• Rating climatique des caisses de pension et des institutions fédérales, par ordre décroissant de volume d'investissement

     

    Page de détail du rating avec les fiches des différentes caisses de pension

     

    Situation Février 2020

    Préversion de la nouvelle édition étendue du rating 2017-2019

    Des vérifications de détail auprès des caisses de pension évaluées sont en cours.
    Certains éléments peuvent résulter différemment dans la version finale.

    Contexte

     

    La campagne de l'Alliance climatique suisse "Caisses de pensions: Stop aux investissements fossiles!" -retraites-sans-risques.ch, lancée fin 2016, a été une réussite. Elle a tracé le point de départ d'une évolution vers la compatibilité climatique des portefeuilles basée sur leur décarbonisation.

     

    L' Alliance climatique suisse a transmis aux institutions de prévoyance les messages de leurs destinataires et demandé une réponse. Ces réponses sont, avec peu d'exceptions, défensives et manquent d'engagement. La plupart de nos institutions de prévoyance ne ne se voient pas encore obligés de s'engager dans un débat sur les investissements durables et respectueux du climat.

     

    En outre, la grande majorité des caisses de pensions n'a pas publié les résultats du Test climatique 2017 de l'OFEV. Il n'est donc pas surprenant de constater que selon les résultats du test, les caisses de pension dans leur ensemble se situent, avec leurs investissements, sur une trajectoire climatique de 4 à 6°C au lieu des 1.5°C requis par l'Accord climatique de Paris.

     

    L'Alliance climatique demande aux assuré-e-s et à la sociéte civile d'augmenter la pression sur les caisses de pensions. Elle a encouragé la formation de groupes d'assurés : PUBLICA DIVEST de la Caisse de la Confédération - la plus grande de notre pays , le Groupe d'assurés de la CPEG pour le désinvestissement (Caisse de prévoyance de l'État de Genève) , CPEV DIVEST de la Caisse de pensions de l'État de Vaud, CIP DIVEST de la Caisse intercommunale de pensions du canton de Vaud, CAP Prévoyance DIVEST de la Caisse de la ville de Genève et des communes et CPCL DIVEST de la Caisse de Lausanne. En Suisse alémanique, 11 groupes de ce type sont actuellement actifs, y compris chez la caisse BVK du canton der Zurich - le numéro 2 - et PUBLICA.

     

    En avril 2019, le mouvement DIVEST VAUD de la société civile vaudoise s'est également formé. Avec la participation de personnalités, dont le prix Nobel de chimie Jacques Dubochet, elle exhorte la CPEV cantonale à décarboniser son portefeuille.

     

     

     

    Notes explicatives

     

    L'Alliance Climatique documente le processus de transformation en répertoriant les 60 plus grandes institutions. Une sélection de plus de 30 caisses de pension moyennes et petites est également incluse. La fenêtre d'observation inclut naturellement aussi les pionniers de la durabilité et du climat, quelle que soit leur taille.

     

    En termes de volume d'investissement, la Caisse de compensation AVS Compenswiss et l'assurance accidents obligatoire Suva sont les les troisième et quatrième plus grandes institutions de prévoyance et d'assurance du secteur public. C'est pourquoi l'Alliance climatique les inclut dans le rating des caisses de pension.

     

    Malheureusement, il n'existe pas de statistiques fiables sur les volumes d'investissement des caisses de pension, de sorte que dans de nombreux cas, seules des estimations grossières sont possibles. Le classement correspondant est basé sur l'évaluation d'un certain nombre de listes accessibles au public ainsi que sur l'analyse des rapports annuels.

     

    Les activités de chaque institution sont identifiées selon la structure des Recommandations de l'Alliance climatique : Sept étapes vers la durabilité et la compatibilité climatique. Nous déterminons le degré de mise en œuvre pour chacune des sept étapes recommandées. Les résultats sont saisis dans l'encadré explicatif "Climat-compatibilité de la politique d'investissement".

     

    Les éléments de la politique de placement d'une caisse de pension qui conduisent à sa qualification principale "décarbonisation" comme ROUGE, ORANGE ou VERT, sont dénotés en texte rouge, orange ou vert.

    • Les évaluations et/ou recommandations spécifiques sont présentées en italique.
    Dans la section des sept recommandations, il est indiqué pour chaque étape si elle est déterminante pour le rating climatique principal et/ou pour le rating supplémentaire "tendance 2018-2020", et pour ce dernier, de quel poids.

     

    Le cas échéant, vous trouverez sous les fiches ci-dessous notre documentation sur le processus de changement avec les démarches politiques et le dialogue entre les assurés et la caisse de pension (voir ci-dessus sous "Contexte").

     

    Où:

    • ROUGE signifie que des premières activités ou d'initiatives de renforcement provenant de la part des assurés, du monde politique et de la société civile sont souhaitables.
    • ORANGE signifie que les assurés, le monde de la politique et la société civile ont commencé à exiger le désinvestissement des entreprises fossiles, actions qui n'ont pourtant pas abouti jusqu'à présent.
    • VERT signifie que des revendications de la politique, de la société civile et des assurés sont systématiquement formulées, commencent à se faire sentir, ou ont un potentiel d'impact.

    Vous trouverez ci-dessous les fiches de détail pour les institutions de la Romandie.

    Fiches de rating des caisses de pension (par ordre alphabétique)

     

    Pour accéder aux fiches des différentes caisses de pension, cliquez sur les liens directs :

  • Pionniers

    LUPK Luzerner Pensionskasse

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    Avec un volume d'investissement d'environ CHF 8 milliards, la Caisse du canton de Lucerne se place environ au 25e rang des caisses de pension suisses.

     

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    Depuis avril 2019, la LUPK s'est engagé dans une politique de développement durable systématique, conformément à ses règles de placement et à l'application cohérente des 10 principes du UN Global Compact. Des principes éthiques ainsi que des considérations de risques financiers ont conduit à la décision d'intégrer les critères ESG (environnementaux, sociaux, de gouvernance) et climatiques dans le processus d'investissement. D'une part, des critères négatifs sont observés, c'est-à-dire que les entreprises qui violent systématiquement les droits de l'homme, causent de graves dommages à l'environnement ou réalisent une part importante de leurs ventes dans les industries de la défense, du tabac ou nucléaire sont exclues. Grâce à son approche progressive basée sur les meilleures pratiques ESG (sélection des meilleures entreprises par secteur industriel), elle a à la fois réduit l'intensité en CO2 dans les usines correspondantes et augmenté sa note ESG.
    La motivation est également financière : la gestion ESG de la LUPK n'est pas seulement basée sur des principes nobles, elle doit avant tout assurer les pensions des générations futures.

     

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    Avec la nouvelle politique de développement durable, la LUPK s'engage également en faveur d'une véritable stratégie climatique et d'une prise en compte des risques climatiques dans son devoir fiduciaire. Afin d'exprimer l'importance des risques climatiques, elle intégrera la stratégie climatique dans le règlement de placement au début de l'année 2020.

     

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    La Caisse gère déjà plus de la moitié de ses actions étrangères en utilisant les meilleures approches de durabilité de sa catégorie. Les classes d'actifs "World Equities" et "North American Equities" suivent la méthodologie de l'indice MSCI ESG Leaders. Cela réduit l'intensité en CO2 des investissements correspondants et augmente leur rating ESG moyen. Dans la classe d'actifs "Emerging Markets Equities" également, la moitié des expositions est déjà gérée selon une approche durable qui exclut les 20 pour cent d'entreprises les plus mauvaises selon les critères ESG et réduit l'intensité en CO2 d'au moins 30 pour cent. D'ici la fin de 2019, toutes les actions des marchés émergents seront gérées selon une approche ESG.

     

    Dans la classe d'actifs "Emerging market bonds" (stratégie d'investissement passive), elle a obtenu de son gestionnaire d'actifs qu'il exclue de l'univers d'investissement les six entreprises ayant l'intensité CO2 (= émissions CO2 en tonnes par million de chiffre d'affaires) la plus importante.

     

    Dans le cadre des infrastructures qui font partie des placements alternatifs, elle investit également dans la production d'énergies renouvelables (parcs éoliens, centrales solaires, chaufferies au bois, centrales de cogénération et centrales hydroélectriques) via des placements collectifs.

     

    Dans le cas d'investissements immobiliers directs, la LUPK aspire également à une méthode de construction écologique pour les nouveaux bâtiments et les rénovations. En ce qui concerne l'isolation thermique, la norme Minergie doit être respectée et une partie de l'énergie thermique doit provenir de sources d'énergie renouvelables.

     

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    En janvier 2019, l'intensité en CO2 des placements en actions et en obligations de la LUPK était déjà inférieure de 30 % à celle des indices de référence mondiaux pour chaque classe d'actifs (c'est-à-dire la moyenne mondiale de la classe d'actifs respective, à savoir l'indice MSCI ACWI World ex Switzerland et ex Emerging Markets pour les actions de pays développés et l'indice MSCI Emerging Markets pour les actions de marchés émergents). Cette analyse a été réalisée et certifiée par la société externe CSSP (voir la lettre bien documentée à l'Alliance climatique/LUPK DIVEST, ci-dessous). CSSP base ses analyses sur la méthodologie de yourSRI, qui mesure l'empreinte CO2 des entreprises individuelles en équivalents CO2 (y compris les gaz à effet de serre autres que le CO2) par rapport à leur chiffre d'affaires (en intensité de chiffre d'affaires). Comme dans le cas de la caisse de pension durable et respectueuse du climat NEST (voir ci-dessous), non seulement sont quantifiées les émissions de gaz à effet de serre "internes" de type 1 et 2, mais également celles de type 3, c'est-à-dire la chaîne logistique amont et les consommateurs aval.

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    La LUPK veut réduire davantage l'intensité en CO2 de son portefeuille. Elle gérera toutes les actions des marchés émergents selon l'approche ESG Best-in-class jusqu'à fin 2019, augmentant ainsi son rating ESG en plus de l'impact climatique.

     

    Avec cet ensemble de mesures déjà mises en œuvre, elle est l'une des deux caisses de pension publiques en Suisse parmi les plus importantes qui se sont déjà engagées sur la voie de la décarbonisation. L'autre caisse est la PKZH, qui s'est fixée un objectif contraignant, mais n'a pas encore atteint le même niveau de mise en œuvre que la LUPK (voir ci-dessous). Contrairement au PKZH, la LUPK inclut également les obligations dans la trajectoire de décarbonisation.

     

    Adhésion à des associations de développement durable

     

    La Caisse est membre du ETHOS Engagement Pool Suisse et et deviendra conséquemment aussi membre de l' ETHOS Engagement Pool International à partir de janvier 2020.

     

    Engagement efficace pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    En tant que membre de l'ETHOS Engagement Pool International, la LUPK engagera un dialogue avec la direction des entreprises étrangères et les encouragera à adopter un comportement plus durable. Dans ce contexte, elle va également signer début 2020 la Climate Action 100+ des grands investisseurs mondiaux visant les 100 plus grands émetteurs de gaz à effet de serre. Son plan est de "travailler avec les entreprises dans lesquelles nous investissons pour faire en sorte qu'elles minimisent les risques, les publient et maximisent les opportunités liées au changement climatique et aux politiques climatiques".

     

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    Conclusion:

    Avec la décarbonisation des actions et des obligations à 30% de moins que la moyenne du marché, la LUPK est la caisse de pension de droit public pionnière dans la durabilité.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: nettement mieux

    En très peu de temps, la LUPK a atteint une durabilité " et une compatibilité climatique "Best Practice" pour tous ses investissements. Elle veut progresser encore dans cette direction.

    NEST Fondation collective

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Avec un volume d'investissement d'environ 2 milliards CHF, la fondation collective NEST est une institution de prévoyance de taille moyenne. Depuis sa création, elle a été une pionnière en matière de développement durable.

     

    La caisse de pensions écologique et éthique NEST est un pionnier aussi bien concernant l'empreinte carbone du portefeuille que l'exclusion des secteurs du charbon, du pétrole et du gaz naturel.

     

    Son approche avec le portefeuille d’actions n’est pas l'optimisation dans la perspective d’une faible intensité des gaz à effet de serre. Par contre, NEST indique que valeurs de l’empreinte carbone confirment plutôt que la méthode d’évaluation de la durabilité stricte et complète convainc également dans la perspective de la réduction recherchée des gaz à effet de serre.

    Fin 2017, son portefeuille d'actions était 40 % moins émetteur de gaz à effet de serre que la moyenne mondiale mesurée par l'indice MSCI-All Country World Index (MSCI-ACWI; rapport en allemand).

     

    Fin 2018, son portefeuille d'actions (avec les catégories d'investissement : Suisse, Developed Markets hors Suisse, Emerging Markets) affiche une intensité de gaz à effet de serre inférieure de 34% à celle du portefeuille global de l’indice de comparaison individuel calculé sur la base de l’allocation effective de NEST. La nouvelle base de comparaison pondére l'allocation effective des actions NEST aux catégories d'investissement au lieu de la référence précédente à la moyenne de la moyenne MSCI-ACWI. Elle donne donc une image plus réaliste de leurs réussites réelles en matière de décarbonisation dans les catégories d'investissement à forte intensité de CO2 pertinentes pour le climat - Developed Markets hors Suisse, Emerging Markets.

     

    Il convient de noter en particulier que ces mesures ne comprenaient pas seulement, comme à coutume, les émissions dites de scope 1 (émissions intra-entreprise de CO2 et autres gaz à effet de serre) et de scope 2 dues aux achats d'électricité produits avec des combustibles fossiles, mais également les émissions plusieurs fois supérieures du Scope 3. Ces derniers sont composés des gaz à effet de serre émis par les fournisseurs en amont et - ce qui est particulièrement important - des émissions des consommateurs en aval (c'est-à-dire en particulier la combustion du pétrole et du gaz naturel dans l'industrie, les transports et les bâtiments).

     

    Etant donné que NEST applique également les mêmes principes d'intégration ESG aux obligations et aux investissements alternatifs (private equity, infrastructure, assurance liée, dette privée), une valeur analogue ou même supérieure de l'intensité carbone des actions peut être postulée pour l'ensemble du portefeuille. En ce qui concerne le test climatique de l'OFEV, NEST confirme (en allemand) également ce qui suit : "Les actions et le mandat obligataire examinés dans l'étude sont nettement moins intensifs en CO2 que les stratégies de placement classiques".

     

    NEST est également signataire des UN-Principles for Responsible Investment et en conséquence du reporting, et elle est membre de Swiss Sustainable Finance, des Ethos Engagement Pools Suisse et International, ainsi que du programme d'engagement pluriannuel appelant 8 compagnies d'électricité européennes à se préparer à un avenir faible en carbone, de Climate Action 100+, de la Investor Decarbonization Initiative et du Montreal Carbon Pledge.

    Abendrot Fondation

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Avec un volume d'investissement d'environ 2 milliards CHF, la fondation Abendrot est une institution de prévoyance de taille moyenne. Depuis sa création, elle a été une pionnière en matière de développement durable.

     

    Abendrot s’est engagée à supprimer tous les investissements dans le domaine des énergies fossiles.

     

    Abendrot est membre de Swiss Sustainable Finance, des Ethos Engagement Pools Suisse et International, ainsi que du programme d'engagement pluriannuel appelant 8 compagnies d'électricité européennes à se préparer à un avenir faible en carbone, de Climate Action 100+ et de la Investor Decarbonization Initiative.

    CoOpera Fondation Collective PUK

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Avec un volume d'investissement d'environ CHF 0.7 milliards CHF, CoOpera est une caisse de pension plus petite. Depuis sa création, elle a été une pionnière en matière de développement durable.

     

    CoOpera n’investit pas dans l’industrie fossile. Elle n’investit pas – comme peu de caisses de pension en Suisse – dans les actions cotées en Bourse, puisqu’elle souhaite que son argent retourne dans l’économie réelle. CoOpera investit directement là où la valeur est créée afin de promouvoir une économie durable.

     

    GEPABU

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Avec un volume d'investissement d'environ CHF 0.1 milliards CHF, GEPABU est une caisse de pension petite. Depuis sa création, elle a été une pionnière en matière de développement durable.

     

    Depuis sa création, la Fondation de prévoyance durable GEPABU exclut les investissements dans les entreprises d'énergie fossile.

     

    Les lignes directrices suivantes s'appliquent au placement de l'actif :

    • Les actifs sont investis exclusivement dans des secteurs économiques qui sont écologiquement durables ainsi que socialement et éthiquement justifiables ou qui, à tout le moins, ne causent pas de dommages excessifs à cet égard.
    • De préférence, les actifs sont investis dans la production d'énergies renouvelables, l'agriculture et la sylviculture écologiques, la construction écologique, la construction et l'entretien des infrastructures nécessaires à un mode de vie écologiquement durable et la production de biens et services à usage quotidien dans le cadre de ce qui est écologiquement justifiable.
    • Les actifs sont investis dans des sociétés et des organismes publics opérant dans les secteurs précités.
    • Les actifs doivent être investis dans les entreprises et les organismes publics qui respectent le mieux les principes de la durabilité écologique et de l'éthique sociale des pratiques commerciales.

    Fondation de prévoyance de Metron

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Avec un volume d'investissement d'environ CHF 0.1 milliards CHF, la fondation Metron est une caisse de pension petite. Depuis sa création, elle a été une pionnière en matière de développement durable.

     

    La caisse de pension de Metron, une entreprise de services dans les domaines de l’architecture, du développement territorial, de la circulation, du paysage et de l’environnement, n’investit pas dans l’industrie fossile et l’a également affirmé dans son règlement. Le capital de cette caisse de pension est géré par formafutura, précisément parce que cette dernière est exclusivement active dans les investissements durables.

    Caisse de pension de HELVETAS Swiss Intercooperation (PVS)

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Avec un volume d'investissement d'environ CHF 0.1 milliards CHF, la PVS Helvetas est une caisse de pension petite. Depuis sa création, elle a été une pionnière en matière de développement durable.

     

    Les critères d'exclusion de la PVS (en allemand) listent, entre autres, les critères suivants:

    • Promotion d' énergies fossiles
    • Exploitation de centrales à énergie fossile
    • Construction d'automobiles et d'avions
    • Exploitation de compagnies d'aviation

    Les mesures de protection climatique de la PVS dépassent ainsi largement les exigences de l'Alliance climatique pour le désinvestissement d'entreprises d'énergie fossile. La politique d'investissement de PVS Helvetas s'appuie sur les meilleures pratiques très durables déjà mises en œuvre, avec une empreinte CO2 optimalement faible.

  • Swiss Life - Axa

    Swiss Life Fondations collectives

    (Fondation collective LPP, Fondation collective prévoyance professionelle, Fondation collective 2éme pilier, Fondation collective Invest)

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    Les fondations collectives Swiss Life sont, avec 67 milliards de francs, la plus grande institution de prévoyance de Suisse. La majeure partie des avoirs de prévoyance est placée chez Swiss Life en tant qu'assurance complète.

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    Les informations sur la politique d'investissement disponibles sur le site Web et les autres documents qui y sont liés ne font pas référence à une politique de durabilité ou à l'inclusion de critères ESG (environnementaux, sociaux, de gouvernance) dans le processus d'investissement.

    • Mi-2019, le Conseil fédéral a créé un groupe de travail "Finance durable". Il se réfère aux obligations internationales de la Suisse dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat et des objectifs de développement durable de l'ONU (Agenda 2030). Les efforts visent à conclure des accords sectoriels, qui devraient notamment accroître la transparence quant à l'orientation durable des acteurs et comment ils se positionnent en conséquence.
    • En conséquence, les fondations collectives de Swiss Life devraient réfléchir à la manière dont elles présenteront à l'avenir de manière transparente au public l'impact social global de leur politique de placement, et notamment si et comment elles tiennent compte des risques ESG et climatiques, ou pourquoi pas.
    • De même, dans un premier temps, elles devraient élaborer et communiquer les principes d'une politique de durabilité/ESG visant à intervenir de manière exhaustive et durable dans les décisions prises dans le cadre du processus d'investissement proprement dit.

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    Les fondations collectives Swiss Life ne disposent pas d'une stratégie publique pour aborder la question du changement climatique qui a un impact sur sa politique d'investissement.

    • L'ASIP, l'association suisse des institutions de prévoyance, recommande dans ses directives de placement (juillet 2018, traduction de l’allemand) : "Les risques ESG et les risques climatiques … font partie des risques économiques et doivent être analysés en conséquence dans le cadre de la définition de la stratégie d'investissement".
    • Son obligation fiduciaire envers ses assurés impose aux fondations collectives de Swiss Life de définir les mesures qu'elle entend prendre pour contrer ces risques et de les communiquer au public.​

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    Les fondations collectives Swiss Life n'ont pas encore pris de mesures pour décarboniser le portefeuille.

     

    Adhésion à des associations de développement durable

     

    Swiss Life Asset Managers, le gestionnaire de fortune des fondations de placement de Swiss Life, a signé les UN Principles for Responsible Investment et s'engage ainsi à prendre en compte les critères ESG (environnementaux, sociaux, de gouvernance) dans sa politique de placement et à établir des rapports en conséquence.

    • Cela est positif. Toutefois, ces UN PRI sont également fondées sur la reconnaissance de la matérialité des risques financiers ESG et climatiques et que, par conséquent, une gestion des risques économiquement justifiée est nécessaire pour éviter les pertes.
    Swiss Life Asset Managers est également membre de l'Institutional Investors Group on Climate Change (IIGCC), une coalition d'investisseurs qui s'engagent à collaborer pour lutter contre le changement climatique et à mettre en oeuvre un avenir pauvre en carbone.
     

    Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    Les fondations de placement de Swiss Life n'ont pas de politique publique en matière de dialogue (engagement) sur les questions ESG avec les entreprises investies à l'étranger.

     

    Aucun droit de vote n'est exercé dans les entreprises fossiles à l'étranger.

     

     

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    Swiss Life n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

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    Conclusion:

    Une stratégie climatique visant à décarboniser le portefeuille et à abandonner les entreprises fossiles qui n'ont pas opté pour un modèle économique durable basé sur les énergies renouvelables fait toujours défaut. En conséquence, la Suva est encore loin d'être respectueuse du climat.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: stagnante

    • Compte tenu du poids des fondations collectives Swiss Life et des progrès réalisés par ses homologues, elles devraient aborder la question de la durabilité,  entendue comme l'application holistique des critères ESG, et la gestion des risques financiers liés au climat.
    • Des travaux préparatoires devraient concevoir un engagement ESG et climatique efficace avec les entreprises concernées ainsi qu'une restructuration du portefeuille dans le même sens.

    AXA Fondations collectives

    (Axa Fondation Prévoyance professionelle, Axa Fondation LPP Suisse romande, Axa Fondation Prévoyance complémentaire, Columna Fondation collective Group Invest)

     

    Caractérisation

     

    Les fondations collectives Axa sont, avec 58 milliards de francs, la deuxième plus grande institution de prévoyance de Suisse. Environ la moitié des avoirs de vieillesse sont maintenant placés par Axa via des institutions semi-autonomes, tandis que le reste est laissé en assurance complète.

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    Comme il ressort du compte d'exploitation 2018 d'Axa et des informations fournies par les fondations collectives (comme représenté par exemple par Axa Fondation Prévoyance professionnelle), les avoirs sont principalement investis auprès d'Axa Switzerland. Celle-ci obéit à la politique d'investissement du groupe international AXA, comme le montre la réponse aux pétitionnaires de retraites-sans-risques.ch en 2017. Via ses gestionnaires d'actifs internes, elle intègre systématiquement les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans ses décisions d'investissement. Ceci est confirmé par Axa Versicherungen, le gestionnaire d'investissement des fondations collectives AXA, dans un courrier à l'Alliance climatique daté de fin novembre 2019. Elle affirme également l'exclusion des armes proscrites, de la production controversée d'huile de palme et d'autres entreprises nuisibles.

     

    Cependant, les fondations collectives Axa elles-mêmes ne se prononcent pas publiquement sur la question de savoir si et dans quelle mesure leurs investissements sont conformes aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) mentionnés ci-dessus.

    • Mi-2019, le Conseil fédéral a créé un groupe de travail "Finance durable". Il se réfère aux obligations internationales de la Suisse dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat et des objectifs de développement durable de l'ONU (Agenda 2030). Les efforts visent à conclure des accords sectoriels, qui devraient notamment accroître la transparence quant à l'orientation durable des acteurs et comment ils se positionnent en conséquence.
    • En conséquence, les fondations collectives Axa en tant que telles devraient réfléchir à la manière dont elles présenteront à l'avenir de manière transparente au public l'impact social global de leur politique de placement, y compris leur prise en compte des risques ESG et climatiques, de manière transparente pour le public.

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    Au sein du groupe international AXA, AXA Versicherungen intègre depuis plusieurs années les risques climatiques dans sa politique d'investissement, comme en témoignent la réponse de 2017 précitée et le courrier de 2019.

     

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    Dans sa réponse de 2017, AXA affirmait, en ce qui concerne ses portefeuilles actions et obligations, sa sortie des sociétés minières et des compagnies d'électricité qui réalisent plus de 50% de leur chiffre d'affaires dans les mines de charbon et la production d'électricité au charbon.

    Comme l'annonce Axa Versicherungen dans son courrier de fin 2019, les sociétés suivantes seront exclues à partir du début de 2020 : Les sociétés minières avec une part de chiffre d'affaires du charbon >20% et les sociétés d'électricité avec une part de production d'électricité au charbon >20% (actions et obligations) ; les producteurs d'huile de schiste avec un chiffre d'affaires de l'extraction de sables bitumineux >20% (actions).

     

    Adhésion à des associations de développement durable

     

    Il ressort de la réponse de 2017 qu'AXA, ainsi que les deux sociétés de gestion d'actifs internes - AXA Investment Managers (AXA IM) et AllianceBernstein (AB) - ont signé les UN Principles for Responsible Investment. Ils s'engagent ainsi à prendre en compte les critères ESG (environnementaux, sociaux, de gouvernance) dans la politique de placement et à établir des rapports en conséquence.

     

    Axa IM est également membre de l'Institutional Investors Group on Climate Change (IIGCC), une coalition d'investisseurs qui s'engagent à collaborer pour lutter contre le changement climatique et à mettre en oeuvre un avenir pauvre en carbone. En conséquence, AXA IM a envoyé un signal fort aux gouvernements et aux politiciens de tous les pays en signant le Global Investor Statement to Governments on Climate Change. À ce jour, plus de 630 investisseurs mondiaux, y compris des investisseurs institutionnels de premier plan, demandent que des mesures efficaces soient prises en temps utile pour mettre en œuvre l'Accord de Paris sur le climat.
     

    Le Groupe AXA est membre actif de la Climate Action 100+ des grands investisseurs mondiaux, qui cible les 100 plus grands émetteurs de gaz à effet de serre. Son plan est de " travailler avec les entreprises dans lesquelles nous investissons pour s'assurer qu'elles minimisent et publient les risques, et qu'elles maximisent les opportunités offertes par le changement climatique et la politique climatique ".

     

    Le Groupe AXA a signé le Montreal Carbon Pledge dès 2015, s'engageant ainsi à mesurer et publier l'empreinte carbone de ses placements.

     

    Enfin, elle est devenue membre de l'UN-Net Zero Asset Owner Alliance formée en septembre 2019, qui s'est engagée à atteindre l'objectif de zéro émission nette de gaz à effet de serre dans ses portefeuilles d'investissement d'ici 2050 et ainsi à se conformer à l'objectif climatique d'un réchauffement maximal de 1,5°C.

     

    Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    La réponse de 2017 montre également qu'AXA utilise l'engagement et le proxy voting à travers ses sociétés de gestion d'actifs AXA Investment Managers (AXA IM) et AB. AXA IM publie un Active Ownership Report. Ceci montre que AXA est un facteur global efficace pour les Sustainable Development Goals des Nations Unies et pour atteindre les objectifs de l'Accord de Paris sur le climat, en particulier dans le cadre la Climate Action 100+. L'efficacité est présentée de manière transparente.

     
    Le rapport sur le Proxy Voting du Stewardship Report 2019 H1 indique un certain pourcentage de votes contre les propositions de la direction et l'approbation de résolutions soumises par des actionnaires, ainsi que l'inclusion de questions ESG. L'exercice des droits de vote via le prestataire de services ISS (International Shareholder Services) est documenté de manière transparente.
    • Toutefois, il existe des doutes quant au sérieux du Proxy Advisor ISS à faire des recommandations de vote respectueuses du climat aux actionnaires. A l'automne 2019, par exemple, ISS a recommandé de rejeter une résolution d'actionnaires contre les activités de lobbying nuisibles au climat de la compagnie de charbon, de pétrole et de gaz BHP. Le rapport d'Axa pour le dernier trimestre 2019 n'est pas encore disponible, mais on peut supposer qu'Axa a voté en conséquence, ce qui est dommageable pour le climat.
    • Chez la compagnie charbonnière américaine Duke Energy, Axa s'est montrée positive pour le climat en soutenant des résolutions visant la publication des paiements aux politiciens et des dépenses de lobbying, ainsi qu'un rapport sur l'atténuation de l'impact sur la santé et le climat.
    • Dans le cas de BP, Axa a seulement soutenu la résolution de Climate Action 100+ visant un rapport sur la compatibilité du modèle d'entreprise avec les objectifs de l'Accord de Paris sur le climat, mais a rejeté la demande que BP fixe des objectifs concrets pour sa compatibilité avec cet accord.
    • Chez Chevron, elle n'a voté que pour la préparation d'un rapport sur les plans de réduction de l'empreinte du C02 conformément à l'Accord de Paris, mais pas pour la création d'un "Environmental Issue Board Committee". 
    • Dans le cas d'Equinor (ex-Statoil), elle a voté contre l'arrêt du développement de nouveaux gisements de pétrole et de gaz dans l'Arctique et contre la présentation par la direction d'une stratégie de conversion du modèle économique fossile en énergie renouvelable. Axa s'est comportée de manière négative pour le climat.
    • Chez Exxon, Axa a soutenu toutes les résolutions en faveur du climat : pour le reporting des paiements aux politiciens et des dépenses de lobbying, et pour la création d'un "Environmental/Social Issue Board Committee".
    • Dans le cas de Shell, Axa a rejeté la demande selon laquelle l'entreprise doit établir et publier des objectifs de réduction de CO2, agissant ainsi de manière négative pour le climat. 
    En conclusion:
    • Axa devrait exiger de manière cohérente que les entreprises se fixent des objectifs concrets pour une voie de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    La AXA Versicherungen écrit dans son courrier de fin 2019 que son portefeuille affiche " plus de 10 % d'émissions de CO2 en moins par rapport aux indices de référence ".

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    Dans le même courrier de fin 2019, AXA confirme qu'elle continuera à prendre des mesures de décarbonisation. En effet, dans le cadre de l'UN-Net Zero Asset Owner Alliance, le Groupe AXA s'est engagé sur l'objectif de zéro émission nette de gaz à effet de serre de ses portefeuilles d'investissement d'ici 2050 et donc sur l'objectif climatique d'un réchauffement maximum de 1,5°C. Elle s'est également engagée à éliminer complètement l'énergie du charbon (mines et production d'électricité) d'ici 2030 dans les pays industrialisés (UE et OCDE) et d'ici 2040 dans les autres pays.

    • Toutefois, il manque encore des objectifs immédiats pour la décarbonisation conséquente du portefeuille ; un élément central devrait être la sortie de toutes les entreprises de combustibles fossiles qui ne sont pas passées à un modèle d'affaires durable axé sur les énergies renouvelables.

    ____________________

     

    Conclusion:

    Avec la suppression, dès le début de 2020, des producteurs de charbon et des entreprises mixtes avec un chiffre d'affaires en charbon supérieur à 20 %, des fournisseurs d'électricité à plus de 20 % de charbon (actions et obligations) et des producteurs d'huile de schiste avec un chiffre d'affaires supérieur à 20 % provenant de l'extraction de sables bitumineux (actions), la Fondation AXA pour la prévoyance professionnelle a pris de nouvelles mesures de décarbonisation.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: nettement mieux

    • Avec l'exclusion des entreprises impliquées dans la production de charbon et d'électricité et dans l'extraction de sables bitumineux, particulièrement nocive pour le climat et l'environnement, ainsi que son leadership en matière d'engagement, le Groupe AXA est l'un des acteurs mondiaux de la réorientation des flux financiers compatible avec l'Accord de Paris.
    • Cependant, dans le contexte de l'exercice des droits de vote, il manque une exigence cohérente pour des objectifs de décarbonisation compatibles avec l'Accord de Paris.
    • Il reste à décarboniser le portefeuille de manière rigoureuse et en temps utile, en commençant par la sortie des entreprises de combustibles fossiles qui ne sont pas passées à un modèle d'affaires durable axé sur les énergies renouvelables.
  • Suva, Compenswiss/AVS

    Suva

    Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    Bien que la Suva ne soit pas une caisse de pension, en tant qu'institution publique, elle place les avoirs d'assurance des employés en leur nom de la même manière qu'une institution de prévoyance. En tant que seule institution d'assurance accidents du travail en Suisse, elle est donc particulièrement responsable devant les assurés et le public.

     

    A l'exception de la BNS, elle est en effet le premier investisseur public avec un volume d'investissement d'environ CHF 50 milliards.

    • En raison de son poids, elle devrait jouer un rôle de pionnier dans la réorientation des flux financiers pour la protection du climat.

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    La Suva souligne qu'outre les aspects financiers, les aspects écologiques, éthiques et sociaux jouent également un rôle important dans la politique d'investissement depuis des années. Mais elle rétrécit le champ : "Une grande importance est également accordée à la durabilité économique et à la stabilité financière. La Suva est en effet tenue d’atteindre ses objectifs de rendement."

     

    Les aspects de durabilité se limitent à l'adhésion à des associations qui servent cet objectif (voir ci-dessous). En particulier, elle est membre fondateur de l'Association suisse pour des investissements responsables (ASIR) qui s'avoue aux critères de durabilité (Environmental, Social, Governance ESG).

    • Contrairement à la plupart des autres membres de l'ASIR, la Suva n'est pas transparente quant à l'application des critères d'exclusion conformément à la recommandation de l'ASIR. Elle ne précise pas si elle exclut certains producteurs d'armes nucléaires, de mines antipersonnel et d'armes à sous-munitions.
    • Mi-2019, le Conseil fédéral a créé un groupe de travail "Finance durable". Il se réfère aux obligations internationales de la Suisse dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat et des objectifs de développement durable de l'ONU (Agenda 2030). Les efforts visent à conclure des accords sectoriels, qui devraient notamment accroître la transparence quant à l'orientation durable des acteurs et comment ils se positionnent en conséquence.
    • En conséquence, la Suva devrait réfléchir à la manière dont elle présentera à l'avenir de manière transparente au public l'impact social global de leur politique de placement, et notamment si et comment elle tient compte des risques ESG et climatiques, ou pourquoi pas.
    • De même, dans un premier temps, elle devrait élaborer et communiquer les principes d'une politique de durabilité/ESG visant à intervenir de manière exhaustive et durable dans les décisions prises dans le cadre du processus d'investissement proprement dit.

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    En tant que membre de l'ASIR, la Suva considère également le changement climatique comme faisant partie de ses critères de durabilité depuis le début de l'année 2019. En ce qui concerne sa politique d'investissement, cependant, elle ne dispose pas de stratégie publique propre pour faire face au changement climatique.

     

    L'ASIR reconnaît dans le rapport d'engagement 2018, que celui-ci "entraîne des effets à moyen terme sur les entreprises et les investisseurs". L' ASIR "conseille également ses membres dans l’analyse des opportunités et des risques financiers liés au changement climatique et évalue les objectifs adoptés par la communauté internationale".

     

    Dans sa Prise de position sur l'Accord de Paris sur le climat (mars 2019), l'ASIR reconnaît qu'il s'agit là d'une base normative pour les mesures à prendre par la suite de la signature par la Suisse. Elle affirme : "Le changement climatique agit comme un facteur de risque sur le maintien de la valeur des investissements".

    • La prise de position de l'ASIR sur l'accord de Paris sur le climat est un pas en avant dans le bon sens ; bien qu'aucune recommandation n'ait été formulée concernant les impacts climatiques, il y a au moins des pistes d'action possibles énumérées à l'attention de ses membres. L'ASIR considère une stratégie définie par l'organe suprême et sa mise en œuvre comme une option possible une fois "qu’un débat actif sur les risques et opportunités liés au climat pour les placements de capitaux" a eu lieu. Elle déclare également qu'il "peut être judicieux de communiquer aux bénéficiaires la stratégie adoptée et sa mise en œuvre".
    • Outre l'objection selon laquelle le désinvestissement n'a pas d'effet sur le climat, car les titres ne passent qu'à d'autres mains, la prise de position fait aussi état de ce fait : "Néanmoins, la vente d'actions, d'obligations ou d'autres placements peut donner un signal ou avoir un sens aux fins de la gestion des risques."
    • Bien qu'elle soit formulé de façon apprivoisée, l'option d'évaluer de manière critique les augmentations de capital des entreprises constitue un autre point positif : "Une injection de capital dans des entreprises engendrant de fortes émissions de CO2 qui ne sont pas prêtes à intégrer d’éventuelles répercussions du changement climatique sur le modèle commercial peut faire l'objet d'un examen critique."
    • Enfin, il convient de saluer l'option de l'ASIR d'investir de manière ciblée dans des actions, des obligations et d'autres placements qui sont propices au climat.​

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    La Suva n'a pas encore pris de mesures pour décarboniser le portefeuille.

    • En tant que membre de l'ASIR, elle est maintenant appelée à donner suite aux recommandations de celui-ci sur l'atténuation des risques et à adopter de premières mesures pour décarboniser son portefeuille.

    Adhésion à des associations de développement durable

     

    Suva est membre fondateur de Swiss Sustainable Finance.

    • Il faut se féliciter que la Suva reconnaisse ainsi la nécessité pour la place financière suisse - y compris elle-même en tant qu'assureur accidents du travail - de jouer un rôle de premier plan pour des flux financiers durables et respectueux de l'environnement.

    Elle est également membre de l'initiative des UN-Principles of Responsible Investing et s'engage ainsi à prendre en compte les critères ESG (environnementaux, sociaux, gouvernance) dans sa politique d'investissement et à en assurer le reporting.

    • Cela est positif. Toutefois, ces UN PRI reposent également sur la reconnaissance du fait que les facteurs de durabilité/ESG présentent un risque financier.  Cela va à l'encontre de ses propres principes concernant les placements durables. Selon la Suva, outre les aspects financiers, les aspects écologiques, éthiques et sociaux jouent également depuis des années un rôle important dans sa politique de placement. Mais elle s'en tient toujours à sa position : "Une grande importance est également accordée à la durabilité économique et à la stabilité financière. La Suva est en effet tenue d’atteindre ses objectifs de rendement."
    • Même le Conseil fédéral a confirmé dès 2017 que les risques liés au climat financier sont réels ; des stratégies de placement respectueuses du climat et durables pourraient aboutir à des rendements conformes au marché, la plupart des études scientifiques montrant même une corrélation positive.
    • Mais la Suva prétend encore aujourd'hui le contraire, en adhérant à une "durabilité économique" qui s'oppose à une durabilité basée sur les principes ESG.
    • C'est précisément parce qu'elle s'est engagée à atteindre les objectifs de rendement qu'elle devrait intégrer les risques financiers ESG et climatiques dans la gestion des risques : " durabilité économique " équivaut à durabilité ESG/climatique.
    L'ASIR, dont la Suva est membre fondateur, est pour sa part membre de la Climate Action 100+.
     

    Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    En tant que membre de l'ASIR, la Suva vise le respect des critères ESG avant tout par le dialogue (engagement) avec les entreprises dans lesquelles elle investit. Les exclusions d'entreprises ne sont acceptées qu'en dernier recours si le processus d'engagement est inefficace.

    • Cependant, on peut conclure du rapport d'engagement 2018 que - à l'exception de l'engagement très positif avec les entreprises cacaoyères contre le travail des enfants - il n'existe pas encore d'engagement exhaustif en matière d'ESG et de climat auprès des entreprises mondiales concernées.

    En ce qui concerne les risques financiers liés au climat, l'avis de l'ASIR sur l'Accord de Paris sur le climat se concentre principalement sur le dialogue avec les entreprises investies. L'ASIR veut le faire conjointement pour ses membres. Tout d'abord, des informations transparentes sur les opportunités et les risques du modèle commercial et sur les risques financiers liés au climat, basées sur les recommandations du Task Force on Climate-related Financial Disclosures des G20 (TCFD) seront demandées aux entreprises. Selon l'ASIR, cela devrait entraîner des changements de comportement et fournir aux investisseurs une meilleure base pour leurs décisions de placement.

    • La demande de publication de données climatiques par les entreprises doit être soutenue, vu qu'il s'agit de la condition de base pour les décisions d'investissement. Cependant, elle est encore loin d'initier une décarbonisation des investissements compatible avec l'Accord de Paris. 
    • Des exigences précises, la portée, les critères de mesure et les délais de désinvestissement en cas de non-respect doivent être définis pour les engagements impactant le climat. 
    • Sans stratégie claire de décarbonisation et sans preuve de la performance de la politique d'engagement dans le domaine des risques climatiques, l'approche de l'ASIR ne semble pas encore bien développée.

    Aucun droit de vote n'est exercé dans les entreprises fossiles à l'étranger.

     

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    La Suva n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

    ____________________

     

    Conclusion:

    Une stratégie climatique visant à décarboniser le portefeuille et à abandonner les entreprises fossiles qui n'ont pas opté pour un modèle économique durable basé sur les énergies renouvelables fait toujours défaut. En conséquence, la Suva est encore loin d'être respectueuse du climat.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: stagnante

    • Compte tenu du poids de la Suva et des progrès réalisés par ses homologues, elle devrait aborder la question de la durabilité, entendue comme l'application holistique des critères ESG, et la gestion des risques financiers liés au climat.
    • Des travaux préparatoires devraient concevoir un engagement ESG et climatique efficace avec les entreprises concernées ainsi qu'une restructuration du portefeuille dans le même sens.

    Activités politiques

     

    Aucune initiative venant du Conseil national ou du Conseil des Etats est perceptible.

    Compenswiss Fonds de compensation AVS

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    Bien que le Fonds de compensation AVS ne soit pas une caisse de pension, il est particulièrement responsable devant le public en tant que pilier de droit public fondamental de l'assurance vieillesse.

     

    En tant qu'institution fonctionnelle de l'AVS, avec un volume d'investissement de près de 47 milliards de CHF, Compenswiss est le deuxième plus grand investisseur public.

    • En raison de son poids, le Fonds devrait jouer un rôle de pionnier dans la réorientation des flux financiers pour la protection du climat.

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    Compenswiss est membre fondateur de l'Association suisse pour des investissements responsables (ASIR) qui s'avoue aux critères de durabilité (Environmental, Social, Governance ESG).

     

    Toutefois, les informations disponibles sur le site Web ne font pas référence à une politique de durabilité indépendante ou à l'inclusion de critères ESG (environnementaux, sociaux, de gouvernance) dans le processus d'investissement.

     

    Le Rapport annuel 2018 signale que Compenswiss exclut, par l'application des critères de l'ASIR, seulement quelques producteurs d'armes nucléaires, de mines antipersonnel et d'armes à sous-munitions.

    • Mi-2019, le Conseil fédéral a créé un groupe de travail "Finance durable". Il se réfère aux obligations internationales de la Suisse dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat et des objectifs de développement durable de l'ONU (Agenda 2030). Les efforts visent à conclure des accords sectoriels, qui devraient notamment accroître la transparence quant à l'orientation durable des acteurs et comment ils se positionnent en conséquence.
    • En conséquence, Compenswiss devrait réfléchir à la manière dont elle présentera à l'avenir de manière transparente au public l'impact social global de leur politique de placement, et notamment si et comment elle tient compte des risques ESG et climatiques, ou pourquoi pas.
    • De même, dans un premier temps, le Fonds devrait élaborer et communiquer les principes d'une politique de durabilité/ESG visant à intervenir de manière exhaustive et durable dans les décisions prises dans le cadre du processus d'investissement proprement dit.

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    En tant que membre de l'ASIR, Compenswiss considère également le changement climatique comme faisant partie de ses critères de durabilité depuis le début de l'année 2019. En ce qui concerne sa politique d'investissement, cependant, elle ne dispose pas de stratégie publique propre pour faire face au changement climatique.

     

    L'ASIR reconnaît dans le rapport d'engagement 2018, que celui-ci "entraîne des effets à moyen terme sur les entreprises et les investisseurs". L' ASIR "conseille également ses membres dans l’analyse des opportunités et des risques financiers liés au changement climatique et évalue les objectifs adoptés par la communauté internationale".

     

    Dans sa Prise de position sur l'Accord de Paris sur le climat (mars 2019), l'ASIR reconnaît qu'il s'agit là d'une base normative pour les mesures à prendre par la suite de la signature par la Suisse. Elle affirme : " Le changement climatique agit comme un facteur de risque sur le maintien de la valeur des investissements".

    • La prise de position de l'ASIR sur l'accord de Paris sur le climat est un pas en avant dans le bon sens ; bien qu'aucune recommandation n'ait été formulée concernant les impacts climatiques, il y a au moins des pistes d'action possibles énumérées à l'attention de ses membres. L'ASIR considère une stratégie définie par l'organe suprême et sa mise en œuvre comme une option possible une fois "qu’un débat actif sur les risques et opportunités liés au climat pour les placements de capitaux" a eu lieu. Elle déclare également qu'il "peut être judicieux de communiquer aux bénéficiaires la stratégie adoptée et sa mise en œuvre".
    • Outre l'objection selon laquelle le désinvestissement n'a pas d'effet sur le climat, car les titres ne passent qu'à d'autres mains, la prise de position fait aussi état de ce fait : "Néanmoins, la vente d'actions, d'obligations ou d'autres placements peut donner un signal ou avoir un sens aux fins de la gestion des risques."
    • Bien qu'elle soit formulé de façon apprivoisée, l'option d'évaluer de manière critique les augmentations de capital des entreprises constitue un autre point positif : "Une injection de capital dans des entreprises engendrant de fortes émissions de CO2 qui ne sont pas prêtes à intégrer d’éventuelles répercussions du changement climatique sur le modèle commercial peut faire l'objet d'un examen critique."
    • Enfin, il convient de saluer l'option de l'ASIR d'investir de manière ciblée dans des actions, des obligations et d'autres placements qui sont propices au climat.​

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    Compenswiss n'a pas encore pris de mesures pour décarboniser le portefeuille.

    • En tant que membre de l'ASIR, le Fonds AVS est maintenant appelé à donner suite aux recommandations de celui-ci sur l'atténuation des risques et à adopter de premières mesures pour décarboniser son portefeuille.

    Adhésion à des associations de développement durable

     

    L'ASIR, dont compenswiss est membre fondateur, est pour sa part membre de Climate Action 100+ et de Swiss Sustainable Finance.

     

    Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    En tant que membre de l'ASIR, Compenswiss vise le respect des critères ESG avant tout par le dialogue (engagement) avec les entreprises dans lesquelles le Fonds investit. Les exclusions d'entreprises ne sont acceptées qu'en dernier recours si le processus d'engagement est inefficace.

     

    En ce qui concerne les risques financiers liés au climat, l'avis de l'ASIR sur l'Accord de Paris sur le climat se concentre principalement sur le dialogue avec les entreprises investies. L'ASIR veut le faire conjointement pour ses membres. Tout d'abord, des informations transparentes sur les opportunités et les risques du modèle commercial et sur les risques financiers liés au climat, basées sur les recommandations du Task Force on Climate-related Financial Disclosures des G20 (TCFD) seront demandées aux entreprises. Selon l'ASIR, cela devrait entraîner des changements de comportement et fournir aux investisseurs une meilleure base pour leurs décisions de placement.

    • La demande de publication de données climatiques par les entreprises doit être soutenue, vu qu'il s'agit de la condition de base pour les décisions d'investissement. Cependant, cette démarche est encore loin d'initier une décarbonisation des investissements compatible avec l'Accord de Paris. 
    • Des exigences précises, la portée, les critères de mesure et les délais de désinvestissement en cas de non-respect doivent être définis pour les engagements impactant le climat. 
    • Sans stratégie claire de décarbonisation et sans preuve de la performance de la politique d'engagement dans le domaine des risques climatiques, l'approche de l'ASIR ne semble pas encore bien développée.

    Aucun droit de vote n'est exercé dans les entreprises fossiles à l'étranger.

     

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    Compenswiss n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

    ____________________

     

    Conclusion:

    Une stratégie climatique visant à décarboniser le portefeuille et à abandonner les entreprises fossiles qui n'ont pas opté pour un modèle économique durable basé sur les énergies renouvelables fait toujours défaut. En conséquence, Compenswiss est encore loin d'être respectueux du climat.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: stagnante

    • Compte tenu du poids de Compenswiss et des progrès réalisés par ses homologues, elle devrait aborder la question de la durabilité, entendue comme l'application holistique des critères ESG, et la gestion des risques financiers liés au climat.
    • Des travaux préparatoires devraient concevoir un engagement ESG et climatique efficace avec les entreprises concernées ainsi qu'une restructuration du portefeuille dans le même sens.

    Activités politiques

     

    Juin 2018 : Interpellation Adèle Thorens (Les Verts) "Les fonds de compensation AVS/AI/APG investissent-ils l'argent de nos rentes en ménageant le climat, conformément à l'Accord de Paris?" Le Conseil fédéral répond que Compenswiss analyse continuellement sa politique ESG et évalue les pistes de développement futures et que le réchauffement climatique est l'un des thèmes qui sera approfondi en priorité. Par contre, pour le Conseil fédéral, il n'est pas indiqué de limiter les compétences en matière de placements de Compenswiss.

  • PUBLICA Caisse de pension de la Confédération

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    Avec un volume d'investissement d'environ 40 milliards de CHF, PUBLICA est la plus grande caisse de pension publique et la troisième plus grande institution de prévoyance en Suisse.

     

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    PUBLICA dispose d'une politique de développement durable intégrale qui est insérée dans sa politique de placement et qui s'applique à toutes les catégories de placement.

     

    Elle est membre fondateur de l'Association suisse pour des investissements responsables (ASIR) qui s'avoue aux critères de durabilité (Environmental, Social, Governance ESG).

     

    Par l'application des critères de l'ASIR, PUBLICA exclut quelques producteurs d'armes nucléaires, de mines antipersonnel et d'armes à sous-munitions.

    • Cependant, la divulgation de la politique de développement durable manque de déclarations sur l'efficacité souhaitée de son investissement responsable au niveau du portefeuille.
    • Il manque de transparence quant à savoir si et dans quelle mesure elle préfère les entreprises qui sont durables selon les critères ESG généralement acceptés, et si et dans quelle mesure elle réduit le nombre d'entreprises dans l'univers d'investissement en s'abstenant de ou en sous-pondérant les entreprises qui n'opèrent pas de manière durable.
    • La question de savoir si son investissement responsable a un effet positif significatif par rapport à la pratique conventionnelle reste donc opaque.
    • Mi-2019, le Conseil fédéral a créé un groupe de travail "Finance durable". Il se réfère aux obligations internationales de la Suisse dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat et des objectifs de développement durable de l'ONU (Agenda 2030). Les efforts visent à conclure des accords sectoriels, qui devraient notamment accroître la transparence quant à l'orientation durable des acteurs et comment ils se positionnent en conséquence.
    • Par conséquent, PUBLICA devrait réfléchir à la manière dont elle présentera à l'avenir de manière transparente au public le résultat de l'orientation durable de sa politique de placement, en particulier son impact réel sur la société dans son ensemble.

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    PUBLICA prend au sérieux les risques climatiques dans ses investissements et confirme que la prise en compte des risques financiers dans la gestion de la fortune placée fait partie de l'obligation fiduciaire d'un caisse de pension.

     

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    En 2016, PUBLICA a été la première institution de prévoyance en Suisse à décider, pour des raisons économiques, "d'exclure le producteurs de charbon des portefeuilles d'actions et obligations d'entreprises globaux".

     

    PUBLICA investit également, bien qu'à un faible niveau, mais de plus en plus dans des infrastructures pour les énergies renouvelables (parcs solaires et éoliens).

     

    Adhésion à des associations de développement durable

     

    L'ASIR, dont PUBLICA est membre fondateur, est pour sa part membre de Climate Action 100+ et de Swiss Sustainable Finance.

     

    Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    En tant que membre de l'ASIR, PUBLICA vise le respect des critères ESG avant tout par le dialogue (engagement) avec les entreprises dans lesquelles elle investit. Les exclusions d'entreprises ne sont acceptées qu'en dernier recours si le processus d'engagement est inefficace.

    • Cependant, on peut conclure du rapport d'engagement 2018 que - à l'exception de l'engagement très positif avec les entreprises cacaoyères contre le travail des enfants - il n'existe pas encore d'engagement exhaustif en matière d'ESG et de climat auprès des entreprises mondiales concernées.

    En ce qui concerne les risques financiers liés au climat, l'avis de l'ASIR sur l'Accord de Paris sur le climat se concentre principalement sur le dialogue avec les entreprises investies. L'ASIR veut le faire conjointement pour ses membres. Tout d'abord, des informations transparentes sur les opportunités et les risques du modèle commercial et sur les risques financiers liés au climat, basées sur les recommandations du Task Force on Climate-related Financial Disclosures des G20 (TCFD) seront demandées aux entreprises. Selon l'ASIR, cela devrait entraîner des changements de comportement et fournir aux investisseurs une meilleure base pour leurs décisions de placement.

    • La demande de publication de données climatiques par les entreprises doit être soutenue, vu qu'il s'agit de la condition de base pour les décisions d'investissement. Cependant, cette démarche est encore loin d'initier une décarbonisation des investissements compatible avec l'Accord de Paris. 
    • Des exigences précises, la portée, les critères de mesure et les délais de désinvestissement en cas de non-respect doivent être définis pour les engagements impactant le climat. 
    • Sans stratégie claire de décarbonisation et sans preuve de la performance de la politique d'engagement dans le domaine des risques climatiques, l'approche de l'ASIR ne semble pas encore bien développée.

    Aucun droit de vote n'est exercé dans les entreprises fossiles à l'étranger.

     

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    En automne 2018, PUBLICA présente les résultats de sa participation au test de compatibilité climatique de l'OFEV. Cette étude a révélé que la Caisse n'est pas sur la ligne cible d'un réchauffement de 2 °C, mais plutôt de 4 à 6 °C. Toutefois, le rapport ne quantifie pas l'empreinte CO2 et ne fournit pas non plus d'information sur le risque financier lié au climat.

     

    La Caisse a l'intention d'examiner son portefeuille à intervalles réguliers pour s'assurer de sa compatibilité climatique: "L’objectif est de standardiser l’établissement de rapports afin d’aider les établissements financiers lors de l’élaboration, de la définition et de la mise en œuvre des valeurs cibles dans la perspective de l’objectif climatique des 2° C et lors de la gestion des risques en lien avec la décarbonisation de l’économie."

     

    Cependant, aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par analyse de scénarios.

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    Dans le cadre de la publication des résultats de sa participation au test de compatibilité climatique de l'OFEV, les prochaines étapes annoncées consisteront à examiner non seulement les producteurs de charbon déjà exclus, mais aussi les conglomérats mixtes qui produisent du charbon et d'autres matières premières, à moins qu'ils n'adaptent leur modèle économique. Les producteurs d'électricité utilisant du charbon comme combustible seront également soumis à une analyse des risques climatiques.

     

    PUBLICA a informé la délégation du groupe d'assurés PUBLICA DIVEST (voir ci-dessous) en juin 2019, de ses "efforts conceptuels et provisoires de préparation de la base d'une éventuelle orientation ESG supplémentaire et d'une décarbonisation du portefeuille si nécessaire".

    • Cependant, une stratégie de décarbonisation du portefeuille fait toujours défaut ; un élément central devrait être la sortie des entreprises fossiles qui ne sont pas passées à un modèle économique durable basé sur les énergies renouvelables.

    ____________________

     

    Conclusion:

    Avec l'élimination des producteurs de charbon des portefeuilles d'actions et d'obligations, PUBLICA a commencé à décarboniser ses investissements.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: légèrement mieux

    • Des études et des efforts conceptuels sont en cours qui pourraient conduire à une ultérieure décarbonisation.
    • Cependant, il manque encore des mesures pour un engagement ESG et climatique avec les entreprises investies - y compris l'exercice des droits de vote à l'étranger en faveur du climat - et l'élaboration d'une stratégie concrète pour la poursuite de la décarbonisation du portefeuille.
    • Une décarbonisation rigoureuse et rapide du portefeuille devrait être amorcée, en commençant par la sortie des entreprises de combustibles fossiles qui n'ont pas adopté un modèle d'affaires durable axé sur les énergies renouvelables.

    Activités politiques

     

    Aucune activité politique du Conseil national ou du Conseil des Etats n'a pu être observée.

     

    Juillet 2019 : Le Conseil fédéral attend dans le cadre de son train de mesures destiné à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans l’administration fédérale aussi : "Les représentants de l’employeur auprès de la Commission de la caisse de pensions de la Confédération PUBLICA, désignés par le Conseil fédéral, sont tenus de demander que PUBLICA examine régulièrement dans quelle mesure ses placements s’inscrivent dans une démarche respectueuse du climat et publie le résultat de cet examen, pour la première fois fin 2020".

    Dialogue entre assuré-e-s et caisse

     

    2016: Recommandation de vote de l'Alliance climatique aux assuré-e-s lors des élections des délégués de l'Assemblé de PUBLICA. 70% des candidats aux élections pour le renouvellement de l’Assemblée sont favorables à ce que PUBLICA retire de son portefeuille d’ici 5 ans les investissements dans les entreprises du secteur de l’énergie n’ayant pas fait la transition vers un modèle d’affaire durable et orienté vers les énergies renouvelables. Les candidat-e-s recommandé-e-s par l'Alliance climatique ont été mieux élus que les personnes n'ayant pas participé ou pas recommandées.

     

    Groupe d'assurés PUBLICA DIVEST

     

    Juin 2018 : Le groupe PUBLICA DIVEST de 32 membres, constitué avec le soutien des assurés PUBLICA de retraites-sans-risques.ch, envoie une lettre à la Commission de la caisse de PUBLICA.

    Elle contient des questions sur la mesure et le reporting, la stratégie de gestion des risques climatiques, les critères d'exclusion, l'Investor's Engagement envers les entreprises et l'implication des bénéficiaires.

    Le groupe PUBLICA DIVEST est convaincu : "Le Conseil fédéral entend mettre en œuvre l'objectif international de réorientation des flux financiers par des mesures volontaires du secteur financier suisse. Nous pensons que la stratégie d'investissement de PUBLICA - la Caisse de la Confédération et la plus grande institution de prévoyance de Suisse - en tient encore trop peu compte. Nous attendons d'elle qu'elle joue un rôle beaucoup plus actif en tant que modèle au sein de la place financière suisse, conformément aux objectifs climatiques de la Confédération."

     

    Octobre 2018: Dans leur réponse et dans la lettre d'accompagnement, la Commission de la caisse et le directeur renvoient aux conclusions et aux mesures - publiées entre-temps sur le site Internet - qui résultent de la participation au test de compatibilité climatique de l'OFEV. (Pour l'évaluation de ces conclusions, voir le sous-chapitre "Climat-compatibilité des investissements" ci-dessus). PUBLICA offre aux personnes assurées intéressées la possibilité de recevoir d'autres informations de fond lors d'un atelier.

     

    PUBLICA informe que, en coopération avec le ThinkTank 2°Investing Initiative, elle examine actuellement la mesure des indicateurs pertinents sur la compatibilité climatique et les risques climatiques. La méthodologie sera basée sur les recommandations standard internationalement reconnues du Task Force for Climate Related Financial Disclosures (TCFD) des G20.

     

    PUBLICA indique que la question d'une stratégie pour l'inclusion des risques climatiques sera abordée dans le cadre du processus annuel d'analyse des risques ESG. Pour l'année 2018, le thème "Risques de transition liés au climat en rapport avec la production énergétique à partir d'énergies fossiles, en particulier le charbon" a été priorisé. (PUBLICA a publié les résultats sur son site web, voir le sous-chapitre "Climat-compatibilité climatique des investissements" ci-dessus). PUBLICA informe également sur sa perception des opportunités de transition en investissant davantage dans les infrastructures d'énergies renouvelables telles que les parcs éoliens et photovoltaïques.

     

    Pour les entreprises étrangères, PUBLICA soutient les "projets" de la SVVK-ASIR, dont PUBLICA est membre avec d'autres grandes caisses de pension, pour initier le "dialogue sur la problématique spécifique au climat". Il manque dans la réponse plus de détails sur les perspectives de succès et une évaluation de l'efficacité de l'Investor's Engagement" dans le secteur des énergies fossiles, qui comporte les risques financiers les plus importants pour le portefeuille.

    Des critères d'exclusion ne sont pas considérés comme une priorité. PUBLICA vise à ce que les données d'entreprise relatives au climat soient de meilleure qualité et aient une valeur plus informative. Cela aurait pour conséquence d'accroître la transparence de la stratégie commerciale des entreprises et de faire progresser leur évolution dans la gestion des risques climatiques.

     

    PUBLICA considère la liste d'exclusion Carbon Underground 200 des plus grandes compagnies de charbon, de pétrole et de gaz comme faisant références au passé, alors qu'elle s'appuie sur l'évaluation des développements positifs et négatifs des compagnies critiques. L'orientation vers des indices "ex fossil fuels" est actuellement peu prioritaire, car PUBLICA utilise des indices factoriels sur mesure. À l'heure actuelle, les facteurs ESG n'en font pas partie. PUBLICA estime que cet aspect pourrait être pris en compte dans le cadre d'une possible analyse planifiée afin d'inclure les facteurs ESG en plus des facteurs de risque existants.

     

    Juin 2019 : La délégation du groupe PUBLICA DIVEST soumet un nouveau document (en allemand) en préparation de l'atelier offert par PUBLICA en octobre 2018 (voir ci-dessus). Elle veut que PUBLICA démontre l'efficacité de l'engagement de son Investor's Engagement spécifiquement dans les secteurs très exposés au carbone, tels que la production d'électricité à partir du charbon ainsi que l'extraction de pétrole et de gaz naturel. D'autre part, elle propose que PUBLICA conçoive une stratégie climatique avec décarbonisation du portefeuille.

     

    Fin juin 2019 : La délégation de l'Alliance climatique remercie la direction et les représentants de l'Asset Management de PUBLICA pour la mise en place de cet atelier très instructif et pour l'échange ouvert et constructif. Elle résume sa position et les développements à venir selon PUBLICA dans une note de discussion (en allemand) relue par PUBLICA :

    • Le risque climatique atténuant la décarbonisation du portefeuille devrait être conçu sur le même plan que l'engagement,
    • L'engagement et la décarbonisation ne sont pas à considérer comme des opposés, mais comme une stratégie combinée,
    • La sous-pondération des positions problématiques devrait être de plus en plus poursuivie, ce qui réduit la sensibilité carbone du portefeuille via la décarbonisation, mais permet la poursuite de l'engagement,
    • Avec une exposition au CO2 plus faible et de bonnes perspectives de changement de modèle économique pour les entreprises (secteur de l'électricité, secteur automobile), l'engagement reste le premier choix,
    • C'est pourquoi l'Alliance climatique préconise la décarbonisation en tant que complément incontournable de l'engagement dans le domaine des énergies fossiles (combustibles fossiles, compagnies d'électricité). La planification et la mise en œuvre d'un processus de décarbonisation avec désinvestissement, sous-pondération et/ou une approche "Best-in-Class" devraient faire partie de la stratégie en matière de durabilité et de climat. Elle fait référence aux caisses de pension pionnières PKZH et LUPK.
    • L'Alliance climatique demande pourquoi PUBLICA, avec son poids sur le plan mondial, ne participe pas aux initiatives (appels) de l'IIGCC telles que le Climate Action 100+ ; cela exigerait peu d'efforts et serait rentable ; aucune coordination avec l'ASIR n'est nécessaire.

    PUBLICA informe,

    • de ses efforts conceptuels et provisoires de préparation de la base d'une éventuelle orientation ESG supplémentaire et d'une décarbonisation du portefeuille si nécessaire,
    • qu'elle est ouverte à communiquer des détails à la délégation de l'Alliance climatique si des concepts soutenus par les organes exécutifs de PUBLICA en sont disponibles.

    Lettre de 165 professeurs à PUBLICA

     

    165 professeurs et collaborateurs de l'ETH Zurich, de l'EPF Lausanne et des instituts du domaine de l'ETH assurés auprès de PUBLICA envoient une lettre (en allemand) à la Commission de la caisse PUBLICA. Ceci a été rendu possible grâce à l'initiative d'un membre PUBLICA du domaine de l'ETH.

     

    Les soussignés notent : «Fin 2014, plus de 400 grands investisseurs institutionnels, avec le «Global Investor Statement on Climate Change», ont appelé les politiciens à assurer un accord climatique fort à Paris (COP21). Plus les mesures efficaces à long terme pour prévenir les changements climatiques catastrophiques et promouvoir l'énergie propre font défaut, plus des mesures d'urgence seront inévitables plus tard - en mode crise mondiale. Sans une stratégie de prévention clairvoyante, les investissements et l'épargne-retraite réalisés aujourd'hui par des millions de citoyens sont menacés.»

     

    Les 165 personnalités estiment que les investissements de PUBLICA dans le secteur fossile d'environ CHF 800 millions représentent déjà un risque financier considérable : «Depuis l'entrée en vigueur de l'accord de Paris sur le climat au plus tard, il est clair que la pression réglementaire des gouvernements va augmenter. En outre, le développement de la technologie dans le secteur des énergies renouvelables s'accélère. Enfin, la pression de la société civile continuera d'augmenter, notamment en raison de l'augmentation prévue des catastrophes climatiques. Une réduction significative de la valeur des entreprises opérant dans le secteur fossile est donc probable avant même que la législation efficace et les nouvelles technologies n'entraînent une baisse de la demande.»

     

    Les 165 signataires attendent donc de PUBLICA qu'elle retire les investissements des entreprises du secteur de l'énergie fossile et qu'elle utilise toutes les possibilités d'influence des entreprises restantes pour les conduire vers un avenir respectueux du climat.

     

    Octobre 2018: dans sa réponse (en allemand) PUBLICA confirme qu'elle considère la prise en compte des risques climatiques comme faisant partie de son devoir fiduciaire de diligence. Elle souhaite participer à la transition des énergies fossiles aux énergies renouvelables, mais l'exclusion (après la production de charbon) d'autres entreprises d'énergie fossile ne serait pertinente que si les plus grands États mettaient effectivement en œuvre leurs engagements en matière de réduction des émissions de CO2 conformément à l'Accord de Paris sur le climat.

     

  • BVK Caisse du canton de Zurich

     

    Les détails figurent dans la section de la Suisse alémanique ici

  • CP UBS, CPM Migros, Bâloise, CFF, PKZH, ASGA

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    Saut à la fin de ce bloc - au début du bloc suivant

    Caisse de pension UBS

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    Avec un volume d'investissement de plus de 25 milliards de francs, la caisse de pension d'UBS (CP UBS) est environ la cinquième institution de prévoyance professionelle de Suisse.

     

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    La CP UBS ne tient pas de site Internet propre et n'est donc pas transparente pour le public. Par conséquent, elle n'est pas transparente au grand public. Seul le rapport de gestion 2018 est accessible sur le site de la société mère. Il montre qu'aucun critère de durabilité ou d'ESG (Environnement, Social, Governance) n'est pris en compte.

    • Mi-2019, le Conseil fédéral a créé un groupe de travail "Finance durable". Il se réfère aux obligations internationales de la Suisse dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat et des objectifs de développement durable de l'ONU (Agenda 2030). Les efforts visent à conclure des accords sectoriels, qui devraient notamment accroître la transparence quant à l'orientation durable des acteurs et comment ils se positionnent en conséquence.
    • En conséquence, la CP UBS devrait réfléchir à la manière dont elle présentera à l'avenir de manière transparente au public l'impact social global de leur politique de placement, et notamment si et comment elle tient compte des risques ESG et climatiques, ou pourquoi pas.
    • De même, dans un premier temps, elle devrait élaborer et communiquer les principes d'une politique de durabilité/ESG visant à intervenir de manière exhaustive et durable dans les décisions prises dans le cadre du processus d'investissement proprement dit.

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    La CP UBS ne dispose pas d'une stratégie publique pour aborder la question du changement climatique qui a un impact sur sa politique d'investissement.

    • L'ASIP, l'association suisse des institutions de prévoyance, recommande dans ses directives de placement (juillet 2018, traduction de l’allemand) : "Les risques ESG et les risques climatiques … font partie des risques économiques et doivent être analysés en conséquence dans le cadre de la définition de la stratégie d'investissement".
    • Son obligation fiduciaire envers ses assurés impose à la caisse de pension d'UBS de définir les mesures qu'elle entend prendre pour contrer ces risques et de les communiquer au public.​

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    La CP UBS n'a pas encore pris de mesures pour décarboniser le portefeuille.

     

    Adhésion à des associations de développement durable


    Selon la liste des membres de l'Institutional Investors Group on Climate Change (IIGCC), UBS Pension Fund a rejoint cette coalition d'investisseurs engagés à travailler ensemble pour lutter contre le changement climatique et construire un avenir pauvre en carbone.

     

    Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    Le Caisse de pension UBS manque d'une politique publique en matière de dialogue (engagement) avec les entreprises investies à l'étranger dans le domaine ESG.

     

    Aucun droit de vote n'est exercé dans les entreprises (fossiles) à l'étranger.

     

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    La CP UBS n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

    ____________________

     

    Conclusion:

    La Caisse de pension UBS n'est pas transparente; elle est encore loin de rendre ses investissements respectueux du climat.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: stagnante

    En tant que plus grande banque de Suisse, UBS a commencé à se préoccuper de la durabilité dans ses activités d'investissement et de financement. Elle a également publié une stratégie climatique.

    • Cependant, dans le cas de sa propre caisse de pension en Suisse, le public ne dispose d'aucune information sur la prise en compte de la durabilité et de la compatibilité climatique.​
    • Compte tenu du poids de la CP UBS et des progrès réalisés par ses homologues, elle devrait aborder la question de la durabilité,  entendue comme l'application holistique des critères ESG, et la gestion des risques financiers liés au climat.
    • Des travaux préparatoires devraient concevoir un engagement ESG et climatique efficace avec les entreprises concernées ainsi qu'une restructuration du portefeuille dans le même sens.

    Caisse de pension Migros CPM

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    Avec un volume d'investissement d'environ 24 milliards de francs, la CPM est environ la sixième institution de prévoyance professionelle de Suisse.

     

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    La CPM a une politique générale de développement durable qui est intégrée dans sa politique de placement et s'applique à toutes les catégories des investissements.

     

    Elle est membre de l'Association suisse pour des investissements responsables (ASIR) qui s'avoue aux critères de durabilité (Environmental, Social, Governance ESG).

     

    Par l'application des critères de l'ASIR, la CPM exclut quelques producteurs d'armes nucléaires, de mines antipersonnel et d'armes à sous-munitions.

     

    La MPK gère ses placements en actions à l'étranger conformément à sa politique de durabilité à partir du 1er janvier 2018 en utilisant l'indice MSCI ACWI ex CH ESG Universal pour les actions étrangères. Cela signifie que les sociétés qui obtiennent de bons résultats dans une notation ESG sont surpondérées et les autres sous-pondérées. Selon le compte rendu de l'exercice 2018, la conversion du portefeuille d'actions étrangères à l'indice MSCI ACWI ex CH ESG Universal Index a été réalisée, impliquant 800 transactions pour un volume de 1,8 milliard de CHF. Le profil de risque ESG du portefeuille s'est donc nettement amélioré. Une nouvelle référence a également été établie pour la catégorie des obligations de sociétés, avec une pondération des titres en fonction de la notation ESG de MSCI. La mise en œuvre devrait être achevée dans le courant de 2019.

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    Conformément à sa stratégie climatique publiée en novembre 2019, la MPK soutient les objectifs de l'Accord de Paris sur le climat et s'engage à orienter son portefeuille d'investissement en fonction de cet accord et de ses objectifs. Elle tient compte des risques climatiques dans la détermination de la stratégie de placement et dans la gestion des risques des actifs, et tient compte des risques et des opportunités découlant du changement climatique dans la construction des portefeuilles.

     

    En tant que membre de l'ASIR, la CPM considère également le changement climatique comme faisant partie de ses critères de durabilité depuis le début de l'année 2019. En ce qui concerne sa politique d'investissement, cependant, elle ne dispose pas de stratégie publique propre pour faire face au changement climatique.

     

    La CPM s'est fixé comme objectif qu'à partir de 2020, ses investissements dans les entreprises aient une empreinte CO2 sensiblement réduite par rapport aux indices standards conventionnels pondérés en fonction du capital.

     

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    Selon le Compte rendu de l'exercice 2018, la CPM n'applique plus l'indice de marché conventionnel pour les actions étrangères et les obligations étrangères. Pour le premier, elle est passée à l'indice MSCI ACWI ESG Universal et pour le second à un indice analogue. Elle a ainsi fait un premier pas, peut-être encore modeste, vers la durabilité et la compatibilité climatique de ses portefeuilles d'actions et d'obligations.

     

    Ce nouvel indice ne réduit que légèrement l'univers d'investissement en excluant les sociétés les plus mauvaises dans le rating ESG ; une autre partie est sous-pondérée. Dans la famille des indices MSCI ACWI ESG, par exemple, le MSCI ACWI ESG Leaders, plus complet, exclut une grande partie des entreprises qui ne sont pas durables et nuisibles au climat. Comme l'a montré la LUPK (voir ci-dessus), suivre la série des " MSCI ESG Leaders " plus forts peut également conduire à une décarbonisation marquée.

     
    Néanmoins, on peut supposer que même avec les indices ESG MSCI ACWI les plus faibles, certaines des entreprises les plus intensives en carbone dans le secteur des énergies fossiles (par exemple les mines de charbon) ont été exclues.
     

    Adhésion à des associations de développement durable

     

    L'ASIR, dont la caisse de pension Migros est membre, est pour sa part membre de Climate Action 100+ et de Swiss Sustainable Finance.

     

    Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    En tant que membre de l'ASIR, la CPM vise le respect des critères ESG avant tout par le dialogue (engagement) avec les entreprises dans lesquelles elle investit. Les exclusions d'entreprises ne sont acceptées qu'en dernier recours si le processus d'engagement est inefficace.

    • Cependant, on peut conclure du rapport d'engagement 2018 que - à l'exception de l'engagement très positif avec les entreprises cacaoyères contre le travail des enfants - il n'existe pas encore d'engagement exhaustif en matière d'ESG et de climat auprès des entreprises mondiales concernées.

    En ce qui concerne les risques financiers liés au climat, l'avis de l'ASIR sur l'Accord de Paris sur le climat se concentre principalement sur le dialogue avec les entreprises investies. L'ASIR veut le faire conjointement pour ses membres. Tout d'abord, des informations transparentes sur les opportunités et les risques du modèle commercial et sur les risques financiers liés au climat, basées sur les recommandations du Task Force on Climate-related Financial Disclosures des G20 (TCFD) seront demandées aux entreprises. Selon l'ASIR, cela devrait entraîner des changements de comportement et fournir aux investisseurs une meilleure base pour leurs décisions de placement.

    • La demande de publication de données climatiques par les entreprises doit être soutenue, vu qu'il s'agit de la condition de base pour les décisions d'investissement. Cependant, cette démarche est encore loin d'initier une décarbonisation des investissements compatible avec l'Accord de Paris. 
    • Des exigences précises, la portée, les critères de mesure et les délais de désinvestissement en cas de non-respect doivent être définis pour les engagements impactant le climat. 
    • Sans stratégie claire de décarbonisation et sans preuve de la performance de la politique d'engagement dans le domaine des risques climatiques, l'approche de l'ASIR ne semble pas encore bien développée.
    • Cependant, la CPM fait preuve d'un esprit pionnier au sein des membres de l'ASIR en ce qui concerne l'engagement volontaire dans la voie vers une décarbonisation.
    La CPM exerce ses droits de vote auprès d'environ 300 entreprises étrangères par l'intermédiaire d'un prestataire de services non spécifié et publie son comportement de vote. Selon les lignes directrices sous-jacentes, l'accent est mis sur la gouvernance (le G de l'ESG), mais pas sur les exigences ESG comprises de manière holistique.
    • Chez la compagnie charbonnière américaine Duke Energy, la CPM s'est montrée positive pour le climat en soutenant des résolutions visant la publication des paiements aux politiciens et des dépenses de lobbying, ainsi qu'un rapport sur l'atténuation de l'impact sur la santé et le climat.
    • Dans le cas de BP, la CPM a seulement soutenu la résolution de Climate Action 100+ visant un rapport sur la compatibilité du modèle d'entreprise avec les objectifs de l'Accord de Paris sur le climat, mais a rejeté la demande que BP fixe des objectifs concrets pour sa compatibilité avec cet accord.
    • Chez Exxon, la CPM n'a soutenu que les résolutions relatives à la déclaration des paiements aux politiciens et des dépenses de lobbying, mais pas la création d'un "Environmental/Social Issue Board Committee".
    • Conformément à sa nouvelle stratégie climatique , la CPM veut désormais participer activement au dialogue avec les entreprises à fortes émissions de CO2 par l'intermédiaire de l'ASIR, dans le but de provoquer un changement de comportement et de réduire l'empreinte CO2.

    En conclusion:

    • La politique de droit de vote de la Caisse de pensions Migros devrait par conséquent être étendue aux domaines E (environnement) et S (social).

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    Conformément à sa stratégie climatique , la CPM veut mesurer périodiquement l'intensité en CO2 de ses portefeuilles d'actions et d'obligations d'entreprises, et elle veut informer ses assurés sur l'état d'avancement de la mise en œuvre de la stratégie climatique.

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    La CPM a l'intention de mettre en œuvre une stratégie de réduction des émissions de carbone pour les mandats internes et externes. Pour ce faire, une sous-pondération des investissements dans les entreprises à forte intensité de CO2 ou dont les mesures sont insuffisantes est prévue. L'objectif de la CPM est que ses investissements dans les entreprises aient une empreinte carbone sensiblement réduite à partir de 2020 par rapport aux indices standards conventionnels pondérés en fonction des capitaux.

     

    La CPM prévoit également d'intensifier les investissements dans des installations de production d'énergie respectueuses du climat et les investissements dans des entreprises qui profitent des opportunités découlant du changement climatique.

     

    ____________________

     

    Conclusion:

    En s'engageant volontairement à ce qu'à partir de 2020, ses investissements dans les entreprises aient une empreinte CO2 sensiblement réduite par rapport aux indices standards conventionnels pondérés en fonction du capital, la CPM s'est fixé un objectif de décarbonisation supérieur à la moyenne.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: beaucoup mieux

    • Parmi les plus importantes caisses de pension en termes de volume d'investissement, la CPM fait actuellement partie, avec la LUPK et la PKZH, des trois premières caisses de pension publiques de Suisse en termes d'engagement dans une stratégie climatique avec un plan de décarbonisation.
    • Lorsque les mesures annoncées de l'empreinte CO2 montrent une réduction substantielle compatible avec l'Accord de Paris selon les critères de l'Alliance climatique, cette dernière pourrait changer sa classification en vert.
    • Il manque encore un exercice des droits de vote à l'étranger qui soit clairement efficace sur le plan climatique.

    Bâloise

    Fondations collectives pour la prévoyance professionelle

    Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

    Caisse de pension CFF

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    Avec un volume d'investissement de plus de 17 milliards de francs suisses, la caisse de pension CFF est environ la huitième institution de prévoyance professionelle en Suisse.

     

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    La CP CFF a une politique générale de durabilité qui est intégrée dans sa politique de placement.

     

    Elle est membre de l'Association suisse pour des investissements responsables (ASIR) qui s'avoue aux critères de durabilité (Environmental, Social, Governance ESG).

     

    Par l'application des critères de l'ASIR, la CP CFF exclut quelques producteurs d'armes nucléaires, de mines antipersonnel et d'armes à sous-munitions.

    • Cependant, sa politique de durabilité manque de déclarations sur comment améliorer l'efficacité de son investissement responsable au niveau du portefeuille. 
    • Il manque de transparence quant à savoir si et dans quelle mesure elle préfère les entreprises qui sont durables selon les critères ESG généralement acceptés, et si et dans quelle mesure elle réduit le nombre d'entreprises dans l'univers d'investissement en s'abstenant de ou en sous-pondérant les entreprises qui n'opèrent pas de manière durable.
    • La question de savoir si son investissement responsable a un effet positif significatif par rapport à la pratique conventionnelle reste donc opaque.
    • Mi-2019, le Conseil fédéral a créé un groupe de travail "Finance durable". Il se réfère aux obligations internationales de la Suisse dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat et des objectifs de développement durable de l'ONU (Agenda 2030). Les efforts visent à conclure des accords sectoriels, qui devraient notamment accroître la transparence quant à l'orientation durable des acteurs et comment ils se positionnent en conséquence.
    • L'impact de sa politique de durabilité sur l'ensemble de la société devrait être renforcé par une pratique qui intervient de manière globale et durable dans les décisions prises dans le cadre du processus d'investissement proprement dit.
    • La CP CFF n'a pas encore indiqué quelles autres mesures concrètes elle entend demander, dans le processus d'investissement, aux gestionnaires de fortune pour qu'ils appliquent un filtre ESG complet lors de la sélection des entreprises et/ou procèdent à un rééquilibrage substantiel basé sur les critères ESG.
    • Lors de la sélection des fonds, il faudrait avoir à disposition ou obtenir, sur toutes les entreprises investies, des données complètes de rating ESG et d'intensité de CO2 afin de pouvoir faire usage de produits présentant la meilleure durabilité et un profil risque/rendement optimal.

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    En tant que membre de l'ASIR, la CP CFF considère également le changement climatique comme faisant partie de ses critères de durabilité depuis le début de l'année 2019. En ce qui concerne sa politique d'investissement, cependant, elle ne dispose pas de stratégie publique propre pour faire face au changement climatique.

     

    L'ASIR reconnaît dans le rapport d'engagement 2018, que celui-ci "entraîne des effets à moyen terme sur les entreprises et les investisseurs". L' ASIR "conseille également ses membres dans l’analyse des opportunités et des risques financiers liés au changement climatique et évalue les objectifs adoptés par la communauté internationale".

     

    Dans sa Prise de position sur l'Accord de Paris sur le climat (mars 2019), l'ASIR reconnaît qu'il s'agit là d'une base normative pour les mesures à prendre par la suite de la signature par la Suisse. Elle affirme : " Le changement climatique agit comme un facteur de risque sur le maintien de la valeur des investissements".

    • La prise de position de l'ASIR sur l'accord de Paris sur le climat est un pas en avant dans le bon sens ; bien qu'aucune recommandation n'ait été formulée concernant les impacts climatiques, il y a au moins des pistes d'action possibles énumérées à l'attention de ses membres. L'ASIR considère une stratégie définie par l'organe suprême et sa mise en œuvre comme une option possible une fois "qu’un débat actif sur les risques et opportunités liés au climat pour les placements de capitaux" a eu lieu. Elle déclare également qu'il "peut être judicieux de communiquer aux bénéficiaires la stratégie adoptée et sa mise en œuvre".
    • Outre l'objection selon laquelle le désinvestissement n'a pas d'effet sur le climat, car les titres ne passent qu'à d'autres mains, la prise de position fait aussi état de ce fait : "Néanmoins, la vente d'actions, d'obligations ou d'autres placements peut donner un signal ou avoir un sens aux fins de la gestion des risques."
    • Bien qu'elle soit formulé de façon apprivoisée, l'option d'évaluer de manière critique les augmentations de capital des entreprises constitue un autre point positif : "Une injection de capital dans des entreprises engendrant de fortes émissions de CO2 qui ne sont pas prêtes à intégrer d’éventuelles répercussions du changement climatique sur le modèle commercial peut faire l'objet d'un examen critique."
    • Enfin, il convient de saluer l'option de l'ASIR d'investir de manière ciblée dans des actions, des obligations et d'autres placements qui sont propices au climat.​

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    Jusqu'à présent, la caisse de pension CFF n'a pris aucune mesure pour décarboniser son portefeuille.

    • En tant que membre de l'ASIR, elle est maintenant appelée à donner suite aux recommandations de celui-ci sur l'atténuation des risques et à adopter de premières mesures pour décarboniser son portefeuille.

    Adhésion à des associations de développement durable

     

    L'ASIR, dont la CP CFF est membre, est pour sa part membre de Climate Action 100+ et de Swiss Sustainable Finance.

     

    Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    En tant que membre de l'ASIR, la CP CFF vise le respect des critères ESG avant tout par le dialogue (engagement) avec les entreprises dans lesquelles elle investit. Les exclusions d'entreprises ne sont acceptées qu'en dernier recours si le processus d'engagement est inefficace.

    • Cependant, on peut conclure du rapport d'engagement 2018 que - à l'exception de l'engagement très positif avec les entreprises cacaoyères contre le travail des enfants - il n'existe pas encore d'engagement exhaustif en matière d'ESG et de climat auprès des entreprises mondiales concernées.

    En ce qui concerne les risques financiers liés au climat, l'avis de l'ASIR sur l'Accord de Paris sur le climat se concentre principalement sur le dialogue avec les entreprises investies. L'ASIR veut le faire conjointement pour ses membres. Tout d'abord, des informations transparentes sur les opportunités et les risques du modèle commercial et sur les risques financiers liés au climat, basées sur les recommandations du Task Force on Climate-related Financial Disclosures des G20 (TCFD) seront demandées aux entreprises. Selon l'ASIR, cela devrait entraîner des changements de comportement et fournir aux investisseurs une meilleure base pour leurs décisions de placement.

    • La demande de publication de données climatiques par les entreprises doit être soutenue, vu qu'il s'agit de la condition de base pour les décisions d'investissement. Cependant, cette démarche est encore loin d'initier une décarbonisation des investissements compatible avec l'Accord de Paris. 
    • Des exigences précises, la portée, les critères de mesure et les délais de désinvestissement en cas de non-respect doivent être définis pour les engagements impactant le climat. 
    • Sans stratégie claire de décarbonisation et sans preuve de la performance de la politique d'engagement dans le domaine des risques climatiques, l'approche de l'ASIR ne semble pas encore bien développée.

    La CP CFF exerce ses droits de vote conformément à sa politique de vote, mais uniquement sur la base de critères de gouvernance (le G de ESG), et non sur la base d'exigences ESG comprises de manière globale. Comme le montre le rapport sur l'exercice de ses droits de vote, elle les exerce également avec des entreprises fossiles étrangères. Elle les met en œuvre via les services de l'ISS (International Shareholder Services) et rend compte de manière transparente des objectifs et des résultats.

    • Toutefois, le Proxy Advisor ISS nourrit des doutes quant au sérieux avec lequel il formule ses recommandations aux actionnaires en ce qui concerne un vote compatible avec les exigences climatiques. En automne 2019, ISS a recommandé le rejet d'une résolution d'actionnaires contre les activités de lobbying néfastes pour le climat du groupe BHP (charbon, pétrole et gaz). Conformément à sa politique de vote basée uniquement sur la gouvernance, la CP CFF a également rejeté cette motion favorable au climat, comme le montre le rapport.
    • Dans le cas de BP, la Caisse a seulement soutenu la résolution de Climate Action 100+ visant un rapport sur la compatibilité du modèle d'entreprise avec les objectifs de l'Accord de Paris sur le climat, mais a rejeté la demande que BP fixe des objectifs concrets pour sa compatibilité avec cet accord.
    • Chez Chevron, elle n'a voté que pour la préparation d'un rapport sur les plans de réduction de l'empreinte du C02 conformément à l'Accord de Paris, mais pas pour la création d'un "Environmental Issue Board Committee".
    • Chez Exxon, la CP CFF n'a soutenu que la résolution pour le reporting des paiements aux politiciens et des dépenses de lobbying, mais pas pour la création d'un "Environmental/Social Issue Board Committee".
    • Dans le cas de Shell, la CP CFF a rejeté la demande selon laquelle l'entreprise doit établir et publier des objectifs de réduction de CO2, agissant ainsi de manière négative pour le climat. 
    En résumé :
    • La politique des droits de vote de la CP CFF devrait être étendue à l'E (environnement) et au S (social).

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    La CP CFF n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

    ____________________

     

    Conclusion:

    Une stratégie climatique visant à décarboniser le portefeuille et à abandonner les entreprises fossiles qui n'ont pas opté pour un modèle économique durable basé sur les énergies renouvelables fait toujours défaut. En conséquence, la CP CFF est encore loin d'être respectueuse du climat.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: légèrement mieux

    • La caisse de pension CFF exerce ses droits de vote à l'étranger, y compris dans les entreprises fossiles, et rend compte en toute transparence de son comportement de vote. ​Toutefois, son soutien aux propositions de véritables objectifs de décarbonisation est encore insuffisant, de sorte que la politique de vote devrait être pleinement alignée sur les critères ESG. 
    • Compte tenu du poids de la CP CFF et des progrès réalisés par ses homologues, elle devrait aborder la question de la durabilité,  entendue comme l'application holistique des critères ESG, et la gestion des risques financiers liés au climat.
    • Des travaux préparatoires devraient concevoir un engagement ESG et climatique efficace avec les entreprises concernées ainsi qu'une restructuration du portefeuille dans le même sens.

    Pensionskasse der Stadt Zürich PKZH

    Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

    ASGA Pensionskasse

    Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

  • CP Credit Suisse, Poste, Institution supplétive LPP, Vita-Zurich, CPB/BPK, Novartis, CPEG, PKBS, CPEV, Helvetia

     

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    Saut à la fin de ce bloc - au début du bloc suivant

    Caisse de pension du Credit Suisse Group

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    La Caisse de pensions du Crédit Suisse (CS), avec un volume d'investissement d'environ 17 milliards de francs suisses, est environ la environ la onzième institution de prévoyance professionelle en Suisse.

     

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    Les informations sur la politique d'investissement disponibles sur le site Internet et les documents qui y sont liés ne font pas référence à une politique de durabilité ou à l'inclusion de critères ESG (environnementaux, sociaux, de gouvernance) dans le processus d'investissement.

    • Mi-2019, le Conseil fédéral a créé un groupe de travail "Finance durable". Il se réfère aux obligations internationales de la Suisse dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat et des objectifs de développement durable de l'ONU (Agenda 2030). Les efforts visent à conclure des accords sectoriels, qui devraient notamment accroître la transparence quant à l'orientation durable des acteurs et comment ils se positionnent en conséquence.
    • En conséquence, la CP Crédit Suisse devrait examiner comment elle présentera sa politique d'investissement au grand public de manière transparente à l'avenir.
    • De même, dans un premier temps, elle devrait élaborer et communiquer les principes d'une politique de durabilité/ESG visant à intervenir de manière exhaustive et durable dans les décisions prises dans le cadre du processus d'investissement proprement dit.

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    La CP Crédit Suisse ne dispose pas d'une stratégie publique pour aborder la question du changement climatique qui a un impact sur sa politique d'investissement.

    • L'ASIP, l'association suisse des institutions de prévoyance, recommande dans ses directives de placement (juillet 2018, traduction de l’allemand) : "Les risques ESG et les risques climatiques … font partie des risques économiques et doivent être analysés en conséquence dans le cadre de la définition de la stratégie d'investissement".
    • Son obligation fiduciaire envers ses assurés impose à la caisse de pension du CS de définir les mesures qu'elle entend prendre pour contrer ces risques et de les communiquer au public.​

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    La CP CS n'a pas encore pris de mesures pour décarboniser le portefeuille.

     

    Adhésion à des associations de développement durable


    Aucune affiliation n'est connue à une association de développement durable.

     

    Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    La Caisse de pension de CS manque d'une politique publique en matière de dialogue (engagement) avec les entreprises investies à l'étranger dans le domaine ESG.

     

    La CP CS manque de politique publique concernant l'exercice des droits de vote ESG à l'étranger.

     

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    La CP CS n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

    ____________________

     

    Conclusion:

    Une stratégie climatique visant à décarboniser le portefeuille et à abandonner les entreprises fossiles qui n'ont pas opté pour un modèle économique durable basé sur les énergies renouvelables fait toujours défaut. En conséquence, la CP Crédit Suisse est encore loin d'être respectueuse du climat.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: stagnante

    • Compte tenu du poids de la CP Crédit Suisse et des progrès réalisés par ses homologues, elle devrait aborder la question de la durabilité,  entendue comme l'application holistique des critères ESG, et la gestion des risques financiers liés au climat.
    • Des travaux préparatoires devraient concevoir un engagement ESG et climatique efficace avec les entreprises concernées ainsi qu'une restructuration du portefeuille dans le même sens.

    Caisse de pension Poste

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    Avec un volume d'investissement de plus de 16 milliards de francs suisses, la Caisse des pension Poste est environ la neuvième institution de prévoyance professionelle en Suisse.

     

     

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    La Caisse de pension Poste Suisse dispose d'une politique générale de développement durable qui est intégrée dans sa politique de placement.

     

    Elle est membre fondateur de l'Association suisse pour des investissements responsables (ASIR) qui s'avoue aux critères de durabilité (Environmental, Social, Governance ESG).

     

    Elle n'exclut que quelques producteurs d'armes nucléaires, de mines antipersonnel et d'armes à sous-munitions dans le cas d'investissements directs en appliquant les recommandations d'exclusion de l'ASIR. Dans la mesure du possible, elle s'attend également à ce que les gestionnaires de fonds de placement tiennent compte de la liste d'exclusion de l'ASIR dans leurs directives de placement.

     

    Dans les portefeuilles où les décisions de placement se prennent au niveau des différents titres, la CP Poste et ses gestionnaires de portefeuille externes se basent sur des analyses d'entreprise qui tiennent compte des critères ESG en plus des critères économiques.

    • Dans la publication sur la politique de développement durable, il manque des indications sur l'efficacité souhaitée de son investissement responsable au niveau du portefeuille.
    • Il manque de transparence quant à savoir si et dans quelle mesure elle préfère les entreprises qui sont durables selon les critères ESG généralement acceptés, et si et dans quelle mesure elle réduit le nombre d'entreprises dans l'univers d'investissement en s'abstenant de ou en sous-pondérant les entreprises qui n'opèrent pas de manière durable.
    • La question de savoir si son investissement responsable a un effet positif significatif par rapport à la pratique conventionnelle reste donc opaque.
    • Mi-2019, le Conseil fédéral a créé un groupe de travail "Finance durable". Il se réfère aux obligations internationales de la Suisse dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat et des objectifs de développement durable de l'ONU (Agenda 2030). Les efforts visent à conclure des accords sectoriels, qui devraient notamment accroître la transparence quant à l'orientation durable des acteurs et comment ils se positionnent en conséquence.
    • La CP Poste n'a pas encore indiqué quelles autres mesures concrètes elle entend demander, dans le processus d'investissement, aux gestionnaires de fortune pour qu'ils appliquent un filtre ESG complet lors de la sélection des entreprises et/ou procèdent à un rééquilibrage substantiel basé sur les critères ESG.
    • Lors de la sélection des fonds, il faudrait avoir à disposition ou obtenir, sur toutes les entreprises investies, des données complètes de rating ESG et d'intensité de CO2 afin de pouvoir faire usage de produits présentant la meilleure durabilité et un profil risque/rendement optimal.

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    En tant que membre de l'ASIR, la CP Poste considère également le changement climatique comme faisant partie de ses critères de durabilité depuis le début de l'année 2019. En ce qui concerne sa politique d'investissement, cependant, elle ne dispose pas de stratégie publique propre pour faire face au changement climatique.

     

    L'ASIR reconnaît dans le rapport d'engagement 2018, que celui-ci "entraîne des effets à moyen terme sur les entreprises et les investisseurs". L' ASIR "conseille également ses membres dans l’analyse des opportunités et des risques financiers liés au changement climatique et évalue les objectifs adoptés par la communauté internationale".

     

    Dans sa Prise de position sur l'Accord de Paris sur le climat (mars 2019), l'ASIR reconnaît qu'il s'agit là d'une base normative pour les mesures à prendre par la suite de la signature par la Suisse. Elle affirme : " Le changement climatique agit comme un facteur de risque sur le maintien de la valeur des investissements".

    • La prise de position de l'ASIR sur l'accord de Paris sur le climat est un pas en avant dans le bon sens ; bien qu'aucune recommandation n'ait été formulée concernant les impacts climatiques, il y a au moins des pistes d'action possibles énumérées à l'attention de ses membres. L'ASIR considère une stratégie définie par l'organe suprême et sa mise en œuvre comme une option possible une fois "qu’un débat actif sur les risques et opportunités liés au climat pour les placements de capitaux" a eu lieu. Elle déclare également qu'il "peut être judicieux de communiquer aux bénéficiaires la stratégie adoptée et sa mise en œuvre".
    • Outre l'objection selon laquelle le désinvestissement n'a pas d'effet sur le climat, car les titres ne passent qu'à d'autres mains, la prise de position fait aussi état de ce fait : "Néanmoins, la vente d'actions, d'obligations ou d'autres placements peut donner un signal ou avoir un sens aux fins de la gestion des risques."
    • Bien qu'elle soit formulé de façon apprivoisée, l'option d'évaluer de manière critique les augmentations de capital des entreprises constitue un autre point positif : "Une injection de capital dans des entreprises engendrant de fortes émissions de CO2 qui ne sont pas prêtes à intégrer d’éventuelles répercussions du changement climatique sur le modèle commercial peut faire l'objet d'un examen critique."
    • Enfin, il convient de saluer l'option de l'ASIR d'investir de manière ciblée dans des actions, des obligations et d'autres placements qui sont propices au climat.

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    Jusqu'à présent, la Caisse de pension Poste n'a pris aucune mesure explicite pour décarboniser son portefeuille.

    • En tant que membre de l'ASIR, elle est maintenant appelée à donner suite aux recommandations de celui-ci sur l'atténuation des risques et à adopter de premières mesures pour décarboniser son portefeuille.
    D'autre part, elle réalise des investissements d'impact, tels que des infrastructures d'énergie propre, qui favorisent la conversion de l'industrie de l'énergie à la production d'énergie renouvelable et sans émissions (par exemple, parcs éoliens, biomasse, centrales solaires et hydroélectriques).
     

    Adhésion à des associations de développement durable

     

    La Caisse de pension Poste est membre de l'Engagement Pool ETHOS Suisse.

     

    L'ASIR, dont la CP Poste est membre, est pour sa part membre de Climate Action 100+ et de Swiss Sustainable Finance.

     

    Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    En tant que membre de l'ASIR, la CP Poste vise le respect des critères ESG avant tout par le dialogue (engagement) avec les entreprises dans lesquelles elle investit. Les exclusions d'entreprises ne sont acceptées qu'en dernier recours si le processus d'engagement est inefficace.

    • Cependant, on peut conclure du rapport d'engagement 2018 que - à l'exception de l'engagement très positif avec les entreprises cacaoyères contre le travail des enfants - il n'existe pas encore d'engagement exhaustif en matière d'ESG et de climat auprès des entreprises mondiales concernées.

    En ce qui concerne les risques financiers liés au climat, l'avis de l'ASIR sur l'Accord de Paris sur le climat se concentre principalement sur le dialogue avec les entreprises investies. L'ASIR veut le faire conjointement pour ses membres. Tout d'abord, des informations transparentes sur les opportunités et les risques du modèle commercial et sur les risques financiers liés au climat, basées sur les recommandations du Task Force on Climate-related Financial Disclosures des G20 (TCFD) seront demandées aux entreprises. Selon l'ASIR, cela devrait entraîner des changements de comportement et fournir aux investisseurs une meilleure base pour leurs décisions de placement.

    • La demande de publication de données climatiques par les entreprises doit être soutenue, vu qu'il s'agit de la condition de base pour les décisions d'investissement. Cependant, cette démarche est encore loin d'initier une décarbonisation des investissements compatible avec l'Accord de Paris. 
    • Des exigences précises, la portée, les critères de mesure et les délais de désinvestissement en cas de non-respect doivent être définis pour les engagements impactant le climat. 
    • Sans stratégie claire de décarbonisation et sans preuve de la performance de la politique d'engagement dans le domaine des risques climatiques, l'approche de l'ASIR ne semble pas encore bien développée.

    Aucun droit de vote n'est exercé dans les entreprises fossiles à l'étranger.

     

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    La CP Poste n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

    ____________________

     

    Conclusion:

    Une stratégie climatique visant à décarboniser le portefeuille et à abandonner les entreprises fossiles qui n'ont pas opté pour un modèle économique durable basé sur les énergies renouvelables fait toujours défaut. En conséquence, la CP Poste est encore loin d'être respectueuse du climat.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: stagnante

    • Bien que la CP Poste réalise du Clean Energy Impact Investment, pourtant dans une mesure non quantifiée, et, dans le cas de sa gestion active de portefeuilles, intègre également des critères ESG dans l'analyse de l'entreprise, une extension de la mise en œuvre de sa politique de développement durable est souhaitable.  
    • Compte tenu du poids de la CP Poste et des progrès réalisés par ses homologues, elle devrait aborder la question de la durabilité,  entendue comme l'application holistique des critères ESG, et la gestion des risques financiers liés au climat.
    • Des travaux préparatoires devraient concevoir un engagement ESG et climatique efficace avec les entreprises concernées ainsi qu'une restructuration du portefeuille dans le même sens.

    Institution supplétive LPP

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    L'Institution de supplétion LPP, organisme de prévoyance pour les indépendants et pour la reprise de bénéficiaires de caisses de pension d'entreprise liquidées, a un volume d'investissement total d'environ CHF 16 milliards et se classe environ au 10e rang des caisses de pension en Suisse.

     

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    L'Institution de supplétion LPP n'a pas de politique de développement durable formelle, mais elle diffuse un engagement positif du conseil de fondation en faveur d'un investissement durable du capital.

     

    Le règlement de placement fait référence à l'inclusion de critères ESG (Environment, Social, Governance) dans toutes les catégories de placement.

     

    Elle exclut quelques producteurs de bombes à sous-munitions et de mines antipersonnel. Les investissements dans les contrats alimentaires sont également exclus.

    • Mi-2019, le Conseil fédéral a créé un groupe de travail "Finance durable". Il se réfère aux obligations internationales de la Suisse dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat et des objectifs de développement durable de l'ONU (Agenda 2030). Les efforts visent à conclure des accords sectoriels, qui devraient notamment accroître la transparence quant à l'orientation durable des acteurs et comment ils se positionnent en conséquence.
    • Par conséquent, l'Institution de supplétion devrait réfléchir à la manière dont elle présentera à l'avenir de manière transparente au public le résultat de l'orientation durable de sa politique de placement, en particulier son impact réel sur la société dans son ensemble.
    • De même, dans un premier temps, elle devrait élaborer et communiquer les principes d'une politique de durabilité/ESG visant à intervenir de manière exhaustive et durable dans les décisions prises dans le cadre du processus d'investissement proprement dit.

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    L'Institution de supplétion ne dispose pas d'une stratégie publique pour aborder la question du changement climatique qui a un impact sur sa politique d'investissement.

    • L'ASIP, l'association suisse des institutions de prévoyance, recommande dans ses directives de placement (juillet 2018, traduction de l’allemand) : "Les risques ESG et les risques climatiques … font partie des risques économiques et doivent être analysés en conséquence dans le cadre de la définition de la stratégie d'investissement".
    • Son obligation fiduciaire envers ses assurés impose à l'Institution de supplétion de définir les mesures qu'elle entend prendre pour contrer ces risques et de les communiquer au public.
    • Lors de la sélection des fonds, il faudrait avoir à disposition ou obtenir, sur toutes les entreprises investies, des données complètes de rating ESG et d'intensité de CO2 afin de pouvoir faire usage de produits présentant la meilleure durabilité et un profil risque/rendement optimal.

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    Jusqu'à présent, l'Institution de supplétion n'a pris aucune mesure explicite pour décarboniser son portefeuille.

     

    Adhésion à des associations de développement durable

     

    Aucune affiliation n'est connue à une association de développement durable.


    Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    L'Institution de supplétion manque d'une politique publique en matière de dialogue (engagement) avec les entreprises investies à l'étranger dans le domaine ESG.

     

    L'Institution de supplétion n'exerce son droit de vote dans les entreprises suisses que dans le respect des principes de gouvernance. Elle manque de politique publique concernant l'exercice des droits de vote ESG à l'étranger.

     

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    L'Institution de supplétion n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

    ____________________

     

    Conclusion:

    Une stratégie climatique visant à décarboniser le portefeuille et à abandonner les entreprises fossiles qui n'ont pas opté pour un modèle économique durable basé sur les énergies renouvelables fait toujours défaut. En conséquence, l'Institution de supplétion est encore loin d'être respectueuse du climat.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: stagnante

    • Compte tenu du poids de l'Institution et des progrès réalisés par ses homologues, elle devrait aborder plus en profondeur la question de la durabilité,  entendue comme l'application holistique des critères ESG, et la gestion des risques financiers liés au climat.
    • Des travaux préparatoires devraient concevoir un engagement ESG et climatique efficace avec les entreprises concernées ainsi qu'une restructuration du portefeuille dans le même sens.

    Vita Fondations collectives et Zurich Assurances

     

    Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

    Caisse de Pension Bernoise CPB/BPK

     

    Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

    Caisse de pension Novartis

     

    Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

    Caisse de prévoyance de l'État de Genève CPEG

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    La CPEG a un volume d'investissement total d'environ CHF 16 milliards et se classe environ au 17ème rang des caisses de pension en Suisse.

     

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    La CPEG a l’obligation légale (article 4 de la LCPEG de l'État de Genève) d’inscrire son activité dans le cadre du développement durable et des investissements responsables. Par conséquent, conformément à sa Politique générale du développement durable, elle respecte des principes de durabilité.

     

    Pour les investissements mobiliers, elle précise que, dans la mesure du possible, lors de la sélection de gestionnaires, la Caisse intègre dans son évaluation la manière dont les gérants prennent en compte des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans leur processus d’investissement.

     

    Elle n’investit pas dans des sociétés contrevenant gravement aux critères ESG (environnemental, social et de gouvernance) sur la base de rapports de la société Inrate SA. Ce prestataire de service doit par ailleurs tenir compte de l'aversion de la CPEG pour les entreprises principalement actives dans certains secteurs controversés (armement, énergie nucléaire, jeux de hasard, pornographie, tabac, OGM non thérapeutiques, matières premières), tout en mesurant l’incidence de ces exclusions sur la performance, les risques et les coûts.

     

    En juillet 2018, la CPEG a ajouté le secteur du charbon à cette liste d'exclusion (voir en bas).

     

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    La CPEG déclare dans un communiqué relatif à son adhésion à l'IIGCC (voir ci-dessous) que "les investisseurs institutionnels ont un devoir fiduciaire de considérer les opportunités d’investissement liées au changement climatique et de jouer un rôle actif dans la transition énergétique", et que "le changement climatique risque d'impacter de différentes manières toutes les classes d'actifs et tous les secteurs de l’économie. L’effort doit être poursuivi sur la durée et être intégré au quotidien dans la prise de décision".

     

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    La CPEG exclut les domaines d’investissement de l’extraction et de la production de charbon. Ainsi, selon sa politique d'exclusions, les entreprises principalement actives dans ces secteurs sont exclues. Cette mesure s'applique aux actions et aux obligations.

     

    Adhésion à des associations de développement durable

     


    La CPEG est membre de l'ETHOS Engagement Pool Suisse et du nouvel ETHOS Engagement Pool International.

     

    Sur le plan international, elle est membre de l'Institutional Investors Group on Climate Change (IIGCC), une coalition d'investisseurs qui s'engagent à collaborer pour lutter contre le changement climatique et à mettre en oeuvre un avenir pauvre en carbone.
     
    Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    En tant que membre de l'ETHOS Engagement Pool International, elle participe depuis juin 2018 au programme d'engagement pluriannuel en cours, qui demande à 8 compagnies d'électricité européennes de se préparer à un avenir pauvre en carbone.

     

    Dans ce contexte et en tant que membre de l'Institutional Investors Group on Climate Change (IIGCC), elle a envoyé un signal fort aux gouvernements et aux politiciens de tous les pays en signant le Global Investor Statement to Governments on Climate Change. À ce jour, plus de 630 investisseurs mondiaux, y compris des investisseurs institutionnels de premier plan, demandent que des mesures efficaces soient prises en temps utile pour mettre en œuvre l'Accord de Paris sur le climat.
     

    La CPEG est signataire de la Climate Action 100+ des grands investisseurs mondiaux, qui cible les 100 plus grands émetteurs de gaz à effet de serre. Son plan est de " travailler avec les entreprises dans lesquelles nous investissons pour s'assurer qu'elles minimisent et publient les risques, et qu'elles maximisent les opportunités offertes par le changement climatique et la politique climatique ".

     

    Enfin, la Caisse est devenue signataire de l'Investor Decarbonization Initiative de ShareAction. Cette initiative d'engagement climatique vise à garantir que les entreprises utilisent 100 % d'énergie renouvelable, augmentent leur efficacité énergétique et passent à la mobilité électrique.

    • Actuellement, les effets d'un dialogue actif (engagement) avec les entreprises fossiles restent incertains. L'engagement devrait être basé sur des objectifs définis dans le cadre de la gestion des risques et en accord avec la trajectoire de 1,5°C. Une mesure d'impact et une révision périodiques de la stratégie de l'engagement devraient être effectuées, et les résultats en devraient être publiés de manière transparente. Si le modèle du business ne change pas, le désinvestissement est approprié pour des considérations de risque; cela devrait être signalé et publié sous la forme d'un engagement volontaire. En cas d'échec, une sous-pondération progressive de la société fossile dans le portefeuille et/ou des délais de sortie clairs devraient être définis et communiqués de manière transparente. 

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

     

     

     

    ____________________

     

    Conclusion:

     

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation:

    Activités politiques

     

    2015 : Projet de loi "Réduisons les risques financiers de la CPEG" modifiant la loi instituant la Caisse de prévoyance de l'Etat de Genève (LCPEG), qui veut interdire les placements dans les entreprises des énergies fossile, déposé par Boris Calame (Les Verts) au parlement cantonal. Renvoyé (2016) à la Commission des finances. Cette dernière décide (2016) d'auditionner la CPEG. La caisse demande un avis de droit au Prof. Jacques-André Schneider de l'Université de Lausanne. Basée sur cet avis, la CPEG déclare que les cantons ne disposent pas d'une compétence de législation propre en matière des placements. Elle précise que seulement un principe général d'orientation comme article 4 de la LCPEGest permissible. Par conséquent, la Commission des finances refuse l'entrée en matière (2016).

    Cependant, ceci est en contradiction avec l'énoncé (en allemand, traduction ad-hoc) du Prof. Kieser et du Dr. Saner dans "Vermögensanlage von Vorsorgeeinrichtungen", Allgemeine Juristische Praxis, 2017, qui affirme la compétence des cantons et des communes de réglémenter spécifiquement les placements pour des raisons éthiques.

     

    2017 : Proposition de motion "pour préserver la CPEG des risques boursiers considérables liés aux investissements dans les énergies fossiles", Boris Calame (Les Verts), qui demande au gouvernement de "demander à ses représentants au sein du comité de la CPEG de tout entreprendre pour que la caisse de prévoyance désinvestisse rapidement des énergies fossiles". Renvoyée à la Commission des finances (avril 2017).

     

    Janvier 2018 : Dans une note à cette commission, le motionnaire aborde en particulier à trois risques: les risques physiques avec les évènements climatiques qui peuvent détruire des biens; les risques de la transition énergétique avec le passage d'une situation à une autre, notamment la reaction du marché sur la valeur du portefeuille; les risques (juridiques) de responsabilité que les investisseurs ont, avec les démarches qui pourraient être entamées par les lésés du non-respect du devoir de diligence.

    Novembre 2018 : Question écrite urgente Pierre Eckert (Les Verts) "Quels sont les résultats détaillés des évaluations de compatibilité climatique des investissements de la CPEG ?" Elle appelle à une transparence totale des résultats des deux études (dont la première est l'étude climatique de l'OFEV) qu'elle a réalisées selon les informations disponibles. En fait, les informations publiées par la Caisse sont très limitées (voir ci-dessus sous "Climat-compatibilité des investissements").

     

    Décembre 2018 : Pour la réponse, le gouvernement obtient les résultats des deux études, ainsi que le rapport original de l'analyse de l'OFEV (voir les conclusions ci-dessus sous "Climat-compatibilité des investissements").

     

    Octobre 2019 : Propositon de motion Pierre Eckert (Les Verts) "Une stratégie climatique pour la CPEG". Elle fait référence au fait que le Conseil d'État, en tant qu'employeur finançant les pensions, est tenu d'obtenir de la Caisse les mesures appropriées pour assurer les pensions futures. Dans ce contexte, le gouvernement est invité à soumettre un certain nombre de questions à la Caisse. Par exemple, il est suggéré que les règles de placement, le processus de placement et les dispositions de placement individuelles pour les gestionnaires de fortune précisent comment gérer les risques financiers et les opportunités liés au climat et qu'une stratégie climatique soit élaborée dans le but d'investir conformément au 1,5°. Pour atteindre cet objectif, une décarbonisation rapide du portefeuille devrait être prioritaire et des objectifs et des délais mesurables devraient être fixés.

    Activités syndicales

     

    Mars 2017 : La Communauté genevoise d'action syndicale (CGAS - Les syndicats de Genève) lance l' initiative "pour un désinvestissement des énergies fossiles" en invitant tou-te-s les délégué-e-s des travailleurs au sein des caisses de pension d’envoyer une lettre à l'organe suprême en leur proposant un modèle.

     

    Mars 2019 : La Communauté genevoise d'action syndicale (CGAS - Les syndicats de Genève) publie sa Charte relative aux principes d’investissements responsables des institutions de prévoyance professionnelle. En plus d'une variété de dispositions fondées sur les principes ESG (Environmental, Social, Governance) , elle exclut les sociétés qui génèrent une part significative (plus de 1%) de leurs revenus avec les énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz de schiste/fracking). Cette Charte décrit les principes et les règles qui doivent orienter les délégués du personnel des organisations syndicales affiliées lors des décisions d’investissement (donc aussi ceux de la CPEG).

     

    Dialogue entre assuré-e-s et caisse

     

    Juin 2019 : L'Assemblée de délégués de la CPEG vote à grande majorité pour le respect de la Charte relative aux principes d’investissements responsables des institutions de prévoyance professionnelle de la CGAS de la part de la CPEG ( voir ci-dessus; renseignement personnel).

     

    Groupe d'assuré.e.s de la CPEG pour le désinvestissement

     

    Janvier 2018 : le Groupe de contact d'assurés de la CPEG pour le désinvestissement , composé de 33 assuré-e-s auprès de la CPEG, envoie une lettre au Conseil de fondation au nom des participants CPEG de retraites-sans-risques.ch. Elle comprend des questions sur la mesure et le reporting de la compatibilité climatique, la stratégie de gestion des risques climatiques, le manque d'engagement des investisseurs à l'étranger et la participation des bénéficiaires. La soumission de CPEG DIVEST exige également une stratégie de sortie claire et transparente des investissements dans les entreprises de combustibles fossiles.

     

    Mars 2018 : la CPEG répond que les résultats de l'étude climatique de l'OFEV à laquelle la Caisse à participé font actuellement l'objet d'une analyse approfondie, et qu'elle ira revenir sur les questions posées vers fin juin 2018.

     

    Novembre 2018 : la CPEG répond qu'elle estime les résultats du test climatique de l'OFEV lacunaires car il portaient seulement sur 8% des investissements. Elle informe qu'elle a mené une étude complémentaire sur l'empreinte carbone de l'ensemble de ses actions et obligations d'entreprise, et que celle-ci aurait demontré que les émissions de C02 du portefeuille sont "inférieures à celles du marché".

    En fait, en attribuant peu de pertinence à l'étude de l'OFEV, la CPEG montre sa réticence à envisager d'éliminer ou au minimum sous-pondérer les investissements bruns dans les secteurs fossiles (conglomérats mixtes qui produisent du charbon et d'autres matières premières, producteurs de pétrole et de gaz naturel, centrales électriques utilisant le charbon et le gaz naturel, producteurs d'automobiles voués aux pétrole) et de surpondérer les investissements verts respectueux du climat (comme les producteurs d'électricité à base de technologie photovoltaïque ou éolienne, les industries de l'électromobilité) . Ce sont précisément les secteurs les plus nuisibles au climat et leurs alternatives vertes qui ont fait l'objet de l'étude de l'OFEV.

    Dans la la lettre, elle fournit également des informations sur les mesures qu'elle a déjà publiées (voir le sous-chapitre "Climat-compatibilité climatique des investissements" (ci-dessus).

     

    Février 2019 : le Groupe d'assuré.e.s de la CPEG prend à nouveau position. Dans sa lettre, il formule des recommandations sur la décarbonisation stratégique du portefeuille. L'inscription d’une stratégie climatique dans la “Politique générale de développement durable” est proposée pour mettre en œuvre une décarbonisation pratique par désinvestissement/investissement, associée à un objectif mesurable p.ex. moins 50% entre l’année 2025.

    Le Groupe invite la CPEG à discuter de ces questions lors d'une réunion et constitue une délégation à ce but.

     

    Avril 2019 : dans sa réponse, la CPEG décrit en détail sa politique actuelle sur l'investissement responsable. Parmi ses informations, il y a aussi des projets tournés vers l'avenir (voir ci-dessus sous " Climat-compatibilité de la politique de placements". Elle annonce également son intention de réaliser chaque année une étude carbone; la prochaine est programmée au mois d'août 2019.

     

    Toutefois, la Caisse ne juge pas nécessaire de procéder à une réunion avec la délégation du groupe d'assuré.e.s proposée. Outre le fait que ce déni est un affront plutôt inhabituel, la réponse de la CPEG montre qu'elle n'est pas vraiment consciente de l'urgence des risques financiers liés au climat et du potentiel de rentabilité des investissements verts et respectueux du climat. Elle se concentre principalement sur le dialogue avec les entreprises d'énergie fossile, en espérant que cette industrie puisse être influencée pour changer son modèle d'affaires vers une trajectoire de décarbonisation qui vise à atteindre l'objectif climatique de 1,5° de réchauffement d'ici 2050. La CPEG a l'illusion que son approche actuelle de l'Investor's Engagement la protège des risques financiers liés aux changements climatiques en temps opportun. La Caisse ne tient pas compte de la possibilité de minimiser au moyen de la décarbonisation ses risques considérables en tant que institution de prévoyance sous-financée. Et elle semble aveugle aux opportunités d'investissements respectueux du climat dans la révolution verte (transition énergétique).

     

    Ensemble avec l'Alliance climatique, le Groupe publie un avis sur le refus de recevoir une délégation.

    Pensionskasse Basel-Stadt PKBS

     

    Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

    Caisse de pensions de l'État de Vaud CPEV

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    La CPEV a un volume d'investissement total d'environ CHF 16 milliards et se classe environ au 19ème rang des caisses de pension en Suisse.

     

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    La CPEV a l’obligation légale (article 17 de la LCP de l'État de Vaud) de définir une stratégie en matière de développement durable et d'investissements responsables . Avec sa Charte d'investissement responsable, appliquée par son gestionnaire Retraites Populaires, elle intègre les critères de durabilité (Environmental, Social, Governance ESG).

     

    La Caisse exclut les sociétés actives dans les bombes à sous-munitions et mines antipersonnel et les sociétés dont plus de 5 % du chiffre d’affaires est lié à l‘armement nucléaire.

     

     

     

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

     

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

     

     

    Adhésion à des associations de développement durable

     

     


    Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

     

     

     

     

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

     

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

     

    ____________________

     

    Conclusion:

     

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation:

     

    Activités politiques

     

    2016 : Postulat Jean-Pierre Dolivo, La Gauche (POP-Solidarités), "La CPEV doit désinvestir des énergies fossiles" au parlement cantonal, qui demande une étude sur l'opportunité pour la CPEV de se retirer de ce secteur. Renvoyé en commission, la majorité propose le refus. Au parlement, par contre, les arguments de la minorité gagnent et le postulat est accepté.

     

    Dialogue entre assuré-e-s et caisse

     

    Groupe de contact CPEV DIVEST

     

    Mars 2018 : le groupe de contact CPEV DIVEST, composé de 44 assuré-e-s auprès de la CPEV, envoie une lettre au Conseil de fondation au nom des participants CPEV de retraites-sans-risques.ch. Elle comprend des questions sur la mesure et le reporting de la compatibilité climatique, la stratégie de gestion des risques climatiques, le manque d'engagement des investisseurs à l'étranger et la participation des bénéficiaires. La soumission de CPEV DIVEST exige également une stratégie de sortie claire et transparente des investissements dans les entreprises de combustibles fossiles.

     

    Avril 2018 : la caisse indique, sur demande de l'Alliance climatique, qu'il est prévu d'ajouter la requête de CPEV DIVEST à l'ordre du jour de la réunion du Conseil d'administration de fin mai 2018.

     

    Juin 2018 : sur nouvelle demande de l'Alliance climatique, la caisse annonce que le Conseil d'administration a pris note de la lettre et qu'une réponse est en cours d'élaboration.

     

    Décembre 2018 : le Conseil d'administration répond que les résultats du test climatique de l'OFEV avaient montré que les investissements du portefeuille de la CPEV sont alignés sur la moyenne des institutions participantes, ce qui correspond à la politique d'investissement qui est en adéquation avec le marché. La CPEV informe que la question du changement climatique est d'un grand intérêt pour de nombreux caisses de pension. La stratégie actuelle de la CPEV est celle des actions "d'engagement". Toutefois, il convient de noter que les activités d'engagement actuelles n'incluent guère l'impact sur les secteurs principalement exposés au CO2.

    Le président et la vice-présidente du Conseil d'administration indiquent dans la lettre de réponse que la CPEV est en contact avec de nombreux pairs afin d'élaborer une stratégie climatique, mais que la question est complexe et nécessite donc une approche structurée. Dans la déclaration de la CPEV, selon laquelle elle souhaite acquérir une vue d'ensemble de la question climatique, une perspective d'évolution vers une stratégie climatique est perceptible.

     

    Avril 2019 : le groupe de contact CPEV DIVEST envoie une nouvelle lettre au Conseil d'administration Entre autres l'inscription d’une stratégie climatique dans la Charte d'investissement responsable, gerée par Retraites Populaires est proposée pour mettre en œuvre une décarbonisation pratique par désinvestissement/investissement, associée à un objectif mesurable p.ex. moins 50% entre l’année 2025.

    Le Groupe invite la CPEV à discuter de ces questions lors d'une réunion et constitue une délégation à ce but.

     

    Mai 2019 : Sur invitation de Retraites Populaires, gestionnaire de la CPEV, un échange a lieu avec un représentant de l'Alliance climatique. Retraites Populaires informe des efforts en cours en vue de renforcer la sélection des titres sur base des critères ESG. Ces plans visent également à mettre au point une stratégie climatique. La démarche s'appliquera à tous les caisses de pension gérées par Retraites Populaires : CPEV, CIP, CCAP, ECA-RP, Profelia. Toutes ces institutions investissent pour les actifs mobiliers dans des fonds dédiés de la plateforme de gestion de Retraites Populaires. Par conséquent l’approche responsable présentée est identique à toutes les caisses.

     

    Fin mai 2019 : Dans sa réponse à la lettre de CPEV DIVEST du mois d'avril 2019 (voir ci-dessus), le Conseil d'administration informe en transparence de ses activités en cours. La Caisse partage le point de vue selon lequel l'inclusion des risques financiers de la transition énergétique fait partie du devoir de diligence. En ce qui concerne de l'engagement actif, elle entend mener une réflexion sur la nature de la démarche dans l'hypothèse où cette influence ne porterait pas ses fruits. Elle informe qu'en plus des actions, elle inclura désormais les obligations dans sa politique ESG; ainsi, cela permettra de cibler 60 % des actifs de la CPEV et, par conséquent, elle s'attend à obtenir davantage de données sur l'empreinte carbone de son portefeuille. Elle précise également qu'une étude est en cours sur l'axe des exclusions concernant les effets d'une élimination prévue des producteurs de charbon. Enfin, elle adoptera la proposition de CPEV DIVEST d'intégrer la stratégie climatique de la Caisse à la Charte d'investissement responsable.

     

    Mouvement de la société civile

     

    Mai 2019 : le mouvement DIVEST VAUD des citoyens se forme. Réunissant des personnalités, dont le Prix Nobel Jacques Dubochet, il demande via la plateforne cpev-divest.chà la Caisse de décarboniser son portefeuille. Ce soutien populaire confirme l'importance de rencontrer la délégation de CPEV DIVEST pour dialoguer avec eux sur le plan des mesures envisagées. L'effet médiatique du lancement est considérable : la plupart des médias de Suisse romande comme LeTemps, 24heures, Tribune de Genève, Le Matin, 20 minutes, les radios et bien plus encore en parlent.

     

    Juillet 2019 : le mouvement envoye une lettre au Conseil d'administration ou il demande de présenter un plan d'action clair définissant

    • les objectifs chiffrés d'alignement sur l'objectif climatique
      Par exemple : décarbonisation du portefeuille à hauteur de 50% en 2025, 100% en 2030 ;

    • les actions de minimisation des risques de transition ;

    • les bases de calcul et la publication des résultats intermédiaires.

    Il sollicite d'ailleurs une rencontre au mois de septembre avec les responsables de la CPEV afin de pouvoir discuter, comprendre et transmettre ensuite aux plus de 1000 signataires les avancées des retraites vers des investissements respectant l'Accord de Paris et protégeant les avoirs de la bulle carbone.

     

    Activités syndicales

     

    Juillet 2019 : Le mouvement DIVEST VAUD annonce que trois syndicats de la fonction publique, SSP, SUD et FSF (voir le communiqué FSF) relayent son appel citoyen.

     

    Atélier entre des délégations du Conseil d'administration, de Retraites Populaires et du mouvement DIVEST Vaud

     

    Septembre 2019 :

     

     

     

     

    Helvetia Fondations collectives prévoyance du personnel, Prisma et BVG Invest

     

    Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

     

  • APK, ComPlan, Allianz, Roche, CPE/PKE, BLPK, Coop, Swisscanto, sgpk, STENFO

     

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    Saut à la fin de ce bloc - au début du bloc suivant

    Aargauische Pensionskasse APK

     

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    ComPlan Caisse de pension Swisscom

     

     

    Allianz Fondations collectives (LPP, Prévoyance complémentaire, Pension Invest)

     

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    Caisse de pension de la F. Hoffmann-La Roche AG

     

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    CPE Fondation de prévoyance Energie

     

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    Basellandschaftliche Pensionskasse BLPK

     

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    CPV/CAP Caisse de pension Coop

     

     

    Swisscanto Fondation collective

     

    Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

    St. Galler Pensionskasse sgpk

     

    Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

    Fonds de désaffectation pour les installations nucléaires et fonds de gestion des déchets radioactifs provenant des centrales nucléaires STENFO

     

    Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

  • LUPK, Profond, CACEB/BLVK, GastroSocial, Nestlé, CIEPP, Proparis, PAT-BVG, PKG, Previs

     

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    LUPK Luzerner Pensionskasse

     

    Vous trouverez les détails de la LUPK du canton de Lucerne, la première caisse de pension durable de droit public, sous la rubrique "Pionniers".

    Profond Institution de prévoyance

     

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    Caisse d'assurance du corps enseignant bernois CACEB /

    Caisse Bernische Lehrerversicherungskasse BLVK

     

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    GastroSocial Caisse de pension

     

    Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

    Nestlé Fonds de Pensions

     

     

    CIEPP Caisse Inter-Entreprises de Prévoyance Professionelle

     

    Climat-compatibilité de la politique de placements

     

    Caractérisation

     

    La CIEPP a un volume d'investissement d'environ 7 milliards de francs suisses et se classe environ au rang 35 des des caisses de pension en Suisse.

     

    Politique en matière de durabilité/ESG

     

    Les informations sur la politique de placement disponibles sur le site Internet et les documents qui y sont liés ne font pas référence à une politique de durabilité ou à l'inclusion de critères ESG (environnementaux, sociaux, de gouvernance) dans le processus d'investissement.

    • Mi-2019, le Conseil fédéral a créé un groupe de travail "Finance durable". Il se réfère aux obligations internationales de la Suisse dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat et des objectifs de développement durable de l'ONU (Agenda 2030). Les efforts visent à conclure des accords sectoriels, qui devraient notamment accroître la transparence quant à l'orientation durable des acteurs et comment ils se positionnent en conséquence.
    • En conséquence, la CIEPP devrait examiner comment elle présentera sa politique d'investissement au grand public de manière transparente à l'avenir.
    • De même, dans un premier temps, elle devrait élaborer et communiquer les principes d'une politique de durabilité/ESG visant à intervenir de manière exhaustive et durable dans les décisions prises dans le cadre du processus d'investissement proprement dit.

    Prise en compte des risques climatiques dans le cadre de la politique ESG, respect de l'expertise juridique de NKF

     

    La CIEPP ne dispose pas d'une stratégie publique pour aborder la question du changement climatique qui a un impact sur sa politique d'investissement.

    • L'ASIP, l'association suisse des institutions de prévoyance, recommande dans ses directives de placement (juillet 2018, traduction de l’allemand) : "Les risques ESG et les risques climatiques … font partie des risques économiques et doivent être analysés en conséquence dans le cadre de la définition de la stratégie d'investissement".
    • Son obligation fiduciaire envers ses assurés impose à la CIEPP de définir les mesures qu'elle entend prendre pour contrer ces risques et de les communiquer au public.​

    Mesures prises pour décarboniser le portefeuille

     

    La CIEPP n'a pas encore pris de mesures pour décarboniser le portefeuille.

     

    Adhésion à des associations de développement durable


    La CIEPP est membre de l'ETHOS Engagement Pool Suisse et du nouvel ETHOS Engagement Pool International.

     

    Engagement effectif pour le climat et exercice du droit de vote à l'étranger (secteurs des énergies fossiles)

     

    En tant que membre de l'ETHOS Engagement Pool International, elle participe depuis juin 2018 au programme d'engagement pluriannuel en cours, qui demande à 8 compagnies d'électricité européennes de se préparer à un avenir pauvre en carbone.

    • Actuellement, les effets d'un dialogue actif (engagement) avec les entreprises fossiles restent incertains. L'engagement devrait être basé sur des objectifs définis dans le cadre de la gestion des risques et en accord avec la trajectoire de 1,5°C. Une mesure d'impact et une révision périodiques de la stratégie de l'engagement devraient être effectuées, et les résultats en devraient être publiés de manière transparente. Si le modèle du business ne change pas, le désinvestissement est approprié pour des considérations de risque; cela devrait être signalé et publié sous la forme d'un engagement volontaire. En cas d'échec, une sous-pondération progressive de la société fossile dans le portefeuille et/ou des délais de sortie clairs devraient être définis et communiqués de manière transparente. 

    La CIEPP manque de politique publique concernant l'exercice des droits de vote ESG à l'étranger.

     

    Mesure de l'empreinte CO2 ou du risque climatique financier avec analyse de scénarios

     

    Aucune intention n'a été publiée pour déterminer la compatibilité climatique en mesurant l'empreinte CO2 ou les pertes potentielles de valeur du portefeuille par une analyse de scénario.

     

    Planification de mesures ultérieures de décarbonisation au niveau du portefeuille

     

    La CIEPP n'a pas annoncé d'intention de préparer un concept pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l'Accord de Paris.

    ____________________

     

    Conclusion:

    Une stratégie climatique visant à décarboniser le portefeuille et à abandonner les entreprises fossiles qui n'ont pas opté pour un modèle économique durable basé sur les énergies renouvelables fait toujours défaut. En conséquence, la CIEPP est encore loin d'être respectueuse du climat.

     

    Tendance 2018-2020:

    Évaluation: stagnante

    • Compte tenu du poids de la CIEPP et des progrès réalisés par ses homologues, elle devrait aborder la question de la durabilité,  entendue comme l'application holistique des critères ESG, et la gestion des risques financiers liés au climat.
    • Des travaux préparatoires devraient concevoir un engagement ESG et climatique efficace avec les entreprises concernées ainsi qu'une restructuration du portefeuille dans le même sens.

    Proparis

     

    Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

    PAT-BVG

     

    Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

    PKG

     

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    Previs

     

    Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

  • PKSO, Gemini, ICPT, CPPEF Canton Fribourg, CAP Prévoyance, prévoyance.ne, CPVAL, Zürcher Kantonalbank, Zuger PK, Sulzer

     

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    Saut à la fin de ce bloc - au début du bloc suivant

    Pensionskasse Kanton Solothurn PKSO

     

    Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

    GEMINI Fondation collective

     

    Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici

    Istituto di Previdenza del Cantone Ticino IPCT

     

    Vous trouverez les détails dans la section Suisse alémanique ici (en langue italienne)

    Caisse de prévoyance du personnel de l’Etat de Fribourg (CPPEF) / Pensionskasse des Staatspersonals Freiburg (PKSPF)

     

     

    CAP Prévoyance (Genève ville et communes)

     

     

     

    Activités politiques

     

    2016 : La Résolution Joris Vaucher (Les Verts) au Conseil communal de la ville de Genève "Désinvestissons du pétrole, du gaz et du charbon: vers une Ville de Genève «zéro fossile»", demande de saisir l'opportunité de la campagne internationale de désinvestissement des énergies fossiles pour en faire autant avec les investissements de la Ville de Genève pour ses fonds propres, notamment à travers CAP Prévoyance. L'objet est soutenu par le conseil communal et renvoyé à la Commission des finances. Lors d'une audition, la représentante du gouvernement de la ville rappelle l'autonomie de décision de l'organe suprème paritaire de la caisse qui impliquerait aucun pouvoir de direction. Cependant, ceci est en contradiction avec l'énoncé (en allemand, traduction ad-hoc) du Prof. Kieser et du Dr. Saner dans "Vermögensanlage von Vorsorgeeinrichtungen", Allgemeine Juristische Praxis, 2017, qui affirme la compétence des cantons et des communes de réglementer spécifiquement les placements pour des raisons éthiques.

     

    Janvier 2018 : La Commission des finances demande un rapport (non publié) de la part du gouvernement et de CAP Prévoyance. Elle accepte la Résolution, qui est ainsi inscrite à l'ordre du jour du parlement. Les membres des Verts, du PS, d'Ensemble à Gauche, du PDC et de l'UDC annoncent que leurs partis iront voter pour la Résolution afin d'envoyer un signal clair à CAP Prévoyance.

     

    Janvier 2019 : la Résolution Joris Vaucher est acceptée au Conseil communal.

    Activités syndicales

     

    Mars 2017 : La Communauté genevoise d'action Syndicale (CGAS - Les syndicats de Genève) lance l' initiative "pour un désinvestissement des énergies fossiles" en invitant tou-te-s les délégué-e-s des travailleurs au sein des caisses de pension d’envoyer une lettre à l'organe suprême en leur proposant un modèle.

     

    Mars 2019 : La Communauté genevoise d'action syndicale (CGAS - Les syndicats de Genève) publie sa Charte relative aux principes d’investissements responsables des institutions de prévoyance professionnelle. En plus d'une variété de dispositions fondées sur les principes ESG (Environmental, Social, Governance) , elle exclut les sociétés qui génèrent une part significative (plus de 1%) de leurs revenus avec les énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz de schiste/fracking). Cette Charte décrit les principes et les règles qui doivent orienter les délégués du personnel des organisations syndicales affiliées lors des décisions d’investissement (donc aussi ceux de CAP Prévoyance).

    Dialogue entre assuré-e-s et caisse

     

    Groupe d'assuré.e.s de CAP Prévoyance pour le désinvestissement

     

    Mars 2019 : le groupe d'assuré.e.s de CAP Prévoyance envoie une lettre au Conseil de fondation au nom des participants CAP Prévoyance de retraites-sans-risques.ch. Il soutient la voie choisie par la Caisse (voir ci-dessus) du désengagement progressif des « secteurs sensibles » et le principe de sélection d’entreprises « best-in-class », et il s'attend à ce que la sensibilité inclue également la compatibilité climatique. Cependant, compte tenu des risques financiers liés au climat et des opportunités de rendement offertes par la transition énergétique, il s'attend que le réexamen en cours de la Charte relative aux principes d'investissements responsables (voir ci-dessus) aboutisse, sous le volet de l’intégration des facteurs ESG (Environment, Social, Governance), à une stratégie climatique systématique.

     

    Juin 2019 : dans sa réponse, CAP Prévoyance ne se prononce pas sur les attentes de décarbonisation de ses portefeuilles, mais indique qu'elle dispose déjà d'un portefeuille intégrant les critères ESG et qui "affiche un bon résultat au regard de l'empreinte carbone". Ceci, sans donner d'informations précises sur son ampleur. De plus, elle informe que les instances de la Fondation "procèdent actuellement à un réexamen de la Charte des investissements responsables et des différents mandats et indices intégrant les facteurs dits ESG" (Voir l'évaluation des progrès climatiques potentiels de l'intégration ESG ci-dessus).

     

    prévoyance.ne

    du Canton de Neuchâtel, villes de Neuchâtel, La-Chaux-de-Fonds, Le Locle

     

     

     

    Activités politiques

     

    Janvier 2018 : L' Interpellation Martine Docourt Ducommun (PS) "Investissements fossiles - qu'en est-il de prévoyance.ne?" pose des questions concernant la participation de prévoyance.ne à l'étude climatique de l'OFEV.

     

    Fevrier 2018 : Dans sa réponse, le représentant du gouvernement informe (p. 22) que prévoyance.ne à participé à cette étude et il laisse comprendre que le résultat indique que son portefeuille est proche à la moyenne. Par contre, il annonce que la publication du rapport n'est pas prévue, mais, sur demande, que celle-ci pourrait faire objet d'une discussion dans une prochaine rencontre entre la Commission Prévoyance - "qui permet au parlement de maintenir un lien privilégié avec prévoyance.ne" - et la direction de la Caisse.

     

    Février 2019 : Le projet de loi du groupe socialiste (Martine Docourt Ducommun) demande que la loi LCPFPub du Canton de Neuchâtel sur la Caisse devrait être complétée par la disposition que ses activités soient entreprises d'une manière socialement et environnementalement responsable, dans le respect des générations futures, et que toute opération de placement ou d'investissement de la Caisse dans les domaines en lien avec les énergies fossiles ou nucléaire est prohibée dès l'année 2025. De plus, il demande qu'elle publie tous les trois ans un rapport relatif aux risques et à l’évolution des flux financiers liés aux énergies fossiles ou nucléaire qui concernent le placement de fortune.

     

    Mars-Mai 2019: Le projet de loi est traité dans la commission Prévoyance et retiré ensuite par ses auteurs.

    Caisse de prévoyance de l'État du Valais (CPVAL / PKWAL)

     

     

     

    Activités politiques

     

    2015 : Interpellation Christophe Clivaz, Les Verts "CPVAL, désinvestissement des énergies fossiles" au parlement cantonal. Dans sa réponse orale en session, le gouvernement reste vague et ne réplique pas aux questions concrètes.

     

    Mars 2019 : Le postulat Céline Dessimoz, Les Verts "Etat des lieux et plan de désinvestissement des énergies fossiles" cible également la CPVAL parmi d'autres institutions de la fonction publique.

     

    Septembre 2019: Le Grand Conseil rejette le postulat.

     

    Pensionskasse Zürcher Kantonalbank PKZKB

     

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    Zuger Pensionskasse

     

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    Sulzer Vorsorgeeinrichtung SVE

     

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  • Swiss Re, pk.tg, Swatch, Pax, CIP, SSR-SRG, PKGR, pkPRO Tellco, CPAT/PTV, PKSH

     

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    Pensionskasse Swiss Re

     

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    Pensionskasse Thurgau pk.tg

     

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    Caisse de pension Swatch

     

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    Pax Fondations collectives

     

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    Caisse intercommunale de pensions (CIP)

     

     

     

    Activités politiques

     

    2017, Vevey : Postulat Serge Ansermet, PS, au parlement communal, "Caisse de pension des employés communaux : désinvestir des énergies fossiles", demande à l'exécutif communal, dont les employés sont assurés chez la CIP, d'étudier la pertinence pour la caisse de se retirer de ce secteur. Accepté au parlement. Après consultation de la Caisse, la municipalité répond que l'élimination du secteur des énergies fossiles ouvrirait la porte à l'exclusion d'autres industries à forte intensité de CO2, ce qui serait intolérable. Par conséquent, elle demande au parlement de considérer le postulat comme réglé. En décembre 2017, le conseil communal dénie un suivi à ce postulat.

     

    2017, Nyon : Postulat Yvan Rytz, Les Verts, au parlement communal, "Durabilité et finances publiques - un devoir d'exemplarité", demande entre autre à la municipalité, dont les employés sont assurés chez la CIP, d'utliser les leviers à disposition pour demander à la CIP de ne plus investir dans l'économie carbonée". La commission en charge décide de prendre acte des demandes et attendre la réponse de la CIP. Dans cette réponse, la Municipalité se dit satisfaite de la politique d’investissement de la CIP qui accorde une part importante au développement durable, à rendement équivalent, tout en s’accordant une marge de manœuvre si nécessaire. Pourtant, elle promet d' écrire au Conseil d’administration de la CIP afin d'obtenir le rapport original du résultat du test climatique de l'OFEV. Enfin, en mai 2018, le parlement prend acte de la réponse de la Municipalité.

    Dialogue entre assuré-e-s et caisse

     

    Groupe de contact CIP Divest

     

    Avril 2019 : le groupe de contact CIP Divest envoie une lettre au Conseil d'administration au nom des participants CIP de retraites-sans-risques.ch. Entre autres l'inscription d’une stratégie climatique dans la Charte d'investissement responsable, gerée par Retraites Populaires est proposée pour mettre en œuvre une décarbonisation pratique par désinvestissement/investissement.

     

    Mai 2019 : Sur invitation de Retraites Populaires, gestionnaire de la CIP, un échange a lieu avec un représentant de l'Alliance climatique. Retraites Populaires informe des efforts en cours en vue de renforcer la sélection des titres sur base des critères ESG. Ces plans visent également à mettre au point une stratégie climatique. La démarche s'appliquera à tous les caisses de pension gérées par Retraites Populaires : CPEV, CIP, CCAP, ECA-RP, Profelia. Toutes ces institutions investissent pour les actifs mobiliers dans des fonds dédiés de la plateforme de gestion de Retraites Populaires. Par conséquent l’approche responsable présentée est identique à toutes les caisses.

     

    Juin 2019 : un groupe de délégué(e)s des employés de Renens et autres dépose la proposition à l'Assemblée des delégués de la CIP en juin 2019 (p. 52) : «La CIP planifie une décarbonisation de son portefeuille actions et obligations à hauteur de 50% d’ici 2025, en prenant comme modèle la PKZH et la LUPK.» Dans leur réponse, le Conseil d'administration et Retraites Populaires donnent des détails prometteurs sur l'évolution future vers une politique d'investissement durable et respectueuse du climat (voir ci-dessus).

     

    Juin 2019 : Dans sa réponse à la lettre de CIP DIVEST du mois d'avril 2019 (voir ci-dessus), le Conseil d'administration de la CIP se réfère à la réunion de sa gérante Retraites Populaires du mois de mai 2019 avec l'Alliance climatique et informe en transparence de ses activités en cours. La Caisse partage le point de vue selon lequel l'inclusion des risques financiers de la transition énergétique fait partie du devoir de diligence. En ce qui concerne de l'engagement actif, elle entend mener une réflexion sur la nature de la démarche dans l'hypothèse où cette influence ne porterait pas ses fruits. Elle informe qu'en plus des actions, elle inclura désormais les obligations dans sa politique ESG; ainsi, cela permettra de cibler 60 % des actifs de la CIP et, par conséquent, elle s'attend à obtenir davantage de données sur l'empreinte carbone de son portefeuille. Elle précise également qu'une étude est en cours sur l'axe des exclusions concernant les effets d'une élimination prévue des producteurs de charbon. Enfin, elle adoptera la proposition de CIP DIVEST d'intégrer la stratégie climatique de la Caisse à la Charte d'investissement responsable.

    Caisse de pension PKS-CPS de la SRG-SSR

     

     

    Pensionskasse Graubünden PKGR

     

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    Tellco pkPRO Sammelstiftung

     

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    CPAT Caisse de Prévoyance des Associations Techniques SIA STV BSA FSAI USIC (Pensionskasse PTV der Technischen Verbände)

     

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    Pensionskasse Schaffhausen PKSH (Kanton, Stadt)

     

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  • Institutions des 60+

     


    Dans cette catégorie, vous trouverez des institutions de prévoyance sélectionnées :

     

    - les caisses de retraite de droit public (qui devraient servir de modèles)


    - Les caisses de pension de droit privé en mouvement


    - sur la base des demandes de rating de la part d'assurés, de politicien*nes ou de représentants des médias

     

    Partie 1

     

    Stadt Bern, ASMAC/VSAO, NEST, PK Schwyz, Pro Public, PK Winterthur, PK Stadt Luzern, Abendrot, Complea Retraites Populaires

     

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    Caisse de pensions du personnel communal de Lausanne (CPCL)

    Activités politiques

     

    2015 : Postulat Hadrien Buclin (La Gauche), Romain Felli (PS), Vincent Rossi (Les Verts) au parlement communal, demandant au gouvernement d'étudier la pertinence pour la CPCL de se retirer du secteur des entreprises fossiles. Suite à l'avis favorable de la commission, le postulat est accepté (2016) au Conseil communal.

    Dans sa réponse (septembre 2017), la Municipalité reste très ambiguë. Elle rappelle l'autonomie de décision de l'organe suprème paritaire de la caisse qui impliquerait aucun pouvoir de direction. Cependant, ceci est en contradiction avec l'énoncé (en allemand, traduction ad-hoc) du Prof. Kieser et du Dr. Saner dans "Vermögensanlage von Vorsorgeeinrichtungen", Allgemeine Juristische Praxis, 2017, qui affirme la compétence des cantons et des communes de réglementer spécifiquement les placements pour des raisons éthiques.

     

    En outre, la Municipalité admet que la CPCL a placé 2.3% de ses investissements dans le secteur de l'énergie fossile et déclare qu'elle "plaide, notamment au sein du Conseil d'Administration de la caisse, en faveur d'un désengagement régulier et volontaire des énergies fossiles". Ceci contraste fortement avec d'autres considérations du rapport qui portent sur les coûts d'opportunité "si la performance future du secteur est plus élevée que le marché dans son ensemble", sur l'inefficacité d'un désinvestissement de la part de la caisse qui aurait un impact marginal, et sur des coûts d'administration augmentés sensiblement car la caisse s'éloignerait de sa stratégie passive de placement. Cette dernière position est pourtant en contradiction avec l'étude (en allemand) de l'OFEV "Risques Carbone pour la place financière suisse" qui affirme que même avec une "stratégie passive" le désinvestissement des énergies fossiles est simple et ne comporte pas des coûts intolérables, p.ex. en utilisant des véhicules de placement comme les "produit indiciels low carbon ou fossil-free" (voir "Reconnaître la tendance pour les énergies fossiles", p. 3).

     

    En conclusion, la Municipalité indique que la CPCL favorise l'exploration "des pistes possibles pour évoluer vers des investissements plus responsables qui sont notamment des investissements sur le long terme placés localement ou soutenant la durabilité au sein de l'économie mondiale".

     

    Août 2017 : La Municipalité répond à une question de Gaëlle Lapique (Les Verts) en admettant que la CPCL investit 0,5 pour mille de ses actifs dans la néfaste Dakota Access Pipeline relancée récemment par Donald Trump.

    Fevrier 2018 : La commission responsable discute du rapport de la Municipalité sur le postulat Buclin. Elle "souhaite que la Municipalité s'engage ... pour l'évaluation du portefeuille de la CPCL du point de vue de la durabilité et notamment à l'exposition au risque carbone". Par contre, la majorité de la commission est d'accord avec le rapport du gouvernement. La minorité de la commission s'y oppose dans son rapport. Elle fait valoir, entre autre, qu'il suffirait que la CPCL choisisse des gestionnaires de fonds externes proposant une gestion indicielle plus respectueuse du climat.

     

    Août 2018 : Les Grands-parents pour le climat et le groupement régional des Swiss Youth for Climate, soutenus par l'Alliance climatique, envoyent une lettre aux 100 députés du Conseil communal lausannois. Ils demandent le rejet du rapport de la Municipalité au postulat Buclin. Ils critiquent le manque d'engagement à l'égard des risques pour le climat et pour les retraites du personnel communal. Ils insistent pour que la CPCL clarifie sérieusement les possibilités qui s'offrent à elle pour rendre ses investissements respectueux du climat.

     

    Octobre 2018 : La Municipalité envoye une lettre aux députés, où elle informe qu'elle retire son rapport sur le postulat Buclin. Elle annonce de vouloir procéder "à une nouvelle analyse quant à une stratégie d'investissement durable et un désengagement des énergies fossiles".

    Dialogue entre assuré-e-s et caisse

     

    Groupe de contact CPCL DIVEST

     

    Février 2019 : le groupe de contact CPCL DIVEST, composé de plus de 15 assuré-e-s auprès de la CPCL, soutenu par un nombre de députés du Conseil communal et par les Grands-parents pour le climat et le groupement régional des Swiss Youth for Climate, envoie une lettre au Conseil d'administration au nom des participants CPCL de retraites-sans-risques.ch. Elle constate que l'intégration des facteurs ESG et des risques climatiques dans le réglement de placement et le processus d'investissement est actuellement totalement absente. Le groupe demande que la nouvelle analyse quant à une stratégie d'investissement durable et un désengagement des énergies fossiles - annoncée par la Municipalité et la Caisse (ci-dessus) - aboutisse, sous le volet de l'intégration des facteurs ESG, à une stratégie pouvant faire face aux risques climatiques du portefeuille-titres.

     

    Mars 2019 : dans sa réponse, la CPCL annonce son intention de prendre position sur les questions soulevées lors d'une réunion qui se tiendra en mai. Une délégation du groupe CPCL DIVEST y participera.

     

    Avril 2019 : le groupe CPCL DIVEST présente une liste de points à discuter lors de la réunion prévue.

     

    Juin 2019 : Les notes de la réunion de début mai 2019 établies par le groupe CPCL DIVEST sont jugées conformes aux propos qui ont éte échangés par les quatre membres participants du Comité de la CPCL.

    Les 4 représentants du Comité proposent que l’Alliance climatique rencontre le consultant de CPCL, MBS Capital. Sur leur proposition, les prochaines échéances peuvent être résumées ainsi :

    1. Séance MBS Capital, direction de la CPCL, Alliance climatique
    2. Séance technique avec des membres de la commission des placements et des représentants de la direction et de l’Alliance Climatique
    3. Échange dans la commission de placements et des représentants de la direction (sans Alliance Climatique).

    Juillet 2019: L'échange de l'Alliance climatique avec MBS Capital et la direction approfondit le thème de la voie vers des investissements plus durables.

     

    Septembre 2019: Le représentant de l'Alliance climatique présente les évidences des risques financiers liés au climat et de la meilleure performance des investissements durables et climat-compatibles à la commission de placements. Un certain nombre de recommandations à l'intention de la CPCL y figurent également. La CPCL confirme dans sa lettre de suivi qu'elle continue à mettre à jour sa politique d'investissement responsable et ne manquera pas de tenir informé l'Alliance climatique et le groupe CPCL Divest des évolutions de ses orientations vers mi-année 2020.

    Personalvorsorgekasse PVK der Stadt Bern und von Ostermundigen

     

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    Fondation de prévoyance ASMAC/VSAO

     

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    NEST Fondation collective

     

    Vous trouverez les détails de l'excellente caisse de pension durable NEST sous la rubrique "Pionniers".

    Pensionskasse des Kantons Schwyz PKS

     

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    Pro Public Vorsorge Genossenschaft

     

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    Pensionskasse der Stadt Winterthur PKSW

     

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    Pensionskasse der Stadt Luzern PKSL

     

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    Fondation Abendrot

     

    Vous trouverez les détails de l' excellente caisse de pension durable Abendrot sous la rubrique "Pionniers".

    Complea Fondation collective,

    gérée par Retraites Populaires

     

     

  • Institutions des 60+

     


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    - les caisses de retraite de droit public (qui devraient servir de modèles)


    - Les caisses de pension de droit privé en mouvement


    - sur la base des demandes de rating de la part d'assurés, de politicien*nes ou de représentants des médias

     

    Partie 2

     

    PK Stadt St. Gallen, CP Jura, CCAP Neuchâtel, Spida, Veska, Previva, Profelia Retraites Populaires, PK Biel, PK Appenzell AR,

    CoOpera PUK

     

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    Pensionskasse Stadt St. Gallen

     

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    Caisse de pensions de la République et Canton du Jura (CPJU)

    2016 : Question écrite Ivan Godat, Groupe Les Verts et Combat Socialiste-Parti Ouvrier et Populaire (CS-POP), "Désinvestissez! La caisse de pensions du Jura (CPJU) aussi", au parlement cantonal.

     

    Le gouvernement répond qu'il soutient, en principe, les objectifs de la campagne visant à promouvoir le désinvestissement des énergies fossiles. Il affirme que ses "consignes claires et concrètes communiquées aux représentants de l'État pour la politique de placement sont actuellements formalisées dans une lettre de mission" qui s'oriente sur la balance entre la performance et les risques.

     

    Par contre le gouvernement indique que la caisse ne disposerait pas d'une taille suffisante pour gérer des "portefeuilles sur mesure" du type demandé sans investissements fossiles qui augmenterait la complexité et les frais de gestion, mais qu'elle s'appuie sur des "produits indiciels" ("stratégie passive").

     

    Cette position est pourtant en contradiction avec l'étude (en allemand) de l'OFEV "Risques Carbone pour la place financière suisse" qui affirme que même avec une "stratégie passive" le désinvestissement des énergies fossiles est simple et ne comporte pas des coûts intolérables, p.ex. en utilisant des véhicles comme les "produit indiciels low carbon ou fossil-free" (voir "Reconnaître la tendance pour les énergies fossiles", p. 3) .

    Fonds de prévoyance de la Caisse cantonale d'assurance populaire (CCAP), Neuchâtel

     

     

    Spida Personalvorsorgestiftung

     

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    Veska Pensionskasse

     

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    Previva

     

     

    Profelia Retraites Populaires

     

     

    Caisse de pension de la ville de Bienne/ PK Biel

     

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    Pensionskasse Appenzell Ausserrhoden PKAR

     

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    CoOpera Sammelstiftung PUK

     

    Vous trouverez les détails de l' excellente caisse de pension durable CoOpera sous la rubrique "Pionniers".

  • Institutions des 60+

     


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    - les caisses de retraite de droit public (qui devraient servir de modèles)


    - Les caisses de pension de droit privé en mouvement


    - sur la base des demandes de rating de la part d'assurés, de politicien*nes ou de représentants des médias

     

    Partie 3

     

    PK Stadt Zug, Prosperita, KVK Appenzell Innerrhoden, Aetas, CP Ville de Fribourg, PK Köniz, PK Dübendorf, PK Olten, PK Frauenfeld, CP ECA-RP, GEPABU, Metron, Helvetas

     

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    Pensionskasse Stadt Zug

     

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    Prosperita, christlich-ethische Pensionskasse

     

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    Kantonale Versicherungskasse Appenzell Innerrhoden KVKAI

     

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    PK Aetas

     

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    Pensionskasse Köniz

     

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    Caisse de prévoyance du personnel communal de la ville de Fribourg (CPPVF)

    Stiftung Pensionskasse Stadt Dübendorf SPSD

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    Pensionskasse Stadt Olten

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    Pensionskasse Stadt Frauenfeld

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    Caisse de pensions du personnel de l'Etablissement Cantonal d'Assurance et de Retraites Populaires (CP ECA-RP)

    Gepabu

     

    Vous trouverez les détails de l' excellente caisse de pension durable CoOpera sous la rubrique "Pionniers".

    Metron Stiftung für Personalvorsorge

     

    Vous trouverez les détails de l' excellente caisse de pension durable Metron sous la rubrique "Pionniers".

    Personalvorsorgestiftung der HELVETAS Swiss Intercooperation (PVS)

     

    Vous trouverez les détails de l' excellente caisse de pension durable de Helvetas sous la rubrique "Pionniers".

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