenue, vu qu'il s'agit de la condition de base pour les décisions d'investissement. Cependant, cette démarche est encore loin d'initier une décarbonisation des investissements compatible avec l'Accord de Paris. 
    • Des exigences précises, la portée, les critères de mesure et les délais de désinvestissement en cas de non-respect doivent être définis pour les engagements impactant le climat. 
    • Sans stratégie claire de décarbonisation et sans preuve de la performance de la politique d'engagement dans le domaine des risques climatiques, l'approche de l'ASIR ne semble pas encore bien développée.

    Aucun droit de vote n'est exercé dans les entreprises fossiles à l'étranger.

     

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    La CP Poste n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

    ____________________

     

    Conclusion:

    Une stratégie climatique visant à décarboniser le portefeuille et à abandonner les entreprises fossiles qui n'ont pas opté pour un modèle économique durable basé sur les énergies renouvelables fait toujours défaut. En conséquence, la CP Poste est encore loin d'être respectueuse du climat.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: stagnante

    Bien que la CP Poste soit engagée dans des investissements dans l'impact de l'énergie renouvelable dans une mesure non quantifiée en détail, on peut constater ​qu'aucun progrès substantiel n'a été réalisé, ni dans le domaine de l'engagement sur l'impact climatique avec les entreprises investies, ni dans la préparation conceptuelle d'une éventuelle décarbonisation du portefeuille.

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    L'Institution de supplétion LPP, organisme de prévoyance pour les indépendants et pour la reprise de bénéficiaires de caisses de pension d'entreprise liquidées, a un volume d'investissement total d'environ CHF 16 milliards et se classe environ au 10e rang des caisses de pension en Suisse.

     

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    L'Institution de supplétion LPP n'a pas de politique de développement durable formelle, mais elle diffuse un engagement positif du conseil de fondation en faveur d'un investissement durable du capital.

     

    Le règlement de placement fait référence à l'inclusion de critères ESG (Environment, Social, Governance) dans toutes les catégories de placement.

     

    Elle exclut quelques producteurs de bombes à sous-munitions et de mines antipersonnel. Les investissements dans les contrats alimentaires sont également exclus.

     

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    L'Institution de supplétion ne dispose pas d'une stratégie publique pour aborder la question du changement climatique qui a un impact sur sa politique d'investissement.

    • L'ASIP, l'association suisse des institutions de prévoyance, recommande dans ses directives de placement (juillet 2018, traduction de l’allemand) : "Les risques ESG et les risques climatiques … font partie des risques économiques et doivent être analysés en conséquence dans le cadre de la définition de la stratégie d'investissement".
    • Son obligation fiduciaire envers ses assurés impose à l'Institution de supplétion de définir les mesures qu'elle entend prendre pour contrer ces risques et de les communiquer au public.

    .Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    Jusqu'à présent, l'Institution de supplétion n'a pris aucune mesure explicite pour décarboniser son portefeuille.

     

    Adhésion à des associations de développement durable

     

    Aucune affiliation n'est connue à une association de développement durable.


    Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    L'Institution de supplétion manque d'une politique publique en matière de dialogue (engagement) avec les entreprises investies à l'étranger dans le domaine ESG.

     

    L'Institution de supplétion n'exerce son droit de vote dans les entreprises suisses que dans le respect des principes de gouvernance. Elle manque de politique publique concernant l'exercice des droits de vote ESG à l'étranger.

     

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    L'Institution de supplétion n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

     

    ____________________

     

    Conclusion:

    Une stratégie climatique visant à décarboniser le portefeuille et à abandonner les entreprises fossiles qui n'ont pas opté pour un modèle économique durable basé sur les énergies renouvelables fait toujours défaut. En conséquence, l'Institution de supplétion est encore loin d'être respectueuse du climat.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: stagnante

    Aucun progrès n'est perceptible, que ce soit dans le domaine de l'engagement climatique auprès des entreprises investies ou dans la préparation conceptuelle d'une éventuelle décarbonisation du portefeuille.

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